Adoption dans le cadre de situations suivant une catastrophe

Les Canadiens qui prévoient adopter un enfant d’un autre pays doivent comprendre que, même dans des conditions idéales, l’adoption internationale peut être un processus long et très complexe. C’est particulièrement le cas dans les situations suivant une catastrophe ou des troubles civils.

Adopter un enfant d’un pays en proie à de graves conflits ou à une situation d’urgence présente de nombreuses difficultés qui pourraient menacer le bien‑être de cet enfant. La position de l’UNICEF sur les cas d’enfants séparés de leurs parents et de leur communauté en temps de guerre ou de catastrophes naturelles est la suivante : ces enfants ne peuvent pas être des candidats à l’adoption internationale et on doit en priorité retrouver leur famille.

Pendant ou après une catastrophe naturelle ou des troubles civils, les enfants risquent particulièrement d’être séparés de leur famille, d’être exploités et d’être victimes de traite. Dans les cas extrêmes, les enfants peuvent être kidnappés ou enlevés illégalement à leurs parents ou encore vendus à des organismes qui procèdent à des adoptions internationales afin de réaliser des gains financiers personnels.

Des enjeux comme la corruption, la tourmente politique ou la destruction grave causée par une situation d’urgence accroissent la vulnérabilité des enfants et peuvent mener à des adoptions qui ne sont pas dans le meilleur intérêt des enfants.

Les personnes qui envisagent la possibilité d’adopter un enfant d’un pays où il y a de la corruption ou d’un pays qui a dû faire face récemment à une situation d’urgence doivent être très prudentes. Souvent, les provinces canadiennes annoncent des suspensions des processus d’adoption à la suite de catastrophes, pour éviter que les enfants soient exploités et leurs droits, brimés.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le rôle que joue CIC dans le processus d’adoption, veuillez visiter Le rôle de CIC.

 
 
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