Utilisation de la biométrie à l’étranger

En recourant à la biométrie, le Canada s’harmonisera avec d’autres pays, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, qui utilisent depuis quelque temps déjà la biométrie à des fins d’immigration et de sécurité frontalière. Plusieurs autres pays empruntent également la même voie.

  • Depuis 2004, les États‑Unis exigent de tous les ressortissants étrangers (à l’exception de la plupart des Canadiens) qu’ils fournissent leurs empreintes digitales et une photographie.
  • Depuis 2007, le Japon exige de tous les ressortissants étrangers qu’ils fournissent leurs empreintes digitales et se fassent photographier à leur arrivée au pays.
  • Depuis 2008, le Royaume‑Uni exige de tous les demandeurs de visa qu’ils fournissent leurs empreintes digitales et une photographie.
  • En décembre 2010, l’Australie a commencé à recueillir les empreintes digitales et à exiger une photographie dans le cadre des demandes de visa présentées dans 15 pays. Ce processus est géré par 10 bureaux situés en Afrique, en Asie, en Europe et au Moyen‑Orient.
  • À l’exception de la France, qui avait déjà recours à la biométrie dans le cadre de son programme des visas, l’Union européenne et les pays visés par l’Accord de Schengen ont commencé à mettre en œuvre leur programme biométrique des visas (empreintes digitales et photographie numérique) en octobre 2011.
  • La Nouvelle‑Zélande planifie actuellement son programme biométrique des visas.

Le Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires internationaux de confiance dans le cadre de la Conférence des cinq nations sur l’échange de renseignements biométriques. En 2009, le Canada a signé des accords avec les États-Unis, le Royaume‑Uni, l’Australie et la Nouvelle‑Zélande (Protocole sur l’échange de données de grande valeur), pour ainsi permettre l’échange d’un nombre limité de dossiers d’empreintes en vue de contrer la fraude et de réduire le recours abusif aux programmes d’immigration de chacun de ces pays.

Exemple de cas : Grâce à une série d’échanges bilatéraux de renseignements effectués dans le cadre du Protocole sur l’échange de données de grande valeur, on a découvert qu’une personne avait demandé l’asile dans chacun des pays participant à la Conférence des cinq nations, et qu’elle l’avait obtenu dans trois d’entre eux. En soumettant une demande d’asile en Irlande, l’individu a été apparié à une demande d’asile précédente au Royaume-Uni grâce à la biométrie et par conséquent a été déporté et arrêté au Royaume-Uni. Là, l'individu a été condamné à trois mois de prison pour fraude d'identité.

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