Discours – Notes d’allocation prononcée par l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme à la 6e conférence annuelle des professionnels diplômés à l’étranger

Palais des congrès du Toronto métropolitain
Toronto (Ontario)
Le 20 février 2009

Priorité à l’allocution prononcée

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Bon après-midi, merci beaucoup, c’est un réel plaisir que d’assister à la conférence des professionnels formés à l’étranger du PCPI.

Je suis très fier d’être le porte‑parole du gouvernement du Canada et de mon ministère, Citoyenneté et Immigration Canada, ainsi que du premier ministre, le très honorable Stephen Harper, pour rendre hommage à tous les participants à cette démarche importante qui consiste à tracer la voie de la prospérité aux nouveaux arrivants.

Au Canada, nous pouvons être très fiers d’avoir maintenu, tout au long de notre histoire, la tradition d’ouverture aux nouveaux d’arrivants d’un peu partout dans le monde. De fait, nous affichons traditionnellement le pourcentage relatif le plus élevé d’immigrants parmi tous les grands pays développés du monde.

Cette position, bien sûr, offre d’immenses possibilités, mais lance également des défis, et vous‑ mêmes faites face à certains de ces défis, car il faut s’assurer que les personnes qui viennent au Canada avec des diplômes et une vaste expérience professionnelle et technique en poche sont en mesure d’entrer dans le circuit de la prospérité et ne pas rester en marge.

Je suis venu aujourd’hui vous dire que le gouvernement du Canada a la ferme intention de s’associer à cette démarche visant à garantir un avenir prospère aux nouveaux Canadiens, en particulier à ceux qui ont laissé derrière eux des occasions extraordinaires et ont pris le risque de venir ici pour contribuer à bâtir le Canada.

À cet égard, c’est avec grand plaisir que j’annonce aujourd’hui que, selon les données préliminaires, lesquelles sont publiées en ce moment même, nous avons accueilli 519 722 immigrants au Canada en 2008, un record historique au pays. Ce chiffre englobe plus de 247 000 résidents permanents, 193 000 travailleurs étrangers temporaires et plus de 79 000 étudiants étrangers.

C’est également avec plaisir que je confirme que les modifications apportées par notre gouvernement, l’année dernière, grâce à la création de la première nouvelle catégorie de résidents permanents depuis une génération, la catégorie de l’expérience canadienne, ont permis à des milliers de ces travailleurs temporaires et étudiants étrangers d’avoir dorénavant une voie vers la résidence permanente, ici, au Canada.

En fait, nous avons mis sur pied la catégorie de l’expérience canadienne à la fin de 2008, et nous commençons à traiter les demandes cette semaine, les toutes premières demandes d’admission au titre de la catégorie de l’expérience canadienne.

Je suis aussi heureux de vous dire que le premier ministre m’a demandé de collaborer avec nos partenaires et amis des gouvernements provinciaux travaillant dans le secteur de l’éducation au Canada en vue d’accroître considérablement le nombre d’étudiants étrangers qualifiés venant au Canada.

Nous croyons que si ces personnes ont l’occasion d’obtenir leur  diplôme au Canada, d’améliorer, pour certaines, leurs compétences linguistiques et de commencer à mieux comprendre le marché du travail dans ce pays pendant leurs études universitaires, elles s’intégreront beaucoup plus rapidement que si elles étaient obligées de quitter le pays, de demander la résidence permanente et d’attendre pendant plusieurs années avant de revenir. Et c’était là le système réservé aux étudiants jusqu’à présent.

Maintenant, permettez-moi de vous dire que notre gouvernement prend des mesures concrètes pour mieux harmoniser notre système d’immigration et l’économie du pays. D’abord, nous savons tous qu’en 2009, nous allons connaître une période réellement difficile sur le plan économique.

Le Canada est frappé par la récession économique mondiale qui a débuté aux États-Unis tôt l’année dernière. Heureusement, nous amorçons ce ralentissement plus tard que d’autres pays développés et nous ne nous enfonçons pas autant que d’autres pays. Nous venons d’entendre le président Obama, hier, à Ottawa, louanger le Canada pour la stabilité de ses institutions financières et pour la rigueur de sa gestion de l’économie.

J’étais en Grande-Bretagne plus tôt cette semaine et nous avons entendu le premier ministre Brown faire le même genre de réflexions sur la force relative du Canada. Le Fonds monétaire international a déclaré que nous avions le secteur bancaire le plus solide dans le monde développé et la Banque mondiale a déclaré que le Canada devrait remonter la pente plus rapidement et en sortir plus fort que tout autre pays développé. Ça, c’est la bonne nouvelle.

La mauvaise nouvelle, c’est que nous allons être témoins, comme nous le sommes toutes les semaines, de pertes d’emploi. Nous allons éprouver des difficultés sur le plan économique. Dans ce contexte, beaucoup de gouvernements d’autres pays ont décidé  de fermer la porte aux immigrants, d’affirmer que l’immigration représente une sorte de menace à leur économie. Notre gouvernement, pour sa part, pense autrement : nous croyons que l’immigration représente un atout pour notre économie et qu’elle stimulera notre croissance future.

De fait, c’est pourquoi j’ai annoncé en décembre, et je vous le confirme aujourd’hui, que notre gouvernement prévoit accueillir de 240 000 à 265 000 résidents permanents grâce au programme des travailleurs étrangers qualifiés au cours de l’année 2009, maintenant ainsi les  taux historiques élevés d’immigrants.

Dorénavant, le défi pour nous tous, c’est de s’assurer que ces nouveaux arrivants ne viennent pas ici pour grossir les rangs des sans‑emploi, mais finissent en fait par progresser vers un emploi rémunérateur. Une part importante de ce défi consiste à apporter des modifications au système d’immigration de manière à mieux l’aligner sur les besoins de l’économie et du  marché du travail.

Voilà une des raisons pour lesquelles nous constatons une forte croissance, par exemple, de la popularité du programme des travailleurs étrangers temporaires depuis un ou deux ans, puisqu’il y a des centaines de milliers d’emplois dans les régions et les industries du pays qui ne sont pas comblés par les citoyens canadiens et les résidents permanents. Voilà un programme qui est lié à un besoin de travailleurs dans notre économie, donc tout travailleur temporaire qui arrive ici prend un poste que nul Canadien n’a demandé à occuper et qui, laissé vacant, mettrait en danger l’avenir d’une entreprise.

Je n’oublierai jamais un électeur qui est venu me voir il y a quelques années, un homme d’origine pakistanaise qui avait immigré au Canada, l’histoire d’un succès fou d’un immigrant typique  : il avait pris toutes ses économies et lancé une petite entreprise, et se retrouvait maintenant titulaire de deux franchises Subway. Il est venu à mon bureau et a éclaté en larmes,  parce que lui et sa femme s’occupaient quasiment seuls de ces deux entreprises ouvertes sept jours par semaine. Le stress subi par eux et leur famille était intolérable, ce que je pouvais lire sur son visage. Il m’a dit qu’il avait désespérément besoin de travailleurs temporaires, car il ne réussissait pas à trouver des Canadiens, dans ce cas à Calgary, pour occuper ces postes.

Donc, l’extension du programme permet à des personnes comme lui et sa femme de trouver des employés qui assureront la croissance de leur entreprise et la catégorie de l’expérience canadienne, comme je l’ai dit, permettra à beaucoup plus de travailleurs temporaires qualifiés d’obtenir la résidence permanente.

De la même façon, nous constatons une forte expansion des programmes des candidats des provinces. Dans beaucoup de provinces, les personnes qui viennent au Canada arrivent avec une offre d’emploi en poche; leur entrée au Canada se fait dans les meilleurs délais et ils sont sur la voie menant directement au statut de résident permanent.

Finalement, notre gouvernement a pris des mesures importantes l’année dernière en vue d’adopter le Plan d’action pour accélérer l’immigration, parce que, depuis les années 1990 et pendant une bonne partie de la dernière décennie, nous avons constaté une forte croissance du nombre de demandes à traiter présentées par des travailleurs étrangers qualifiés. On est passé à moins de 20 000 dossiers en 1993 à près de 700 000 demandes de résidence permanente selon la formule des points d’appréciation.

Je soupçonne qu’un assez grand nombre d’entre vous ont dû attendre de quatre à cinq années, voire plus longtemps, avant d’obtenir simplement une réponse de nos bureaux à l’étranger à la suite de votre demande en tant que travailleur qualifié du volet fédéral.

Eh bien! J’ai le plaisir de vous dire que notre plan d’action nous a permis de réaliser des progrès. J’ai l’honneur de confirmer aujourd’hui qu’en 2009, pour la première fois en près d’une génération, nous verrons le nombre de demandes à traiter présentées par des travailleurs étrangers qualifiés  diminuer plutôt que d’augmenter. Les temps d’attente et les délais de traitement reculeront eux aussi plutôt que de croître.

En fait, en 2009, nous avons déjà réduit de 15 pour 100 le nombre de demandes à traiter présentées par des travailleurs qualifiés du volet fédéral. C’est une percée importante pour accélérer l’immigration au Canada et l’aligner mieux sur notre marché du travail.

Nous avons déterminé, après consultation des  provinces, de l’industrie et des associations professionnelles, 38 professions prioritaires qui feront l’objet d’un traitement accéléré aux fins de la résidence permanente au Canada. Ainsi, les personnes qui exercent ces professions obtiendront une réponse de 6 à 12 mois après avoir présenté leur demande, plutôt que de 4 à 6 ans plus tard. Nous faisons donc d’importants progrès.

Je souhaite également reconnaître que nous devons faire beaucoup plus pour que les gens, avant de venir au Canada, obtiennent une reconnaissance de leurs titres de compétences et atteignent la prospérité.

C’est pourquoi, le 16 janvier, lors de la réunion des premiers ministres, le premier ministre du Canada a agi résolument pour concevoir un accord national avec les 10 premiers ministres provinciaux en vue d’un cadre national de reconnaissance des titres de compétences étrangers.

Nous joignons le geste à la parole et ajoutons 50 millions au budget adopté le mois dernier pour appuyer la définition de ce cadre national de reconnaissance des titres de compétences. Nous allons travailler avec les provinces et, par leur intermédiaire, avec les associations professionnelles, afin que les nouveaux arrivants obtiennent une information claire et comprennent bien comment obtenir une réponse à leur demande de reconnaissance de leurs titres  de compétences.

Vingt pour cent des migrants économiques au pays exercent des professions réglementées. Nous connaissons tous la tragédie que vivent tant de personnes, peut-être un certain nombre d’entre vous, qui arrivent au pays avec l’espoir et la promesse d’exercer leur profession de choix et qui finissent par occuper des emplois de survie ou à être sous-employés par rapport à leur niveau de compétence; c’est intolérable et cette situation doit cesser.

Nous ne serons jamais en mesure de garantir que tous les immigrants verront leurs compétences reconnues par l’organisme professionnel pertinent. Ces organismes ont un travail à faire eux aussi, afin d’assurer la sécurité des Canadiens et l’intégrité de la profession. C’est pourquoi ils ne peuvent jamais garantir un taux d’acceptation maximal. Ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils devraient faire, c’est de donner une réponse juste et rapide aux gens qui présentent une demande.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons créé, à l’échelon fédéral, le Bureau d’orientation relatif aux titres de compétences étrangers, lequel finance, entre autres, le portail Travailler au Canada, afin que les nouveaux arrivants obtiennent, avant même de partir, une information claire sur le mode de fonctionnement de toutes les associations professionnelles et sur ce qu’elles exigent partout au pays.

Ainsi, un ingénieur qui a été retenu en qualité de travailleur qualifié à Islamabad peut consulter le portail Travailler au Canada et voir s’il est plus facile d’exercer sa profession en Nouvelle‑Écosse ou en Colombie‑Britannique; la même chose pour un médecin africain qui peut ainsi connaître les exigences des différentes provinces.

Il est à espérer que si ces professionnels ont besoin d’une formation ou de preuves documentaires additionnelles, ils seront en mesure d’entreprendre les démarches nécessaires dans leur pays, avant de venir au Canada, et, de préférence, de présenter leur demande en ligne aussi rapidement, afin que le processus soit mis en branle avant leur arrivée au Canada. Nous voulons mettre fin à la situation où les gens arrivent à l’aéroport et consacrent les deux ou trois années suivantes à remplir la paperasse et à subir les tracasseries administratives  tout en occupant des emplois de survie, juste pour obtenir une réponse à leur demande de reconnaissance de leurs titres de compétences.

C’est aussi pour cela que nous avons créé  le Projet canadien d’intégration des immigrants dans trois bureaux pilotes  à l’étranger : un en Inde, un en Chine et le dernier aux Philippines. Dites‑le à vos amis, si vous connaissez quelqu’un qui attend d’être admis en tant que travailleur qualifié du volet fédéral. Nous souhaitons une plus forte participation à ce programme.

En vertu de ce programme, quiconque est choisi dans l’un de ces trois pays aux fins de l’obtention de la résidence permanente reçoit dorénavant une lettre l’avisant qu’il a droit à un atelier de deux jours gratuit et à des conseils personnels et adaptés à sa situation en ce qui concerne l’intégration, y compris la reconnaissance de  ses titres de compétences, dans notre bureau de Delhi, de Manille ou de Guangzhou. Ce sont de bonnes nouvelles, n’est-ce pas? La mauvaise nouvelle, c’est que nous n’avons pas un nombre suffisant de clients pour ce service gratuit, nous devons donc améliorer cela.

J’ai rendu visite  au service qui s’occupe de ce programme à New Delhi et j’ai été heureux d’y  rencontrer des personnes qui sont sur la liste. Tout ce qu’elles attendent, c’est de passer l’examen médical et le contrôle de sécurité, donc il y a cette période de quelques mois avant qu’elles n’arrivent au Canada. Elles sont venues dans nos bureaux, l’agent canadien à l’étranger les a interrogées pour connaître, vous savez, leur destination, le genre d’industrie où elles pensaient travailler, etc. On leur donne des conseils personnalisés et elles suivent un atelier interactif de deux jours sur tous les grands enjeux de l’intégration : comment obtenir une carte d’assurance-santé, comment obtenir une pièce d’identité, comment inscrire les enfants à l’école,  quel est le climat, etc. Donc, elles peuvent poser toutes ces questions avant d’arriver ici. Beaucoup de personnes n’ont pas à proprement parler un réseau de soutien familial à leur arrivée.

Donc, nous offrons ce service et j’ai le plaisir de vous annoncer qu’en 2009, nous allons étendre cet atelier d’information offert dans le cadre du Projet canadien d’intégration des immigrants à d’autres centres dans le monde.

Nous offrons également des conseils par l’intermédiaire de 546 centres Service Canada dans le monde, en ce qui concerne la reconnaissance des titres de compétences. Toutes ces mesures combinées montrent le réel leadership du gouvernement fédéral pour la reconnaissance des titres de compétences. Mais au final, nous n’avons pas la baguette magique qui, par enchantement, résout le problème, parce que c’est un domaine de compétence provinciale.

Je sais, quand je dis cela à des nouveaux arrivants, ils lèvent les yeux au ciel et semblent dire que c’est pourtant mon ministère qui les a amenés ici sur la base de leurs diplômes et de leur expérience. Maintenant, on leur dit de parler à ces organismes professionnels. Cela fonctionne pourtant comme ça.

Donc, j’ai bon espoir que, cette année, les provinces, en collaboration avec les organismes  professionnels et le gouvernement fédéral, concluront cet accord et que nous aurons également, d’ici 2011, sur la base d’un accord proposé par le premier ministre en janvier, un marché du travail ouvert à l’échelle nationale, qui permettra à un technicien dentaire de la Nouvelle-Écosse de déménager au Manitoba pour exercer sa profession et à un médecin licencié en Ontario de se rendre au Québec et d’exercer son métier sans devoir régler pendant des mois et des années la paperasse pour ce faire.

Je reconnais également que nous devons offrir une aide additionnelle en matière d’établissement aux personnes qui doivent relever les défis pratiques liés à l’intégration. C’est pourquoi notre gouvernement a quadruplé l’investissement fédéral dans les programmes d’établissement, ce qui correspond à une augmentation de plus de 1,4 milliard de dollars. Cet argent est versé aux organismes d’aide à l’établissement à Toronto et partout au pays, pour les cours de langue, les programmes de transition vers le marché du travail,  les programmes de mentorat, les services d’évaluation linguistique, etc.

Encore une fois, une chose que je veux vous demander de faire, c’est, s’il vous plaît, lorsque vous rencontrez de nouveaux arrivants, dites-leur que ces services existent. Nous offrons, pour la première fois sur une base nationale, une évaluation linguistique et des cours de langue gratuits pour les nouveaux arrivants, parce que nous voulons accélérer leur intégration au Canada. Mais vous savez quoi? Seulement 20 pour 100 des nouveaux arrivants utilisent effectivement ces services. Je sais qu’un plus grand nombre pourrait profiter de ces programmes. Donc, s’il vous plaît, aidez-nous, aidez mon ministère, aidez notre gouvernement à faire connaître ces programmes du secteur de l’établissement. Je peux également vous dire que nous ferons des annonces excitantes sur les moyens d’améliorer l’accès des nouveaux arrivants aux services d’établissement et de mieux répondre  à leur demande à cet égard.

Finalement, je peux vous dire que je suis également responsable du Programme du multiculturalisme. Il s’agit d’un élément important de l’identité canadienne, caractérisé par notre adhésion à la diversité et à notre respect du pluralisme. Mais vous savez, je dirais que, pendant trop longtemps, nous avons mis l’accent sur des choses superficielles, telle la célébration de nos différences. Nous n’avons pas besoin de célébrer nos différences, nous acceptons déjà nos différences dans ce pays. Nous avons toutes ces grandes cultures qui montrent au Canada le meilleur de ce qui existe dans le monde. Nous n’avons pas besoin d’un programme gouvernemental. Ces choses arrivent naturellement et spontanément.

Je crois que l’avenir du multiculturalisme, d’un multiculturalisme réussi, doit s’appuyer sur le succès de l’intégration et la cohésion sociale. Je souhaite un multiculturalisme qui n’aboutit pas à une poignée de ce qu’ils appellent, en Grande-Bretagne, des collectivités parallèles ou des silos. Je souhaite un multiculturalisme qui favorise une cohésion sociale permettant à tous d’être fiers de leur culture et de leur patrimoine, mais rassemblant également les Canadiens et éliminant les obstacles à une intégration réussie, par exemple la reconnaissance des titres de compétences et les obstacles linguistiques qui existent parfois.

C’est pourquoi j’ai modifié l’objectif et les priorités du Programme du multiculturalisme pour mettre l’accent sur les défis liés à l’intégration, afin d’aider les jeunes qui vivent peut-être des situations à risque à éviter d’avoir des problèmes, et de construire des ponts entre les communautés. Je ne veux pas vivre dans un Canada où l’enfant qui immigre du Punjab n’a jamais l’occasion de faire la connaissance d’un enfant qui a immigré de la Chine. Je ne veux pas vivre dans un Canada où le jeune immigrant perse se sent un peu à part du jeune Canadien de souche. Je veux qu’ils se sentent tous aussi canadiens les uns que les autres.

Pour terminer, je dois dire que j’étais à Ottawa hier et que  quand nous parlons de l’égalité des chances dans ce pays, nous pouvons tous être inspirés. Nous célébrons en février le Mois de l’histoire des Noirs. Hier, nous avons été témoins d’une scène incroyable, nous avons pu voir le premier président noir des États‑Unis qui, à sa descente d’avion, a été accueilli par notre gouverneure générale Michaëlle Jean. Cela montre aux jeunes gens, aux enfants d’immigrants que, oui, il y a des défis  à relever, oui, il y a des obstacles à l’intégration, mais c’est un endroit où il y a vraiment une égalité des chances.

Avec cette vision commune, travaillons ensemble maintenant et à l’avenir pour continuer de s’assurer que le Canada est véritablement une terre de l’égalité des chances pour tous ceux qui débarquent sur nos rives.

Merci beaucoup.

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