Discours – Notes pour une allocution prononcée par l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme au cours d’une conférence de presse concernant les adoptions d’enfants à Haïti

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Description : Déclaration du ministre Kenney sur la situation en Haïti suite au séïsme du 12 janvier 2010.

Emplacement : Amphithéâtre national de la presse, Ottawa (Ontario)

Date : Mercredi, le 20 janvier 2010

Heure : 8 h 30 HNE

Durée : 5:29

Autres formats : Transcription  |  MP3 (2.51 MO)

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Priorité à l’allocution prononcée

Merci. Comme vous le savez, nous nous efforçons de réunir les familles touchées par cette catastrophe. Je vais aujourd’hui faire le point avec vous sur ce que nous faisons pour accélérer le traitement des dossiers d’adoption qui se trouvaient déjà dans le système lorsque le séisme s’est produit.

L’adoption dans un pays étranger est un processus complexe. Tout d’abord, la province détermine si les parents sont aptes à adopter. Le gouvernement étranger doit ensuite approuver l’adoption et jumeler les parents avec un enfant. Nous ne prenons connaissance du dossier qu’à la fin du processus, lorsque CIC doit prendre la décision visant à autoriser l’enfant à venir au Canada.

Nous avons déjà repéré une centaine de demandes en cours de traitement dans notre système. Nous nous évertuons à communiquer avec les parents adoptifs concernés afin de leur expliquer les mesures que nous prenons, et nous espérons avoir effectué tous ces appels d’ici midi, aujourd’hui.

Nous avons également pris contact avec les gouvernements provinciaux et leur avons demandé de nous faire parvenir les listes des parents qui se trouvent déjà dans leurs systèmes respectifs. Nous avons commencé à recevoir ces listes. Nous déterminons actuellement si le gouvernement haïtien est prêt à nous donner une certaine approbation de principe et nous prendrons contact avec les autorités haïtiennes afin d’obtenir la confirmation que les enfants qui figurent sur ces listes sont autorisés à venir au Canada.

Une fois que nous aurons obtenu cette confirmation, j’ai donné instruction aux agents du Ministère de délivrer des permis de séjour temporaire à ces enfants haïtiens afin de leur permettre d’entrer au Canada. Ils seront dispensés des frais habituels de traitement et le gouvernement fédéral assumera les coûts associés à leurs dépenses de santé jusqu’à ce qu’ils soient couverts par les programmes provinciaux.

Nous enverrons des agents à Port-au-Prince pour traiter ces dossiers ainsi que d’autres dossiers d’immigration. Nous avons également installé un bureau à Saint-Domingue. Toutefois, comme vous le savez, les installations du gouvernement à Port-au-Prince ont été lourdement endommagées et les services que nous pouvons offrir sont donc très limités.

Nous travaillons rapidement avec les provinces afin de pouvoir repérer tous les dossiers d’adoption pertinents et prendre des mesures en conséquence. Toutefois, nous invitons tous les parents adoptifs qui ont un dossier d’adoption en cours de traitement pour un enfant à Haïti, et avec qui nous n’avons pas encore communiqué, à appeler le Télécentre de CIC ou à envoyer un courriel pour discuter de leur cas.

Je vous signale d’ailleurs que le Télécentre de CIC a reçu 55 000 appels ce lundi uniquement, soit une augmentation de 61 % par rapport au nombre d’appels habituel. Nous prolongeons nos heures d’ouverture et faisons tout notre possible pour servir les personnes qui sont bien évidemment inquiètes.

Le bureau de CIC à Montréal organise une réunion la semaine prochaine avec des intervenants en vue de discuter des mesures spéciales que nous prenons et de la façon dont CIC peut apporter une aide concrète à la communauté haïtienne, notamment en aidant les demandeurs à remplir des demandes de parrainage.

Je suis conscient de la volonté exprimée par beaucoup de Canadiens d’adopter des enfants haïtiens qui ont perdu famille et amis dans cette terrible tragédie. L’intérêt manifesté témoigne certainement de la générosité et de l’ouverture d’esprit des Canadiens, mais je dois dire cependant que nous n’en sommes pas encore là.

La politique et la pratique internationales veulent en effet que l’on trouve d’abord un foyer pour les orphelins dans leur propre pays avant de les placer dans un pays étranger.

À long terme, nous examinerons comment collaborer avec des organisations internationales comme l’UNICEF afin de faire venir des orphelins au Canada pour y être adoptés. Entre-temps, les personnes intéressées par l’adoption d’un enfant haïtien devraient communiquer avec les ministères de leur gouvernement provincial ou avec des agences d’adoption afin d’entamer le processus d’adoption.

Pour conclure, je tiens également à mentionner que le gouvernement est préoccupé parce qu’il semble que des membres de la communauté canado‑haïtienne aient été induits en erreur par des consultants en immigration rémunérés qui prétendent pouvoir accélérer l’arrivée de leurs proches en provenance d’Haïti.

Permettez-moi de vous rappeler qu’aucun consultant en immigration n’est en mesure d’accélérer ce processus, et je vous demande de faire preuve d’une vigilance particulière à l’égard des consultants indépendants en ce moment.

Je vais pouvoir maintenant répondre à vos questions.

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