Discours – Notes pour une allocution prononcée par l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme à une célébration de la Journée mondiale des réfugiés

Ottawa (Ontario), le 20 juin 2011

L’allocution définitive fait foi

Bonjour, Mesdames et Messieurs. Je suis heureux d’être ici aujourd’hui pour célébrer la Journée mondiale des réfugiés.

Cet événement nous permet de souligner le courage des millions de réfugiés et de personnes déplacées dans le monde.

Il nous permet également de souligner la tradition du Canada qui consiste à offrir un refuge aux personnes qui ont besoin d’une protection contre la tyrannie, l’oppression et la persécution.

La tradition du Canada comme pays offrant un lieu de refuge remonte à il y a longtemps, lorsque 3 000 loyalistes noirs, citoyens d’honneur et esclaves, entre autres, ont fui l’oppression qui régnait pendant la révolution américaine.

En 1789, le seigneur Dorchester, gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique, a officiellement reconnu les premiers loyalistes qui se sont établis en Nouvelle‑Écosse et au Québec.

Ces réfugiés ont contribué à l’édification du Haut-Canada, qui est devenu la première province de l’Empire britannique à offrir un refuge à des milliers d’esclaves noirs grâce au chemin de fer clandestin.

Au XIXe siècle, des réfugiés polonais sont venus au Canada dans le but de fuir l’oppression russe, et des juifs ont quant à eux fui les pogromes tsaristes. Vers la fin du XIXe siècle, la première importante migration d’Ukrainiens a commencée avec l’arrivée de 170 000 d’entre eux, dont la plupart ont cherché refuge au Canada dans le but de fuir l’oppression du régime austro-hongrois.

Lorsque les Soviétiques ont envahi la Hongrie en 1956, le Canada a accueilli plus de 37 000 réfugiés hongrois qui tentaient de fuir la tyrannie soviétique. Nous avons fait de même pour 11 000 Tchèques qui ont réussi à fuir les Soviétiques et l’invasion communiste à la suite de la signature du Pacte de Varsovie en 1968.

Dans les années 1970, le Canada a offert un refuge à des réfugiés chinois qui ont fui la violence communiste pendant la révolution culturelle, ainsi qu’à des Tibétains qui ont fui leur pays après l’occupation par la Chine. Nous avons également accueilli plus de 60 000 Vietnamiens qui ont demandé notre protection à la suite de la victoire communiste à l’issue de la guerre du Vietnam.

Mesdames et Messieurs, le Canada offre de longue date la protection aux personnes qui en ont besoin. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiens ont offert l’asile à plus d’un million de réfugiés.

En tant que Canadien, je suis fier de cette tradition humanitaire qu’est la nôtre. Et aujourd’hui, nous maintenons cette formidable tradition.

L’année dernière seulement, nous avons réinstallé plus de 12 000 réfugiés de l’étranger, et 12 300 autres personnes ont obtenu la protection grâce au programme d’asile.

Nous avons déjà accueilli plus de 2 300 réfugiés bhoutanais dans plusieurs collectivités de tout le Canada, et nous projetons de réinstaller jusqu’à 5 000 réfugiés bhoutanais du Népal au cours des prochaines années. De plus, nous sommes sur le point de terminer la réinstallation de plus de 3 900 réfugiés karens de Thaïlande.

Je suis fier que le Canada se soit engagé à en faire encore plus pour apporter son aide au cours des prochaines années. Dans le cadre de notre réforme du système d’octroi de l’asile, le gouvernement du Canada ouvrira ses portes encore davantage afin de réinstaller des réfugiés, et nous augmenterons de 20 % par année le nombre de réfugiés que nous accueillerons. Cela représente jusqu’à 500 réfugiés supplémentaires pris en charge par le gouvernement, et 2 000 réfugiés de plus parrainés par le secteur privé qui trouveront refuge au Canada.

En ma qualité de ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, j’ai eu le privilège de rencontrer des centaines d’anciens réfugiés partout au Canada. Et j’ai été ému d’entendre ce qu’ils avaient à me raconter… D’entendre le récit de ce qu’ils ont vécu, de la crainte qu’ils ressentaient chaque jour, de la bataille qu’ils ont dû livrer, de leur long parcours pour fuir des régimes brutaux ou une persécution violente, et de la façon dont ils ont réussi à s’enfuir, souvent de justesse.

J’ai également été ému d’entendre leurs histoires de liberté, de les entendre dire qu’ils peuvent maintenant vivre sans crainte, et qu’ils sont chanceux d’avoir trouvé un endroit qu’ils peuvent réellement appeler leur chez-soi.

Prenons, par exemple, l’histoire d’Alexis Musanganya. Alexis est né et a grandi au Rwanda, mais a dû fuir ce pays en 1994 lors de l’éclosion des violences brutales.

Le chemin qu’il a emprunté pour venir au Canada a été tout sauf facile, et pavé de nombreux obstacles. Il a parcouru des centaines de kilomètres. Il est parti de Kigali et a marché jusqu’à Butare, puis jusqu’au Zaïre avant de monter à bord d’un train en Zambie. Après avoir pris place dans de nombreux trains, autobus et avions, Alexis est finalement arrivé au Canada en 1998 à l’âge de 24 ans.

Il a obtenu un baccalauréat en informatique en 2002. La même année, il est devenu citoyen canadien. Alexis est également un leader dans sa communauté. En 2004, il a fondé Arc en ciel d’Afrique, un organisme communautaire au Québec qui aide à sensibiliser la communauté afro caribéenne à la question de l’homosexualité.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le voir à côté de moi, je suis heureux de lancer une nouvelle exposition sur les réfugiés pour relater l’histoire de réfugiés comme Alexis, et sensibiliser encore davantage la population à l’égard du programme canadien de protection des réfugiés. Cette exposition fera le tour du Canada au cours de l’été, dans les bibliothèques et dans les sites de l’UNESCO dans diverses communautés.

Je suis également fier de lancer une nouvelle vidéo mettant en vedette un camp de réfugiés à Nairobi. Cette vidéo nous permet de constater les défis que les réfugiés doivent relever chaque jour, dans l’attente de possibilités de parrainage ou de réinstallation.

Nous espérons que cette exposition et cette vidéo permettront d’accroître la sensibilisation à l’égard des souffrances des réfugiés, et que les Canadiens comprendront pourquoi notre programme de protection des réfugiés revêt une si grande importance.

Je vous encourage tous et toutes à aller voir l’exposition itinérante sur les réfugiés lorsqu’elle se tiendra dans votre collectivité, ainsi qu’à consulter YouTube ou le site Web de Citoyenneté et Immigration Canada afin de visualiser la vidéo.

À tous ceux et celles qui jouent un rôle pour aider les réfugiés à se réinstaller et pour aider le Canada à offrir un refuge aux personnes qui fuient la persécution, je dis merci.

Je vous remercie également de vous être joints à nous aujourd’hui à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

Merci.

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