Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, et de l’honorable Gary Goodyear, C.P., député, ministre d’État (Sciences et Technologie)

Lors d’une conférence de presse visant à annoncer la 10 000e admission au titre de la catégorie de l’expérience canadienne et une nouvelle initiative qui aura comme objectif de recruter et de retenir les doctorants étrangers Ottawa (Ontario), le 2 novembre 2011

Tel que prononcé

L’HONORABLE JASON KENNEY (ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme) :

Bonjour Mesdames et Messieurs. Je suis Jason Kenney, Ministre de l’Immigration, Citoyenneté, Multiculturalisme et je suis rejoint ce matin par mon collègue l’honorable Gary Goodyear, Ministre des Sciences et Technologie au département de l’Industrie.  On est ici aujourd’hui pour faire deux annonces importantes pour l’avenir de l’immigration au Canada et la croissance économique.

Je suis heureux de vous annoncer l’importante étape franchie par notre programme d’immigration. L’immigration a toujours fait partie de l’histoire du Canada et continue de jouer un rôle important dans l’édification de notre pays. Pour qu’elle continue de contribuer à notre développement économique, il est primordial de maintenir un système d’immigration qui permet de répondre rapidement aux besoins économiques du Canada. Le gouvernement a consacré une grande partie de ses efforts à faire en sorte que chaque immigrant que nous accueillons soit en mesure de s’intégrer pleinement à notre société et de réussir.

Après tout, le succès de notre programme d’immigration et la réussite des nouveaux arrivants au pays sont étroitement liés. C’est la raison pour laquelle, en 2008, nous avons créé la catégorie de l’expérience canadienne (CEC), qui est, depuis des décennies, la nouvelle voie vers la résidence permanente au Canada. Elle permet aux travailleurs temporaires hautement qualifiés et aux étudiants étrangers diplômés d’un collège ou d’une université du Canada de soumettre une demande afin d’immigrer au Canada et d’y obtenir le statut de résident permanent.

Dans le passé, avant la mise en œuvre de ce programme, nous invitions de brillants jeunes étudiants de partout dans le monde. Une fois qu’ils avaient obtenu leur diplôme au Canada, nous leur disions : « C’est parfait. Vous possédez maintenant un diplôme reconnu par un employeur canadien. Vous avez acquis une expérience de travail au Canada. Vous avez amélioré vos compétences linguistiques en français ou en anglais. Maintenant, veuillez quitter le pays et attendez votre tour pendant sept ans. »

Cela n’avait pas de sens; ces gens sont déjà préintégrés. Ils ont tout ce qu’il faut pour réussir. Toutes les études et les données montrent que ces immigrants qui possèdent un diplôme canadien, une expérience de travail canadienne et de solides compétences linguistiques sont ceux qui ont les meilleures chances de succès. Voilà pourquoi nous avons créé la catégorie de l’expérience canadienne, qui leur permettra d’obtenir rapidement la résidence permanente sans qu’ils aient à quitter le Canada.

J’ai le plaisir de vous annoncer que le programme, qui a été un peu lent à démarrer, accélère le rythme et que le Canada a accueilli son 10 000e résident permanent au titre de la catégorie de l’expérience canadienne. Il s’agit de Goomaral Chukhalkhuu.

Goomaral (ou Maral pour les intimes) est originaire de la Mongolie et a fait ses études à Ottawa. Elle a été admise au Canada au titre de la catégorie de l’expérience canadienne. Elle est l’exemple parfait du nouvel arrivant qui s’établit avec succès dans notre pays. Maral travaille depuis deux ans déjà pour la Banque royale du Canada comme gestionnaire de compte pour les petites entreprises, ici à Ottawa. Elle est accompagnée par plusieurs collègues. Maral, je vous félicite parce que vous symbolisez, à bien des égards, l’avenir de l’immigration au Canada.

Comme je l’ai dit, Maral est originaire de la Mongolie et elle a été reconnue comme la 10 000e personne à être admise dans notre pays au titre de la CEC en raison des études qu’elle a faites à l’Université Carleton et de l’expérience de travail qu’elle a acquise à la Banque royale.

Dans le passé, si Maral avait obtenu son diplôme universitaire avant de présenter une demande au titre de la CEC, elle aurait dû quitter le Canada et attendre son tour pendant sept ans. Heureusement, elle est maintenant résidente permanente et nous espérons qu’elle deviendra un jour citoyenne canadienne. La CEC nous permet de conserver au pays des personnes comme Maral, qui sont les plus douées et les plus brillantes. C’est bon pour le Canada et, je l’espère, tout aussi bon pour les nouveaux arrivants.

En 2010, nous avons constaté une poussée phénoménale du nombre d’admissions au titre de ce programme, soit une augmentation de 79 % dans le volet des travailleurs étrangers temporaires de la CEC et de 11 % dans le volet des étudiants étrangers. À la fin septembre, nous avions déjà accueilli plus de 3 500 nouveaux résidents permanents au titre de la CEC et nous prévoyons en admettre davantage l’an prochain. En fait, notre objectif pour 2012 est de 7 000 admissions dans le cadre de ce programme.

Le programme admet donc deux types de demandeurs : les étudiants étrangers qui réussissent et les travailleurs étrangers temporaires hautement qualifiés. Pour être admis au programme, les étudiants étrangers doivent avoir réussi un programme d’études canadien d’une durée d’au moins deux ans menant à un titre de compétences comme un certificat, un diplôme ou un grade, et avoir acquis une expérience de travail canadienne à un certain niveau de compétence pendant au moins un an.

Cela signifie que la CEC ne représente pas nécessairement la meilleure option pour les étudiants inscrits à des programmes de doctorat, car cela peut leur prendre cinq ans ou plus pour terminer le programme, après quoi ils se dirigent généralement vers la recherche ou des tâches universitaires et n’ont pas le temps de faire partie de la main‑d’œuvre ordinaire. Mon collègue Gary Goodyear va donc vous annoncer un projet intéressant; il s’agit d’un nouveau volet pour les doctorants. Il va vous donner des détails à ce sujet.

L’HONORABLE GARY GOODYEAR (ministre d’État, Sciences et Technologie) :

Merci. Bonjour, Mesdames et Messieurs. Les titulaires d’un doctorat jouent un rôle unique dans l’économie. Ils stimulent la recherche, favorisent l’innovation et transmettent leurs connaissances à la prochaine génération au moyen de l’enseignement. Certains deviennent médecins, bien entendu, et nous gardent en santé. D’autres inventent des produits et des processus qui améliorent notre vie tout en créant des emplois.

Tout simplement, le Canada a besoin d’eux. Notre pays accuse un retard par rapport aux États‑Unis et à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) relativement au nombre de diplômés d’un programme de doctorat qu’il produit. Les étudiants canadiens sont également sous‑représentés dans les disciplines communément appelées STIM, qui désignent les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, alors que les étudiants étrangers sont bien représentés dans ces disciplines.

La recherche et le développement dans ces domaines contribuent de façon très importante à la compétitivité de notre pays sur les marchés mondiaux et, bien entendu, à la croissance de l’emploi pour les Canadiens. En outre, les immigrants qui ont obtenu un doctorat au Canada réussissent très bien sur le plan financier, touchant un salaire comparable à celui des titulaires de doctorat nés au Canada. Par cette initiative, nous disons aux innovateurs de demain que le Canada est prêt à les accueillir avec leurs idées.

À compter du 5 novembre, certains étudiants étrangers inscrits à un programme de doctorat pourront présenter une demande à titre de travailleurs qualifiés (fédéral). Pour être admissibles, ils devront avoir terminé au moins deux ans d’un programme de doctorat et obtenir des résultats scolaires satisfaisants dans un établissement d’enseignement postsecondaire reconnu par une province au Canada. 

Ceux qui sont déjà diplômés d’un programme de doctorat canadien pourront également présenter une demande, pourvu qu’ils le fassent dans les douze mois suivant l’obtention de leur doctorat. Il s’agit là d’une formidable possibilité. Je laisse maintenant la parole au ministre Kenney. Merci. Jason.

L’HONORABLE JASON KENNEY (ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme) :

Merci, Gary, pour votre leadership, notamment dans le secteur postsecondaire, par exemple à la tête du Programme d’infrastructure du savoir dans nos collèges et universités. Ce programme a eu des répercussions positives importantes. Pour conclure, je dirai que tous ces projets fonctionnent en harmonie, car au cours des cinq dernières années, nous avons constaté une augmentation importante du nombre d’étudiants étrangers qui font des études dans des collèges et des universités du Canada.

Ainsi, au cours des trois dernières années, le nombre d’étudiants originaires de l’Inde a triplé et celui des étudiants originaires de la Chine a doublé. Nous prévoyons que, comme Maral, bon nombre de ces étudiants étrangers essayeront d’obtenir la résidence permanente au titre de la catégorie de l’expérience canadienne ou en tant que doctorants en vertu de ce nouveau volet du programme de travailleurs qualifiés (fédéral).

C’est vraiment formidable. Par conséquent, dans son budget de 2011, le gouvernement a annoncé qu’il allouait 10 millions de dollars pour la promotion des collèges et des universités du Canada à l’étranger et l’amélioration de la marque canadienne en matière d’éducation postsecondaire dans le marché très compétitif des étudiants étrangers.

Avant de passer aux questions, je suis heureux d’offrir ce bouquet à Maral et je la félicite d’être la 10 000e immigrante au titre de la CEC au Canada.

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