Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

À l’occasion d’une conférence de presse au sujet des résultats de l’évaluation du Programme des candidats des provinces
Calgary (Alberta), le 26 janvier 2012

Tel que prononcé

Je m’appelle Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, et je suis ici ce matin pour annoncer les résultats d’une importante analyse comparative que nous avons effectuée au sujet de l’un de nos programmes d’immigration qui donne de bons résultats et est de plus en plus important, le Programme des candidats des provinces. Je dois mentionner qu’au cours de la dernière heure, le premier ministre Harper a prononcé son discours sur le leadership économique du Canada lors du Forum économique mondial qui se tient à Davos, en Suisse. Il a souligné l’importance de l’immigration pour assurer la prospérité du Canada dans l’avenir. 

Il a souligné l’importance de réformes dans nos politiques en immigration économique pour sélectionner ceux et celles qui vont bâtir le pays et qui vont contribuer à la croissance économique. 

L’un des programmes importants élaboré tout particulièrement par notre gouvernement au cours des cinq dernières années et qui a permis d’améliorer la situation économique des immigrants, et d’améliorer grandement la répartition géographique des immigrants est le Programme des candidats des provinces, mieux connu sous le nom de PCP. Au cours de la dernière décennie, il est devenu le deuxième programme d’immigration économique en importance après le Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral. 

Bien entendu, la responsabilité de l’immigration est partagée entre le gouvernement du Canada, les provinces et les territoires. Depuis les dernières années, nous devons donc faire des efforts réfléchis pour laisser les provinces jouer un plus grand rôle dans la sélection des immigrants dans la catégorie économique. Ici, en Alberta, par exemple, le nombre d’immigrants admis dans le cadre du PCP s’est multiplié par 18 au cours des dernières années, passant de plus de 400 en 2004 à environ 7 500 en 2010. 

L’évaluation effectuée portait sur un éventail de questions relatives à la pertinence et au rendement du Programme. Nous avons notamment évalué la nécessité d’un PCP au Canada, examiné les objectifs des provinces et des territoires, et déterminé si ceux-ci sont atteints dans le cadre du PCP. Nous avons également évalué dans quelle mesure les candidats des provinces parviennent à s’établir économiquement au Canada, c’est-à-dire à trouver et à conserver un bon emploi, et à réussir en affaires. 

Donc aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer que les résultats de l’évaluation confirment qu’il existe un besoin continu pour le Programme des candidats des provinces. Dans l’ensemble, le Programme fonctionne bien et répond aux besoins des marchés du travail locaux et régionaux dans les provinces et les territoires. Il attire également des investissements et contribue à la croissance démographique. L’évaluation a révélé que la majorité des immigrants désignés par les provinces et les territoires réussissent leur établissement économique, surtout ceux qui maîtrisent l’une des langues officielles, malgré des différences dans les résultats selon la province ou le territoire, et selon le volet au sein de chaque PCP

Par ailleurs, la plupart des candidats des provinces occupent un emploi correspondant au niveau de compétences de leur profession envisagée. Il s’agit là d’un point très important puisqu’il arrive souvent que des immigrants qualifiés et très scolarisés soient obligés d’occuper des emplois de survie ou encore soient sous-employés ou sans emploi. Nous croyons, du moins à court terme, que les candidats des provinces réussissent mieux à trouver et à conserver de bons emplois. 

Je suis heureux de constater que l’évaluation a confirmé l’efficacité du PCP à faire profiter l’ensemble du pays des avantages de l’immigration, notamment en amenant les immigrants économiques à s’établir à l’extérieur des grandes régions métropolitaines de Toronto, Montréal et Vancouver. Aujourd’hui, 26 % de tous les immigrants économiques vont s’établir ailleurs qu’en Ontario, en Colombie-Britannique ou au Québec, par rapport à 11 % en 1997. Autrement dit, il y a quelques années, 9 immigrants sur 10 allaient généralement s’établir à Toronto, Montréal ou Vancouver, mais on note une nette baisse de cette tendance. De fait, le PCP a entraîné une hausse fulgurante de l’immigration dans les Prairies et une importante augmentation dans les provinces de l’Atlantique. 

Ici, en Alberta, par exemple, grâce à l’expansion du PCP, nous avons plus que doublé le nombre d’immigrants admis dans la province, ce qui contribue à combler la grande pénurie de main-d’œuvre dans certains domaines. Toutefois, le taux de conservation des candidats dans leur province ou territoire de désignation varie beaucoup selon la province, allant de 23 % sur la côte Est à 95 % en Colombie-Britannique. Cette question mérite que l’on s’y attarde davantage, car nous ne voulons évidemment pas que le PCP fasse l’objet d’abus, c’est-à-dire que les provinces invitent des personnes à participer à leur programme, mais que ces dernières aillent finalement s’établir ailleurs. Il s’agit là de l’une des principales questions soulevées dans le rapport. 

L’évaluation a également indiqué certains aspects du PCP qui doivent être améliorés, par exemple en ce qui concerne la conception, l’exécution et la responsabilisation, de même que la détection de la fraude. Mon ministère collaborera avec les provinces et les territoires afin de renforcer ces éléments et de veiller à ce que le Programme demeure un outil efficace pour faire profiter l’ensemble du pays des avantages de l’immigration. En ce qui a trait à la détection de la fraude, il y a toujours des gens dans le monde, notamment dans l’industrie des charognards, comme des agents d’immigration et des consultants sans scrupules qui sont prêts à tourner les coins ronds pour faire de l’argent et à faire venir des gens au Canada en contrefaisant des documents et en offrant de fausses offres d’emploi, par exemple. Nous devons donc collaborer plus étroitement avec les provinces à ce sujet afin de veiller à ce que les personnes qu’elles désignent et que nous admettons au pays y viennent de façon légale, disposent d’offres d’emploi et possèdent les compétences requises. 

Le rapport recommande entre autres que Citoyenneté et Immigration Canada collabore avec les provinces afin de mettre en place des normes minimales de maîtrise de la langue, puisque la langue est l’un des déterminants clés du succès économique. Les travaux sont déjà en cours à ce sujet. 

Le gouvernement du Canada s’est engagé à améliorer le PCP et collaborera plus étroitement avec les provinces afin de donner suite aux autres recommandations du rapport. En terminant, le rapport révèle que le PCP fonctionne plutôt bien, mais il y a encore place à l’amélioration. Nous avons une meilleure répartition géographique des immigrants à l’échelle du pays, ce qui est une bonne nouvelle pour l’Alberta et l’Ouest en particulier, de même que pour les nouveaux arrivants, car ces derniers s’établissent de plus en plus dans les endroits où se trouve le travail. De plus, ils réussissent plutôt bien sur le plan économique, du moins au cours des premières années suivant leur arrivée au Canada. De fait, ils réussissent mieux dans les trois premières années que les travailleurs qualifiés du volet fédéral, touchant des revenus décents et occupant des emplois de haut niveau correspondant à leur niveau de compétences. 

Cette réalité s’explique par le fait que le PCP est à son meilleur grâce à un système d’offre d’emploi réservé. Plus que la moitié des candidats des provinces qui viennent au Canada ont une offre d’emploi en main, par rapport à seulement environ 17 % des travailleurs qualifiés du volet fédéral. Nos recherches démontrent que les personnes qui ont un emploi réservé à leur arrivée réussissent extrêmement bien. C’est le cas, par exemple, des travailleurs qualifiés du volet fédéral qui ont un emploi réservé à leur arrivée, car ils réussissent beaucoup mieux que ceux qui n’en ont pas. 

Je souhaite donc collaborer avec les provinces en vue de trouver un moyen de maximiser la valeur du processus de sélection du PCP et d’accroître la participation des entreprises dans le processus en recrutant de façon proactive des personnes à l’étranger afin que ces dernières aient déjà un emploi à leur arrivée. Je dois également préciser que cela constituera une partie importante des réformes que nous apporterons plus tard cette année à la grille de points établie pour les travailleurs qualifiés du volet fédéral, comme l’a laissé entendre le premier ministre aujourd’hui, à Davos. 

Je suis maintenant disposé à répondre à vos questions.

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