Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

Lors d’une activité pour annoncer les plans visant à faciliter l’immigration au Canada des gens de métiers spécialisés

Calgary (Alberta)
le 10 avril 2012

Tel que prononcé

Bonjour. C’est formidable d’être ici, sur le chantier de construction du Bow. Il s’agit du plus haut édifice jamais érigé dans l’histoire de l’Ouest canadien et il est le reflet du dynamisme des économies de Calgary, de l’Alberta et de l’Ouest. D’après ce que je comprends, il y a en tout temps 1 200 personnes travaillant sur ce chantier qui représente une réalisation exceptionnelle qui contribuera à faire de la ville l’un des centres de l’industrie du pétrole et du gaz de l’Alberta pour de nombreuses années.

Il est bon d’être ici avec de nombreuses personnes qui ont travaillé sur ce chantier. C’est une réalisation remarquable et je tiens à les féliciter au nom du gouvernement du Canada. Je suis ravi de me trouver ici avec ma collègue Michelle Rempel, députée de Calgary-Centre-Nord et secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement, pour faire une annonce très intéressante au sujet de la façon dont nous réformons notre programme d’immigration afin d’alimenter la croissance du Canada.

Vous savez qu’au Canada, nous sommes confrontés à des pénuries de main-d’œuvre énormes et grandissantes, en particulier ici dans l’Ouest et en Alberta. Une grande partie de cette pénurie de compétences est liée aux métiers spécialisés. Au Canada, nous avons accueilli un nombre historiquement élevé d’immigrants, en partie pour nous aider à alimenter notre prospérité future et pour combler des pénuries croissantes de main-d’œuvre, mais, pour être honnête, nos programmes d’immigration ne se sont pas avérés efficaces pour combler beaucoup de ces pénuries.

Nos programmes d’immigration sont devenus rigides, lents et passifs. Ils sont notamment rigides en ce sens qu’il n’existe pas d’accès convenable au Canada pour les gens de métiers spécialisés leur permettant de venir au pays à titre d’immigrants ou de résidents permanents et d’apporter une contribution durable à notre économie.

Sur les chantiers de construction comme celui-ci qu’on retrouve partout au pays, dans les nouvelles constructions qui seront entreprises dans le Nord de l’Alberta au cours des dix prochaines années au coût de dizaines de milliards de dollars, dans les petites et moyennes entreprises qui ont besoin de soudeurs, de chaudronniers et de conducteurs de machinerie lourde, les gens nous disent qu’ils ont besoin d’un programme d’immigration qui est profitable pour l’économie du Canada.

Ils ont besoin d’un programme d’immigration qui permet aux gens de métiers spécialisés de venir au Canada à titre de résidents permanents. Nous avons annoncé dans notre budget, présenté il y a un peu plus de deux semaines, que nous réformerons les programmes d’immigration du Canada afin de mieux les aligner sur les besoins du marché du travail du pays afin d’alimenter notre économie. Aujourd’hui, je suis ravi d’annoncer que, pour la première fois dans l’histoire contemporaine de l’immigration, dans le contexte d’un Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral modernisé, nous dévoilerons plus tard cette année un programme d’immigration distinct et simplifié pour les gens de métiers spécialisés.

Les métiers spécialisés comprennent les professions dans les secteurs de la construction, du transport, des industries manufacturières et des industries de services. Comme les gens de cette province le savent bien, la demande pour les gens de métiers spécialisés est très élevée au Canada, en particulier dans les secteurs des ressources naturelles et de la construction. En fait, le secteur de la construction représente de 40 à 50 % des gens de métiers spécialisés. Bien que 10 des 29 professions inscrites dans notre programme des travailleurs qualifiés – notre principal programme d’immigration – soient actuellement admissibles, dans la réalité, le programme est tellement rigide que seulement 3 % des immigrants qui arrivent au pays au titre de ce programme sont des gens de métiers spécialisés.

Le nouveau programme des gens de métiers spécialisés proposé permettra à ces personnes d’être évaluées selon des critères axés sur leur réalité et mettant davantage l’accent sur la formation pratique et l’expérience de travail que sur l’éducation postsecondaire formelle seulement. Au cours des consultations qu’a tenues mon ministère au sujet de la modernisation du Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral au cours de la dernière année, les entreprises, les syndicats et les employeurs nous ont tous affirmé qu’ils ont besoin d’un tel programme pour compléter ce que font les programmes des candidats des provinces ici, en Alberta, et dans l’ensemble du pays. Ces programmes ont porté fruit, mais sont loin d’être suffisants pour combler ces pénuries énormes et croissantes de gens de métiers spécialisés.

Bien entendu, nous avons aussi la Catégorie de l’expérience canadienne qui permet à des travailleurs étrangers temporaires moyennement et hautement qualifiés de devenir résidents permanents. Elle a été utile, mais il existe encore une énorme pénurie. Nous parlons ici d’un manque de dizaines, voire de centaines de milliers de gens de métiers spécialisés prévu pour la prochaine décennie seulement.

Que vous travailliez dans l’exploitation minière dans le Nord du Québec ou construisiez de nouvelles maisons à Regina, en Saskatchewan, ou encore que vous travailliez sur l’un des importants projets de développement dans le Nord de l’Alberta, vous recherchez désespérément ces gens de métiers spécialisés sur lesquels vous pouvez compter pour bâtir le futur du Canada.

La bonne nouvelle, et il s’agit vraiment d’une réforme d’envergure du système d’immigration du Canada, c’est que nous aurons finalement un système qui peut contribuer à régler le problème. Soyons honnêtes; nous n’avons pas besoin de plus de personnes qui arrivent au Canada avec un diplôme d’études supérieures et se retrouvent à conduire un taxi et à travailler dans un dépanneur. C’est un gaspillage de capital humain. C’est une occasion ratée pour notre économie, particulièrement lorsque nous avons des pénuries de main-d’œuvre énormes et croissantes dans les métiers spécialisés.

Ce qu’il nous faut, c’est que les employeurs se rendent à l’étranger et repèrent les gens qui ont les qualifications pour venir au pays et travailler dès leur arrivée dans des emplois pour lesquels des Canadiens ne sont pas disponibles ou pour lesquels il n’y a pas suffisamment de Canadiens pour accomplir le travail. Il s’agit de compléter notre main-d’œuvre canadienne incroyablement forte et talentueuse de façon à pouvoir bâtir notre avenir et à permettre au Canada de demeurer un chef de file en matière de croissance économique.

Je serai heureux de répondre à vos questions.

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