Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

Lors d’un événement en compagnie de Kevin O’Leary pour annoncer l’intention du gouvernement de créer un programme de visa pour le démarrage d’entreprise

Toronto (Ontario)
Le 18 avril 2012

Tel que prononcé

Merci beaucoup, Kevin, d’être ici aujourd’hui ainsi que pour le leadership dont vous faites preuve au sein de l’économie canadienne, pour l’aide que vous apportez pour financer les jeunes entrepreneurs brillants au Canada ainsi que pour votre contribution à la création de richesses au sein de notre économie. Je suis heureux d’être ici, au centre‑ville de Toronto, principal carrefour économique du Canada.

Au cours des deux dernières semaines, j’ai discuté avec des Canadiens de partout au pays des changements que nous désirons apportés à notre système d’immigration – des changements qui contribueront à la croissance économique et à la prospérité à long terme du Canada. Les entreprises comme O’Leary Ventures jouent un rôle important dans notre économie. Elles sont toujours à l’affût de la prochaine idée géniale, celle qui mènera au succès. Et, lorsqu’elles la dénichent, elles contribuent à la création de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois pour les Canadiens. Parallèlement, elles aident des personnes à réaliser leurs rêves.

Si vous vous promenez dans un quartier ou une autre d’une ville canadienne, vous verrez dans les vitrines et aux guichets d’affaires certaines des personnes qui s’échinent au travail en vue de réaliser leurs rêves. Je suis sûr que vous découvrirez également que des immigrants ont lancé bon nombre des entreprises qui longent les rues, particulièrement dans les villes comme Toronto.

En effet, certaines des entreprises les plus florissantes du Canada ont été fondées par des immigrants venus dans notre pays avec rien de plus qu’un rêve, une solide éthique de travail et une ferme intention de réussir.

Prenons l’exemple de Future Shop, l’un des plus grands magasins d’appareils électroniques du Canada, qui a été fondé par mon ami Hassan Khosrowshahi, un immigrant de l’Iran. Ou encore, de Research in Motion, l’une des plus grandes compagnies de télécommunications du Canada, qui a été fondée par Mike Lazaridis, un homme d’origine turque. Il ne fait aucun doute que les immigrants font partie de nos entrepreneurs et de nos investisseurs les plus créatifs et prospères.

Il s’agit là de l’une des choses les plus extraordinaires concernant les immigrants qui viennent au Canada. Ce sont des gens qui ont laissé derrière tout ce à quoi ils étaient habitués en vue de miser sur un futur incertain à la poursuite de leurs rêves et en quête de possibilités.

Maintenant, de nombreux immigrants arrivent au Canada avec ce genre d’esprit d’entreprise. Un entrepreneur doit d’abord avoir de grands rêves et ne doit pas craindre de prendre les risques nécessaires pour les réaliser. De plus, un entrepreneur à succès sera conscient qu’il lui faut avoir un avantage qui lui permettra de surpasser ses concurrents. Nous souhaitons attirer un plus grand nombre de ces innovateurs et entrepreneurs brillants, c’est‑à‑dire les Mike Lazaridis et Hassan Khosrowshahis de ce monde, qui peuvent fonder des entreprises de haute technologie ou à valeur ajoutée qui ont le potentiel de créer des centaines d’emplois pendant leur durée d’exploitation.

Toutefois, le Canada ne se met pas suffisamment en valeur jusqu’à présent. Nous devons remédier au fait que nous avons perdu notre avantage compétitif en lien avec bon nombre des personnes les plus talentueuses sur le marché du travail mondial, et nous avons perdu cet avantage au profit de pays, comme l’Australie et la Nouvelle‑Zélande, qui disposent d’un système d’immigration beaucoup plus rapide et mieux à même de s’adapter aux besoins.

En juillet dernier, la Banque mondiale a classé le Canada au troisième rang des meilleurs endroits du monde pour démarrer une nouvelle entreprise, après la Nouvelle‑Zélande et l’Australie. Cependant, le Canada accuse actuellement un certain retard par rapport aux États‑Unis et à d’autres pays semblables pour ce qui est du démarrage d’entreprises technologiques et d’immigrants qui lancent de nouvelles entreprises florissantes. Aux États‑Unis, la moitié des 50 principales entreprises financées par du capital de risque ont été fondées par des immigrants. Nous devons trouver des façons plus efficaces d’attirer des entrepreneurs et des investisseurs au Canada. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre la bataille visant à attirer des entrepreneurs étrangers dans les pays qui accueillent des immigrants.

Nous devons cibler de façon proactive un nouveau type d’immigrants entrepreneurs en mesure de fonder de nouvelles entreprises novatrices capables de soutenir la concurrence à l’échelle mondiale et de créer de nouveaux emplois pour les Canadiens.

Notre Programme des entrepreneurs a tout d’abord été conçu dans les années 1970 et je crois que tous conviendront que le monde des affaires a beaucoup changé depuis. Le programme n’a simplement pas suivi la cadence des demandes de notre économie en évolution. C’est donc pour cela que nous devons concevoir un nouveau programme qui répondra mieux à nos intérêts économiques.

Sachant cela, je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que nous entamerons des consultations auprès d’associations industrielles et d’autres intervenants afin d’établir un programme de visa de « démarrage d’entreprise » à l’intention des entrepreneurs innovateurs. Même si de nombreux immigrants arrivent sans aucun doute au Canada avec une grande volonté et intention de réussir, notre environnement commercial peut leur être inconnu. Bon nombre d’entre eux ont donc besoin d’une aide extérieure pour parcourir sans embûches notre monde des affaires.

Le fait de mettre en contact les immigrants entrepreneurs avec des organisations du secteur privé – des organisations qui ont de l’expérience et de l’expertise quant au démarrage d’entreprises – est important pour veiller à ce que les immigrants innovateurs et entrepreneurs réussissent. Cela permet également d’assurer que les innovateurs qui ont des idées extraordinaires peuvent surmonter certains des obstacles qui les empêcheraient de convertir leurs idées en entreprises au Canada.

Prenons l’exemple d’un jeune entrepreneur qui a une idée extraordinaire pour démarrer une entreprise de haute technologie au Canada. Il pourrait ne pas posséder le capital nécessaire pour venir au Canada à titre d’investisseur ou d’entrepreneur et pourrait ne pas se qualifier aux termes de notre système de points, mais le visa de « démarrage d’entreprise » permettrait aux personnes qui ont des idées extraordinaires de venir au pays et de contribuer à notre économie. Encore une fois, l’établissement de ce programme présente un intérêt concurrentiel pour nous.

Les États‑Unis ont déjà déposé des dispositions législatives visant à créer un visa de démarrage d’entreprise, mais elles n’ont pas encore été adoptées. La création d’un tel programme au Canada nous donnera l’avantage nécessaire pour attirer les meilleurs et les plus brillants talents du monde.

Lorsque je discute de l’immigration avec des gens de partout au pays, bon nombre d’entre eux pensent qu’il ne s’agit que d’une façon de pourvoir des postes et de pallier les pénuries de main‑d’œuvre pour des postes qui existent déjà. Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue la qualité de l’esprit d’entreprise et de l’innovation découlant de l’immigration.

Mesdames et Messieurs, la croissance économique, la création d’emplois et la prospérité à long terme continuent d’être des priorités pour le gouvernement du premier ministre Harper. Les moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois, la manière dont les affaires sont conduites et la circulation libre des personnes et des capitaux requièrent tous un programme d’immigration des gens d’affaires qui appuiera mieux notre développement économique. Et c’est pour cela que notre gouvernement s’engage à renforcer le système d’immigration pour le rendre véritablement proactif, ciblé, rapide et efficace, de manière à soutenir la croissance de l’économie canadienne et à assurer la prospérité du pays.

Il y a quelques jours, j’ai également annoncé notre intention d’améliorer notre Programme d’immigration des investisseurs afin d’attirer un plus grand nombre d’investissements étrangers actifs dans l’économie canadienne. Nous nous mettons mal en valeur depuis trop longtemps. Comme M. O’Leary l’a dit, le Canada est maintenant l’un des endroits les plus respectés et les plus prisés au monde où immigrer, investir et créer de nouvelles entreprises. En fait, selon le magazine Forbes, nous sommes le meilleur pays du monde où investir. Nous devons donc aligner nos programmes d’immigration à cette nouvelle réalité économique.

Comme je l’ai souvent dit, des millions de millionnaires aimeraient avoir la chance d’immigrer au Canada. Nous devrions en faire plus pour tirer des avantages économiques durables et à long terme de ces investisseurs potentiels. Et il y a des millions de jeunes gens brillants partout dans le monde qui vont créer des richesses incalculables grâce à leur créativité, et notre nouveau système d’immigration, en partie grâce au visa de démarrage d’entreprise, leur ouvrira la porte du Canada et leur permettra de venir ici le plus rapidement possible. Nous voulons passer d’un système d’immigration lent et rigide qui a généré un déclin des résultats économiques, à un système d’immigration générateur de croissance, de création d’emplois et de prospérité.

Nous serons maintenant heureux de répondre à vos questions.

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