Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

Dans le cadre d’un événement visant à annoncer le Plan des niveaux d’immigration de 2013, qui fait place à la croissance rapide de la catégorie de l’expérience canadienne (CEC)

Ottawa (Ontario)
Le 31 octobre 2012

Tel que prononcé

Bonjour. Nous sommes particulièrement ravis d’accueillir des étudiants étrangers qui étudient à l’Université Carleton et à l’Université d’Ottawa. C’est ce genre de jeunes brillants que nous tentons de recruter pour qu’ils restent au Canada après leurs études, s’ils le souhaitent, afin de saisir des possibilités économiques offertes ici, au pays.

Nous travaillons en collaboration très étroite avec les collèges et les universités afin d’accroître les possibilités d’études postsecondaires s’offrant aux jeunes brillants de partout dans le monde, qui peuvent venir au pays pour transmettre leurs connaissances et leur expérience et tirer parti de l’éducation de qualité supérieure disponible au Canada. Nous croyons que les jeunes comme ceux présents ici aujourd’hui peuvent être des immigrants modèles pour le Canada parce qu’ils termineront leurs études et obtiendront des grades et des diplômes reconnus par les employeurs canadiens.

Ils auront également amélioré leurs compétences linguistiques en français ou en anglais, et il leur serait très facile de trouver un emploi fructueux au Canada. Nombre de ces jeunes représenteront l’avenir de l’important et généreux programme d’immigration du Canada, du moins nous l’espérons. Je suis donc ravi aujourd’hui d’annoncer que j’ai déposé devant le Parlement le plan annuel de l’immigration du Canada. Au cours des six dernières années, le gouvernement a maintenu le niveau d’immigration le plus élevé dans l’histoire du Canada et le niveau d’immigration par habitant le plus élevé des pays développés.

Notre gouvernement maintient les niveaux soutenus d’immigration les plus élevés de l’histoire canadienne; il admet plus d’un quart de million de nouveaux résidents permanents chaque année depuis 2006, ajoutant ainsi l’équivalent de 0,8 % de notre population chaque année. Nous le faisons bien sûr parce que notre population est vieillissante et que nous connaissons des pénuries de main-d’œuvre considérables dans diverses régions et industries, pénuries qui devraient continuer de s’accroître. Nous considérons donc l’immigration comme un outil garantissant notre prospérité future; toutefois, nous pouvons et nous devons mieux sélectionner les personnes qui peuvent réussir et s’intégrer rapidement, et trouver un bon emploi et le conserver, lancer des entreprises fructueuses et contribuer à la prospérité du Canada.

C’est pourquoi nous entreprenons des réformes importantes du système d’immigration afin de mieux sélectionner les personnes qui possèdent la capacité de contribuer rapidement à notre économie. Selon moi, la meilleure réforme que nous avons effectuée consiste en l’instauration de deux programmes, dont la catégorie de l’expérience canadienne, dans le cadre de laquelle on invite les étudiants étrangers qualifiés qui ont terminé deux années d’études pour l’obtention d’un grade ou d’un diplôme et ont travaillé pendant une année au Canada, ou les étrangers plus spécialisés qui ont travaillé pendant une année en vertu d’un permis de travail au Canada, à rester au pays de façon permanente et à obtenir la résidence permanente de façon accélérée.

Dans le passé, on disait aux jeunes brillants, comme eux que, à la fin de leurs études, ils devaient quitter le Canada et que, s’ils souhaitaient immigrer au pays, ils devaient attendre leur tour pendant huit années, en attendant que l’on traite leurs papiers d’immigration. Ce n’est plus le cas maintenant. Si l’un de ces jeunes brillants décidait de rester au Canada et d’en faire son avenir, il pourrait le faire rapidement et facilement au titre de la catégorie de l’expérience canadienne.

Je suis ravi de dire que cette catégorie ou ce volet d’immigration a connu une croissance importante depuis son lancement en 2009. Nous sommes passés de 2 500 admissions par année à 6 000. En fait, il y a quelques mois, j’ai accueilli le vingt millième nouveau résident permanent au titre de la catégorie de l’expérience canadienne. M. Gaurav Gore a obtenu un diplôme à l’Université de Toronto et travaille maintenant à la RBC. J’ai aussi accueilli la dix millième ici même, une jeune femme brillante venant de la Mongolie, qui a fait ses études à l’Université Carleton, comme certains des étudiants présents aujourd’hui. Elle travaille maintenant pour une banque canadienne.

Il s’agit véritablement des immigrants de l’avenir. Ils sont jeunes. Ils possèdent des grades ou des diplômes canadiens. Nous espérons qu’ils acquerront de l’expérience de travail canadienne. Ils possèdent de très bonnes compétences linguistiques dans les langues officielles du Canada. Ils ont tout ce qu’il faut pour réussir. Les réformes que nous entreprenons sont fondées sur des données probantes, des recherches et des données qui indiquent que les immigrants plus jeunes, les personnes qui possèdent un niveau supérieur de compétences linguistiques et les titulaires de grades et de diplômes canadiens, ont tendance à obtenir de meilleurs résultats au cours de leur vie au Canada.

Les réformes sont fondées sur des recherches. Je suis donc heureux d’annoncer que, dans le plan d’immigration de 2013, nous avons considérablement augmenté le nombre d’admissions prévu au titre du volet de l’expérience canadienne, soit un nombre maximal de 10 000. Nous nous attendons à ce que ce programme continue de croître; on transfèrera donc certaines des places attribuées au titre de l’ancienne catégorie des travailleurs qualifiés dans le plan d’immigration à cette catégorie de l’expérience canadienne, qui constitue un exemple de réussite.

Je tiens également à mentionner que j’ai fait l’annonce, plus tôt cette année, de la création d’un volet des doctorants dans notre système d’immigration, qui permet aux étudiants inscrits au doctorat d’obtenir la résidence permanente après leur deuxième année d’études supérieures, parce que nous sommes conscients qu’il faut souvent plusieurs années pour terminer un programme de doctorat. Nous souhaitons garder au Canada ces étudiants au doctorat jeunes et brillants, si c’est possible.

Je souhaite encourager les jeunes à envisager l’option de rester au Canada s’ils trouvent des possibilités économiques ici au pays. Comme je l’ai dit, l’année prochaine, dans notre plan d’immigration, nous maintiendrons la fourchette globale d’admissions de résidents permanents de 240 000 à 265 000, dont un nombre maximal de 10 000 au titre de la catégorie de l’expérience canadienne, et nous publierons le rapport complet et la répartition détaillée lundi prochain.

Je serai heureux de répondre à vos questions.

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