Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

À l’occasion d’une conférence de presse concernant les niveaux d’immigration de 2013 pour le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) et la transition vers un système d'immigration « juste à temps »

Toronto (Ontario)
Le 2 novembre 2012

Tel que prononcé

Bonjour à tous. Je suis heureux d’être ici aujourd’hui pour vous annoncer une importante nouvelle au sujet de l’avenir de l’immigration au Canada. Comme vous le savez, l’immigration a toujours été une caractéristique durable de notre histoire et nous continuons à maintenir notre longue tradition d’ouverture et de générosité.

Le Canada accueille environ un quart de million de nouveaux résidents permanents chaque année depuis 2006, augmentant ainsi notre population nationale de 0,8 %, soit le plus fort taux d’immigration par habitant parmi les pays industrialisés. Comme je l’ai annoncé plus tôt cette semaine, nous allons maintenir le cap l’année prochaine ainsi que le plus haut niveau constant d’immigration de l’histoire du Canada, afin de soutenir la croissance économique.

Pour la septième année consécutive, nous avons l’intention d’accueillir entre 240 000 et 265 000 nouveaux résidents permanents parmi nous, ici au Canada. Malgré ces chiffres, le fait est que la demande d’immigration au Canada excède de loin le nombre total d’immigrants que nous pouvons accepter chaque année, selon notre plan d’immigration annuel. Il y a littéralement des centaines de millions, voire des milliards, de gens qui aimeraient venir dans un pays aussi prospère et libre, et nous ne pouvons pas tous les accueillir même si nous aimerions le faire. Nous avons une capacité limitée.

Cette demande excessive d’immigration au Canada est tellement supérieure à notre capacité d’établissement, que cela a abouti, comme vous le savez très bien, à une accumulation importante d’arriérés dans nos programmes d’immigration. En 2008, nous avons atteint un point où il est devenu clair que nous devions prendre des mesures à l’égard de l’arriéré le plus important de tous, celui du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), le noyau de notre volet d’immigration économique. Si aucune mesure n’avait été prise, cet arriéré serait à présent d’environ un million de personnes dans ce programme seulement, avec des délais d’attente en voie de dépasser une décennie.

Le système était devenu totalement dysfonctionnel. Il était brisé et n’a fait qu’empirer. Il a fallu prendre des mesures fermes. Nous avons donc agi fermement à partir de 2008-2009 grâce au Plan d’action pour accélérer l’immigration, où nous avons imposé des limites sur le nombre de nouvelles demandes à recevoir. Ce Plan a connu un certain succès depuis 2008 jusqu’au début de cette année. Nous avons réussi à réduire de moitié l’ancien arriéré de travailleurs qualifiés, mais cet arriéré était encore trop important et il restait des gens au bout de la file qui attendaient depuis des années, seulement pour que nous examinions leur demande pour venir au Canada.

C’est pourquoi nous avons pris des mesures difficiles, mais décisives par voie législative, au début de l’année, afin d’éliminer la majeure partie de l’arriéré restant de travailleurs qualifiés. Comme vous le savez, nous avons renvoyé ou sommes en train de renvoyer les demandes de quelque 280 000 personnes. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’à la suite de ces mesures difficiles, mais nécessaires, nous sommes sur le point d’avoir éliminé l’arriéré des travailleurs qualifiés.

Aujourd’hui, l’arriéré des travailleurs qualifiés s’élève à environ 100 000 personnes, comparativement à 640 000 personnes, il y a quatre ans. Il s’agit d’un progrès énorme. Il est plutôt rare que le gouvernement agisse plus rapidement que promis. Cela ouvre la voie au système d’immigration rapide et souple dont je parle depuis quelques derniers, un système qui sera beaucoup plus efficace à faire le lien entre les nouveaux arrivants et les emplois offerts dans l’économie canadienne, comme les offres d’emploi, ici chez IBM.

Il y a des employeurs dans tout le pays, dans chaque région et chaque industrie, qui sont confrontés à une pénurie des compétences, même si nous avons trop de chômeurs canadiens. Là où ils ne trouvent pas de Canadiens pour faire ce travail, nous les invitons à chercher à l’étranger. De plus en plus, l’idée de notre système d’immigration est de faire correspondre les immigrants éventuels avec des employeurs qui ont besoin de leurs compétences précises. Les nouveaux venus arrivent avec un emploi qui les attend, ce qui signifie qu’ils auront des revenus plus élevés, une plus grande sécurité, plus de certitude et d’assurance.

Ils seront en mesure de travailler à leur niveau de compétence, plutôt que d’être sous-employés, et ils seront surtout en mesure de réaliser leur potentiel et de contribuer de manière productive à notre économie. Nous n’aurions pas pu obtenir ce système rapide qui met en correspondance les employeurs et les travailleurs immigrants avant leur arrivée au Canada sans supprimer cet arriéré; ce que nous sommes sur le point de réaliser. Nous avons maintenant, comme je viens de le dire, considérablement réduit l’arriéré, et je suis heureux d’annoncer que le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) restera notre programme d’immigration phare.

Il demeure la seule et la plus importante voie d’immigration permanente au Canada et, à ce titre, nous prévoyons accueillir l’année prochaine entre 53 500 à 55 300 travailleurs qualifiés dans le cadre du programme fédéral, y compris leurs conjoints et personnes à charge. Cela signifie qu’en combinaison avec les mesures antérieures prises pour gérer l’arriéré, nous serons capables, avant la fin de l’année prochaine, de traiter toutes les nouvelles demandes dans l’ordre dans lequel nous les recevons; notre objectif est de les traiter en moins d’un an au lieu de huit ans, ce qui était le cas dans le passé.

Qu’est-ce que cela signifie, en pratique? Cela signifie que lorsque les candidats au programme des travailleurs qualifiés présenteront une demande l’année prochaine, nous serons en mesure de traiter ces demandes, de prendre une décision et d’accueillir ces travailleurs quelques mois plus tard et certainement dans l’espace de moins d’un an. Cela signifie que la possibilité d’entrer au Canada en détenant un emploi réservé est beaucoup, beaucoup plus élevée.

Comme vous le savez, nous implanterons aussi l’année prochaine, la nouvelle grille de points pour le Programme des travailleurs qualifiés, qui mettra un accent plus important sur les jeunes immigrants, parce que nos études indiquent qu’ils ont tendance à mieux réussir, ainsi que sur les travailleurs qualifiés ayant des niveaux de compétences plus élevés en français ou en anglais s’ils désirent, par exemple, exercer une profession réglementée.

Nous allons également créer une nouvelle catégorie de métiers spécialisés, dont le seuil de maîtrise de la langue sera inférieur. Cette catégorie est conforme au système plus souple que nous sommes en train de créer et accorde plus de points aux personnes possédant un emploi réservé au Canada ou, bien sûr, une expérience de travail canadienne.

L’annonce d’aujourd’hui s’ajoute à ce que j’ai annoncé il y a deux jours, c’est-à-dire notre expansion de la catégorie de l’expérience canadienne. L’année prochaine, nous prévoyons admettre jusqu’à 10 000 nouveaux résidents permanents au moyen de la catégorie de l’expérience canadienne. La croissance de ce programme est attribuable à une légère diminution du nombre prévu de nouveaux résidents permanents admis dans le cadre du Programme des travailleurs qualifiés.

Enfin, tout cela nous permettra de passer à la réforme fondamentale de notre système d’ici 2014, qui est le modèle de « déclaration d’intérêt ». Il s’agit d’un système qui a été adopté par l’Australie et la Nouvelle-Zélande au cours des dernières années et qui a été extrêmement profitable, créant un système rapide et souple qui fait entrer les immigrants à des niveaux d’emplois et de revenus plus élevés. Les gens qui présenteront une demande auront été présélectionnés. Les employeurs pourront ensuite repérer leurs demandes, faire leur recherche et leur offrir des emplois s’ils sont qualifiés.

Cela signifie, je pense, que les entreprises comme IBM seront en mesure de puiser des talents dans le monde entier beaucoup plus rapidement et plus efficacement, à l’aide de notre système d’immigration. C’est bon pour les employeurs. C’est bon pour les immigrants. C’est bon pour le Canada.

En fin de compte, Mesdames et Messieurs, quand les nouveaux arrivants réussissent, le Canada réussit également, et c’est pourquoi nous poursuivons ces changements importants; nous libérons enfin le Canada de ces arriérés et délais d’attente scandaleux pour passer à un système d’immigration qui est souple, mais qui fait entrer des personnes plus susceptibles de trouver et de conserver un bon emploi, de gagner un bon salaire, tout en contribuant pleinement à notre économie.

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