Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

À l’occasion d’une conférence de presse sur un nouveau Programme de visa pour démarrage d’entreprise
Toronto (Ontario), le 24 janvier 2013

Tel que prononcé

Je vous remercie. J’espère que je ne ralentis pas la productivité ni n’interromps la créativité par ma présence ici. Merci beaucoup de nous accueillir. Je désire remercier Bijean Vaez pour cette présentation. J’aimerais également remercier Peter Vandervelden, président de l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement, Yuri Navarro, chef de la direction de la National Angel Capital Organization et Michael Donohue, vice-président de la Canadian Association of Business Incubation, de s’être joints à moi pour cette annonce, de même que M. Boris Wertz, fondateur de Version One Ventures, et bien d’autres personnes de l’industrie du capital de risque, investisseurs providentiels, investisseurs secondaires et incubateurs d’entreprises. 

Comme vous le savez, la priorité principale du gouvernement du Canada est l’emploi, la croissance et la prospérité à long terme. Notre Plan d’action économique met en évidence l’engagement du Canada à appuyer les entrepreneurs économiques, les innovateurs et la recherche de classe mondiale. Le Plan indiquait également l’intention du gouvernement de mettre en place un système d’immigration économique rapide et souple, qui fonctionne à la fois pour le Canada et pour les nouveaux arrivants.

C’est la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd’hui chez EventMobi, une entreprise en démarrage qui se spécialise dans la création d’appareils mobiles sur mesure en vue d’événements majeurs. Bien qu’elle ait ouvert ses portes il y a quelques années seulement, il s’agit d’une entreprise canadienne qui connait déjà le succès, étant passée de quatre employés à vingt employés au cours de la dernière année. Elle compte maintenant du personnel dans trois pays et une clientèle dans plus de 25 pays du monde.

Bien sûr, il existe des centaines de démarrages de ce genre qui créent de la richesse et qui sont à la fine pointe de l’innovation d’un bout à l’autre du Canada. Je désire profiter de l’occasion pour féliciter EventMobi d’avoir réussi à devenir l’une des plateformes mobiles de renommée mondiale dans l’industrie événementielle, comme l’a démontré sa récente nomination à un prix du EIBTM Technology Watch.

Maintenant, comme c’est le cas de la plupart des jeunes entreprises, EventMobi dispose d’un potentiel énorme pour prendre de l’essor et créer encore plus d’emplois pour le Canada et les Canadiens. D’après ce que m’a expliqué Bijean, EventMobi a été fondée par des entrepreneurs immigrants, dont un qui a quitté Silicon Valley pour revenir ici au Canada afin d’y démarrer l’entreprise.  

Des histoires de ce genre, des histoires d’entrepreneuriat et de création de richesse, sont une force motrice pour notre économie. Le gouvernement fédéral a pris l’engagement de créer le climat économique ouvert au sein duquel ces entreprises peuvent prospérer.   

La communauté internationale a reconnu le succès économique et la stabilité du Canada. En fait, il n’y a pas si longtemps, le magazine Forbes affirmait que le Canada est l’endroit numéro un au monde pour démarrer une nouvelle entreprise. Le FMI et la Banque mondiale ont également déclaré que le Canada allait continuer de présenter l’économie la plus solide du G7 au cours de la prochaine année.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les Canadiens, mais avec la fragilité de l’économie mondiale, nous ne pouvons tenir notre succès pour acquis. C’est la raison pour laquelle nous continuons de réduire la paperasserie et de maintenir une économie libre et ouverte qui permet aux entrepreneurs de faire ce qu’ils font le mieux, soit créer des emplois, innover et favoriser la prospérité.

Le Canada a été bâti par des gens qui ont pris des risques, et la force future de notre économie dépend du succès des entrepreneurs d’aujourd’hui. Tout comme un grand nombre des premiers entrepreneurs du Canada étaient des immigrants, le fait de recruter des entrepreneurs brillants et innovateurs du monde entier aidera le Canada à conserver son avantage concurrentiel sur la scène internationale.    

Nous ne sommes pas le seul pays à nous efforcer de le faire. D’autres pays, comme les États-Unis et l’Australie, cherchent également à attirer les immigrants les plus talentueux du monde par le biais de leurs programmes d’immigration.

Nous ne voulons pas perdre les meilleurs entrepreneurs étrangers du monde au profit de la concurrence. Notre programme d’immigration actuel à l’intention des entreprises, le soi-disant programme des entrepreneurs, a été mis en place dans les années soixante-dix. Il est, à vrai dire, un reliquat de ces années. Bien des choses ont changé depuis et nous estimons que ce programme ne contribue pas de manière importante à l’économie du Canada.

C’est la raison pour laquelle j’ai annoncé au printemps dernier, ici à Toronto, avec Kevin O’Leary, que nous allions créer un programme pilote de visa pour démarrage d’entreprise afin de mettre à l’essai d’une nouvelle façon de choisir les entrepreneurs immigrants, et ce, avant nos compétiteurs. Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui pour présenter plus de détails au sujet de ce nouveau programme d’immigration, et d’annoncer que ce nouveau programme d’immigration, historique et innovateur, sera officiellement ouvert au monde des affaires à compter du 1er avril cette année.

Notre tout nouveau programme de visa pour démarrage d’entreprise est le premier du genre dans le monde, et il aidera le Canada à recruter des entrepreneurs du monde entier pour stimuler la croissance économique et créer des emplois. Il permettra de mettre les entrepreneurs immigrants recherchés en contact avec des organisations du secteur privé qui se trouvent ici, qui sont habituées de travailler avec les jeunes entreprises et qui peuvent fournir des ressources essentielles.

Pour présenter une demande, les entrepreneurs étrangers devront d’abord obtenir le soutien d’un groupe d’investisseurs providentiels ou d’une société de capital de risque du Canada, qui les aidera à réaliser leur plein potentiel et à maximiser leur incidence sur le marché du travail canadien. En accordant la résidence permanente aux entrepreneurs immigrants prometteurs et en leur offrant un accès immédiat à une vaste gamme de partenaires d’affaires, le Canada se présentera comme une destination de choix pour les entreprises en démarrage. 

En effet, ce programme est différent de programmes similaires en place dans d’autres pays parce qu’il accorde une résidence permanente immédiate, et non pas une résidence temporaire conditionnelle. C’est un risque que nous sommes prêts à prendre, parce que les entrepreneurs que nous invitons au Canada dans le cadre de ce programme ne réussiront pas tous du premier coup.

Certains de leurs concepts commerciaux intéressants ne franchiront tout simplement pas la ligne d’arrivée, mais ils auront démontré aux organisations économiques et au gouvernement qu’ils possèdent le capital humain, l’entrepreneuriat et l’intelligence qu’il faut pour réussir à long terme. Nous ne voulons pas pénaliser les gens si leur premier projet d’entreprise échoue. Nous voulons les encourager à faire du Canada leur nouveau chez soi, et à mettre à profit leur capital humain à long terme au Canada.

C’est la raison pour laquelle nous serons le premier et le seul pays au monde à accorder immédiatement la résidence permanente à ceux qui sont ainsi sélectionnés. Des critères assez fondamentaux seront établis ici pour sélectionner ces nouveaux arrivants qui souhaitent démarrer une entreprise. Premièrement, ils devront posséder des compétences linguistiques intermédiaires de niveau cinq, ce qui signifie être en mesure de fonctionner de façon générale au sein de l’économie canadienne. Il ne s’agit pas ici d’une maîtrise parfaite, mais d’un niveau leur permettant de se débrouiller en français ou en anglais.

Deuxièmement, nous exigerons qu’ils aient terminé au moins une année d’études postsecondaires. Nous estimons que cela démontre qu’ils possèdent un minimum d’éducation, sans pénaliser les futurs Bill Gates, Steve Jobs et autres, qui étaient de célèbres décrocheurs de deuxième année. Les organisations avec lesquelles nous collaborerons, l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement et la National Angel Capital Organization, sont les deux organisations désignées avec lesquelles nous amorcerons le travail.   

Nous travaillons également à finaliser notre entente avec la Canadian Association of Business Incubation. Ainsi, si une entreprise souhaite parrainer une personne de l’étranger pour qu’elle démarre ici une entreprise en tant que résident permanent, l’entreprise doit avoir été acceptée dans un programme désigné d’incubateur ou avoir obtenu un engagement de financement d’au moins 75 000 $ d’un réseau d’investisseurs providentiels désigné. Ces exigences visent ceux qui arrivent ici par l’intermédiaire de la NACO et qui obtiennent ensuite un engagement de financement d’au moins 200 000 $ d’un fonds d’une société de capital de risque désignée.  

Ceux qui sont parrainés par un membre ou une entreprise de l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement devront être membres en règle depuis le mois d’octobre dernier. S’ils gèrent 40 millions de dollars ou plus et qu’ils étaient membres en octobre dernier, ils auront automatiquement la possibilité de recommander des participants au programme. S’ils gèrent un actif de moins de 40 millions de dollars, ils devront alors suivre un processus devant un comité d’évaluation par les pairs, composé d’autres entreprises, pour s’assurer qu’ils constituent une entreprise crédible.  

Pour ce qui est de la NACO, un comité de membres de la NACO examinera les demandes et fera les recommandations en vue de la résidence permanente à partir de certains critères sur lesquels nous nous sommes entendus avec cette organisation. Fondamentalement, ce que j’essaie d’expliquer ici, c’est que nous avons réglé les détails avec ces organisations de l’industrie pour nous assurer d’accepter des candidats de qualité supérieure, et pour éviter qu’une personne tente de prendre part au programme de façon trompeuse.

Comme vous le savez, nous avons un vaste programme d’immigration d’un quart de million de nouveaux résidents permanents chaque année, et nous pensons que cette mesure viendra faciliter la venue des entrepreneurs légitimes qui souhaitent démarrer une entreprise, tout en empêchant les gens de tenter de contourner le système par l’intermédiaire d’un tel programme. Nous commencerons à examiner les demandes ce printemps et nous publierons officiellement l’ensemble complet des critères du programme au préalable.

Nous publierons officiellement l’ensemble complet des critères du programme sous peu, mais l’annonce d’aujourd’hui et le travail qu’accomplit actuellement l’industrie avec CIC permettront à l’industrie du capital de risque du Canada d’amorcer le processus de recrutement des candidats de première classe pour le Programme de visa pour démarrage d’entreprise dès maintenant, afin d’être prêts lorsque le programme sera officiellement lancé.

Le programme de visa pour démarrage d’entreprise sera initialement un programme pilote de cinq ans. S’il s’avère concluant, nous le prolongerons pour en faire un programme permanent. Je suis convaincu que ce programme fonctionnera et qu’il contribuera à faire du Canada une destination de choix pour nombre des meilleurs entrepreneurs du monde, de sorte qu’ils lancent leurs entreprises et créent une nouvelle richesse ici, au Canada.

Merci beaucoup.

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