Notes d’allocution de Chris Alexander, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration

À l’occasion d’une conférence de presse pour annoncer un nouveau volet du Programme de visa pour démarrage d’entreprise axé sur les incubateurs d’entreprises

Dans le cadre de la 22e conférence annuelle sur l’incubation d’entreprises de la Canadian Association of Business Incubation
Toronto (Ontario)
21 octobre 2013

Tel que prononcé

Merci beaucoup et bonjour à tous. Je vous remercie de m’avoir invité à cet événement marquant votre 22e anniversaire, et d’avoir ignoré cet appel hier soir. Je vous remercie aussi de me rappeler que je dois retourner à mes fonctions parlementaires. Cet après‑midi, il y aura la période de questions qui sera suivie d’une semaine complète de travail acharné à la suite du discours du Trône de la semaine dernière et de l’importante annonce d’un accord de libre-échange global avec l’Europe, dont je vous parlerai sous peu.

C’est un privilège pour moi d’être dans ma ville natale, sur les rives de ce lac, avec vous, qui venez des quatre coins du pays, et de prendre littéralement une bouffée d’air tout en étant à l’affût des idées qui dessineront notre avenir. Parce qu’à Citoyenneté et Immigration, nous aimons penser que notre ministère dessine l’avenir du Canada en y attirant ici chaque année un quart de million de personnes qui viennent du monde entier, mais dont le talent, l’expérience, l’éducation façonnent réellement ce que devient ce pays.

Je remercie donc Michael et Carol pour ces mots d’introduction. En jouant le rôle d’incubateurs et d’accélérateurs avec vos collègues investisseurs providentiels de capital de risque, vous êtes au cœur de notre avantage comparatif dans ce pays. Vous êtes littéralement l’élément vital de notre économie. Nous le savons, que les petites et moyennes entreprises font cela pour nous, dans toutes les économies du monde entier, mais surtout au Canada en ce moment, alors que nous jouissons d’une stabilité unique et de ressources institutionnelles uniques qui sont considérées comme plus puissantes que jamais en raison de la façon dont elles ont réussi à traverser la crise il y a cinq ans.

Pour avoir vu des incubateurs d’entreprises à l’œuvre dans de nombreuses villes partout dans le monde, y compris certains de ceux dont vous avez fait mention sur d’autres continents, comme je l’ai dit, je suis très impressionné par tout ce qu’ils font, mais, surtout, par tout ce que vous faites dans ce pays, à Toronto, à Vancouver, à Montréal et dans d’autres villes au pays, ainsi que dans les plus petites villes et les villages.

Jetez un coup d’œil au National Post d’aujourd’hui où on souligne l’importance du démarrage d’entreprises et de l’entrepreneuriat dans nos petites villes et où, dans le classement, en effet, les grandes villes comme Toronto, Montréal et Vancouver se positionnent très bien. Mais on nous rappelle aussi que, dans les Prairies, il y a des dizaines d’endroits qui obtiennent de bons résultats. En Ontario, une petite ville comme Leamington offre une multitude de possibilités d’innovation entrepreneuriale en raison du rôle unique qu’elle joue dans le secteur agricole.

Ainsi, nous possédons l’esprit d’entreprise au Canada, en ce 21e siècle qui nous a placés dans une position avantageuse pendant cette période de lenteur de la reprise mondiale où le Canada a effectivement mieux fait que les autres pays, mais où nous ne pouvons tenir quoi que ce soit pour acquis. Notre gouvernement soutient l’incubation d’entreprises. Nous savons que c’est la seule façon de maintenir une avance sur les concurrents mondiaux, que les entreprises de l’avenir ne démarrent qu’avec des personnes qui, à la fin de leurs études universitaires, ont des idées géniales et quelques amis, et que ces entreprises sont essentielles aux emplois, à la croissance et aux priorités en matière de prospérité à long terme que nous nous fixons en tant que ville, en tant que province et en tant que pays.

Le voyage du premier ministre à Bruxelles montre, je crois, à quel point cet engagement de la part du gouvernement est respecté. Comme jeune diplomate entré aux Affaires étrangères, aux Affaires extérieures comme on l’appelait à l’époque, en 1991, au lendemain de la signature de l’accord de libre-échange avec les États-Unis, qui est devenu l’ALENA, je peux attester personnellement combien nous avons tous été émus; combien nous étions tous motivés à travailler en vue de conclure un accord de libre‑échange avec l’Europe, avec une Union européenne qui ne comptait pas encore 28 membres au début des années 1990 et qui venait à peine de sortir de la guerre froide. L’Union européenne s’est élargie et a intégré de nouveaux membres à la suite de la chute du mur de Berlin, et elle est déjà sur la bonne voie pour devenir le plus grand marché commun, le plus grand acteur économique du monde sous bien des rapports, certainement par le nombre de consommateurs et leur pouvoir d’achat, et ce, en vertu d’accords d’une union douanière.

La population de l’Union européenne est de 500 millions d’habitants, Mesdames et Messieurs. Le Canada compte 35 millions d’habitants et nos liens avec l’Europe remontent à mille ans. Il s’agit de la base de notre vocation commerciale internationale, et c’est pour l’Europe que des millions de Canadiens se sont battus pour défendre également les valeurs et les libertés canadiennes. Après deux guerres mondiales – que nous sommes sur le point de commémorer à nouveau pendant la Semaine des anciens combattants – il est vraiment vraiment passionnant de se rappeler cette histoire, de voir cette relation reconnue qui se traduit par des débouchés économiques pour la communauté transatlantique et celle de l’Atlantique Nord.

Je crois que nous pensons tous, que nous sommes tous d’avis que les études réalisées à ce jour, dont certaines ont été publiées il y a quelques années, sont probablement prudentes pour ce qui est d’anticiper quels seront en fin de compte les avantages pour le Canada sur le plan de l’emploi et celui de l’investissement.

En outre, la semaine dernière, le gouverneur général a inauguré une nouvelle session avec un discours du Trône qui était plus important que d’habitude. Je ne dis pas cela parce que ces discours revêtent strictement un caractère programmatique dans notre démocratie, ils le sont toujours, mais en raison des gouvernements minoritaires et parce que nous avons pris des engagements lors des dernières élections, nous n’avons pu aller aussi loin ces dernières années dans ces déclarations programmatiques sur ce que fera le gouvernement.

Le discours du Trône de la semaine dernière portait sur de nombreux aspects. Il établissait une fois de plus une stratégie économique ambitieuse. Il était aussi historique parce qu’il était accompagné de la conclusion de l’accord commercial avec l’Europe. Par ailleurs, qu’il s’agisse de ​​la réforme de la fonction publique fédérale ou du maintien des impôts à un faible niveau, nous devons nous assurer que notre environnement commercial demeure tout à fait concurrentiel. Il portait aussi sur ce problème sur lequel Jason Kenney et moi travaillons activement 28 heures par jour, à savoir des emplois sans personne pour les occuper et des travailleurs sans emploi.

Nous avons, Dieu merci, au Canada un taux de chômage qui est maintenant inférieur à 7 %, mais nous avons encore des centaines de milliers de personnes – dont beaucoup trop de jeunes – qui sont sans emploi. Et puis, ici, dans la région du grand Toronto et partout au pays – j’étais à Calgary pendant une partie du week-end – des centaines de milliers d’emplois, bien rémunérés, restent vacants. Nous devons mener à bien nos programmes de développement des compétences, partout au pays et avec vous tous, parce que les petites et moyennes entreprises, les nouvelles entreprises que vous lancez, sont celles qui créent, et de loin, le plus d’emplois.

En effet, nous devons également mener à bien nos programmes d’immigration pour être sûrs de relever ce défi. Mais en particulier en ce qui concerne les enjeux de mon ministère, le discours du Trône était très ambitieux. Nous renouvelons notre engagement à mettre en œuvre le système de déclaration d’intérêt pour nous aider à recruter des immigrants de la catégorie économique qui sont vraiment les meilleurs et les plus brillants et pour nous assurer ensuite de jumeler les compétences des immigrants avec les emplois offerts.

Que signifie « déclaration d’intérêt »? Cela signifie en fait que nous essayons d’agir comme vous : de destinataires passifs de demandes de manière mécanique, où celles‑ci se retrouvent dans une pile, dans un inventaire et son traitées une à la fois, nous devenons littéralement des agents de recrutement pour le Canada. Nous disons au monde entier « Si le Canada vous intéresse, peut-être que vous ne viendrez pas, mais si une partie de vous veut venir, faites-nous part de votre intérêt. Remplissez un court formulaire, faites partie de ces gens qui viendraient s’ils en avaient la possibilité ».

Une fois ce bassin de candidats constitué, nous collaborerons, comme ministère et comme gouvernement, avec les gouvernements provinciaux, les gouvernements territoriaux, les employeurs et les entrepreneurs pour leur donner accès à ce bassin et leur permettre de choisir les personnes dont nous avons besoin et qui réussiront bien ici. C’est un changement révolutionnaire pour l’immigration qui est proposé. La Nouvelle-Zélande l’a faite il y a 10 ans, l’Australie tente de le faire maintenant. Nous le ferons à une échelle plus grande que quiconque à ce jour.

Nous voulons également mettre à jour la Loi sur la citoyenneté pour la première fois en une génération; nous voulons aussi renforcer et protéger la valeur de la citoyenneté canadienne. Pensez au chemin que nous avons fait depuis seulement 1947, date à laquelle nous avons créé le concept juridique de la citoyenneté canadienne. La dernière mise à jour complète remonte à 1977. Aujourd’hui, parlez à un nouvel arrivant au Canada et vous verrez que tout a changé par rapport à la valeur que les gens attachent à ce justificatif d’identité unique, et nous voulons que la loi en tienne pleinement compte.

Nous devons aussi réformer le Programme des travailleurs étrangers temporaires afin de nous assurer que les Canadiens continuent d’avoir la priorité pour les emplois disponibles. Il s’agit d’un programme de travailleurs étrangers temporaires; nous savons que nous en avons besoin, mais nous savons qu’il doit soutenir les bons programmes de formation au Canada et les bons programmes d’immigration axés sur nos besoins économiques. Nous nous engageons également à prévenir la violence contre les femmes et les mariages forcés sur notre territoire. Malheureusement, c’est encore une question qui soulève de temps en temps - trop souvent – la controverse et la tragédie dans notre système d’immigration.

Nous voulons aussi faire du Canada une destination de choix pour les étudiants et les touristes, deux domaines où la concurrence est très forte. Nous avons doublé en sept ans seulement le nombre d’étudiants étrangers qui viennent au Canada, mais songez à ce que nous pourrions faire en plus avec les universités et les collèges que nous avons.

Et puis, enfin, le discours du Trône a signalé que nous voulons remanier le Programme des immigrants investisseurs de manière à ce que, à l’avenir, les personnes qui arrivent au Canada en tant qu’entrepreneurs et investisseurs contribuent pleinement à l’économie du Canada, en échange d’un accès plus facile à la citoyenneté.

Le dernier point que j’aimerais aborder est en fait celui qui justifie ma présence ici aujourd’hui, parce que depuis ma nomination il y a trois mois, j’ai pris conscience de ce que je savais d’instinct avant, à savoir que l’immigration est en effet l’une des solutions pour encourager l’innovation, stimuler la croissance économique et assurer la prospérité future.

Pourquoi faisons-nous appel à l’immigration? Nous vivons dans un pays où la population est vieillissante, une population qui vieillit bien, pourrais-je dire, et fort heureusement, parce que dans le dernier pays où j’ai séjourné pendant un certain nombre d’années – l’Afghanistan- les gens étaient contents que leur espérance de vie avait dépassé l’âge de 45 ans, alors qu’à l’époque du régime taliban, elle était d’un peu plus de 50 ans.

C’est donc un signe de notre succès, mais cela pose aussi un défi démographique, comme l’est celui de notre faible taux de natalité, et l’immigration est là pour combler ces lacunes, ainsi que pour développer notre potentiel économique. Nous sommes une économie avancée et aussi une société d’abondance, mais nous sommes également une économie émergente. Aucun autre pays du G7 ou aucune autre économie avancée n’a les plans et les projets énergétiques, le secteur minier et les projets, le dynamisme technologique et la croissance dans la fabrication de pointe que nous avons dans de nombreuses régions.

Alors, marchez dans les rues de la plupart des grandes villes du Canada, sortez ici, entrez dans le hall d’entrée à tel endroit, et vous verrez combien d’entreprises ont été démarrées par des immigrants au Canada ou combien leur appartiennent.

Selon une étude publiée en juin par la Banque de Montréal, près de la moitié des millionnaires au Canada – la proportion peut être encore plus élevée parmi les milliardaires, je n’en suis pas sûr – sont des immigrants au Canada ou des Canadiens de première génération dont au moins un parent est né à l’étranger – près de la moitié. Ces nouveaux arrivants au Canada travaillent très fort. Leur situation économique est souvent moins bonne après leur transition vers le Canada. Ils ont fait des sacrifices, investi de l’argent et souhaitent le récupérer. Ils veulent surpasser ces sommes, pour eux-mêmes, sinon pour leurs enfants et leurs petits‑enfants.

Nous voulons attirer un plus grand nombre d’entrepreneurs et d’innovateurs immigrants prospères, des personnes qui ont le potentiel de bâtir des entreprises innovatrices et qui nous permettent d’être concurrentiels à l’échelle mondiale. Maintenant, comme vous le savez, nous sommes en concurrence directe avec le reste du monde industrialisé, avec le monde entier en ce qui a trait à cette catégorie d’immigrants entrepreneurs. Par définition, des choix s’offrent à eux. Et lorsqu’ils découvriront que l’un de nos programmes à Citoyenneté et Immigration comporte un délai d’attente d’un an, voire même de trois ans, ils iront ailleurs.

C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à éliminer ces arriérés et à réduire les délais de traitement des demandes; c’est aussi la raison pour laquelle nous avons créé le Programme de visa pour démarrage d’entreprise, le premier au monde en son genre. Ce qui rend ce programme unique – et sa création remonte seulement au printemps – c’est que, contrairement aux programmes similaires offerts dans les autres pays, nous offrons au préalable la résidence permanente aux demandeurs admissibles.

Cela veut dire que des entrepreneurs étrangers admissibles qui présentent des propositions d’affaires viables peuvent immédiatement devenir des résidents permanents lorsque leur proposition est acceptée. Nous croyons fermement que le caractère distinctif du Programme de visa pour démarrage d’entreprise permettra d’attirer les meilleurs innovateurs et les plus brillants à l’échelle mondiale, dotés de la créativité et de la passion qui alimentent ultimement le démarrage réussi de toute entreprise.

Avant même d’avoir fait venir les premières personnes au Canada en vertu de ce programme, nous en avons tous tiré d’énormes avantages, simplement en raison de la publicité qu’il a générée aux États-Unis, en Amérique latine, en Asie et en Europe. Nous affirmons au monde entier que nos portes vous sont ouvertes, à vous les entrepreneurs, les innovateurs et les créateurs des entreprises de l’avenir.

Bien qu’ils puissent ne pas réussir à la première tentative, les entrepreneurs doivent avoir de grands rêves et ne doivent pas craindre de prendre des risques pour que leurs idées deviennent réalité. Vous savez que leur parcours est difficile. Parallèlement, la participation du secteur privé canadien permettra de garantir que des contrôles sont en place. Nous savons que le secteur privé au Canada investira seulement dans des idées qu’il jugera vouées à la réussite. Après tout, la réussite d’un investisseur suppose de choisir des gagnants, et le secteur privé, voire le marché, excelle dans ce sens.

En mettant en relation les entrepreneurs immigrants avec des investisseurs et des incubateurs d’entreprises qui détiennent une expertise dans le démarrage d’entreprises, nous croyons que le programme permettra de relever bon nombre de défis auxquels les entrepreneurs immigrants ont généralement déjà eu à faire face. J’avoue que plusieurs ont réussi seuls. Ils sont venus dans le cadre d’autres programmes existants, à savoir le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), la nouvelle catégorie de l’expérience canadienne, le Programme des entrepreneurs qui remonte aux années 1970.

Cependant, bien des immigrants au Canada ne connaissent pas le milieu des affaires au Canada à leur arrivée. L’absence d’antécédents de crédit au Canada ou d’un accès aux réseaux sociaux et professionnels canadiens peut aussi représenter un obstacle pour l’entrepreneur étranger qui se retrouve dans un environnement très concurrentiel. Autrement dit, les entrepreneurs ayant des propositions viables à forte capacité de croissance ne peuvent se permettre des reculs de ce genre. Ils ont besoin de savoir qu’ils bénéficieront d’une aide pour se trouver du financement, d’une orientation pour les guider dans notre monde des affaires, et d’un soutien pour leur donner un coup de pouce à leur arrivée.

Les premières demandes présentées dans le cadre du Programme de visa de démarrage d’entreprise ont été reçues le 1er avril. Pour présenter une demande, les entrepreneurs doivent avoir la garantie qu’ils peuvent compter sur un soutien important d’un groupe d’investisseurs providentiels canadien désigné ou d’un fonds de capital‑risque. Lors du lancement du programme, mon ministère a annoncé un partenariat établi avec l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement (ACCR) et la National Angel Capital Organization (NACO). Ces organismes nous ont prêté main-forte pour cerner et désigner les fonds de capital-risque et les groupes d’investisseurs providentiels qui participent actuellement au programme.

Mais nous reconnaissons aussi qu’une importante contribution doit être apportée, et ajoutée à la présente équation, par les incubateurs d’entreprises. L’économie en ce 21e siècle constitue un forum vraiment dynamique propice à la formation, à la création et au mentorat des entreprises de l’avenir et nous avons besoin de vous pour demeurer concurrentiels au sein de l’économie mondiale.

C’est pourquoi je suis heureux d’annoncer que nous établirons aussi un partenariat avec nos bons amis de la Canadian Association for Business Incubation (CABI) afin de procéder au lancement d’un nouveau volet dans le cadre de notre Programme de visa pour démarrage d’entreprise destiné aux incubateurs et promoteurs d’entreprises.

La Canadian Association for Business Incubation travaillera avec CIC en vue d’identifier les organisations que nous pouvons désigner comme incubateurs d’entreprises pour favoriser le démarrage d’entreprises. Grâce à ce nouveau volet, le Programme de visa pour démarrage d’entreprise offrira aux entrepreneurs prometteurs et aux entreprises prometteuses une porte d’entrée au Canada à n’importe quel stade de leur développement; à ceux et celles ayant besoin d’un incubateur, d’un promoteur, d’un investisseur providentiel, d’un investissement en capital-risque ou d’un investissement en capital.

Contrairement aux volets des investisseurs providentiels et de capital-risque, le volet des incubateurs d’entreprises ne nécessitera aucun investissement financier. Les demandeurs devront plutôt s’assurer une entrée au sein d’une entreprise désignée dans le cadre du programme canadien des incubateurs d’entreprises.

Et c’est très important de souligner cet aspect-là. On est en train de dire que pour ceux et celles qui sont identifiés par vous comme ayant des bonnes perspectives d’affaires, d’entreprenariat, il ne s’agit pas d’un investissement qui est nécessaire. Il n’y aura que votre mot, e opinion professionnelle qui sera nécessaire pour dégager et pour lancer le processus.

L’engagement de la part d’un incubateur d’entreprises désigné à l’égard d’un entrepreneur étranger constituera une indication qu’il juge que l’entreprise proposée est viable. L’incubateur d’entreprises nous aidera à établir si l’entrepreneur a les compétences et le potentiel de bâtir de nouvelles entreprises innovatrices qui peuvent avoir du succès au Canada et, au bout du compte, accroître notre capacité concurrentielle à l’échelle mondiale.

Comme dans les deux autres volets d’activité, des incubateurs d’entreprises désignés peuvent aider les immigrants entrepreneurs potentiels à surmonter les obstacles que les entrepreneurs étrangers peuvent rencontrer dans le contexte commercial canadien. Vous prodiguez des conseils, partagez des connaissances, aidez les entrepreneurs à établir des liens essentiels avec le monde des affaires, et apportez ainsi aux nouveaux arrivants le soutien dont ils ont besoin pour que leurs idées deviennent réalité.

Les immigrants au pays doivent tous faire l’expérience de l’orientation et de l’adaptation. Nous sommes fiers d’être un gouvernement qui a triplé ses dépenses consacrées aux services d’établissement depuis notre entrée en poste, car nous savons que ces investissements sont efficaces. Nous savons aussi que si nous mettons en relation des personnes qui ne connaissent pas le Canada avec les services et les réseaux dont ils ont besoin, ils réussissent plus rapidement, ils sont plus contents et satisfaits de leur expérience et ils font moins souvent fausse route.

Des demandes pourront être présentées au titre de ce nouveau volet à compter de ce samedi 26 octobre. Veuillez donc passer le mot. L’élargissement du Programme de visa pour démarrage d’entreprise est l’un des lancements les plus rapides qui ait eu lieu pour un programme d’immigration. En janvier 2013, nous avons procédé au lancement du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral). En août, nous avons fait venir au Canada les premières personnes dans le cadre de ce programme.

Nous espérons que tout se déroulera encore plus rapidement dans ce cas-ci. En élargissant le programme, nous fournissons maintenant aux investisseurs en capital‑risque, aux investisseurs providentiels et aux incubateurs d’entreprises canadiens un nouvel instrument pour attirer des entrepreneurs innovateurs de partout dans le monde. Nous sommes emballés par l’élargissement du Programme de visa pour démarrage d’entreprise et prévoyons accueillir au Canada grâce à ce programme les meilleurs entrepreneurs et les plus brillants au monde. Je peux en témoigner personnellement.

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de me trouver chez GrowLab à Vancouver, un incubateur, un promoteur, des investisseurs providentiels à proximité, et des personnes s’y trouvent déjà, en partie à cause du visa. Elles n’ont pas reçu ce visa, mais elles sont au courant que cela concerne un engagement commun : l’engagement de notre secteur privé ainsi que des différents ordres du gouvernement du Canada de bien faire les choses ici.

Ces personnes sont donc ici. Nous avons attiré l’attention de Silicon Valley et des collectivités œuvrant au démarrage d’entreprises dans bien des régions du monde. Continuons à faire appel à ces collectivités. Nous espérons un rendement des investissements qui seront avantageux pour les générations à venir.

Merci. Thank you. Et bonne conférence.

En vedette

Date de modification :