Notes d’allocution de Chris Alexander, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration

Dans le cadre du lancement de la première « Semaine de l’immigration francophone »

Ottawa (Ontario)
5 novembre 2013

Tel que prononcé

Je suis très, très fier d’être avec vous pour ce lancement de la semaine de l’immigration francophone ici aussi proche du Parlement, au coeur battant de notre pays bilingue, francophone, et très, très heureux d’être avec vous tous. Et mesdames et messieurs, au nom du gouvernement du Canada et du Premier ministre Harper, je suis ravi non seulement de lancer cette semaine, mais de faire preuve de notre détermination d’appuyer l’immigration francophone sous des formes nouvelles, de renforcer cet appui. 

Et je suis également très heureux d’être ici avec la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, Mme Marie France Kenny.  J’aimerais la remercier, ainsi que tous les membres de la FCFA de leur leadership au fil des années. On ne peut pas faire ça sans vous. On ne peut pas faire ça sans les réseaux que vous représentez. Et on ne peut pas faire ça sans la capacité institutionnelle que vous avez développée et que vous vous appuyez, que vous supportez.

Aujourd’hui, plus de 9,5 millions de Canadiens parlent français au pays et je suis parmi ceux qui ont commencé leur vie en ne pas parlant le français mais qui le parlent maintenant. Donc le chiffre grimpe. On est fier de ce résultat, mais il faut absolument le continuer, le développer, l’accélérer.

En effet, les francophones s’efforcent de célébrer une culture unique en solidarité avec leurs concitoyens canadiens. C’est notre patrimoine commun et une source de fierté pour tous les Canadiens.

Notre dualité linguistique nous rend également unique dans le monde de la Francophonie. Pour ces raisons et d’autres, le gouvernement croit que notre dualité linguistique constitue une source inestimable d’avantages économiques et sociaux pour tous les Canadiens. Et comme citoyen canadien qui a eu l’honneur de représenter notre pays à l’étranger, je sais jusqu’à quel point ça compte pour nous, pour le Canada de faire partie de ces deux grands réseaux dans le monde établi par les deux grandes langues officielles – mondiales qui sont le français et l’anglais. C’est un atout. C’est une force. Ça nous rend unique. Ça nous rend mondialisé par définition.

L’immigration nous permet d’aider à veiller à ce que la personnalité bilingue de notre pays soit préservée et représentée de manière fidèle dans tout le pays et je mets l’accent sur cette phrase là, dans tout le pays, parce qu’il n’y a pas un coin du Canada maintenant qui est à l’abri, à l’écart d’une présence francophone. C’est une réalité nationale dans toutes les provinces et dans tous les territoires.

C’est pourquoi je suis fier de reconnaître officiellement l’importante contribution de l’immigration et des nouveaux arrivants à la dualité linguistique du Canada. Je pense que les Canadiens sont plus nombreux et plus unanimes que jamais à croire à l’immigration, à être passionnés par l’immigration et ça va de soi que ça se fasse dans les deux langues. 

Dans le passé, les communautés francophones situées hors du Québec n’ont pas profité de l’immigration dans la même mesure que les communautés anglophones.  Actuellement, seulement un peu plus de 950 000 francophones vivent hors du Québec.  Soyons clairs, soyons réalistes, on aimerait que ce chiffre grimpe, mais on est là, autour d’un million pour le moment. 

Mais grâce à l’immigration de francophones, nous espérons accroître ce chiffre et aider à préserver la vitalité contenue, soutenue de nos communautés francophones situées hors du Québec. 

L’année dernière, le Canada a accueilli 3 685 nouveaux arrivants francophones dans ses communautés, ce qui représente une augmentation de quatre pour cent par rapport au nombre d’immigrants francophones qui se sont établis hors du Québec en 2011. Et je vous invite de nous mettre au défi d’élargir ce chiffre, de faire en sorte que la croissance dans notre immigration francophone continue à avancer. On ne peut pas comprendre le Canada, on ne peut pas comprendre ni son histoire, ni son présent sans avoir référence à ce processus d’immigration qui, dans toutes les régions du Canada, n’est peut-être pas une réalité il y a une décennie, deux décennies, trois décennies. Il y  a des régions surtout rurales où les immigrants ne venaient pas pendant les années ‘60, ‘70, ‘80.

Maintenant les gens viennent et ils vont non seulement dans nos grandes villes mais en milieu rural, dans les petites villes, dans les villages, là où il y a des besoins, là où il y a un accueil, là où le travail de l’établissement se fait de la bonne manière et c’est vraiment heureux de constater ce renouvellement du processus de l’immigration. 

On était en Alberta en fin de semaine. On ne peut pas comprendre l’Alberta sans le Père Lacombe. On ne peut pas comprendre l’Ouest et les Grands Lacs canadiens sans La Salle et les autres grands explorateurs. Et bien sûr, en 2013, on ne peut pas comprendre l’Ontario sans raconter à qui que ce soit et à tout le monde l’histoire de Samuel de Champlain qui nous est venu pour la première fois il y a 400 ans cette année.

Donc nous faisons des progrès notables, mais je sais que nous pouvons faire mieux avec l’aide de nos partenaires et des employeurs. Afin d’aider à veiller à ce que les communautés francophones en situation minoritaire continuent de prospérer, le gouvernement investira 149,5 millions dollars dans les langues officielles et l’immigration. Vous connaissez la fameuse Feuille de route. De cette somme, 29,5 millions dollars iront directement au recrutement et à l’intégration d’immigrants francophones qui contribueront à l’économie canadienne.

Qu’est-ce que cela va représenter? À titre d’exemple, la FCFA a fait un excellent travail en septembre dernier pour promouvoir l’immigration francophone dans les provinces et les territoires partout au Canada. Avec l’aide de ses partenaires, elle a tenu une série de séances d’information sur le recrutement de travailleurs qualifiés francophones ou bilingues venant de l’étranger. 

En conséquence, plus de 270 employeurs, représentant des municipalités et autres intervenants économiques importants ont reçu de l’information sur les avantages du recrutement de ces nouveaux arrivants dans nos communautés francophones en situation minoritaire.

Mesdames et messieurs, les emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme demeurent la priorité du gouvernement mais faisons la publicité de ce que nous offrons ici au Canada parce que, oui, on sait qu’on est populaire. Oui, on sait que les gens veulent venir ici, mais soyons clairs envers tous nos auditoires à l’échelle mondiale – soyons clairs quant à l’importance et l’intérêt de vivre en français n’importe où au Canada. C’est possible. C’est stimulant. C’est passionnant et les gens, que ça soit les gens de Kinshasa ou de l’Algérie ou du Vietnam ou de l’Europe suite à la conclusion de l’Accord Canada-Union européenne auront énormément d’intérêt de venir s’installer, s’établir, travailler, vivre en français ici à Ottawa, à Ajax chez moi où le francophone représente huit ou neuf pour cent de la population ou à Fort McMurray, dans le Nord de la Colombie-Britannique, en milieu rural au Manitoba, n’importe où.

C’est pourquoi nous axons nos efforts sur la réforme de notre système d’immigration afin de recruter les personnes les plus compétentes et les plus brillantes qui pourront nous aider à répondre aux besoins des employeurs, de notre économie et de nos perspectives économiques.

En 2015, nous mettrons en place le modèle de sélection par déclaration d’intérêt qui est une nouvelle évolution, transformation de notre système de l’immigration qui va réduire les délais et qui va renforcer les liens entre les expertises, les talents de nos immigrants et les besoins de notre économie. Ce nouveau modèle de sélection nous permettra de recruter des immigrants qualifiés dont notre économie a besoin au sein d’un vaste bassin d’immigrants potentiels. C’est-à-dire on demandera à énormément de gens d’exprimer leur intérêt et on ira chercher ceux dont nous avons besoin à cause de leurs talents, à cause de leur expérience et on les invitera à faire application vers le Canada.

Et on peut, bien sûr, viser les francophones de façon beaucoup plus efficace dans ce nouveau système – ou les gens bilingues aussi. Ce nouveau modèle de sélection nous permettra de recruter les immigrants qualifiés dont notre économie a besoin mais nous espérons que le système flexible profitera également aux communautés francophones en situation minoritaire. Ces communautés sont comme énormément d’autres d’expression anglaise au Canada. Ils n’ont pas eu l’immigration pendant des fois un siècle. Mais il n’y a pas de raison pourquoi elles ne commenceront pas à recevoir une immigration – une nouvelle vague d’immigration par biais de nos programmes d’aujourd’hui.

En effet, ce nouveau système contribuera à élargir les possibilités pour les employeurs et les communautés et aidera à attirer et à recruter des immigrants qualifiés francophones ou bilingues dans les communautés francophones en situation minoritaire. En attendant, nous allons continuer de recruter activement les immigrants francophones par le biais de Destination Canada. Il s’agit d’une série de salons de l’emploi annuels qui se déroulent ce mois-ci à Paris, à Bruxelles, et à Tunis et le nombre de villes concernées ne cessent d’augmenter.

Ces salons de l’emploi nous permettent de mettre les travailleurs qualifiés francophones ou bilingues en relation avec des employeurs de tout le Canada. Après après année, Destination Canada obtient un succès phénoménal auprès des employeurs et des travailleurs qualifiés à l’étranger. J’aimerais d’ailleurs profiter de l’occasion pour inviter davantage d’employeurs canadiens à participer à cette initiative.

J’étais en train de parler avec des organisations financées par notre ministère à Vancouver qui travaillaient avec les employeurs pour encourager des immigrants francophones à prendre la voie de l’entrepreneuriat à Vancouver en français et ça marche très, très bien.

Année après année, le premier salon de l’emploi débute le 19 novembre à Paris et il reste du temps pour présenter une offre d’emploi sur le site web de Destination Canada, donc attention, employeurs. 

Mesdames et messieurs, le gouvernement est déterminé à soutenir les communautés de langue officielle en situation minoritaire de toutes les régions de notre grand pays.  La Semaine de l’immigration francophone reconnaît l’importante contribution de l’immigration à la dualité linguistique de notre pays et au dynamisme de nos communautés francophones en situation minoritaire. 

Je dois vous dire jusqu’à quel point de par mon expérience personnelle ça va de soi au Canada de parler et de vivre et d’aspirer, de prétendre à parler les deux langues officielles, et je pense que nous tous constatons cette volonté très, très réelle, très, très rafraîchissante de la nouvelle génération et des immigrants, des gens qui viennent du Punjab ou de l’Afrique, des Philippines de maîtriser nos deux langues et de renforcer leur citoyenneté canadienne dans bien de cette capacité.

Par ailleurs, cette semaine encourage tous les Canadiens à se pencher sur les faits qu’ont nos deux langues officielles sur notre identité canadienne. On ne peut pas comprendre l’identité canadienne sans faire référence au début de nos institutions en Nouvelle France, en Acadie, mais aussi à la réalité très, très dynamique de notre vie en deux langues officielles.

Pour terminer, j’aimerais remercier encore une fois la FCFA et nos 13 réseaux en immigration francophone. Je sais que plusieurs d’entre vous représentez ces réseaux.  On est heureux, fier que vous soyez plus nombreux que jamais aujourd’hui. Ce n’est qu’un premier pas, je pense, vers un avenir qui s’annonce très, très excitant.

Et ces réseaux partout au pays, on aimerait vous féliciter et remercier de votre aide pour le lancement de la Semaine de l’immigration francophone avec des dizaines d’événements ici à Ottawa et partout au pays qui vont nous inspirer davantage.

Merci beaucoup.  Merci de m’avoir invité, de m’avoir inclut.

En vedette

Date de modification :