Document d’information - Réfugiés karens

En février 2007, sur la foi des recommandations concernant les réfugiés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Canada commencera à recevoir des réfugiés karens en entrevue, ayant comme objectif de réinstaller 2 000 réfugiés de plus au Canada. Le choix se portera à nouveau pour cette deuxième vague de réfugiés karens sur le camp isolé de Mae La Oon camp, de même que sur le camp Mae Ra Ma Luang situé à moins de 10 kilomètres du premier emplacement. On estime à 10 000 le nombre de réfugiés dans chaque camp.

Quelque 140 000 réfugiés des neuf principaux groupes minoritaires de Birmanie ont vécu dans neuf camps isolés et fermés sur la frontière de la Thaïlande et de la Birmanie pour une période allant jusqu’à vingt ans, constituant la plus grande population de réfugiés de l’Asie du sud-est. À la suite d’une entente en 2005 par le gouvernement royal thaï permettant la réinstallation à grande échelle de réfugiés birmans, le HCR a déterminé que certains segments vulnérables de la population karens avaient un besoin impérieux d’être réinstallés. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Des neuf camps de réfugiés en Thaïlande, le camp Mae La Oon se distingue par son grand isolement et par le fait qu’il est très difficile d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables et le camp est extrêmement surpeuplé. Les demeures des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. C’est en raison de l’aggravation de ces conditions à Mae La Oon que le HCR a fait de la réinstallation de groupe hors de la Thaïlande une priorité.

Tous les réfugiés devront faire l’objet d’une vérification sur les plans de la santé et de la sécurité avant leur venue au Canada.

Le premier contingent de Karens est arrivé au Canada au cours de l’automne et de l’hiver

En 2006, dans le cadre de l’initiative du processus de groupes, 810 réfugiés karens birmans ont été reçus en entrevue et sélectionnés par des agents canadiens des visas. La majorité des réfugiés sont déjà arrivés au Canada, et ils se sont installés dans diverses villes du Canada.

L’adaptation à la vie au Canada, un défi

Il n’est pas surprenant que l’adaptation à la vie au Canada constitue un défi pour les réfugiés karens qui ont vécu de nombreuses années dans des camps de réfugiés isolés dans la jungle. Comme ils sont arrivés avec très peu d’effets personnels, ils sont sans doute très reconnaissants d’être au Canada, mais il leur faudra un certain temps pour s’adapter. À leur arrivée, les réfugiés ont montré des signes d’extrême fatigue et de déshydratation.

Les Karens ont éprouvé beaucoup de difficultés dans leurs communications, puisque très peu d’entre eux savent s’exprimer en anglais. Bien qu’ils assistent à des ateliers d’orientation et qu’ils fassent preuve de coopération, ils n’ont pas l’habitude des salles de classe, et ils ne retiennent ni ne comprennent l’information qui leur est communiquée. Après tant d’années dans des camps de réfugiés, ils ont appris à vivre au jour le jour, leur seul objectif étant de survivre. L’utilisation de méthodes et d’exercices pratiques pour communiquer l’information s’avère être très utile.

Une fois que les réfugiés emménageront dans leur propre logement, ils devront apprendre à utiliser les appareils de façon sécuritaire et connaître aussi les mesures de sécurité qui ont trait aux incendies et aux bâtiments. Il est aussi important qu’ils apprennent les règles sanitaires. Plusieurs sont dépassés par le système de transport; l’utilisation du transport en commun a donc aussi donné lieu à certaines difficultés.

Trouver un logement abordable où ils peuvent vivre à proximité les uns des autres constitue une priorité. Ils ont pu obtenir de l’aide par l’intermédiaire du Programme d’accueil en étant jumelés à des bénévoles. Le Programme d’accueil vise à aider les immigrants à régler certaines questions et difficultés liées à l’établissement en leur offrant un environnement amical et familier où ils peuvent se familiariser avec leur nouveau pays.

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