Vrai ou faux - Pays sûrs
L’Entente sur les tiers pays sûrs aide le Canada et les États-Unis à collaborer pour assurer la protection des réfugiés.
C’est vrai : Le Canada coopère avec les États-Unis pour traiter les demandes d’asile et réduire les abus du système de protection des réfugiés.
Réalité
Cette entente canado-américaine signifie que les demandeurs d’asile doivent demander la protection de celui des deux pays où ils entrent d’abord. Par exemple, si une personne d’Amérique du Sud souhaite demander l’asile au Canada, mais qu’elle transite par les États-Unis, elle doit demander l’asile aux États-Unis (le tiers pays sûr dans ce cas-là). Elle ne peut pas présenter une demande d’asile à la frontière canadienne, à moins de satisfaire à l’une des exceptions, par exemple : avoir des membres de sa famille au Canada ou être une personne mineure voyageant seule.
L’Entente n’a pas pour objectif de limiter le nombre de demandes d’asile au Canada, mais de s’assurer que le Canada et les États-Unis partagent la responsabilité de protéger les réfugiés. En collaborant avec les États-Unis, nous pouvons traiter les demandes d’asile de manière ordonnée et réduire les recours abusifs au système de protection des réfugiés.
Pour ces raisons, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui assure la protection des droits des réfugiés à l’échelle mondiale, a déclaré que ce type d’ententes de partage des responsabilités peut en fait améliorer la protection des réfugiés. D’autres pays, comme l’Australie, le Royaume-Uni et les pays membres de l’Union européenne respectent également le principe des tiers pays sûrs, selon lequel les personnes qui fuient une situation dangereuse devraient demander d’être protégées à la première occasion raisonnable.
L’évaluation globale de l’Entente effectuée par le HCR est positive. Tant le Canada que les États-Unis ont à cœur le respect des droits de la personne, et les systèmes de protection des réfugiés des deux pays répondent aux exigences internationales. En vertu de l’Entente, les personnes continuent à avoir accès à un processus complet et équitable pour demander l’asile dans un pays ou l’autre. Il est logique que nous travaillions ensemble pour prévenir les recours abusifs aux programmes de protection des réfugiés et assurer l’établissement des réfugiés dans un environnement sûr aussi rapidement et efficacement que possible.