Juin 2011
Chai Bouphaphanh est né à Vientiane, au Laos, en 1967 et y a vécu jusqu’en 1978. À la suite de la victoire militaire des communistes lors de la guerre du Vietnam et des répercussions de cette dernière dans leur pays, les parents de Chai prennent la décision douloureuse de partir. Après avoir vécu pendant deux ans dans un camp de réfugiés de Nong Khai, en Thaïlande, Chai et sa famille sont parrainés par l’Église mennonite de Drake pour venir au Canada. La famille arrive le 1er février 1980 dans la petite ville de Drake, en Saskatchewan, alors qu’une tempête fait rage.
L’adaptation à la vie au Canada est difficile, notamment en raison du temps froid et de la nouvelle langue. Chai soutient qu’il était parfois ardu de concilier sa culture laotienne avec son nouveau foyer canadien, tout en reconnaissant que ses parents comprenaient la nécessité de fusionner les deux cultures. Dans l’ensemble, Chai a aimé grandir en Saskatchewan; il joue au hockey l’hiver, puis au tennis et au soccer l’été. « J’aime le froid maintenant! » dit-il. Chai est très reconnaissant envers l’Église mennonite de Drake. « Elle nous aide à nous sentir chez nous depuis le premier jour. »
Chai travaille actuellement au service informatique et en tant que photographe de produits chez Drake Meats. Il fait également de la photographie à la pige, fait souvent du bénévolat pour la Regina Open Door Society et a réalisé des travaux de photographie pour d’autres organismes comme MacDonald Youth Services de Winnipeg.
L’objectif de Chai pour l’avenir est de continuer à faire sourire les gens grâce à sa passion pour la photographie. Une de ses photographies a d’ailleurs été sélectionnée lors d’un concours du National Geographic, qui la versera dans sa banque d’images.
La famille de Chai a récemment célébré ses 30 ans passés au Canada. « Nous vivons dans le meilleur endroit du monde. Je tiens à remercier le Canada de nous avoir donné la liberté de vivre et un endroit extraordinaire où vivre. »
Saviez-vous que depuis 1978, les parrains privés ont permis à plus de 200 000 réfugiés de venir au Canada, et que ce nombre s’ajoute à celui des réfugiés réinstallés grâce au financement du gouvernement?