Histoires de réussite - Servir et protéger
Mars 2007
Au
cours des cinq années qu’il a passées au Canada,
courtes mais bien remplies, d’étudiant de maîtrise
en programmation informatique à l’Université Dalhousie,
Shen est devenu policier au sein du service de police de Toronto. Entre-temps,
il s’est marié, a eu un petit garçon, est devenu
citoyen canadien et a géré sa propre entreprise.
Bien que son cheminement de carrière ne soit pas exactement ce qu’il avait prévu en venant au Canada en 2001, Shen est heureux de la tournure des événements.
« J’ai arrêté mes études lorsque ma femme est devenue enceinte en 2003, dit-il. J’ai fait tout ce que je pouvais — livreur de pizzas, gardien de sécurité, j’ai même essayé de démarrer ma propre entreprise. Ce n’est peut-être pas de cette façon que j’avais planifié les choses, mais c’était ce que je devais faire. »
L’idée de devenir agent de police lui est venue grâce à un message publicitaire diffusé par une station de télévision de langue chinoise. Shen a été attiré par le mandat de « Servir et protéger » du service de police de Toronto.
« On demandait des civils chinois qui pourraient être intéressés à servir dans le corps de police de Toronto. Plus j’y réfléchissais, plus cela avait du sens. Mes parents étaient militaires, alors je connaissais un peu ce genre de vie et je savais qu’on démontrerait du respect pour ce type de travail. »
Après avoir obtenu son diplôme du Collège de police de l’Ontario en mai 2006 et être devenu citoyen canadien en juin 2006, l’agent Shen consacre maintenant beaucoup d’efforts à sa nouvelle carrière et il est très heureux de sa décision.
« Il est certain que ma langue s’avère pratique, confie-t-il. On a fait appel à moi pour servir d’interprète dans certaines situations, et dans une autre, j’ai été en mesure d’aider une femme qui avait été témoin d’un crime mais qui ne parlait que le chinois. Elle était très heureuse que je sois là et j’étais heureux de pouvoir l’aider. »
L’agent Shen et son épouse comprennent bien le service au public. Son épouse, qui est infirmière à Toronto, est arrivée au Canada en 1998. Leur fils âgé de trois ans et demi se développe bien et le couple profite d’un cheminement de carrière sécuritaire pour l’avenir.
« Il y a eu des changements dans ma vie, ça c’est certain, dit l’agent Shen, mais je suis maintenant un agent de police au Canada — une personne dont la langue maternelle n’est pas l’anglais — et j’ai appris dans un court laps de temps ce que cela signifie de servir et de protéger. Je sers en même temps les autres chinois canadiens et la Ville de Toronto. »
Le service de police de Toronto a embauché un grand nombre de recrues faisant partie des minorités et dans la division où est posté l’agent Shen, 96 des agents parlent un total de 29 langues.
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