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Histoires de réussite

Un ancien garçon perdu aide les autres à trouver leur voie

Janvier 2008

Photo de WilliamMême s’il était un « garçon perdu » pendant son enfance au Soudan, William  a trouvé le chemin d’une nouvelle vie au Canada et aide maintenant les autres à en faire autant.

Alors qu’il n’avait que neuf ans, William a fui sa maison, au Soudan méridional, pour ne pas être assassiné ou enlevé par les troupes pendant la guerre civile.

Il faisait partie des quelque 20 000 garçons perdus du Soudan – ces jeunes hommes forcés de subvenir à leurs besoins, sans parents ni tuteurs, dans les régions sauvages de l’Afrique. Nombre d’entre eux ont été abattus par des soldats, tandis que d’autres sont morts de faim, de déshydratation ou de maladie.

William a marché pendant des mois pour se rendre dans des camps de réfugiés, d’abord en Éthiopie, puis au Kenya.

Il a commencé à jouer le rôle de travailleur social dans ces camps et, après avoir rencontré un représentant de l’ambassade du Canada, il a présenté, en 1998, une demande d’asile au Canada.

« Le Canada avait accepté tellement de gens que des autocars nous ont transportés jusqu’à Nairobi où nous avons participé à des séances d’orientation sur le Canada. C’est lors de ces séances que j’ai pu me faire une idée de ce que la vie était ici, affirme-t-il. »

Même s’il avait une bonne idée de la vie au Canada, le jeune homme de 22 ans, qui est arrivé à Vancouver en juillet, a dû s’habituer au climat : il avait l’impression de « geler en plein été. »

William a acquis la citoyenneté canadienne trois ans après son arrivée et travaille comme préposé à l’entretien au centre commercial Metropolis at Metrotown, situé à Burnaby, en Colombie-Britannique.

William aime sa nouvelle vie et son emploi, et il aide d’autres Soudanais qui sont venus à Vancouver. Il aimerait mettre sur pied un centre communautaire à l’intention des immigrants africains de Vancouver et il participe à un programme de formation destiné aux étudiants originaires du Soudan, dont les parents sont peu scolarisés.

« Je me souviens de mon enfance, dit-il. Je sais comment on se sent quand on est laissé à soi-même. »

L’année dernière, William est retourné dans le village soudanais qu’il a fui. Il voulait retrouver ses parents qu’il n’avait pas vus ou à qui il n’avait pas parlé depuis plus de 20 ans.

« Retourner à la maison a été un peu déstabilisant, affirme-t-il. Au début, mes parents ne m’ont pas reconnu et pensaient que j’étais un travailleur de l’ONU. Ce moment fut vraiment touchant. »

Il est retourné au Soudan juste à temps – deux mois après s’y être rendu, son père est décédé.

Son voyage lui a donné l’idée d’amasser des fonds pour faire construire un puits pour son village. Il en coûtera environ 12 000 $ et il espère lancer les travaux lors d’une visite qu’il fera en 2008.

« De tous les problèmes dont j’ai été témoin, le manque d’eau potable est sans aucun doute le plus sérieux, dit-il. Les gens boivent de l’eau sale et contaminée qu’ils vont puiser dans les ruisseaux et dans les trous d’eau. Ils contractent donc des maladies et plusieurs d’entre eux en meurent. »

Pour obtenir de l’information au sujet du projet, veuillez visiter le site suivant : www.givemeaning.com/project/southsudanwell (en anglais seulement).


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