Voyage au Canada : Récits de réfugiés – Madut

Voyage au Canada : Récits de réfugiés – Madut

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Transcription : « Voyage au Canada : Récits de réfugiés – Madut »

Durée de la vidéo : 03:05 minutes

MADUT MAJOK : Et je suis né dans une ville appelée Wau, mais nous habitions à l’extérieur du village rural, je dirais environ à 12 miles de Wau. Et le gouvernement a décidé de mener une campagne de contre-insurrection, et l’objectif était de brûler des villages pour détruire la nourriture, détruire le bétail, pour veiller à ce que personne n’ait de nourriture. Voilà comment mon village a été attaqué. Nous étions comme les premières victimes de cela. (ENREGISTREMENT COUPÉ)

Notre périple a duré  près de deux mois à partir d’où je suis né et à travers l’Éthiopie. Le HCR avait ouvert 20 écoles primaires dans le camp, ce qui est vraiment bon. De nombreux garçons qui ont abouti aux États‑Unis en tant que garçons perdus ont reçu leur éducation là, et cela les aide, en fait, lorsqu’ils viennent aux États‑Unis, parce qu’ils peuvent parler l’anglais. Cela a également ouvert des portes pour des gens comme moi. Par exemple, si je n’étais pas allé à l’école dans le camp, je n’aurais jamais présenté ma candidature à un programme de réfugiés pour étudiants. Donc oui, les conditions étaient difficiles, mais pour les personnes qui étaient déterminées à changer leur style de vie en exploitant les ressources limitées du camp, au moins quelque chose avait changé. (ENREGISTREMENT COUPÉ)

On nous a délivré nos visas pour venir au Canada. C’était très bien. Nous étions excités. Lorsque nous avons pris l’avion pour Halifax, nous avons été accueillis à l’aéroport par un étudiant de Dalhousie qui était responsable de cette section‑là de l’EUMC. Il nous a conduits à l’université, et je me suis fait un devoir de me rendre aux services aux étudiants, et on m’a informé qu’ici, il ne faut pas avoir peur de ses professeurs. On peut aller leur parler. C’est ce que j’ai fait. Et le prof m’a dit : « Si je parle trop vite, arrêtez‑moi. Asseyez‑vous en avant. Suivez‑moi à mon bureau après le cours ». J’étais… et je me suis beaucoup amélioré. J’avais pour but de travailler fort à l’université pour pouvoir regagner la capacité de subvenir à mes besoins. (ENREGISTREMENT COUPÉ)

À l’heure actuelle, l’objectif s’est réalisé, en raison du poste que j’occupe maintenant à CIC. J’ai donc la sécurité d’emploi, et vous savez, c’est ce qui est le plus important lorsque quelqu’un veut regagner la capacité de subvenir à ses besoins. Donc, lorsque j’ai obtenu ma citoyenneté, je savais que j’avais maintenant un pays qui pouvait, dans un sens, vraiment me défendre, c’était donc vraiment quelque chose pour moi. C’était une étape importante, et cela est arrivé, vous savez, après la fin de mes études universitaires, donc c’était comme une grande année pour moi. Je suis diplômé de l’université, j’ai obtenu ma citoyenneté canadienne. C’était vraiment extraordinaire. 2006 est une année inoubliable pour moi.

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