Les niveaux de compétence linguistique canadiens : L’anglais langue seconde (ALS) pour adultes et l’anglais langue seconde (ALS) pour les apprenants débutants
Qu’est-ce qu’un niveau de compétence?
Il s’agit d’une norme ou d’un critère au regard duquel on mesure quelque chose.
Qu’est-ce qu’un niveau de compétence linguistique canadien en matière d’enseignement de l’anglais langue seconde (ALS)?
Il s’agit d’une description de la capacité d’une personne d’utiliser la langue anglaise afin d’accomplir une série de tâches.
Pourquoi avons-nous besoin d’un ensemble de niveaux de compétence linguistique canadiens?
Au Canada, l’enseignement de l’ALS aux adultes et l’apprentissage de cette langue par ces derniers font appel à des dizaines de milliers de personnes dans bien des genres d’endroits : écoles, collèges, centres communautaires, universités, usines, bureaux, hôtels, sous-sols d’église, bibliothèques, et ainsi de suite. Les cours peuvent se donner à temps plein ou à temps partiel, le jour, le soir ou les fins de semaine. Les personnes qui les suivent proviennent de partout dans le monde; les langues qu’ils parlent et leurs antécédents scolaires sont fort diversifiés.
Compte tenu de toutes ces différences, il n’est pas étonnant qu’il n’y ait eu jusqu’à présent aucun ensemble de normes permettant de mesurer l’apprentissage linguistique chez les adultes qui suivent des cours d’ALS.
Sans ensemble de normes communes, il est difficile :
- pour une école de délivrer des certificats d’ALS qui puissent être reconnus hors de cet établissement;
- pour les apprenants de changer d’école ou de passer d’une classe d’ALS à une classe régulière sans perdre de crédits;
- pour les employeurs de bien connaître les capacités linguistiques d’un immigrant;
- de mesurer l’apprentissage linguistique selon une méthode acceptée à l’échelle nationale.
Quelle sera l’utilité des niveaux de compétence en matière d’enseignement de l’ALS dans l’ensemble du Canada?
- Les personnes qui suivent des cours pourront savoir où ils en sont dans leur apprentissage.
- Les administrateurs, enseignants, employeurs, travailleurs de l’établissement et ainsi de suite, ils connaîtront avec précision la capacité linguistique d’une personne.
- Les professeurs, disposeront d’un ensemble de critères qui leur permettant d’évaluer la capacité linguistique d’un apprenant.
- Les apprenants et les institutions qui offrent des cours d’ALS, pourront compter des repères communs pour l’évaluation.
Les niveaux de compétence sont-ils un genre de critère ou de programme-cadre?
Ils ne sont ni l’un ni l’autre. Cependant, on peut s’en servir pour élaborer des tests linguistiques ou des manuels adaptés à la situation locale. Le conseil scolaire de Peel a déjà mis au point des instruments d’évaluation pour les niveaux 1 à 8.
Que définissent les niveaux de compétence?
Il y a quatre genres de niveaux de compétence, et chacun définit les capacités dans un domaine de compétence linguistique ou un ensemble de compétences linguistiques spécifique. Les quatre domaines de compétence sont les suivants :
- écoute
- expression
- lecture
- écriture
Combien y-a-t-il de niveaux de compétence?
Il y a douze niveaux de compétence dans chacun des trois domaines, ce qui fait trente-six en tout.
Une personne qui ne connaît absolument pas la langue (mais qui connaît l’alphabet romain), aurait le niveau de compétence Un pour chacun des trois domaines.
À quoi ressembleront les niveaux de compétence?
Chaque niveau de compétence définit les compétences que l’apprenant devrait avoir à cette étape. Des tâches concrètes sont données comme exemple de ce qu’un apprenant peut accomplir lorsqu’il satisfait à ce niveau de compétence.
D’où viennent les niveaux de compétence?
En 1992, le gouvernement fédéral a mis de l’avant une nouvelle politique concernant les cours de langue pour les immigrants, dans laquelle on affirmait en partie que le Canada devait établir un ensemble clair de normes de rendement à cet égard afin de trouver des moyens d’évaluer de façon fiable les compétences linguistiques des apprenants.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a créé en mars 1993 le Groupe de travail national sur les niveaux de compétence linguistique. Formé d’environ 20 personnes (des enseignants, des apprenants, des administrateurs), ce groupe a pour tâche de superviser la conception, la mise à l’essai et la révision d’un ensemble de niveaux de compétence linguistique et de s’assurer la contribution de la population visée. Le groupe a décidé que les niveaux de compétence devraient être axés sur des tâches, et que ceux-ci devaient se concentrer sur l’établissement.
En 1995, une version préliminaire du document a été diffusée partout au Canada, et 3 000 personnes ont participé à son évaluation (2 000 étaient des apprenants, 500 des enseignants de l’ALS aux adultes et les 500 autres des administrateurs d’établissements offrant des cours d’ALS, des concepteurs de programmes d’études, des universitaires et ainsi de suite). Les révisions apportées au document se fondaient sur des renseignements obtenus grâce à l’essai sur le terrain.
Les apprenants débutants
Il y existe un ensemble de niveaux de compétence distinct pour les apprenants débutants. Ceux-ci décrivent la progression en lecture et en écriture d’un adulte apprenant débutant de l’ALS. Cette progression est propre à ce genre d’apprenants et ne saurait se refléter dans les normes de lecture et d’écriture préparées pour les autres adultes inscrits à des cours d’ALS. Cet ensemble de niveaux de compétence distinct est destiné aux apprenants d’ALS qui sont analphabètes dans leur langue maternelle. Il convient également aux apprenants qui ne sont pas familier avec l’alphabet romain.
Quelles sont les prochaines étapes?
Nous espérons maintenant que les organismes d’aide aux immigrants et aux adultes qui apprennent l’ALS appliqueront les niveaux de compétence linguistique canadiens lorsqu’il s’agira :
- d’établir des méthodes d’évaluation;
- d’élaborer du matériel pour les programmes d’enseignement locaux;
- d’établir des formules d’attestation de l’apprentissage;
- de déterminer une langue commune pour l’ensemble des organismes d’aide aux immigrants.
Il convient de souligner que les commentaires au sujet de ces activités formeront le point de départ d’une prochaine révision des niveaux de compétence linguistique canadiens.
© Ministre des Approvisionnements et Services Canada 1996
No au cat. : Ci63-14/1996
ISBN 0-662-623-2
C&I-151-03-96
Novembre 1998