Le 85e anniversaire de la loi de l’immigration chinoise
Aucune personne d’origine ou de descendance chinoise autres que les classes mentionnées aux paragraphes (a) et (b) de l’article cinq et des articles vingt-trois et vingt-quatre de cette loi ne pourra entrer ou débarquer au Canada ailleurs qu’aux ports de Vancouver et de Victoria.
Bien qu’une taxe d’entrée de plus en plus prohibitive ait existé pendant plus de 35 ans, la loi de l’immigration chinoise de 1923 a marqué une période de racisme législatif. Les travailleurs chinois n’étaient plus requis, car le chemin de fer Canadien Pacifique était maintenant terminé et, à cette époque, seuls les marchants, les diplomates, les étudiants et ceux à qui on avait accordé une exemption pour « circonstances exceptionnelles » par le ministre de l’Immigration avaient le droit d’entrer.
Malgré la taxe d’entrée, les immigrants chinois ont continué à venir au Canada. En 1923, le Parlement canadien a adopté la loi de l’immigration chinoise, qui interdisait à presque tous les immigrants chinois d’entrer au Canada. Entre 1923 et 1947 lorsque la loi sur l’exclusion des Chinois a été abrogée, moins de 50 Chinois ont pu entrer au Canada. Promulguée le 1er juillet 1923, le jour de la fête du Dominion, cette loi était perçue par la communauté sino-canadienne comme l’ultime forme d’humiliation. La communauté sino-canadienne désignait cette journée comme le « Jour de l’Humiliation » et elle a refusé de célébrer la fête du Dominion pendant plusieurs années. En parlant de cette loi humiliante, la communauté chinoise la dénommait la « loi de l’exclusion », puisqu’elle a empêché plusieurs résidents d’être réunis avec les membres de leur famille.
