Des Canadiens d’origine asiatique remarquables

Ces photos et l’histoire personnelle de chacun soulignent certaines des nombreuses et précieuses contributions de Canadiens d’origine asiatique. Elles représentent autant de jalons historiques et culturels qui ont servi à écrire la riche et importante histoire des collectivités asiatiques au Canada.

Mettez à l’épreuve vos connaissances du patrimoine asiatique en répondant au jeu-questionnaire!

  • La sénatrice Vivienne Poy 

    Photo de La sénatrice Vivienne Poy
    Photo : Gracieuseté de Neville G. Poy

  • À la fois entrepreneure, auteure, historienne et dessinatrice de mode, la sénatrice Vivienne Poy est la première Canadienne d’origine asiatique à avoir été nommée au Sénat du Canada. Elle est l’instigatrice du Mois du patrimoine asiatique. Mme Poy a fait ses études à Hong Kong, en Angleterre et au Canada. Elle détient un doctorat en histoire de l’Université de Toronto. En 1981, elle crée sa propre entreprise, Mode Vivienne Poy, et connaît un succès remarquable dans le domaine de la mode et de la vente au détail. Nommée au Sénat en 1998, elle propose en 2001 une motion visant à faire reconnaître le mois de mai comme le « Mois du patrimoine asiatique ». En mai 2002, le gouvernement du Canada donne suite à cette motion et déclare le mois de mai « Mois du patrimoine asiatique » au cours d’une cérémonie officielle. La sénatrice Poy collabore étroitement avec les sociétés du Mois du patrimoine asiatique partout au pays. Elle a été chancelière de l’Université de Toronto de 2003 à 2006. Elle œuvre activement au sein de nombreux organismes communautaires et culturels. Elle est l’auteure de cinq livres et en a coédité un sixième.

  • Le docteur Tak Wah Mak 

    Photo du Le docteur Tak Wah Mak
    Photo : Gracieuseté du département de photographie du University Health Network, Toronto

  • Le docteur Tak Wah Mak est né dans le sud de la Chine. Les travaux en microbiologie et en immunologie de cet illustre scientifique canadien ont eu sur la santé publique une influence importante et une portée mondiale. Ses recherches portent sur l’analyse de la biologie élémentaire des cellules afin de déterminer le fonctionnement du système immunitaire et la formation des tumeurs. Il a commencé ses recherches à l’Institut du cancer de l’Ontario à Toronto; en découvrant comment le système immunitaire reconnaît les agents pathogènes, il résout en 1984 l’un des problèmes les plus complexes de l’immunologie. Il se joint par la suite au département de biophysique médicale de la faculté de médecine de l’Université de Toronto. Au cours des 25 années suivantes, les recherches du docteur Mak ont permis d’élucider de nombreux mystères entourant la biologie moléculaire du système immunitaire et du cancer. Depuis 2004, il occupe le poste de directeur au Campbell Family Institute for Breast Cancer Research. Récipiendaire de nombreuses distinctions, dont l’Ordre du Canada, le docteur Mak est célèbre dans le monde entier.

  • Le capitaine de corvette (retraité) William K. L. Lore

    Photo du sous lieutenant William K. L. Lore
    Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

  • William K. L. Lore, de Victoria, en Colombie‑Britannique, s’est enrôlé dans la marine en 1943. Il devint alors le premier Chinois à se joindre à la Marine royale canadienne et le premier officier d’origine chinoise au sein de toutes les marines du Commonwealth britannique. Il a servi dans plusieurs pays et, en dernier lieu, à Hong Kong. Il a travaillé comme officier du renseignement pour le contre‑amiral sir Cecil Harcourt, le commandant de la flotte qui a fait son entrée dans le port de Hong Kong après la reddition du Japon en août 1945. Sir Harcourt était au courant de la participation des Forces canadiennes à la défense de Hong Kong en 1940; c’est pourquoi il a ordonné au jeune officier de marine canadien de diriger les marines lors du débarquement. M. Lore était à la tête d’un peloton de marines qui avait la mission de s’emparer du HMS Tamar, la base côtière. Le contre-amiral Harcourt lui confia la tâche de libérer les prisonniers du Canada, de l’Angleterre et de Hong Kong du camp Sham Shui Po. Le capitaine de corvette Lore fut témoin de la rétrocession officielle de la colonie et de la reddition des Japonais, laquelle fut acceptée par le contre‑amiral Harcourt le 16 septembre 1945 à Hong Kong. Monsieur Lore est décédé, à l’âge de 103 ans, en septembre 2012 à Hong Kong.

  • William « Bill » Gun Chong

    Photo de William « Bill » Gun Chong
    Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

  • William Chong est né à Vancouver, en Colombie‑Britannique. Il est le seul Sino‑Canadien à s’être vu remettre la Médaille de l’Empire britannique, la plus haute distinction décernée par le gouvernement britannique à des citoyens non britanniques. En 1941, il est fait prisonnier par les Japonais alors qu’il rend visite à sa sœur, à Hong Kong. Il s’évade et s’enrôle dans le British Army Aid Group des services du renseignement militaire britannique, le MI‑9. Il sert alors sous le nom de code « Agent 50 » (« five‑oh »). Entre 1942 et 1945, M. Chong voyage seul en Chine, vêtu en paysan afin de ne pas attirer l’attention des hors‑la‑loi et des ennemis. Il a pour mission de mener vers la liberté les évadés des territoires occupés et de livrer des fournitures médicales. Il est capturé par l’ennemi à trois reprises, mais il réussit chaque fois à s’échapper. Plus d’une centaine de Chinois, comme M. Chong, ont été recrutés par l’armée en raison de leurs compétences linguistiques. En participant ainsi à la guerre, ils ont montré leur engagement envers le Canada et affirmé qu’ils étaient des citoyens à part entière.

  • Douglas Jung

    Photo de Douglas Jung
    Photo : Gracieuseté The Province, Vancouver/VPL41609

  • Douglas Jung est né à Vancouver. Il est le premier Canadien d’origine chinoise à siéger au Parlement du Canada. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, M. Jung a servi au sein du service du renseignement de sécurité du Commandement du Pacifique. Après la guerre, il a obtenu un diplôme en droit de l’Université de la Colombie‑Britannique, devenant ainsi le premier vétéran sino‑canadien à faire des études universitaires sous les auspices du ministère des Anciens Combattants. Il est admis au Barreau en 1954. Le 10 juin 1957, M. Jung est élu député fédéral de la circonscription de Vancouver Centre. Peu de temps après, le premier ministre John Diefenbaker le désigne pour représenter le pays aux Nations Unies à titre de président de la délégation officielle du Canada. Il travaille à établir de solides liens entre le Canada et les pays côtiers du Pacifique. En 1991, M. Jung est nommé membre de l’Ordre du Canada. En tant qu’avocat, politicien et délégué international, il a fait tomber de nombreuses barrières culturelles.

  • L’honorable Norman L. Kwong 

    Photo de L’honorable Norman L. Kwong
    Photo : Gracieuseté du Bureau du lieutenant-gouverneur de l’Alberta

  • En janvier 2005, Norman Kwong est devenu le tout premier lieutenant‑gouverneur d’origine asiatique de l’Alberta. Mais c’est surtout à titre de premier Sino‑Canadien à jouer dans la Ligue canadienne de football qu’il est le mieux connu. Il est né à Calgary. Ses parents, originaires de Canton, en Chine, ont immigré au Canada au début des années 1900 et ont dû payer une taxe d’entrée de 500 $. M. Kwong a commencé sa carrière professionnelle de footballeur en 1948, soit un an après que les Chinois ont obtenu le droit de vote. Surnommé le « China Clipper », il a joué avec les Stampeders de Calgary pendant trois ans avant de se joindre aux Eskimos d’Edmonton. Il prend sa retraite du football en 1960, après avoir remporté la Coupe Grey à six reprises et avoir été nommé cinq fois joueur étoile canadien à la position de centre‑arrière. Il a en outre remporté deux trophées Schenley comme joueur le plus remarquable de la Ligue et a établi 30 records à l’échelle de la Ligue. En 1998, M. Kong a été fait membre de l’Ordre du Canada en reconnaissance de sa carrière de footballeur.

  • L’honorable David See‑Chai Lam 

    Photo de L’honorable David See Chai Lam
    Photo prise par Glenn Baglo. Gracieuseté du journal The Sun, Vancouver (71106)

  • L’honorable David See‑Chai Lam a été assermenté 25e lieutenant‑gouverneur de la Colombie‑Britannique en septembre 1988. Il fut la première personne d’origine asiatique à représenter la reine au Canada. Originaire de Hong Kong, il émigre au Canada avec sa famille en 1967. Il choisit de s’établir à Vancouver, émerveillé qu’il avait été par la beauté de la ville au cours d’un voyage d’affaires. Il devient un citoyen canadien en 1972. Il se taille très vite une place dans le secteur de l’immobilier et se lance dans le développement immobilier grâce à des capitaux d’investissement de Hong Kong. Il devient l’un des plus importants promoteurs immobiliers de Vancouver. Il a contribué à susciter l’intérêt des investisseurs de Hong Kong pour la côte ouest du Canada. Pour M. Lam, l’avenir de Vancouver doit s’inscrire dans le développement de l’ensemble des pays côtiers du Pacifique; aussi a-t-il déployé de grands efforts pour consolider les liens économiques entre Vancouver et les principaux centres de l’Asie. L’immigration est pour lui un outil économique important. Il exerce des activités philanthropiques au profit de la communauté. Il est reçu membre de l’Ordre du Canada en 1988.

  • L’équipe de soccer des étudiants chinois de 1933

    Photo de L’équipe de soccer des étudiants chinois de 1933
    Photo prise par C. B. Wand. Gracieuseté de Robert Yip

  • L’équipe de soccer des étudiants chinois, formée en 1919, constituait la seule équipe de soccer sino‑canadienne au Canada en mai 1933. Elle a alors vaincu l’équipe de l’Université de la Colombie‑Britannique et a remporté la Coupe Continentale de la Colombie‑Britannique dans la première division de la ligue de soccer provinciale. À cette époque, en pleine crise économique, la collectivité chinoise de Vancouver avait très peu de raisons de célébrer, mais cette victoire s’est inscrite dans l’histoire du quartier chinois et la mémoire de cet événement, toujours vivante depuis des décennies, sera préservée pour les générations à venir, puisque l’équipe a été intronisée dans le Temple de la renommée des sports de la Colombie‑Britannique en 2011. En dépit des préjugés raciaux qui perduraient, même après la guerre, plusieurs joueurs de l’équipe et des formations subséquentes ont eu des carrières fructueuses. Le milieu de terrain Dock Yip a été le premier avocat sino‑canadien admis au Barreau de l’Ontario. Ghim Yip est devenu le premier médecin d’origine chinoise formé au Canada. Tong Louie est à la tête de la compagnie H. Y. Louie Ltd, qui est devenue, sous sa présidence, un géant du commerce de détail, comptant parmi ses fleurons la chaîne London Drugs.

  • Les anciens combattants sino‑canadiens de la Seconde Guerre mondiale 

    Photo des anciens combattants sino canadiens de la Seconde Guerre mondiale
    Photo des anciens combattants sino-canadiens Roy Mah et George Ing. Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

  • Le nombre de Sino‑Canadiens ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale se compte par centaines. En règle générale, ils avaient le droit de s’enrôler dans l’armée canadienne. Toutefois, pour des motifs raciaux, ils n’ont pas pu s’engager dans l’Aviation royale du Canada jusqu’en octobre 1942 ou dans la Marine royale canadienne jusqu’en mars 1944. De nombreux Sino‑Canadiens se sont portés volontaires pour le service actif, même si la Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales les en exemptait. Cette loi permettait au gouvernement du Canada de réquisitionner les biens et les services des Canadiens pour la défense du pays. En 1944, le British War Office adressa une requête à Ottawa, lui demandant d’autoriser l’enrôlement des Canadiens d’origine chinoise au sein du Special Operations Executive en Asie du Sud et dans le Pacifique du Sud‑Ouest. La Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales fut modifiée et les Sino‑Canadiens furent appelés à servir sous les drapeaux. Ils jouèrent un rôle actif au cours de la Seconde Guerre mondiale et leur contribution fut précieuse. Forts de leur participation militaire, les anciens combattants canadiens d’origine chinoise exercèrent des pressions pour faire abroger la Loi de l’immigration chinoise, appelée aussi Loi sur l’exclusion des Chinois : leurs démarches furent couronnées de succès.

  • La très honorable Adrienne Clarkson 

    Photo de La très honorable Adrienne Clarkson
    Photo : Gracieuseté de la très honorable Adrienne Clarkson

  • Journaliste et auteure, Adrienne Clarkson a été la première immigrante à devenir gouverneure générale du Canada. Elle est arrivée au pays en 1942 alors qu’elle était enfant, sa famille ayant quitté Hong Kong par suite de la reddition de la colonie au Japon. Mme Clarkson a été l’une des premières vedettes féminines de la télévision. Elle a été maintes fois primée au cours de ses dix-huit ans de carrière à la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) à titre d’animatrice et d’intervieweuse pour les émissions Take ThirtyAdrienne at Large et the fifth estate. De 1982 à 1987, elle occupe le poste d’agente générale de l’Ontario à Paris. Puis, de 1987 à 1989, elle est éditrice chez McClelland & Stewart. En 1989, elle retourne à la radiodiffusion, à la CBC, à titre de productrice déléguée et d’animatrice d’une émission sur les arts intitulée Adrienne Clarkson Presents. Mme Clarkson est nommée gouverneure générale le 8 septembre 1999. Les liens plus étroits qu’elle a forgés entre le Canada et la population autochtone du Nord figurent parmi ses réussites en tant que représentante de la reine. Elle a en outre insufflé un vent de modernité à ce rôle traditionnel.

  • Baljit Sethi

    Photo de Baljit Sethi
    Photo : Gracieuseté de Baljit Sethi

  • Originaire de l’Inde, Baljit Sethi arrive au Canada en 1972. Elle est la fondatrice et la directrice administrative de l’Immigrant and Multicultural Services Society of Prince George. Cet organisme fournit des services d’établissement à des collectivités dans le nord de la Colombie‑Britannique. Mme Sethi s’est rendu compte que l’intégration des nouveaux arrivants dans leur nouvelle communauté dépendait des programmes multiculturels et de la promotion de l’harmonie raciale. Elle a encouragé l’interaction des immigrants avec la population de Prince George. Cette initiative a eu un rayonnement dans tout le nord de la Colombie‑Britannique. Un grand nombre de programmes conçus par Mme Sethi tout au long de ses quarante ans de carrière continuent d’être utilisés pour promouvoir le multiculturalisme et l’égalité. Elle se porte également à la défense des droits des immigrantes. Elle est devenue une source d’inspiration pour beaucoup de gens. Elle a reçu de nombreux prix, dont l’Ordre de la Colombie‑Britannique et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie « Ensemble des réalisations », en reconnaissance de ses contributions.

  • Les Canadiens d’origine sikhe durant la Première Guerre mondiale 

    Photo de Les Canadiens d’origine sikhe durant la Première Guerre mondiale
    Photo : Gracieuseté des Bibliothèques de l’Université de Washington, Collection Alice Woodby, PH Coll 171.1-22/UW15673

  • Peu de Canadiens savent que dix Sikhs ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien au cours de la Première Guerre mondiale, avant même qu’ils soient habilités à devenir des citoyens canadiens. Parmi eux, huit ont servi en Europe et deux ont été tués au combat. Buckam Singh, qui a d’abord vécu en Colombie‑Britannique avant d’aller s’installer à Toronto, est le plus connu des dix. Il a été blessé à deux reprises et est décédé à son retour au Canada. Il repose dans un cimetière de Kitchener, en Ontario, et, au Canada, c’est la seule tombe connue d’un soldat canadien d’origine sikhe de la Première Guerre mondiale. Parmi ses frères d’armes figuraient John Baboo, de Winnipeg, qui a été blessé à la bataille de la crête de Vimy, Sunter Gougersingh, qui s’est enrôlé à Montréal, Hari Singh, de Toronto, Harnom Singh, de Chilliwack, en Colombie‑Britannique, John Singh, de Winnipeg, Lashman Singh et Waryam Singh, qui se sont enrôlés à Smiths Falls, en Ontario, Ram Singh, de Grand Forks, en Colombie‑Britannique, et Sewa Singh, de Vancouver.

  • Deepa Mehta

    Photo de Deepa Mehta
    Photo : Gracieuseté de Deepa Mehta

  • Deepa Mehta est une éminente cinéaste, dont l’œuvre, estimée dans le monde entier, se caractérise par son honnêteté, sa beauté et son universalité. Ses films primés ont été projetés dans le cadre des plus grands festivals du film et distribués mondialement. Sa trilogie sur les éléments a été fort bien accueillie, tant au Canada qu’à l’étranger; elle comprend les films Fire (1996), Earth (1998) et Water (2005), qui ont été mis en nomination pour l’oscar du meilleur film en langue étrangère. Son film Water et sa comédie Bollywood Hollywood (2002) demeurent deux des dix films canadiens-anglais ayant récolté le plus de recettes. Parmi ses autres productions cinématographiques mentionnons Sam and Me (1991), Camilla (1993) et A Heaven on Earth (2008). En 2012, Mme Mehta a remporté le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène, pour l’ensemble de ses réalisations.

  • Raymond Moriyama

    Photo de Raymond Moriyama
    Photo : Gracieuseté du Al Gilbert Studio

  • Raymond Moriyama est un architecte et un urbaniste canadien d’origine japonaise de renommée internationale. Il définit l’architecture comme une force sociale qui se veut un « processus d’enquête perpétuel ». Son architecture novatrice et fonctionnelle a accru la réputation du Canada en matière d’innovations architecturales. On lui doit entre autres l’ambassade canadienne à Tokyo, qui symbolise l’esprit du Canada, le Metropolitan Toronto Reference Library et le centre Science Nord, à Sudbury. Sa réalisation la plus remarquable demeure le Musée canadien de la guerre, qui explore les thèmes du souvenir et de la renaissance après la guerre. Considéré comme l’un des monuments nationaux emblématiques, il constitue un hommage touchant et hautement symbolique aux Forces canadiennes. M. Moriyama a décrit le parcours de son projet dans son ouvrage In Search of a Soul (2006). De nombreux diplômes honorifiques lui ont été décernés. Il a entre autres reçu une Médaille du Gouverneur général pour l’architecture ainsi que le Sakura Award 2010 du Japanese Canadian Cultural Centre de Toronto. Il a été désigné Compagnon de l’Ordre du Canada.

  • Naranjan Singh Grewall

    Photo of Naranjan Singh Grewall
    Photo : Gracieuseté des Archives de la communauté de Mission

  • Naranjan Singh Grewall est originaire de l’Inde. Il a été un important propriétaire d’entreprise et un influent fonctionnaire municipal du village de Mission, en Colombie‑Britannique. En 1951, il a brigué un siège au Conseil des gouverneurs du village de Mission. Il a été élu président de ce Conseil en 1954, ce qui fit de lui l’un des premiers Canadiens d’origine indienne à être titulaire d’une charge publique au Canada.  M. Grewall avait quitté Toronto pour aller s’installer à Mission en 1941. Il fut par la suite propriétaire d’une scierie dans la vallée du Fraser.

  • Kim Thúy

    Photo de Kim Thúy
    Photo : Gracieuseté de Sarah Scott

  • Lauréate de plusieurs prix, l’auteure Kim Thúy a quitté son Vietnam natal avec ses parents et ses deux frères en 1978, pour fuir la répression du régime communiste. Leur évasion s’effectue dans des conditions extrêmement pénibles, dans la dégoûtante cale d’un bateau de pêche; ils se retrouvent ensuite dans un camp de réfugiés en Malaisie et seront finalement accueillis au Québec comme « réfugiés de la mer ». L’incroyable parcours des membres de cette famille ainsi que l’adaptation à leur nouveau mode de vie constituent la trame de Ru, le premier roman de Kim Thúy. Il relate les changements que vit une jeune fille alors qu’elle quitte un pays agité pour la sécurité d’une vie paisible. À sa sortie, Ru a fait un tabac au Québec. En 2010, Kim Thúy a remporté le prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie des romans de langue française. Elle a aussi reçu le Grand Prix littéraire Archambault en 2011. Avant de découvrir son talent de romancière, Mme Thúy a travaillé comme cueilleuse de légumes, couturière et caissière. Elle est diplômée en linguistique et traduction (1990) ainsi qu’en droit (1993).

  • Paul Nguyen

    Photo de Paul Nguyen
    Photo : Gracieuseté du ministère ontarien des Affaires civiques et de l’Immigration

  • Cinéaste et avocat, Paul Nguyen est né à Toronto. Il est issu d’une deuxième génération de Canadiens d’origine vietnamienne. Ses parents font partie des « réfugiés de la mer » qui se sont enfuis au Canada pendant la guerre du Vietnam. Il utilise Internet et sa passion pour la cinématographie pour promouvoir l’unité entre les personnes de diverses origines. Très jeune, il développe un intérêt insatiable pour la création de films; avec son meilleur ami, il en réalise quelques-uns qu’ils distribuent dans le quartier Jane et Finch de Toronto. S’inspirant de sa propre jeunesse, M. Nguyen s’interroge sur le fossé qui sépare les enfants de la deuxième génération de Vietnamiens et leurs parents. Il a consacré sa vie à améliorer les relations raciales et à promouvoir la compréhension interculturelle au Canada. Il dénonce la criminalité chez les jeunes, la violence des gangs de rue et les problèmes sociaux auxquels se heurtent les collectivités marginalisées. En 2010, M. Nguyen a reçu la Médaille du mérite civique de l’Ontario et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie « Réalisation exceptionnelle ». En 2012, M. Nguyen a mérité la Médaille du jubilé de la reine Elizabeth II pour son combat contre les stéréotypes et son rôle de mentor et de modèle à suivre auprès des jeunes à risque de sa collectivité.

  • Carol Huynh

    Photo de Carol Huynh
    Photo : Gracieuseté d’Ewan Nicholson

  • Carol Huynh est la première athlète canadienne à gagner une médaille d’or olympique en lutte. Vers la fin des années 1970, elle fuit le Vietnam avec ses parents. La famille s’installe à Hazelton, en Colombie‑Britannique, où elle est parrainée par l’Église Unie locale. Mme Huynh amorce sa carrière de lutte libre à l’école secondaire et continue la pratique de ce sport pendant ses études universitaires. Aux championnats du monde, elle remporte deux fois la médaille de bronze (en 2000 et 2005) et une fois la médaille d’argent (en 2001). La lutte féminine fait son entrée aux Jeux olympiques en 2004. Mme Hyunh vit alors sa première expérience olympique, mais pas en tant que lutteuse : elle n’a pas réussi à se qualifier pour faire partie de l’équipe, mais elle est la partenaire d’entraînement de la lutteuse Lyndsay Belisle. La médaille d’or que Mme Hyunh obtient aux Jeux panaméricains de 2007 l’encourage à poursuivre sur sa lancée et elle se rendra aux Jeux olympiques de 2008 à Beijing. Bien qu’elle n’ait pas été pressentie pour la victoire, elle a défait contre toute attente la championne japonaise en titre Chiharu Icho.

  • Jon Kimura Parker

    Photo de Jon Kimura Parker
    Photo : Gracieuseté de Tara McMullen

  • La virtuosité du pianiste vancouvérois Jon Kimura Parker est reconnue partout dans le monde. Sa famille est originaire du Japon. Comme soliste invité, il a fait des tournées avec plusieurs orchestres partout dans le monde. Il s’est produit devant des dignitaires et des chefs d’État. C’est à l’âge de cinq ans qu’il a fait ses débuts avec le Vancouver Youth Orchestra. Le répertoire éclectique de M. Parker privilégie les œuvres musicales de l’époque romantique et celles des compositeurs du 20e siècle; il s’étend de Beethoven à la pièce One Hand in my Pocket d’Alanis Morissette. M. Parker a aussi été l’hôte des séries Whole Notes au réseau Bravo! Canada et Up and Coming de la Canadian Broadcasting Corporation. Il a remporté plus de 200 concours, y compris celui du Prix du Gouverneur général pour les arts. En 1999, il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada. Au lendemain du tsunami qui a dévasté le Japon en 2011, M. Parker a aidé à organiser un concert‑bénéfice intitulé « Dear Japan – With Love, 2011 ».

  • Juliette Kang

    Photo de Juliette Kang
    Photo : Gracieuseté des Amanda Hall Studios

  • Née à Edmonton de parents coréens, Juliette Kang, enfant prodige, commence l’étude du violon à l’âge de quatre ans. Elle donne son premier concert à Montréal à sept ans. Lauréate, à 11 ans, du premier prix de l’édition 1986 de la International Youth Violin Competition de Beijing, en Chine, elle attire l’attention de la communauté internationale. En 1989, elle devient la plus jeune artiste à remporter à 13 ans le Young Concert Artists International Auditions à New York. Mme Kang s’est produite avec tous les grands orchestres du Canada et avec de nombreux autres orchestres partout dans le monde. Son répertoire s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend entre autres les œuvres de Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Schumann et Ravel. En 1996, le New York Times prédit que Mme Kang transformera notre culture. Elle a interprété quelques‑uns des morceaux les plus difficiles du répertoire, notamment le Concerto pour violon de Beethoven, avec le Reno Chamber Orchestra, et le Concerto pour violon de William Walton, avec l’Orchestre symphonique d’Edmonton.

  • Shyam Selvadurai

    Photo de Shyam Selvadurai
    Photo : Gracieuseté de Kesara Ratnavibhushana Photography pour HSBC/HSBC Galle Literary Festival 2012

  • Né au Sri Lanka, le romancier Shyam Selvadurai est d’origine tamoule et cinghalaise. Les possibilités et les restrictions engendrées par une telle origine « mixte » servent de toile de fond à l’écrivain. À l’âge de 19 ans, il immigre au Canada avec sa famille à la suite des émeutes de 1983 à Colombo. Il possède une remarquable capacité à dépeindre un monde menacé par l’intolérance, mais habité d’une beauté, d’un humour et d’une humanité indéniables. Il a remporté plusieurs prix pour son premier roman Drôle de garçon (Funny Boy), qui raconte crûment le récit de son principal protagoniste et de son passage à l’âge adulte au cours des années tumultueuses précédant les émeutes de 1983. Son deuxième roman, Cinnamon Gardens, nous ramène au Sri Lanka, cette fois en 1920, lorsque le pays était alors connu sous le nom de Ceylan. Les personnages de cet auteur doivent composer avec un monde incertain et leurs propres sentiments d’insécurité. Leur vie personnelle et la scène politique s’entremêlent. En 2005, il a publié un roman pour les jeunes adultes, Swimming in the Monsoon Sea, pour lequel il a remporté le Lambda Literary Award.

  • Zaib Shaikh

    Photo de Zaib Shaikh
    Photo : Gracieuseté de Tom Sandler

  • Acteur, auteur et réalisateur, Zaib Shaikh est né au Canada. Il est d’origine pakistanaise. Toutefois, il ne se laisse pas emprisonner dans les stéréotypes ethniques superficiels fréquents dans la culture populaire nord‑américaine. Il a interprété ses premiers rôles dans Metropia et Le Maire Da Vinci. En 2007, il devient célèbre dans le monde entier pour son rôle d’Amaar Rashid, un avocat qui devient imam dans la populaire comédie de la CBC, Little Mosque on the Prairie (La petite mosquée dans la prairie). La série brosse le portrait des habitants musulmans d’une ville imaginaire de la Saskatchewan, qui établissent une mosquée dans la salle paroissiale qu’ils louent à une église anglicane locale. M. Shaikh apporte une vive intelligence et une naïveté nerveuse à un rôle sans précédent au Canada ou à Hollywood. Ce rôle lui vaut en 2008 le Leo Award de la meilleure prestation dans une série comique. M. Shaikh travaille beaucoup dans le domaine du théâtre. Il est le cofondateur du Whistler Theatre Project de Whistler, en Colombie‑Britannique. Il tient ardemment à apporter une contribution durable à l’art dramatique canadien.

  • Margaret Jean Gee

    Photo de Margaret Jean Gee
    Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

  • Margaret Jean Gee est la première femme sino‑canadienne admise au Barreau de la Colombie‑Britannique. Née à Vancouver, elle a grandi dans le quartier chinois. Elle a fréquenté l’école secondaire, puis a obtenu son diplôme de l’Université de la Colombie‑Britannique. Mme Gee a été admise au Barreau le 31 mai 1954, fait que signale le Ottawa Citizen le jour suivant et qui est relevé dans le Chitty’s Law Journal de 1954. Elle a ouvert son cabinet d’avocat au 510 de la rue West Hastings, à Vancouver. Dans une entrevue qu’elle accordait à la CBC en 1957, Mme Gee a avoué qu’elle aimait entendre dire qu’elle était « une femme avocate » (« lady lawyer »); elle a également déclaré qu’elle n’avait pas été très souvent victime d’incidents raciaux, que ce soit à l’école, à l’université ou dans sa pratique privée.

  • Masumi Mitsu

    Photo de Masumi_Mitsui
    Photo : Gracieuseté de David Mitsui

  • Le soldat canadien d’origine japonaise Masumi Mitsui a fait preuve de bravoure lors de la bataille de la crête de Vimy, en avril 1917, et a mérité pour cela la Médaille militaire. Après la guerre, il retourne en Colombie-Britannique, où il continue sa vie et fonde une famille. Il aide à faire ériger, au parc Stanley, un monument aux morts à la mémoire des Canadiens d’origine japonaise, et devient président de la filiale 9 de la Légion royale canadienne. Avec d’autres anciens combattants, il exerce des pressions sur l’Assemblée législative de la Colombie Britannique pour que celle-ci accorde le droit de vote aux Canadiens d’origine japonaise. Le 7 décembre 1941, le Japon attaque Pearl Harbor : Masumi Mitsui et sa famille, comme tous les autres Canadiens japonais, sont déclarés des ennemis du pays. Ils sont envoyés dans des camps d’internement et le gouvernement confisque leurs maisons et autres possessions. La guerre terminée, M. Mitsui milite avec d’autres Canadiens japonais pour obtenir des excuses publiques et des réparations. Il décède en 1987, à l’âge de 99 ans, soit un an avant que le gouvernement présente ses excuses; il était le dernier vétéran canadien d’origine japonaise de la Première Guerre mondiale.

  • Ai Thien Tran

    Photo de Ai Thien Tran
    Photo : Gracieuseté de Ai Thien Tran

  • Ai Thien Tran a été le premier Canadien d’origine vietnamienne à recevoir le Prix des 25 immigrants les plus remarquables du Canada. Au cours de sa vie, ce travailleur social a su faire preuve de courage et de résilience et a toujours eu comme objectif de réussir. À 20 ans, il fuit le Vietnam sur un bateau de fortune et commence un difficile périple; réfugié apatride, il passera 12 ans aux Philippines. Il arrive au Canada en 2001 et doit encore surmonter non seulement les obstacles propres à tous les nouveaux arrivants, mais aussi les traumatismes psychologiques et émotionnels, séquelles des années qu’il a vécu en isolement.

    M. Tran a fait montre d’une grande force de caractère. Tout en travaillant à temps plein, il a étudié en service social à l’Université McGill et a obtenu son diplôme avec distinction. La Golden Key International Honour Society l’a invité à devenir membre à vie de la société. En 2006, M. Tran a été l’un des 10 étudiants au monde à recevoir la bourse Golden Key.

    M. Tran a mérité le prix Sadie Aronoff en reconnaissance de son leadership et de sa contribution exceptionnelle à l’École de service social de l’Université McGill. Il a occupé le poste de directeur général de la Fédération vietnamienne du Canada en 2009. Il est actuellement actif dans plusieurs organisations communautaires, notamment les Comités consultatifs de citoyens, le Bureau de libération conditionnelle d’Ottawa et la Fédération nationale ukrainienne d’Ottawa‑Gatineau. Il a comme philosophie de vie de relever sans cesse de nouveaux défis et de ne pas craindre de prendre des risques pour venir en aide à autrui.