Une brève histoire du Canada et de l’Holocauste

Image du ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, et le ministre des Affaires étrangères, John Baird
Le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, et le ministre des Affaires étrangères, John Baird, signent le Protocole d’Ottawa sur la lutte contre l’antisémitisme.

Bien que le Canada n’ait pas subi directement l’Holocauste, il a été touché de maintes façons par cette tragédie. Les politiques restrictives canadiennes de l’époque en matière d’immigration fermaient pratiquement la porte aux Juifs qui cherchaient à fuir l’Europe, dont 937 passagers du M.S. St. Louis. On leur a refusé l’entrée au Canada et, par la suite, bon nombre d’entre eux ont perdu la vie dans l’Holocauste.

En raison des politiques de temps de guerre du Canada, de 1940 à 1943, près de 2 300 hommes ont été internés en tant « que sujets d’un pays ennemi » dans des camps partout au Canada. La plupart d’entre eux étaient des réfugiés juifs d’Autriche et d’Allemagne.

L’expérience canadienne de l’Holocauste a également été une expérience de résilience et d’espoir. En avril 1945, les forces canadiennes ont libéré le Camp de transit de Westerbrook aux Pays-Bas, où se trouvaient 900 Juifs hollandais qui y étaient encore internés.

En tant que nation, le Canada a été profondément transformé par environ 40 000 survivants de l’Holocauste, qui se sont réinstallés dans l’ensemble du pays après la guerre. Aujourd’hui, les Canadiens se souviennent de l’Holocauste, commémorent ses victimes et renouvellent leur engagement à lutter contre le racisme, la discrimination et l’antisémitisme.

En 2010, le Canada a dirigé l’élaboration du Protocole d'Ottawa sur la lutte contre l'antisémitisme (site en anglais seulement). Ce plan d’action international aidera les nations à mesurer leurs progrès dans le combat contre l’antisémitisme. En 2011, le Canada a été le premier pays à signer le Protocole.