Canadiens noirs éminents

L'honorable Lincoln M. Alexander

L'honorable Lincoln M. Alexander est né en 1922, à Toronto. Il a servi dans l'Aviation royale du Canada durant la Seconde Guerre mondiale, de 1942 à 1945. Titulaire d'un baccalauréat ès arts de l'Université McMaster de Hamilton et admis au Barreau en 1965 à l'issue d'études à l'école de droit Osgoode Hall de Toronto, il a été nommé conseil de la reine et a travaillé comme associé dans un cabinet d'avocats de Hamilton de 1963 à 1979. M. Alexander est devenu en 1968 le premier Noir élu à la Chambre des communes, où il est resté jusqu'en 1980, occupant notamment le poste de ministre fédéral du Travail en 1979-1980.

En 1985, Lincoln Alexander a été nommé 24e lieutenant-gouverneur de l'Ontario, la première personne de minorité visible à occuper une telle fonction au Canada. Durant son mandat, qui a pris fin en 1991, il s'est particulièrement concentré sur les jeunes et l'éducation. Par la suite, il a accepté le poste de chancelier de l'Université de Guelph. En 1996, il a accédé à la présidence de la Fondation canadienne des relations raciales et a été fait commissaire honorifique des célébrations de l'Année internationale des personnes âgées en Ontario.

L'honorable Lincoln Alexander a été nommé compagnon de l'Ordre du Canada et membre de l'Ordre de l'Ontario en 1992, et il a reçu en juin 2006 le titre de « Greatest Hamiltonian of All Time » (plus grand Hamiltonien de tous les temps).

M. Alexander est décédé le 19 octobre 2012, à l'âge de 90 ans.

Marie-Joseph Angélique

Bien que le Canada soit devenu un havre pour les esclaves fugitifs, ce pays a sa propre histoire d'esclavage. Marie-Joseph Angélique était l'esclave de François Poulin de Francheville, à Montréal.

Au printemps de 1734, un incendie qui avait pris naissance dans la maison des Francheville détruisit 46 édifices de la colonie, notamment l'Hôpital Hôtel-Dieu. On allègue que Marie-Joseph mit le feu par malice pour masquer son plan de fuir l'esclavage et de se rendre en Nouvelle-Angleterre avec son amoureux blanc.

Elle fut capturée, traduite devant les tribunaux et, sous torture, avoua ce crime. Toutefois, la preuve — le témoignage de 20 personnes, dont aucun l'ayant vu commettre ce crime — était circonstancielle. Sa sentence, la pendaison, fut exécutée le 21 juin 1734, devant les cendres de la maison des Francheville.

Donovan Bailey

Donovan Bailey est l'un des meilleurs sprinters de tous les temps. à titre d'ancien détenteur du record mondial au 100 mètres et de champion olympique et du monde, il n'est pas surprenant que Track and Field News l'ait nommé « Athlète de la décennie » au 100 mètres et que nous le connaissions sous le nom d' « homme le plus rapide au monde ».

Les Canadiens étaient remplis de fierté lorsque l'athlète originaire de la Jamaïque s'est imposé aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta, où il remporta la médaille d'or au 100 mètres et au relais 4 x 100 mètres. Après avoir pris sa retraite de la compétition active en 2001, il entreprit une fructueuse carrière dans le monde des affaires.

Carrie Best

Carrie Best naît le 4 mars 1903, à New Glasgow, Nouvelle-écosse, de James et Georgina Ashe Prevoe.

En 1925, elle épouse Albert T. Best, avec qui elle a un fils, J. Calbert Best. Plus tard, elle devient mère d'accueil pour Berma, Emily, Sharon et Aubrey Marshall.

Durant les années 1940, Mme Best et son fils Cal sont arrêtés pour s'être assis dans la partie inférieure, sur les sièges réservés aux Blancs, du Roseland Theater à New Glasgow. En conséquence, les deux seront accusés de troubler la paix, reconnus coupables et condamnés à une amende.

En 1946, Mme Best fonde The Clarion, le premier journal de la Nouvelle-écosse appartenant à des Noirs. En 1952, son émission de radio, appelée The Quiet Corner (le coin tranquille), entre en ondes. Elle sera diffusée pendant 12 ans, dans quatre stations de radio dans les provinces maritimes. En 1968, elle est embauchée comme chroniqueuse pour le Pictou Advocate, un journal de Pictou, en Nouvelle-écosse. Sa chronique est publiée jusqu'en 1975, sous la rubrique « Droits de la personne. »

Voici quelques-unes des réalisations les plus importantes Carrie Best :

  • Membre de l'Ordre du Canada en 1974
  • Titulaire de la Médaille de la Reine Elizabeth en 1977
  • Officier de l'Ordre du Canada en 1979
  • Récipiendaire d'un doctorat honorifique en droit civil (DC.L.) de l'Université King's College, à Halifax, en 1992
  • Fondatrice de la société Kay Livingstone pour les femmes appartenant à une minorité de la Nouvelle-écosse en 1975
  • Intronisée au Temple de la renommée des Noirs de Nouvelle‑écosse en 1980
  • Récipiendaire du prix Harry Jerome en 1986
  • Récipiendaire de la Plaque d'adhésion Harambee en 1987
  • Récipiendaire du Black Professional Women's Group Award Certificate en 1989
  • Récipiendaire du prix d'excellence du ministre pour les relations interraciales (ministre d'état au Multiculturalisme), en 1990
  • Récipiendaire du prix de la commission des droits de la personne de la Nouvelle-écosse en 1991
  • Récipiendaire du prix de la ville de New Glasgow pour son travail à l'amélioration des relations interraciales en 1992
  • Récipiendaire du Congress of Black Women Certificate en 1993

Carrie Best est décédée en juillet 2001, à New Glasgow.

Thornton et Lucie Blackburn

Comme de nombreux réfugiés du chemin de fer clandestin, Thornton et Lucie Blackburn se sont dirigés vers les villes où ils pourraient trouver du travail et où ils pourraient aider à façonner le caractère de leur nouvelle demeure.

Les Blackburn étaient des esclaves fugitifs du Kentucky qui s'étaient établis originairement à Detroit. Par contre, leur ancien propriétaire les retrouva et tenta de les astreindre à nouveau à l'esclavage. à la suite d'une évasion fortement publicisée qui laissa Detroit aux prises avec de puissantes émeutes, les Blackburn réussirent à se rendre au Canada, où les tribunaux canadiens les protégea contre la menace d'extradition. Ce faisant, le Haut-Canada devint un symbole, à l'échelle nationale et internationale, de havre pour les réfugiés noirs.

Les Blackburn s'établirent à Toronto et, en 1834, ils bâtirent leur maison sur les lieux où se trouvait l'ancienne école de la rue Sackville. Thornton fut le premier chauffeur de taxi de la jeune ville de Toronto. Les Blackburn travaillèrent sans relâche au sein de leur nouvelle communauté en vue de faire abolir l'esclavage et d'aider d'autres réfugiés du chemin de fer clandestin à s'établir au Canada.

En 1985, des archéologues qui travaillaient au centre-ville de Toronto firent une grande découverte qui fit de cette fouille la plus publicisée de toute l'histoire canadienne : les restes d'une maison ayant appartenu aux Blackburn.

Karolyn Smardz Frost a effectué des recherches durant plusieurs années sur cette époque du chemin de fer clandestin. Son livre, I've Got a Home in Glory Land: A Lost Tale of the Underground Railroad, qui relate l'histoire de Thornton et Lucie Blackburn, passés de l'esclavage au Kentucky à la liberté en Ontario, a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie « études et essais » en 2007.

Rosemary Brown

Rosemary Brown a quitté la Jamaïque en 1950 pour venir étudier à l 'Université McGill, à Montréal. élue pour la première fois à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique en 1972, elle y siégea jusqu'à sa retraite en 1986. Elle a également pris part à la course à la direction du Nouveau Parti démocratique fédéral en 1974.

Féministe et défenseur du bien public, Rosemary Brown aida les autres tout au long de sa vie. Au fil des ans, elle a été au service de ses concitoyens à titre de présidente de la Commission ontarienne des droits de la personne (de 1993 à 1996), et membre fondateur du Vancouver Status of Women Council et de la Fondation des femmes canadiennes. Durant sa carrière, elle fut également membre du Conseil de la magistrature de la Colombie-Britannique et du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité du Canada. Rosemary Brown est décédée en 2003 à l'âge de 72 ans.

La sénatrice Anne Clare Cools

La sénatrice Anne Clare Cools est née en 1943 à la Barbade, dans les Antilles. Elle a fait ses études à l'école pour filles Queen's College de la Barbade, à l'école secondaire Thomas D'Arcy McGee de Montréal, ainsi qu'à l'Université McGill, qui lui a décerné un baccalauréat ès arts.

Madame Cools est sénateure de l'Ontario. Sur la recommandation du premier ministre Pierre-Elliot Trudeau, elle a été mandée au Sénat en janvier 1984, devenant la première personne de couleur à occuper un siège au Sénat du Canada. Elle est la première sénateure noire d'Amérique du Nord. En juin 2004, après vingt ans comme sénateure et membre du Parti libéral, elle s'est jointe brièvement aux Conservateurs. Elle est maintenant sénateure sans affiliation.

La sénateure Cools a été travailleuse sociale dans les services sociaux innovateurs de Toronto. Pionnière en matière de violence conjugale et familiale, elle a fondé en 1974 l'un des premiers refuges pour femmes du Canada, Women in Transition Inc., dont elle a été la directrice exécutive.

La sénateure Cools siège maintenant au Comité sénatorial spécial sur le vieillissement, ainsi qu'au Comité sénatorial permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement.

Parmi ses nombreuses distinctions, mentionnons :

  • Women of Distinction (femmes remarquables) de la collectivité afro-canadienne, en 2009, Black Business & Professional Association, Toronto (Ontario);
  • 10 Top Women (les dix premières femmes), du journal Toronto Sun, 25 octobre 2004. Dans ce sondage, une écrasante majorité de répondants a choisi la sénatrice Cools comme la femme par excellence au Canada;
  • The Greatest Canadian, réseau anglais de télévision de la SRC, 2004 : choisie parmi les 100 plus grands Canadiens de tous les temps, la sénateure Cools a été la seule parlementaire à obtenir cet honneur;
  • Doctorat honorifique en droit, 2004, Canada Christian College, Toronto (Ontario);
  • Certificat de reconnaissance à titre de première sénateure noire du Canada, 2001, Ralph J. Bunche International Affairs Center, Université Howard, Washington, D.C.;
  • Spiritual Mother of the Year (mère spirituelle de l'année), 1997, NA'AMAT Canada, organisation internationale des Juives appuyant les refuges pour femmes battues en Israël.
Viola Davis Desmond

Viola Davis Desmond (1914–1965) est née à Halifax, en Nouvelle-écosse. Elle était afro‑canadienne et avait son propre salon de beauté ainsi que collège de soins de beauté à Halifax. Le 8 novembre 1946, en attendant que sa voiture soit réparée, elle a décidé d'aller voir un film au cinéma Roseland, à New Glasgow. Refusant de s'asseoir au balcon, section réservée aux Noirs, Viola s'est installée au parterre, section réservée aux Blancs. Elle a été renvoyée de force et arrêtée.

Viola a été trouvée coupable de ne pas avoir payé la différence d'un cent de la taxe sur le billet du balcon. Elle a été condamnée à 30 jours de prison et à une amende de 26 $. Le procès a porté principalement sur la question de fraude en matière de taxe et non sur les pratiques discriminatoires du cinéma. Insatisfaite du verdict, la Nova Scotia Association for the Advancement of Coloured People, avec l'aide de Viola, en a appelé de la décision devant la Cour suprême de la Nouvelle‑écosse. La déclaration de culpabilité a été confirmée.

Viola Desmond a fini par s'établir à New York, où elle est décédée.

Récemment, le 15 avril 2010, la province de la Nouvelle‑écosse a présenté à Viola des excuses officielles et un pardon absolu. La lieutenante-gouverneure de la Nouvelle‑écosse, Mayann Francis, la première personne de race noire à représenter la reine dans la province, a présidé une cérémonie qui a eu lieu à Halifax et a exercé la prérogative royale de clémence qui a accordé à Viola le pardon absolu. La sœur de Viola, Wanda Robson, âgée de 83 ans, était présente pour accepter les excuses. Le premier ministre Darrel Dexter a également présenté des excuses auprès de la famille de Viola et de tous les Néo-écossais de race noire du racisme dont elle a été victime dans une affaire qu'il qualifie d'injuste.

Mifflin Wistar Gibbs

Né dans une famille noire libre de Philadelphie, M. Gibbs s'établit à San Francisco en 1850 et devient l'un des marchands noirs les plus prospères de la ville. Inquiet du racisme qui règne aux états-Unis, M. Gibbs, tout comme d'autres Afro-Américains, met le cap vers le nord à la recherche de la protection des lois britanniques, et s'établit à Victoria. Homme politique, homme d'affaires et défenseur des droits de la personne, M. Gibbs s'impose de 1858 à 1870 à titre de chef de la communauté noire naissante de l'île de Vancouver, et il demeure aujourd'hui une figure historique honorée de tous au sein de la communauté noire de la Colombie-Britannique. Grâce à ses talents en politique, M. Gibbs fait des résidants noirs des acteurs influents sur la scène politique coloniale et est élu au conseil municipal de Victoria. Il se fait le porte-parole de la communauté afro‑canadienne de la côte ouest, encourageant l'intégration de ses membres dans la société de l'île de Vancouver et multipliant les interventions chaque fois que ces derniers font l'objet de tentatives de ségrégation dans les églises et les théâtres de Victoria. En 1870, M. Gibbs rentre aux états-Unis et s'installe dans le Sud du pays, où il mènera une carrière tout aussi importante en politique et en affaires jusqu'à sa mort, en 1915. Parcs Canada a récemment désigné Mifflin Wistar Gibbs « personnage historique national ».

William Edward Hall

William Hall, décoré de la Croix de Victoria, est né en 1827 à Horton (Nouvelle-écosse). Il était le benjamin d'une famille de sept enfants. Ses parents, Jacob et Lucy Hall, étaient des esclaves américains qui étaient venus en Nouvelle-écosse à la suite de la guerre de 1812. William Hall a grandi sur la ferme familiale en bordure de la rivière Avon. On croit qu'il aurait reçu de la formation en navigation, un domaine qui était enseigné aux jeunes hommes de race noire à Halifax à cette époque.

William Hall a commencé sa carrière de marin à l'âge de 17 ans, en se joignant d'abord à l'équipage d'un navire commercial américain en 1844 en tant que marin marchand. En 1852, il s'enrôla dans la Marine royale à Liverpool comme matelot de 2e classe. William Hall a tôt fait d'être décoré de médailles britannique et turque pour son service dans la guerre de Crimée.

En 1857, pendant qu'il était en service sur le HMS Shannon, M. Hall s'est porté volontaire pour faire partie d'une force de relève envoyée à Lucknow, en Inde, où une garnison britannique était assiégée. Deux personnes survécurent à cette attaque, le matelot Hall et le lieutenant Thomas Young, mais seulement Hall resta debout. Il continua à se battre jusqu'à ce que la relève de la garnison fût assurée. Pour cette démonstration exceptionnelle de bravoure, William Hall fut décoré de la Croix de Victoria.

William Hall a reçu la Croix de Victoria le 28 octobre 1859, à bord du HMS Donegal, lorsque le navire était accosté dans le port de Queenstown, en Irlande. Fort de cette distinction, M. Hall devint la première personne de race noire, le premier Néo-écossais et le premier marin canadien à recevoir cet honneur très estimé.

William Hall est décédé sur sa ferme à Avonport le 27 août 1904, et il est enterré à Hantsport, en Nouvelle-écosse, où un monument marque sa tombe à l'église baptiste. Sa Croix de Victoria est conservée au Musée de la Nouvelle-écosse.

Josiah Henson

Josiah Henson est né le 15 juin 1789, à Charles County, au Maryland. Esclave, il fut vendu trois fois avant d'atteindre l'âge de 18 ans. En 1830, il avait économisé les 350 dollars nécessaires pour acheter sa liberté. Après avoir remis l'argent à son maître, celui-ci lui indiqua que le prix avait augmenté et s'élevait désormais à 1 000 dollars.

Josiah Henson
Josiah Henson
(1789 - 1889)
· Parcs Canada ·

Sans le sou, Josiah Henson décida de s'enfuir avec sa femme et ses quatre enfants. Une fois arrivé au Canada, Josiah Henson fonda une collectivité et enseigna aux anciens esclaves comment réussir comme fermiers. Inspirée de son autobiographie intitulée The Life of Josiah Henson (1849), Harriet Beecher Stowe, abolitionniste américaine, écrit un roman puissant mais controversé, Uncle Tom's Cabin.

Ferguson Arthur Jenkins

Ferguson Jenkins Arthur naît le 13 décembre 1942, à Chatham, en Ontario. Il est considéré comme l'un des meilleurs lanceurs de toute l'histoire du baseball. Il grandit au Canada où il excelle au baseball, au basketball et au hockey. Il jouera d'ailleurs dans la ligue de hockey amateur la plus avancée au Canada.

Alors qu'il joue dans la ligue mineure à Chatham, M. Jenkins est repêché par les Phillies de Philadelphie en 1963. Il poursuivra sa carrière avec les Cubs de Chicago en 1966. En 1967, il entame une série de six années de 20 victoires ou plus par saison.

Ferguson Jenkins deviendra le quatrième lanceur dans l'histoire à remporter plus de 100 matchs. En outre, ses six années consécutives de saisons de 20 matchs gagnants chez les Cubs constituent alors une réalisation rare dans les ligues majeures.

M. Jenkins prend sa retraite en 1983 avec la meilleure fiche d'adresse en 128 ans de baseball organisé.

Après avoir entraîné les lanceurs des ligues mineures pour les Rangers du Texas et les Reds de Cincinnati, il est nommé entraîneur des lanceurs des Cubs de Chicago pour les saisons 1995 et 1996.

Parmi ses nombreuses réalisations, M. Jenkins a accompli ce qui suit :

  • Il a remporté le trophée Cy Young pour l'excellence dans son rôle de lanceur en 1971;
  • Il a remporté le trophée Lou Marsh à titre d'athlète par excellence du Canada en 1974;
  • Il est devenu l'athlète canadien masculin de l'année à quatre reprises;
  • Il a été intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 1987;
  • Il a été fait membre de l'Ordre du Canada en 1979 et a été investi de l'Ordre en 2007, plus de 27 ans après avoir été nommé;
  • Il a reçu l'honneur ultime du baseball quand il est devenu le premier Canadien intronisé au temple de la renommée national du baseball de Cooperstown, dans l'État de New York, en 1991.

Aujourd'hui, M. Jenkins est très engagé dans sa fondation, qui est située à St. Catharines en Ontario; celle ci gère un musée de l'histoire des noirs qui met en valeur ses réalisations, et elle amasse des fonds partout au pays afin d'aider les personnes dans le besoin grâce à l'amour du sport. M. Jenkins vit à Anthem, en Arizona, avec son épouse Lydia et est un ambassadeur de l'équipe de baseball professionnelle des Cubs de Chicago.

Sam Langford

Né à Weymouth Falls en Nouvelle-écosse, Sam Langford est considéré comme l'un des meilleurs boxeurs poids lourd de tous les temps. à 14 ans, il déménagea aux états-Unis et pratiqua la boxe au Massachusetts, où on le surnomma la « Terreur de Boston ».

Sam Langford
Sam Langford
(1886-1956)
· Parcs Canada ·

Il est l'un des nombreux boxeurs noirs à n'avoir jamais eu la chance de participer à un championnat en raison de discrimination raciale. C'est alors qu'on lui conféra le titre officieux de champion du monde. En 1906, il se mesura à l'Américain Jack Johnson qui est peu après devenu le premier Noir à détenir le titre de champion poids lourd du monde. Entre 1902 et 1923, Sam Langford aurait livré quelque 642 combats. De petite taille, il s'est constamment opposé à des adversaires plus gros que lui. En 1917, il perdit la vue à l'oeil droit à la suite d'une blessure, et son entraîneur lui suggéra alors de se retirer de la boxe. Homme fier, Sam Langford refusa et continua à se battre jusqu'à ce qu'il devienne complètement aveugle sept ans plus tard.

Michael Lee-Chin

Michael Lee-Chin est venu au Canada pour la première fois au début des années 70 pour étudier à l'Université McMaster à Hamilton. Après avoir obtenu un diplôme en génie civil, il est retourné en Jamaïque, son pays natal, pour y travailler, mais est revenu peu de temps après pour poursuivre des études de deuxième cycle. En 1977, il commença à vendre des fonds communs de placement. En 1987, il se porta acquéreur d'Advantage Investment Counsel, maintenant connu sous le nom d'AIC Limited, une des sociétés de fonds communs les plus importantes au Canada avec un actif de plus de 12 milliards de dollars.

Michael Lee-Chin est également reconnu à titre de philanthrope. En 2003, il a fait la manchette lorsqu'il fait un don de 30 millions de dollars au Musée royal de l'Ontario.

Elijah McCoy

Né à Colchester, en Ontario, de parents anciens esclaves qui se sont enfuis du Kentucky pour venir au Canada à l'aide du chemin de fer clandestin, Elijah McCoy a manifesté très jeune un intérêt pour les machines et les outils ainsi qu'une aptitude pour la mécanique. à cette époque, il était difficile pour les Noirs d'obtenir de la formation aux états-Unis. Ses parents l'ont alors envoyé à Edinburgh, en écosse, pour étudier le génie mécanique.

à son retour en Amérique du Nord, il s'est trouvé un emploi de pompier avec la compagnie des chemins de fer du Michigan. Le « pompier » était celui qui devait pelleter le charbon pour propulser la locomotive et qui lubrifiait les pièces mobiles au cours des nombreux arrêts. Elijah eut tôt fait de se rendre compte qu'il pouvait appliquer ses connaissances et son éducation afin d'améliorer le processus de lubrification. Il conçut et fit breveter une tasse de lubrification très particulière qui laissait tomber l'huile goutte à goutte sur les pièces mobiles d'un train pendant qu'il était en mouvement. Bien que l'origine de l'expression soit probablement plus vieille, on rapporte que les acheteurs de la tasse de lubrification demandaient tout particulièrement pour le « vrai McCoy » parce que ce produit était extrêmement fiable et ils ne voulaient aucun substitut.

Il ne s'agit là que d'un des produits qu'il élabora et fit breveter. Par exemple, en réponse au désir de sa femme de trouver un moyen plus simple de repasser les vêtements, il inventa et fit breveter la planche à repasser portative.

Elijah McCoy détenait plus de 50 lettres patentes, non seulement au Canada et aux états‑Unis, mais également en France, en Autriche, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Russie.

James Mink

Au cours des années 1840, un des hommes d'affaires les plus prospères de Toronto était James Mink, propriétaire du Mansion Inn and Livery. Fils d'anciens esclaves canadiens, M. Mink possédait des diligences qui servaient à transporter des personnes et le courrier entre Toronto et Kingston.

L'honorable Donald H. Oliver, c.r.

L'honorable Donald H. Oliver, c.r. est né à Wolfville, en Nouvelle-écosse, en 1938. Après avoir obtenu un diplôme de l'Université Acadia, et par la suite, de l'Université Dalhousie, en droit, il fut nommé au Sénat du Canada le 7 septembre 1990.

M. Oliver est actif au sein du parti conservateur depuis plus de cinquante ans. Il a fait une belle carrière en droit en contentieux des affaires civiles et a également enseigné le droit à la Technical University of Nova Scotia, à St. Mary's University ainsi qu'à la faculté de droit de l'Université Dalhousie. Il est membre de l'Association du barreau canadien ainsi que de la Nova Scotia Barristers' Society.

Donald Oliver est président de Glen Moir Holdings Ltd.; de Pleasant River Farms Limited; de Dolin Fisheries; et il est consultant, conseiller et membre du conseil d'administration de plusieurs sociétés. Il est un orateur apprécié dans un éventail de sujets et même l'auteur d'un livre de cuisine gastronomique. Très actif dans sa communauté, il occupe le poste de président du conseil et président de la Halifax Children's Aid Society, et celui de directeur de la galerie d'art de la Nouvelle-écosse.

Actuellement, le sénateur Oliver occupe la présidence du Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement et est membre du Comité sénatorial permanent des banques et du commerce.

Il s'est mérité de nombreuses récompenses au cours de sa carrière, notamment :

  • Doctorats en droit (honoris causa) de l'Université de Guelph, de l'Université Dalhousie et de l'Université Acadia;
  • Prix Harry Jerome pour services rendus à la communauté; Prix Distinction remis à un Afro Canadien en reconnaissance de réalisations exceptionnelles en politique; ainsi que Prix des droits de la personne de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-écosse.

Le sénateur Oliver est marié à Linda Oliver, une consultante en télécommunications. Ils ont une fille, Carolynn.

Richard Pierpoint

Richard Pierpoint est un jeune garçon de 16 ans qui vit au Sénégal, en Afrique, lorsqu'il est capturé et vendu comme esclave en 1760. Il est acheté par un officier britannique nommé Pierpoint, qui s'est installé dans la vallée de l'Hudson (New York). Richard devient le domestique de cet officier et prend son patronyme. L'officier et Richard se rassemblent sous les drapeaux durant la rébellion autochtone de 1763 en Amérique du Nord britannique, mais ils ne participent probablement à aucun combat.

Après le début de la Révolution américaine, Richard acquiert sa liberté et devient soldat. Il se joint au corps de rangers de John Butler, basé au fort Niagara. à la fin de la Révolution américaine, en 1783, les rangers de Butler sont libérés et les hommes reçoivent des terres dans ce qui deviendra la région de Niagara (Ontario). Richard reçoit 200 acres de terre où se situe aujourd'hui St. Catharines et devient en quelque sorte un dirigeant communautaire au sein de la population noire de Niagara.

Quand la guerre de 1812 éclate, Richard Pierpoint présente une demande au major-général Sir Isaac Brock dans laquelle il propose de créer une compagnie de miliciens composée uniquement de Noirs pour combattre aux côtés des Britanniques durant la guerre. Brock accepte la proposition et ordonne la formation du « Coloured Corps », une petite compagnie d'environ 40 hommes provenant des districts de Niagara et de York qui obéissent aux ordres d'officiers blancs. Richard Pierpoint, âgé de 68 ans, est un soldat au sein de ce corps et il demeure actif tout au long du conflit, y compris durant la bataille des hauteurs de Queenston, le 13 octobre 1812. Le Coloured Corps est cité dans les dépêches pour avoir joué un rôle essentiel dans la victoire britannique.

Ce corps participe à la bataille du fort George en mai 1813 et à la campagne de Niagara la même année. En 1814, les hommes du Coloured Corps construisent des fortifications puisque de nombreux membres de la compagnie possèdent des compétences en charpenterie et en maçonnerie.

à la fin de la guerre, les Britanniques offrent des terres aux anciens combattants du Coloured Corps, qui s'établissent à Oro et à Garafraxa. Pierpoint demande au gouvernement de lui offrir un voyage de retour au Sénégal, en Afrique, mais ce souhait ne sera jamais exaucé. Il reçoit une autre terre de 100 acres à Garafraxa en 1822. Il réussit à construire une maison et à défricher quelques acres, mais il est trop âgé pour cultiver sa terre adéquatement. Il meurt à cet endroit en 1838.

Regardez l'histoire de Richard Pierpoint, un des acteurs importants de la guerre de 1812.

Willie O'Ree

Le 18 janvier 1958, Willie O'Ree embarqua sur la glace du Forum de Montréal pour disputer son premier match dans la LNH pour les Bruins de Boston. Ce faisant, il passa à l'histoire.

Comme tout enfant canadien, Willie aimait jouer au hockey avec ses amis lorsqu'il était garçon. Sur la glace, il faisait probablement semblant d'être son joueur préféré, contournant les défenseurs, lançant la rondelle et marquant des buts. Réussir un jour à jouer dans la LNH était un rêve inatteignable pour la plupart de ces enfants. Cependant, Willie O'Ree parvint à réaliser ce rêve. En fait, il devint le premier joueur noir de la LNH. Reconnu pour sa vitesse et ses solides mises en échec, Willie O'Ree dut mettre fin prématurément à sa carrière à cause d'une blessure.

Aujourd'hui, Willie O'Ree est le directeur du programme de diversité de la LNH. Il voyage dans tout le Canada et les états-Unis pour promouvoir et enseigner le jeu du hockey aux enfants de toutes origines culturelles.

En janvier 2008, soit 50 ans après les débuts de O'Ree dans la LNH, la ville natale de Willie O'Ree, Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a nommé son nouveau complexe sportif Place Willie O'Ree, en hommage à ses réalisations.

Mary Ann Shadd Cary

Mary Ann Shadd Cary arriva au Canada au moment du chemin de fer clandestin pour enseigner aux enfants des réfugiés arrivant au pays. Elle fit campagne contre l'esclavagisme. Mary Ann Shadd Cary possédait de nombreux talents. Elle obtint son diplôme en droit à la fin de la guerre de Sécession aux états-Unis et travailla comme avocate, enseignante, conférencière, suffragette et éditrice.

Mary Ann Shadd
Mary Ann Shadd Cary
(1823-1893)
Chatham (Ontario)
NAC/C-29977

Elle fut la première femme éditrice d'un journal au Canada - le Provincial Freeman, qu'elle lança en 1853.

Bruny Surin

Bruny Surin est l'un des meilleurs sprinters au monde. Au cours des années, il a remporté de nombreux titres nationaux et internationaux dont une médaille d'or aux 4 X 100 mètres aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996.

Ses activités et intérêts ne s'arrêtent cependant pas à l'athlétisme. Après dix-sept années de compétition, Bruny Surin a tiré sa révérence sur sa carrière d'athlète de haut-niveau pour se consacrer sur une carrière en relation publique. Il a créé sa propre fondation dédiée à améliorer la qualité de vie, physique et émotive des enfants en plus d'être un conférencier fort apprécié et un ambassadeur de première classe pour le Canada.

Harriet Tubman

Harriet Tubman, une esclave fugitive de Maryland, fut surnommée « Moïse » et la « chef de réseau » par les centaines de personnes qu'elle aida à fuir vers la liberté à l'aide du chemin de fer clandestin. En 1850, après que le gouvernement américain eut promulgué la loi sur les fugitifs, qui avait une très large portée, Harriet guida des esclaves fugitifs plus au nord jusqu'au Canada. Lorsque des propriétaires d'esclaves furieux promirent des récompenses pour sa capture, elle poursuivit son travail en dépit des énormes risques personnels qu'elle courait.

Puisque St. Catharines (une ville près de la frontière américaine), en Ontario, était en route et offrait des possibilités d'emploi, cette ville devint une destination populaire auprès des anciens fugitifs, notamment Harriet Tubman, qui y habita de 1851 à 1857. Bon nombre des personnes qu'elle secourut étaient parents avec les personnes qui demeuraient déjà à St. Catharines, dont ses propres parents, ses frères et sœurs et leur famille.

Plus tard, Harriet Tubman devint une leader du mouvement abolitionniste. Pendant la Guerre de Sécession, elle travailla comme infirmière et servit d'espionne pour les forces de l'Union de la Caroline du Sud.

Juanita Westmoreland-Traoré

Juanita Westmoreland-Traoré est née à Verdun (Montréal) en 1942. Après avoir obtenu un diplôme en droit à l'Université de Montréal et un doctorat de l'Université de Paris, elle entreprit une carrière en droit en 1970. De 1979 à 1983, elle fut membre de l'Office de protection des consommateurs du Québec. En 1985, Mme Westmoreland-Traoré devenait la première présidente du Conseil des communautés culturelles et de l'immigration du Québec. à ce titre, elle a travaillé avec diligence afin de créer des liens entre les communautés culturelles.

Entre 1996 et 1999, elle fut doyenne de la Faculté de droit de l'Université de Windsor, première canadienne de race noire à occuper un tel poste. Juanita Westmoreland-Traoré est actuellement juge au Québec, ce qui en fait également la première personne de race noire à être nommée à la magistrature de cette province.

Portia White

Portia White débuta sa carrière de chanteuse vedette à l'église baptiste de son père, à Halifax. Avant de faire du chant sa véritable profession, elle enseigna dans les écoles rurales noires du comté de Halifax, puis se rendit à Toronto pour y faire ses débuts. Peu après, elle donnait un spectacle à New York, pour lequel elle reçut des commentaires élogieux.

Portia White
Portia White
(1911-1968)
Truro (Nouvelle-écosse)
· Matériel publicitaire produit par Columbia Concerts Inc.
Collection : MG 100 volume 245 #15a ·

Elle poursuivit ainsi une extraordinaire carrière internationale, donnant plus de 100 concerts, y compris un concert privé devant Sa Majesté la reine Elizabeth II.

John Ware

John Ware naît dans l'esclavage sur une plantation de coton de Caroline du Sud en 1845. Après avoir gagné sa liberté lors de l'émancipation, il déménage au Texas où il apprendra la dure vie de cow-boy. En 1882, il s'installe en Alberta, où il est immédiatement embauché par Fred Stimpson pour les ranchs Bar U et Quorn.

M. Ware fonde son propre ranch en 1891 dans la région de Millarville et devient un éleveur et agriculteur prospère. à la fin du 19e siècle, il est l'un des éleveurs les mieux connus et les plus respectés de l'Ouest du Canada. On dit que ses compétences aux épreuves de rodéo étaient légendaires. Il a créé le « bouvillon » 20 ans avant le Stampede de Calgary – une épreuve devenue partie intégrante du populaire festival de l'Ouest.

M. Ware rencontre l'ex-Torontoise Mildred Lewis avec qui il se marie. Ils s'installent ensuite sur un ranch au nord du village de Duchess, le long de la rivière Red Deer. Ils auront cinq enfants. En 1902, leur maison est emportée par une inondation. John reconstruit l'habitation sur un terrain plus élevé surplombant un ruisseau, aujourd'hui connu sous le nom de ruisseau Ware.

John Ware continue d'exploiter un ranch dans le sud de l'Alberta jusqu'à sa mort en 1905, dans un accident de cheval.

Fait intéressant, les deux fils de M. Ware se sont joints au Bataillon de construction nº 2, le seul bataillon ségrégé de l'histoire du Canada. Le bataillon célèbre en 2011 son 95e anniversaire.


Les Canadiens noirs et l'application de la loi

Les pionniers

Rose Fortune (1774-1864) et Peter C. Butler III (1859 1943)
Image de Rose Fortune
Photo de Rose Fortune, fournie par les archives de la Nouvelle écosse.

Premiers agents de police de race noire au Canada

Née esclave, Rose Fortune a déménagé à Annapolis Royal, en Nouvelle écosse, après que sa famille se fut enfuie de la colonie britannique de Virginie pendant la Révolution américaine. Elle a bâti une entreprise prospère en transportant des bagages au moyen d'une brouette entre les quais d'accostage et les hôtels et résidences d'Annapolis, et en offrant un service de réveil aux voyageurs. Avec le temps, Rose Fortune s'est fait connaître comme première agente de police au Canada, un titre non officiel acquis en maintenant l'ordre et en assurant la protection des biens sur les quais de la ville.

Petit fils d'un esclave enfui, Peter C. Butler III (pas de photo) est devenu le premier agent de police de race noire au Canada en 1883. Sa carrière s'est étalée sur 50 ans, durant lesquels il a été reconnu comme un homme pacifique. Il lui arrivait d'héberger les délinquants et les ivrognes de l'endroit afin de les tenir à l'écart de la collectivité plutôt que de les jeter en prison. M. Butler portait rarement son revolver; pour maintenir l'ordre, il préférait utiliser un bâton et ses grandes mains.

Alton C. Parker (1907-1989)
Image de Alton C. Parker
Photo fournie par le service de police de Windsor

Premier agent de police de race noire à Windsor et premier détective de race noire au Canada

Alton C. Parker est entré au service de police de Windsor en 1942, à une époque où il était rare qu'un Canadien de race noire soit en situation d'autorité. Il s'est mérité l'admiration de ses collègues et, en 1951, il a été promu au grade de détective, devenant non seulement le premier agent de police de race noire à Windsor, mais également le premier détective de race noire au Canada.

Après avoir travaillé au service de police de Windsor pendant 28 ans, M. Parker a continué de jouer un rôle actif dans sa collectivité, où il organisait chaque année une grande fête pour enfants. Pendant et après sa carrière dans la police, il a reçu plusieurs prix et honneurs. Un parc public et une rue de Windsor ont d'ailleurs été nommés en son honneur.

Lawrence McLarty, dit « Larry »
Image de Larry McLarty
Photo fournie par Nona McLarty.

Premier agent de police de race noire à Toronto

à son arrivée au Canada, Larry McLarty possédait une expérience à titre d'agent du service de police de la Jamaïque, mais une fois à Toronto, il a occupé divers emplois : porteur, empaqueteur de livres vendus par catalogue, préposé à l'entretien ménager de nuit et cuisinier dans un hôpital.

En présentant sa candidature au service de police de Toronto, M. McLarty a été déçu d'apprendre qu'il lui manquait un huitième de pouce pour avoir la bonne taille. Deux mois plus tard, alors qu'il faisait prendre ses mesures pour un nouveau costume, il s'est aperçu qu'il avait la taille minimale requise. Ayant présenté une nouvelle demande au service de police, il a été embauché en 1960, devenant ainsi le premier agent de police de race noire à Toronto. Il a été promu au grade de sergent détective et a pris sa retraite après 32 années de service.

édouard Anglade, dit « Eddie » (1944–2007)
Image d’Eacute;douard Anglade
Photo fournie par le Service de police de la Ville de Montréal.

Premier agent de police de race noire à Montréal

édouard Anglade, un immigrant haïtien, est entré au Service de police de la Ville de Montréal en 1974 à titre de premier agent de race noire. Pendant plusieurs années, il a été le seul agent de race noire à Montréal.

Au cours de ses 30 années de carrière, il a combattu le crime dans les rues de la ville, obtenant ainsi le respect de ses collègues policiers. Par sa persévérance et son professionnalisme, il a fini par devenir l'agent le plus élevé en grade parmi les 130 agents de race noire en poste à Montréal à cette époque.

Dans son autobiographie, intitulée Nom de code : Mao, il raconte ses expériences au sein du service de police.

Les leaders actuels

Devon Clunis
Image de Devon Clunis
Photo fournie par le service de police de Winnipeg.

Premier chef de police de race noire au Canada

Devon Clunis est à Winnipeg à l'âge de 12 ans, en provenance de la Jamaïque. Souhaitant changer les choses, il est entré en 1987 au service de police de Winnipeg où, pendant 25 ans, il a exercé diverses fonctions : rondes de surveillance, contrôle de la circulation, enquêtes et relations avec la collectivité.

En novembre 2012, M. Clunis a été assermenté comme chef du service de police de Winnipeg, devenant ainsi le premier Canadien de race noire à occuper ce poste.

Lisez un discours prononcé par Devon Clunis, chef du Service de police de Winnipeg, lors de la réception tenue pour le lancement du Mois de l'histoire des Noirs 2013.

Craig Gibson
Image de Craig Gibson
Photo fournie par Craig Gibson, surintendant principal, Gendarmerie royale du Canada.

Premier commandant divisionnaire de race noire à la GRC

Craig Gibson a grandi dans une petite collectivité de la Nouvelle écosse. Il est entré à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en 1980 et, pendant plus de 30 ans, il a travaillé dans cinq provinces, occupant diverses fonctions dans le domaine du maintien de l'ordre et du leadership.

Reconnu pour son excellence et son engagement à aider les petites collectivités, M. Gibson a été officiellement nommé, en juillet 2012, le commandement de la GRC à l'Île du Prince édouard, devenant ainsi le premier commandant divisionnaire de race noire à la GRC.

Lori Seale-Irving
Image de Lori Seale-Irving
Photo fournie par l'inspectrice Lori Seale-Irving, Gendarmerie royale du Canada.

Première femme de race noire à occuper le poste d'officier breveté à la GRC

Lori Seale-Irving est née et a grandi à Ottawa. Son père était un officier de l'Aviation royale canadienne (major à la retraite), si bien qu'elle a été élevée dans une base militaire. Souhaitant faire carrière dans une profession qui lui permettrait d'aider les membres de sa collectivité, Mme Seale-Irving est entrée dans la Gendarmerie royale canadienne (GRC) en 1990. Sa carrière a comporté bon nombre d'affectations, dont certaines dans des sections chargées du service de police général, des crimes de guerre, de la sûreté maritime, de la protection du premier ministre et du soutien administratif.

Mme Seale-Irving a été promue au grade d'inspectrice en 2007, devenant ainsi la première femme de race noire à occuper le poste d'officier breveté à la GRC.

Lyonel Anglade
Image de Lyonel Anglade
Photo fournie par le Service de police de la Ville de Montréal.

Agent des relations communautaires, Service de police de la Ville de Montréal

Lyonel Anglade travaille beaucoup avec les jeunes issus de différentes communautés culturelles à Montréal, en particulier ceux d'origine haïtienne. Ses efforts de sensibilisation contribuent à bâtir la confiance et à améliorer le dialogue entre les jeunes et le service de police, afin de dissiper les préjugés et de former des partenariats communautaires.

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