Intégration des réfugiés syriens – Un an après l’arrivée

Notre objectif à long terme est que les réfugiés soient autonomes et occupent des emplois bien rémunérés, mais cela exige la participation de l’ensemble des joueurs, y compris les administrations, les entreprises et la société civile.

La transition que vivent les réfugiés réinstallés un an après leur arrivée au Canada n’est pas un fait nouveau. Ce qui est nouveau, c’est le nombre d’arrivées et la vitesse à laquelle les réfugiés syriens ont été réinstallés. Néanmoins, des défis subsistent en raison du nombre de nouveaux arrivants très vulnérables, qui viennent au Canada après avoir fui une zone de conflit.

Soutien au revenu

Lorsque les réfugiés réinstallés arrivent au Canada, ils ne reçoivent pas d’aide sociale provinciale. Pour la plupart des réfugiés réinstallés, le soutien au revenu est offert pendant leur première année au Canada par le gouvernement fédéral, les répondants privés ou les deux. Lorsque le soutien au revenu offert par le gouvernement ou les répondants privés prend fin, soit après 12 mois dans la plupart des cas, il est normal pour certains réfugiés de se tourner vers l’aide sociale provinciale ou territoriale.

Le gouvernement fédéral travaille en étroite collaboration avec les fournisseurs de services du Programme d’aide à la réinstallation pour s’assurer que les réfugiés qui pourraient avoir besoin d’un soutien financier continu ont rempli ou rempliront les documents provinciaux ou territoriaux requis. Nous avons offert une orientation semblable aux organisations qui travaillent avec les répondants privés.

Les familles de réfugiés admissibles continuent de recevoir l’Allocation canadienne pour enfants après la période de 12 mois. Cet avantage fédéral, jumelé à la remise de la taxe fédérale et de la taxe provinciale sur les biens et services, fournit un soutien au revenu pour les familles avec des enfants d’âge admissible. En Ontario, cela peut représenter un montant annuel maximum de 6 400 $ pour chaque enfant de moins de six ans et de 5 400 $ pour chaque enfant âgé de six à 17 ans. Les taux sont basés sur les revenus ainsi que sur le nombre et l’âge des enfants. Les taux varient selon la province et le territoire, et des estimations détaillées se trouvent sur le site Web de l’Agence du revenu du Canada.

Il importe de mentionner que même si le soutien au revenu prend fin après 12 mois, les autres mesures de soutien du gouvernement fédéral continuent. Par exemple, la formation linguistique et les services de soutien liés à l’emploi continuent d’être disponibles jusqu’à ce que les réfugiés syriens deviennent des citoyens canadiens.

Emploi

Bien que les données précises sur le nombre de réfugiés syriens qui travaillent ne soient pas encore disponibles, nous évaluons la façon dont les Syriens qui sont arrivés au Canada avant le 1er mars 2016 s’intègrent. Les statistiques des dix dernières années indiquent que 50 % des réfugiés parrainés par le secteur privé et 10 % des réfugiés pris en charge par le gouvernement avaient un revenu d’emploi au cours de la première année. Les réponses à un sondage auprès des réfugiés syriens correspondent à ces données.

Comme de nombreuses vagues de réfugiés précédentes que le Canada a réinstallées, nombre des réfugiés syriens arrivés récemment connaissaient peu ou pas le français ou l’anglais. Cependant, de nombreux réfugiés syriens arrivent au Canada avec de nombreuses années d’expérience dans des métiers qualifiés ou des professions. Certains décrochent un emploi rapidement, avant même de terminer leur formation linguistique en français ou en anglais.

Selon nos évaluations récentes, nous savons que les réfugiés adultes pris en charge par le gouvernement et les réfugiés parrainés par le secteur privé hors Québec ont besoin d’améliorer leurs compétences linguistiques pour éliminer un obstacle à l’emploi. Les réfugiés parrainés par le secteur privé hors Québec font également état d’une difficulté à faire reconnaître leurs études, leurs antécédents professionnels et leurs titres de compétences professionnels. Nous nous efforçons de régler ces deux problèmes.

Nous continuons de mettre l’accent sur l’élaboration de nouveaux partenariats et d’approches novatrices pour encourager les pratiques en milieu de travail qui permettent aux nouveaux arrivants – les immigrants et les réfugiés – d’accéder aux mesures de soutien dont ils ont besoin pour intégrer le marché du travail canadien. Nous communiquons également avec les employeurs pour les encourager à recourir aux programmes provinciaux, territoriaux ou fédéraux d’aide à l’emploi (p. ex. subventions salariales provinciales, Subvention canadienne pour l’emploi).

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