Évaluation de la Stratégie de collecte de données uniformisée à l’échelle nationale sur les crimes motivés par la haine

Annexe B : Méthodologie détaillée

La section suivante fournit des détails supplémentaires en ce qui concerne les méthodes d’entrevue et de sondage.

Entrevues

Au total, 24 entrevues ont été menées aux fins de l’évaluation. Elles ont été menées auprès de quatre groupes d’intervenants clés, y compris :

Direction générale de la citoyenneté et du multiculturalisme de CIC : Les entrevues ont été menées auprès de représentants de la Direction générale qui sont impliqués dans la stratégie de collecte de données, y compris la haute direction. Ce groupe a été interrogé principalement pour recueillir de l’information sur la pertinence (c.-à-d. l’harmonisation des objectifs de la stratégie aux priorités ministérielles) et sur les solutions de rechange (c.-à-d. existe-t-il ou pas d’autres méthodes de prestation possible). Ils ont également été interrogés sur leur utilisation de l’information recueillie dans le cadre de la Stratégie.

Centre canadien de la statistique juridique : Les entrevues ont été menées auprès des représentants du CCSJ qui sont directement impliqués dans la stratégie de collecte de données, y compris la haute direction. Le but principal de ces entretiens était de recueillir de l’information sur les solutions de rechange (c.-à-d. existe-t-il ou non d’autres méthodes de prestation possible) et sur le rendement, en particulier en ce qui concerne les résultats générés dans le cadre de la Stratégie et les questions de validation des données.

Comité des informations et statistiques policières : Le mandat de ce comité est d’élaborer, d’améliorer et de fournir des données statistiques et analytiques exactes au public canadien, aux services de police et au gouvernement. Ses membres proviennent des plus grands organismes de police partout au Canada, ainsi que de Sécurité publique Canada et Justice Canada, et il interagit avec le CCSJ sur une base régulière. Un échantillon des membres du Comité a été interrogé pour recueillir des points de vue sur la nécessité et l’utilité de la stratégie de collecte de données. L’échantillon des personnes interrogées du CISP a été choisi en collaboration avec CIC pour veiller à ce que tous les types de services de police soient représentés (c.-à-d. fédéral, provincial, municipal) et qu’une large distribution géographique soit atteinte (c.-à-d. les personnes interrogées venaient de Vancouver, de Calgary, de Winnipeg, de Toronto, d’Ottawa, de Montréal et d’Halifax).

Autres intervenants : Les autres intervenants interrogés comprenaient des organisations non gouvernementales (ONG), des universitaires, d’autres ministères et des représentants internationaux. Ces intervenants travaillaient dans le domaine de la lutte contre le racisme, faisaient des recherches dans des domaines connexes ou travaillaient dans des domaines où les statistiques sur la criminalité peuvent servir à éclairer les politiques et la pratique. Une première liste d’intervenants a été élaborée en collaboration avec la Direction générale de la citoyenneté et du multiculturalisme de CIC, et les personnes interrogées ont également été invitées à fournir le nom de tous les autres utilisateurs potentiels de l’information qu’ils connaissaient. On s’attendait à ce que ce groupe fournisse des commentaires sur la nécessité et l’utilité de la stratégie de collecte de données, y compris les utilisations précises des données sur les crimes haineux.

Sondage auprès des services de police

L’enquête auprès des services de police a été menée entre le 22 février et le 18 mars 2010. Un courriel de rappel a été envoyé aux répondants à mi-chemin de l’administration de l’enquête.

La majorité des répondants à l’enquête travaillaient au sein de services de police municipaux (84 %). Cependant, des réponses ont également été reçues de la part des services de police de Premières nations (7 %), des services de police provinciaux (4 %), de la Gendarmerie royale du Canada (4 %) et de la police militaire (1 %). Les réponses provenaient de personnes qui occupent différents postes, dont la plupart à titre de commissaires ou de commissaires adjoints de police (36 %), de sergents ou de sergents-chefs (15 %), d’inspecteurs (11 %) ou d’agents de police (8 %). Les autres réponses ont été formulées par des chefs de police, des lieutenants et des lieutenants-colonels, des administrateurs et autres, dont plusieurs liés à la gestion des données ou des capacités analytiques (comme les statisticiens, les analystes et les gestionnaires de documents). Parmi ceux qui ont dit que leur service de police a déclaré des données sur les crimes haineux à SC, la majorité utilise le Programme DUC 2.2 (76 %), tandis que 11 % utilisent l’enquête complémentaire sur les crimes haineux (les autres ne savaient pas ou ne l’ont pas spécifié).

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