Évaluation du Programme d’aide mondiale aux migrants irréguliers

4 Conclusions et recommandations

Le PAMMI est encore nécessaire puisqu’il constitue une partie intégrante de la stratégie canadienne de prévention du passage de clandestins. Ce programme est conforme aux priorités de CIC touchant la migration bien gérée et à la priorité plus large du gouvernement du Canada qui consiste à prévenir le passage de clandestins. En outre, le PAMMI correspond aux rôles et responsabilités du gouvernement fédéral à titre de signataire du Protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer.

Des résultats immédiats et intermédiaires propres au PAMMI ont été atteints dans une grande mesure, même s’ils reposent sur un seul cas important qui a nécessité la mise en œuvre du programme en Afrique de l’Ouest. Dans cette situation, l’OIM, par l’entremise du PAMMI, a apporté une aide afin de répondre aux besoins fondamentaux des migrants en détresse et a facilité leur retour dans leur pays d’origine, le Sri Lanka. Des activités ciblées pour faire connaître les risques de la migration irrégulière et fournir des renseignements sur la migration sécuritaire au Sri Lanka ont également été entreprises. Selon l’expérience acquise en Afrique de l’Ouest, les premiers résultats donnent à penser que la connaissance et la compréhension de la migration irrégulière et sécuritaire se sont améliorées parmi les personnes qui sont retournées volontairement au Sri Lanka. Même s’il est encore trop tôt pour déterminer le succès à long terme de leur réintégration, les documents de l’OIM révèlent que les migrants qui sont retournés au Sri Lanka avaient un point de vue positif à propos de leurs retrouvailles avec les membres de leur famille et leurs amis, mais se montraient moins positifs au sujet de leurs perspectives financières. De nombreux migrants sondés par l’OIM ont fait savoir que l’aggravation de leur situation financière ou la détérioration de la situation de la sécurité dans leur pays d’origine pourrait faire augmenter la probabilité d’une remigration.

Alors que le PAMMI a réussi à atteindre les résultats escomptés depuis son transfert à CIC, il y a des risques de chevauchement des activités entreprises par CIC et le MAECD pour renforcer la capacité de lutter contre le passage de clandestins dans d’éventuels pays sources ou points de transit. Dans le cadre du PARCLC, le MAECD s’est engagé à s’occuper de la question du passage de clandestins et à améliorer la collaboration avec les pays sources et de transit, ce qui pourrait aller à l’encontre des engagements distincts du PAMMI, soit entreprendre des activités de renforcement des capacités dans le contexte de la gestion des conséquences d’une migration irrégulière. La délimitation entre les activités de renforcement des capacités continues (sous la direction du MAECD) et les activités de renforcement des capacités entreprises dans le contexte de la gestion d’une migration irrégulière (sous la direction de CIC) n’est pas claire. Par conséquent, la recommandation suivante est formulée :

Recommandation no 1 : CIC, en consultation avec le MAECD, devrait préciser les rôles et responsabilités de chacun en ce qui a trait aux activités de renforcement des capacités liées au PAMMI.


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