Évaluation du Programme d’établissement et d’adaptation des immigrants (PEAI)

Annexe C : Études de cas

Centres d’information pour les nouveaux arrivants

Justification et historique

Au moment des consultations d’envergure provinciale tenues en 1998, on a cerné un besoin de services d’établissement plus visibles dispensés à partir d’un lieu central. Pour répondre à ce besoin, des Centres d’information pour les nouveaux arrivants (CINA) ont été mis sur pied dans des collectivités où les nouveaux arrivants pourraient autrement trouver difficile d’accéder à l’information, compte tenu de la  taille et de la complexité de la collectivité et des services offerts.

Au début de 2001, des ententes de contribution ont été signées avec deux importants partenaires de la collectivité d’établissement. À Toronto, une entente a été signée avec le YMCA de la région du Grand Toronto en vue d’établir un CINA au centre-ville de Toronto, à proximité d’une importante intersection du centre-ville et du métro. Une entente a également été signée à Mississauga avec le Centre for Language Training and Assessment (CLTA) en vue de la création d’un CINA dans le secteur de Peel. Plus précisément, en raison des problèmes de transport dans le secteur de Peel, un NIC a été ouvert dans Mississauga, à proximité d’une importante intersection et des transports en commun locaux, de même qu’à Brampton, au Centre municipal de Brampton. Ces trois bureaux partagent les mêmes locaux, sur le même étage, que les Centres d’évaluation des CLIC.

Les CINA ont ouvert leurs portes en avril 2001. La ministre de CIC de l’époque (l’honorable Elinor Caplan) a officiellement inauguré le CINA de la région du Grand Toronto le 23 novembre 2001.

Situation actuelle

Les trois CINA de Toronto et de Peel continuent d’exercer leurs activités. Les CINA offrent des services d’information et d’aiguillage, de même qu’un centre de documentation libre-service équipé d’un ordinateur. Ensemble, les CINA offrent des services dans plus de 20 langues. Les Centres sont ouverts tous les jours, certains soirs et les samedis matin.

Le CINA de Toronto offre en outre aux nouveaux arrivants des séances intitulées « Vos premiers jours en Ontario ». Il s’agit d’un mini cours d’initiation d’une demi-journée actuellement offert une fois par mois. La fréquentation moyenne est d’environ 25 personnes.

Les CINA ont la responsabilité de leur propre publicité, bien que CIC ait rédigé une brochure pour l’aéroport, la première année. Le YMCA continue de distribuer des brochures à l’aéroport, lesquelles font partie de la trousse « Bienvenue au Canada » destinée aux nouveaux arrivants. De même, CIC a financé un projet pilote de promotion des CINA dans la région du Grand Toronto où une affiche a été mise au point dans le but de faire connaître les CINA (ainsi qu’un numéro 211 et settlement.org).

Au cours de l’exercice 2003-2004, 6 866 nouveaux clients sont passés par le CINA de Toronto; 76 % d’entre eux étaient des nouveaux arrivants. Nombre d’entre eux reviennent plusieurs fois, ce qui fait augmenter le volume de clients.

En général, la clientèle des CINA est constituée d’immigrants qualifiés ayant une certaine connaissance de l’anglais. On a rapporté que parmi les 6 866 clients qui ont bénéficié des services au cours de l’exercice 2003-2004, 79 % ont dit appartenir à la catégorie des immigrants travailleurs qualifiés. Ce n’est pas étonnant puisqu’un grand nombre de ressources disponibles doivent être utilisées en libre-service (y compris, bien sûr, l’information et les ressources offertes par le biais de l’ordinateur ou d’Internet) et que cela exige une certaine connaissance de l’anglais et d’Internet (pour les ressources informatiques).

Contribution aux objectifs et à la réussite du PEAI

Les CINA se veulent une amélioration comparativement aux actuels FS du PEAI qui offrent une aide individuelle aux nouveaux arrivants. Le CINA fournissent de l’information et des ordinateurs; les nouveaux arrivants y accèdent par eux-mêmes et peuvent également bénéficier d’un service d’évaluation dans le cadre duquel un spécialiste de l’information (appelé « spécialiste de l’information et de l’aiguillage » au CINA de Toronto) offre un service d’aiguillage au nouvel arrivant (souvent, les nouveaux arrivants sont dirigés vers d’autres organismes du PEAI qui peuvent fournir une aide plus approfondie). Ainsi, les CINA offrent des services d’évaluation, d’information et d’aiguillage; ils n’offrent aucun des autres services du PEAI (par exemple, le counselling axé sur la recherche de solutions, l’interprétation, etc.). On considère que les CINA sont novateurs, pour les raisons suivantes :

  • Ils offrent un meilleur accès à l’information, en raison des heures de service prolongées; une plus grande souplesse pour les clients; et un accès multilingue complet;
  • Une gestion avant-gardiste de l’information, au CINA du YMCA, incluant la présence d’un spécialiste en gestion de l’information, et l’utilisation du 211 (un réseau local d’information téléphonique qui sera un jour étendu à l’ensemble du  Canada).

On croit qu’en ayant une source d’information sur l’établissement et des services d’aiguillage très visibles et centralisés, les nouveaux arrivants ont accès plus rapidement à des renseignements essentiels et à de l’aide. De même, les FS du PEAI et d’autres organismes de services sociaux tirent profit des services d’aiguillage plus rapides que les CINA sont en mesure d’offrir (sans frais pour les nouveaux arrivants).

Efficacité et efficience

On considère que les CINA sont très rentables étant donné qu’une grande partie de l’information est offerte sous forme de libre-service (brochures, ordinateurs, centre de documentation, laboratoire informatique, fiches de renseignements). De plus, les CINA sont en mesure d’aider un grand nombre de nouveaux arrivants avec un nombre relativement peu élevé d’employés étant donné que la plus grande partie de l’information est offerte en libre-service. Finalement, les CINA partagent les locaux des Centres d’évaluation des CLIC, ce qui procure aux nouveaux arrivants une occasion de se renseigner sur la formation linguistique des CLIC dont ils peuvent bénéficier.

Partage avec les autres fournisseurs de services

De l’avis du représentant de CIC interviewé, le concept du CINA a été largement partagé avec les autres bureaux et fournisseurs de services de CIC. De nombreuses présentations ont été faites dans le cadre des réunions du groupe de travail et des conférences.

Possibilités d’application

On examine actuellement la possibilité d’accroître le nombre de CINA en Ontario. Plus particulièrement, il existe une possibilité d’en intégrer un au centre d’évaluation des CLIC à Malton. Autrement, l’idée de combiner les CINA aux Centres de ressources en emploi (financés par RHDCC) dans d’autres régions de l’Ontario a fait l’objet de discussions, mais aucune décision n’a encore été prise.

La clé du succès des CINA réside dans le grand nombre de nouveaux arrivants qui n’éprouvent aucune difficulté à accéder à l’information par eux-mêmes, ou qui n’ont besoin que d’un service d’aiguillage pour lancer leurs démarches. On ne sait pas si d’autres centres pourraient réunir le nombre d’immigrants qualifiés nécessaire pour justifier la dotation en personnel d’un centre de ressources et d’aiguillage comme un CINA.

Sources de la recherche :

Note d’information : Centres d’information pour les nouveaux arrivants, 13 mars 2001.
Note d’information : Centres d’information pour les nouveaux arrivants, 9 septembre 2003.

Ateliers de recherche d’emploi (ARE)

Justification et historique

Le concept des ateliers de recherche d’emploi (ARE) est apparu en 1994 en tant que projet pilote. Il visait à répondre aux besoins d’établissement des nouveaux arrivants, en ce qui concerne l’emploi. En 1997, les ARE ont été étendus à l’ensemble de l’Ontario.

En 1997, lorsque les ARE sont devenus une initiative appliquée à l’ensemble de l’Ontario, CIC a conclu un marché avec le COSTI et l’OCASI pour qu’ils prennent en charge l’administration du financement des ARE, incluant la surveillance mensuelle de tous les fournisseurs de services (cibles, clients, résultats, suivi, inscriptions et formulaires de réclamation). Le COSTI était en outre responsable des activités de promotion, incluant des dépliants et  brochures et une ligne 1 800. L’OCASI a également signé un marché selon lequel il agit comme fournisseur de services consultatifs et participe au comité consultatif des ARE et à l’équipe de gestion.

Le rôle de CIC consistait à négocier le contrat avec le COSTI, à surveiller l’exécution de ce contrat et à examiner les budgets des fournisseurs de services des ARE. CIC s’est engagé à surveiller le COSTI de deux à trois fois par année.

En 2001, des ARE ont été donnés à 30 endroits, un peu partout en Ontario, et environ 8 000 clients par année ont profité de ces services. Des ARE ont été offerts aux endroits suivants : Région du Grand Toronto (RGT), Hamilton, Kitchener, Kingston, London, Ottawa, Windsor, St. Catharines et Thunder Bay. Dans 30 cas, il s’agissait d’endroits situés dans la RGT, représentant environ 56 % de la clientèle. Selon l’évaluation des ARE, effectuée en 2001, le coût moyen par client s’est élevé à environ 362 $.

Situation actuelle

Actuellement, les ARE sont dispensés par 28 fournisseurs de services, un peu partout en Ontario. Le COSTI continue de remplir ses fonctions d’administrateur, mais cette responsabilité sera exercée par CIC à compter du 1er octobre 2004. Le COSTI continuera de jouer un rôle clé dans l’élaboration du programme, la formation et la promotion.

Les ARE sont offerts selon trois modèles différents : A – le jour, à 69 % de la clientèle; B – le soir, à 24 % de la clientèle; et C – le samedi, à 7 % de la clientèle. En ce qui concerne le FS interviewé pour l’étude de cas, c’est le modèle du jour qui est appliqué trois jours semaine, pour un total d’environ 20 heures. Le modèle du soir est appliqué quatre jours semaine, pour un total d’environ 24 heures. Le modèle du samedi est offert trois jours, pour un total d’environ 20 heures.

On encourage les FS à offrir des ateliers personnalisés, s’il y a lieu, pour répondre aux besoins de leur clientèle. Le FS interviewé dans le cadre de notre étude de cas a indiqué qu’il offre régulièrement un atelier destiné aux ingénieurs étant donné que nombre de ses clients ont reçu une formation dans ce domaine (il a également offert des ateliers destinés aux femmes, aux comptables, aux enseignants et aux physiciens).

Les FS sont principalement responsables de la promotion des ARE. Le FS interviewé pour notre étude de cas a indiqué qu’il fait la promotion des ateliers au moyen de partenariats, d’aiguillages, d’allocutions/de présentations, de brochures et d’affiches.

Tous les FS sont tenus de donner les ateliers en anglais et en français (selon les besoins des clients). Toutefois, on a rapporté que de nombreux fournisseurs de services offrent certains ateliers dans d’autres langues, notamment l’espagnol et le mandarin.

Contribution aux objectifs et à la réussite du PEAI

On croit que les ateliers sont très efficaces pour transmettre la connaissance du marché local de l’emploi aux nouveaux arrivants. Nombre des ateliers sont préparés et offerts en partenariat avec d’autres ressources communautaires, notamment les organismes de recherche d’emploi, les employeurs, etc.

On considère que les ateliers respectent les objectifs du PEAI étant donné qu’ils aident les nouveaux arrivants à s’intégrer en leur permettant de comprendre le marché du travail canadien et d’y accéder. Selon les informateurs principaux, le programme est très pertinent et nécessaire.

Les formulaires d’évaluation par le client distribués après chaque séance indiquent que les participants sont satisfaits du contenu et des documents présentés, ainsi que de l’atelier en général. Selon l’examen des ARE effectué en 2001, les clients sondés ont unanimement approuvé les ARE immédiatement après les avoir suivis, ainsi qu’au cours d’un sondage complémentaire effectué un mois plus tard. Au cours de ce sondage complémentaire effectué un mois plus tard, selon l’examen, seulement 34 % des clients occupaient un emploi. De ce nombre, seulement 40 % ont indiqué que l’emploi leur convenait bien. Bien que ces chiffres semblent peu élevés, l’examen a permis de constater que les ARE sont très probablement une première étape dans le processus de recherche d’un emploi, pour les nouveaux arrivants, et que la plupart d’entre eux auraient vraisemblablement besoin d’une aide additionnelle (incluant une aide individuelle et l’établissement de liens avec d’autres programmes).

Efficacité en fonction du coût et efficience

Les informateurs principaux considèrent que le concept des ARE est une méthode rentable et efficiente pour communiquer l’information sur l’emploi aux nouveaux arrivants, étant donné qu’on peut aider de nombreux nouveaux arrivants en même temps. Selon l’examen effectué en 2001, la taille des ateliers varie entre un minimum de cinq participants en moyenne et un maximum de 19 participants en moyenne (bien que le représentant de CIC ait indiqué que la plupart des FS ne tiennent aucune séance comptant moins de huit participants). Les FS offrent également une aide complémentaire individualisée adaptée aux besoins de chaque participant à l’atelier pour les aider à mettre en pratique les concepts acquis au cours de l’atelier.

Partage avec d’autres fournisseurs de services

Selon les représentants de CIC et des FS, le concept des ARE a été largement partagé avec d’autres fournisseurs de services et représentants de CIC par le biais de conférences et de réunions. De même, au moment du lancement du projet, un avis a été diffusé à tous les intervenants.

Possibilités d’application 

Les représentants de CIC et des FS interviewés ont estimé que le concept des ARE pourrait être appliqué ailleurs, dans la mesure où le nombre de nouveaux arrivants est suffisant pour justifier le financement d’un coordonnateur et de facilitateurs. Les répondants ont confirmé les constatations de l’examen des ARE effectué en 2001 selon lesquelles les ARE ne sont qu’une première étape et que d’autres mesures de soutien liées à l’emploi sont nécessaires pour que les nouveaux arrivants trouvent des emplois intéressants.

Sources de la recherche :

Job Search Workshop Program Review 2001, RJ Sparks Consulting Inc. et WGW Services Ltd.

Programme de soutien scolaire 

Justification et historique

Depuis une douzaine d’années, le YMCA travaille en partenariat avec le conseil scolaire régional de Halifax pour répondre aux besoins des élèves qui sont de nouveaux arrivants. Du personnel de soutien du YMCA travaille sur place, dans onze écoles élémentaires et écoles secondaires (premier cycle et deuxième cycle) pour offrir de l’aide aux jeunes nouveaux arrivants, à leurs familles, ainsi qu’aux écoles. Le programme de soutien scolaire comporte un certain nombre de services, notamment : initiation du nouvel élève à son école; liens entre l’école et la communauté; aide scolaire; counselling paraprofessionnel; aiguillage; défense des intérêts; médiation et règlement des conflits; et soutien du personnel de l’école. Le personnel du YMCA siège également aux comités de consultation et de discipline de l’école et il travaille avec les enseignants, les psychologues de l’école, les travailleurs sociaux et les policiers.

L’idée du programme a surgi quand le « YMCA Homework Club » destiné aux nouveaux arrivants a rapidement dépassé sa capacité. Le YMCA a alors constaté que les jeunes nouveaux arrivants se heurtaient à un certain nombre de défis particuliers dans le réseau scolaire et que les écoles n’étaient pas en mesure de relever les défis associés à ces élèves. On a estimé qu’il fallait absolument l’aide d’une personne « sans liens de dépendance », ne faisant pas partie de l’administration scolaire, pour soutenir ces jeunes et défendre leurs intérêts.

Pour le YMCA, l’établissement est un processus « bilatéral » : non seulement l’établissement passe par l’adaptation du nouvel arrivant, mais encore par des stratégies visant l’intégration du jeune dans le système scolaire. Le programme a pour but d’aider le jeune nouvellement arrivé à « être mieux renseigné et davantage habilité, ainsi qu’à aider l’école à être plus accueillante, mieux informée et davantage sensible aux nouveaux arrivants et aux questions de multiculturalisme ».  

Le YMCA estime en outre que les programmes pour nouveaux arrivants les plus efficaces sont intégrés aux services, systèmes et institutions destinés à la population en général. Ainsi, la meilleure stratégie d’établissement est celle des partenariats avec les organismes, entreprises, écoles, etc. existants.

Situation actuelle

Le YMCA exerce des activités promotionnelles, bien que le directeur d’école joue aussi un rôle important à cet égard. « Dans la localité, le YMCA s’est acquis la réputation de faire un excellent travail dans les écoles. » Le programme est en demande; un certain nombre d’autres écoles locales aimeraient obtenir le service offert par le YMCA. Toutefois, la baisse du nombre d’immigrants a entraîné une baisse du financement. Ainsi, le programme a fait passer le nombre d’écoles bénéficiant des services de 17 à 11.  

Le YMCA fait la promotion du programme, par son réseau de prestation de services sociaux principalement, et il entretient des liens étroits avec d’autres organismes offrant des services aux immigrants. Le YMCA diffuse également de l’information sur le programme par le biais de conférences régionales et nationales, bien que les occasions de partage à l’échelle nationale soient moins nombreuses. À l’échelle régionale, les pratiques exemplaires du programme sont diffusées par l’intermédiaire de l’Atlantic Regional Association of Immigrant Serving Agencies (ARAISA), et à l’échelle provinciale, l’information est diffusée par le biais de l’Immigrant Serving Agencies of Metro (ISAM). On a fait remarquer, toutefois, que la diffusion des pratiques exemplaires pourrait être améliorée en ayant recours à Internet.

Contribution aux objectifs et à la réussite du PEAI

On considère que le programme complète très bien les autres programmes d’établissement et de réétablissement. Le YMCA a développé une expertise dans le domaine des programmes pour la jeunesse, tout particulièrement des programmes destinés aux jeunes nouveaux arrivants. Les autres organismes qui offrent des services aux immigrants de la Municipalité régionale de Halifax aiguillent régulièrement les jeunes nouveaux arrivants et leurs familles vers le YMCA.

On rapporte que le programme est très efficace pour renforcer les capacités des écoles, orienter les nouveaux arrivants vers les écoles et défendre les intérêts des jeunes, sensibiliser les gens aux questions multiculturelles et aider l’école à être plus inclusive.

D’après les commentaires non officiels formulés par des jeunes, le programme contribue à accroître leur sentiment d’appartenance et leur confiance en eux-mêmes, en ce qui a trait, tout particulièrement, à la participation aux activités scolaires et à la capacité de réaliser des progrès à l’école. Les commentaires des administrateurs et enseignants des écoles indiquent qu’ils se sentent davantage soutenus quand ils doivent régler des problèmes liés aux jeunes nouveaux arrivants. Le programme a également des répercussions sur les familles des jeunes; il aide les parents à comprendre le système scolaire et à offrir un soutien familial convenable à leurs enfants.

Il semblerait que le programme remporte également du succès pour ce qui est de sensibiliser les gens aux questions multiculturelles. Par exemple, certaines activités comme le Fast Day et autres festivals multiculturels (une initiative du personnel du YMCA) ont été intégrées au calendrier scolaire régulier.

Le YMCA a tout récemment réalisé une bande vidéo sur le programme de soutien scolaire intitulée « Finding my Place ». La vidéo consiste en scénarios de jeux de rôle sur des défis qu’ont à relever les nouveaux arrivants, dans leur école, et en stratégies pour y faire face. La vidéo a été distribuée et utilisée par les écoles locales et elle sera mise à la disposition de toutes les écoles secondaires (premier cycle et deuxième cycle) en Nouvelle-Écosse, d’ici la fin de 2004.  

Efficacité en fonction du coût et efficience

On considère que le programme est efficace et efficient, pour les raisons suivantes :

  • Le fournisseur de services a établi un partenariat efficace avec le système scolaire local et il travaille de concert avec le ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse à accroître la sensibilisation et la connaissance relatives aux questions touchant les enfants et les jeunes nouveaux arrivants;
  • Il s’agit d’un programme communautaire. Comme il se déroule dans les écoles, il est possible d’adopter une approche proactive pour résoudre et même prévenir les problèmes;
  • Le coordonnateur du programme visite chaque endroit toutes les deux semaines. On tient également des réunions du personnel hebdomadaires pour discuter des problèmes et des besoins en ressources;
  • On considère que la formation d’une équipe solide, dirigée par un coordonnateur enthousiaste, est un ingrédient essentiel du succès; 
  • On rapporte que les clients (les jeunes et les parents), les enseignants et les directeurs d’école voient le programme d’un très bon oeil; 
  • La structure administrative du programme est simplifiée et la plupart des fonds sont consacrés à la prestation du programme.

Possibilité d’application du programme dans d’autres villes ou régions

On considère que le programme pourrait très bien être appliqué à d’autres secteurs et régions puisqu’on est d’avis que les jeunes nouveaux arrivants ont des besoins particuliers que le système scolaire ne peut pas toujours satisfaire de manière impartiale. Toutefois, les informateurs principaux ont fait remarquer qu’il est important que les fournisseurs de services évaluent rigoureusement les besoins pour s’assurer que le programme sera adapté aux besoins précis de l’école et de la localité. L’accueil réservé au programme pourrait varier d’un conseil scolaire à un autre et d’une compétence à une autre [note 12]. Il est important que le fournisseur de services renforce les liens avec les éducateurs et les conseils scolaires concernés.

Sources de la recherche :

Services du YMCA pour les jeunes nouveaux arrivants – Programme de soutien scolaire et assistance jeunesse.
Association YMCA et Résumé du programme

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12. Un programme scolaire d’aide, le Settlement Workers in School (SWIS), existe également dans la région de l’Ontario.

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