Évaluation formative de la Semaine de la citoyenneté du Canada

1.0  Contexte

Méthodologie de l’étude
Buts de la Semaine de la citoyenneté du Canada
Budget de la SCC
Semaine de la citoyenneté
Publics cibles
Procedure de programmation
Résultats visés


La Semaine de la citoyenneté du Canada (SCC) a été créée pour promouvoir la valeur intrinsèque de la citoyenneté canadienne, appuyer un sentiment d’appartenance chez tous les Canadiens et reconnaître la contribution que l’immigration apporte à la croissance du Canada en tant que pays.

De 1993 à 1999, Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) formait un partenariat avec le ministère du Patrimoine du Canada et la Fondation du patrimoine pour organiser la Semaine de la citoyenneté et du patrimoine en février. Cette semaine mettait l’accent sur les thèmes du Patrimoine du Canada, de la citoyenneté et du jour du drapeau. En 2000, dans le but de faire porter l’attention sur des thèmes liés à la citoyenneté et à l’immigration, CIC a assumé l’entière responsabilité de la semaine, l’a rebaptisée Semaine de la citoyenneté du Canada (SCC) et l’a déplacée de février à octobre, dans un effort visant à accroître la participation dans les écoles et groupes communautaires et à permettre de célébrer par temps plus chaud.

Jusqu’à présent, CIC a organisé la Semaine de la citoyenneté du Canada à trois reprises :

du 16 au 22 octobre 2000 [note 1];

du 15 au 21 octobre 2001 [note 2];

du 14 au 20 octobre 2002.

Le thème de la manifestation annuelle est Le Canada : un pays pour nous tous! Il vise à inviter tous les Canadiens à réfléchir sur la valeur de la citoyenneté, sur ce que signifie le fait d’être canadien, ainsi que sur les droits, privilèges et responsabilités de la citoyenneté.

Méthodologie de l’étude

La présente évaluation de la SCC est axée sur deux points principaux : l’analyse de la conception du programme et l’évaluation du guide d’activités élaboré chaque année pour les enseignants et les responsables de jeunes.

La présente évaluation découle de trois sources d’information :

  1. des interviews avec des utilisateurs du guide. On a interviewé des enseignants et des responsables de jeunes dans les agglomérations métropolitaines d’Ottawa et de Gatineau qui avaient demandé le matériel;
  2. des interviews avec des responsables bien renseignés, soit des fonctionnaires associés aux politiques concernant la SCC, à la planification de sa mise en oeuvre, aux communications, à la distribution ou à l’utilisation opérationnelle du matériel;
  3. l’examen de la documentation, des principaux documents, y compris des dossiers très bien organisés des années précédentes, tenus par la Promotion de l’intégration (PI) (voir l’annexe A).

Buts de la Semaine de la citoyenneté du Canada

Les buts définis pour la Semaine sont de :

  • sensibiliser aux valeurs, droits et responsabilités associés à la citoyenneté canadienne;
  • sensibiliser les jeunes et les nouveaux arrivants à la valeur de la citoyenneté canadienne;
  • promouvoir un sentiment d’appartenance grâce aux programmes Le Canada : un pays pour nous tous! et Bienvenue chez vous, qui sont administrés par la Promotion de l’intégration et exécutés par les régions;
  • promouvoir une citoyenneté active pour tous les Canadiens.

Budget de la SCC

La Promotion de l’intégration dispose d’un budget de gestion opérationnelle de 1 100 000 dollars, réparti en quatre secteurs fonctionnels principaux :

600 000 $ Publications d’Intégration (Bienvenue au Canada, Le Canada et les nouveaux arrivants, Regard sur le Canada, autres fiches de renseignements).
120 000 $ Matériel et activités de promotion (achat et impression de matériel de soutien tel que drapeaux canadiens, épinglettes, trousses d’information et trousses de réaffirmation).
80 000 $ Transferts aux régions à l’appui du programme national (Atlantique : 10 000 $; Québec : 15 000 $; Ontario : 25 000 $; Prairies : 15 000 $; Pacifique : 15 000 $).
300 000 $ Semaine de la citoyenneté du Canada.
1 100 000 $ Total
  Le budget de la Semaine de la citoyenneté du Canada prévoit :
113 500 $ Guide d’activités (24 000 $ pour l’élaboration, 7 500 $ pour la conception et les maquettes, 12 000 $ pour la traduction et 70 000 $ pour l’impression).
33 500 $ Impression d’affiches (le coût de la conception est inclus au coût du guide d’activités).
7 500 $ Impression de formulaires de commande.
53 000 $ Distribution (5 000 $ pour des envois postaux aux municipalités, 45 000 $ pour le personnel de CIC chargé de la diffusion, 3 000 $ pour l’insertion dans le magazine des scouts).
45 000 $ Autres produits connexes (affiche Bienvenue chez vous, 5 000 $; Raconte-moi ta vie, 40 000 $).
47 500 $ Autres besoins tels que la préparation avancée du matériel de l’année suivante et la réimpression du matériel ou l’achat d’articles supplémentaires comme des drapeaux ou des épinglettes.
300 000 $ Total

Semaine de la citoyenneté

L’unité de la Promotion de l’intégration (PI) de la Direction générale de l’intégration et le personnel régional de CIC de partout au pays assurent l’essentiel des activités de programmation pour la semaine. La Division des promotions et la Direction des communications stratégiques (CS) oeuvrent de concert avec le personnel régional des programmes et des communications pour promouvoir et faire connaître la Semaine de la citoyenneté du Canada aux publics cibles les plus importants.

La semaine est conçue pour offrir des occasions visant à souligner l’importance de la citoyenneté et de l’immigration et à insister sur les droits, privilèges, responsabilités et obligations de la citoyenneté. Bien que la Semaine de la citoyenneté ait lieu en octobre, le message de la Promotion de l’intégration est que la citoyenneté est un concept qui vaut d’être célébré toute l’année.

La Semaine de la citoyenneté vise à engager tous les Canadiens à réfléchir sur la valeur de la citoyenneté, sur ce que signifie le fait d’être canadien, ainsi que sur les droits, privilèges et responsabilités liés à la citoyenneté. Le programme se divise en quatre grands volets. Chacun est décrit ci-dessous :

Guide d’activités pour les enseignants et les responsables de jeunes;

Cérémonies de citoyenneté, où les nouveaux arrivants prêtent le serment de citoyenneté et deviennent des citoyens canadiens;

Cérémonies de réaffirmation, où les Canadiens réaffirment leur citoyenneté en prononçant le serment de citoyenneté;

Cérémonies de présentation de certificats du mérite civique [note 3].

Guide d’activités pour les enseignants et les responsables de jeunes

Le programme a mis au point une trousse d’activités pour toute l’année axée sur les enseignants et responsables de jeunes des niveaux primaire, intermédiaire et début du secondaire. Cette trousse, applicable à divers programmes, inclut un guide d’activités, une affiche d’activités et un exemplaire de Conte-moi ta vie. Le guide présente des activités conçues pour aider les jeunes à mieux se connaître eux-mêmes, à mieux communiquer entre eux, avec leur collectivité et leur pays.

Le guide d’activités parvient aux enseignants qui figurent sur une liste de diffusion ou qui ont envoyé un formulaire de commande. Il est aussi envoyé à diverses sections de guides et de scouts.

Bien que le guide soit officiellement mis à la disposition des élèves de la 5e année à la fin du secondaire, il vise surtout les élèves de 5e et 6e années.

Le contenu des trois guides d’activités produits à ce jour se trouve en annexe B. Des comparaisons entre ceux-ci indiquent que le guide change beaucoup d’une année à l’autre. Nos entrevues ont révélé que l’on a gardé un bon souvenir de certaines activités des années précédentes. L’approche actuelle consistant à produire un nouveau guide chaque année entraîne l’abandon d’activités couronnées de succès auparavant et dont on se souvient favorablement. On peut voir le guide d’activités au : www.cic.gc.ca/francais/celebrer/index.asp qui est la page d’accueil des activités de Bienvenue chez vous et qui offre un lien vers le guide d’activités de chaque année.

Cérémonies de citoyenneté

Les cérémonies de citoyenneté soulignent l’occasion où un nouvel arrivant au Canada devient officiellement citoyen canadien. Le serment de citoyenneté s’inscrit dans le cadre de la cérémonie. Ces cérémonies, qui se déroulent toute l’année, sont présidées par des juges de la citoyenneté. Certaines de ces cérémonies bénéficient d’une plus grande visibilité que d’autres quand elles se déroulent durant la SCC ou le jour de la Fête du Canada ou parce que des célébrités, susceptibles d’attirer l’attention des médias, y participent. CIC appuie ces cérémonies, qu’elles se déroulent dans un Bureau de la citoyenneté ou ailleurs. Dans ce dernier cas, il y a souvent un hôte, (p. ex. classes d’une école secondaire; club Kiwanis; troupe scoute) et la participation de l’hôte sera aussi soutenue par le personnel de CIC.

Cérémonies de réaffirmation

Au coeur d’une cérémonie de réaffirmation se trouve la répétition du serment de citoyenneté. Généralement, c’est une manifestation de groupe visant à célébrer la citoyenneté canadienne déjà acquise. CIC aide à ces cérémonies en fournissant un programmetype, des certificats de réaffirmation et des suggestions détaillées pour organiser une cérémonie.

Certificat de mérite civique

Ces certificats honorent les personnes qui aident les nouveaux arrivants à s’intégrer à la société canadienne. Lancé en 1987, le certificat annuel rend hommage à un maximum de 20 personnes et organismes canadiens, des secteurs du bénévolat, privé ou public. Ils doivent avoir contribué à l’intégration de résidents permanents ou de réfugiés au sens de la Convention de manière exceptionnelle, grâce à des activités qui ont eu des répercussions importantes aux échelons local, régional ou national [note 4].

Publics cibles

Bien que la Semaine de la citoyenneté vise principalement les jeunes enfants, son intention consiste à influer sur divers publics variés. Entre autres publics cibles (annexe C) des outils de communication de la SCC, citons :

  • les jeunes (particulièrement les élèves de 5e et 6e années);
  • les nouveaux arrivants au Canada;
  • les fonctionnaires fédéraux;
  • les médias, particulièrement les journaux communautaires ou ethniques;
  • tous les Canadiens.

Procédure de programmation

Le graphique 1 présente les principaux processus en vigueur à CIC. Les deux principaux intervenants sont PI (Promotion de l’intégration) et CS (Communications stratégiques). Ces processus sont efficaces, selon ceux qui ont exprimé une opinion. Cependant, CS croit plutôt que l’on atteindrait mieux les objectifs du programme s’il y avait une approche plus stratégique à l’obtention d’une couverture médiatique. Une façon d’attirer l’attention des médias consiste à obtenir la participation de personnalités connues à certaines activités telles que les cérémonies de citoyenneté.

CS est d’avis qu’il serait possible d’accroître l’attention des médias si elle participait aux premières étapes de l’élaboration de l’approche de marketing social, bien avant la tenue de certaines activités. La division soutient qu’il faut planifier les événements très longtemps à l’avance et qu’il est possible d’attirer des personnalités connues si on leur transmet le message adéquat et qu’on les invite avant que leur horaire ne soit trop chargé pour leur permettre d’y assister.

Des partenariats sont formés pour ajouter aux efforts de PI. Un exemple significatif de partenariat qui a évolué dans le temps est celui qui existe avec la Monnaie royale canadienne. [note 5] On a frappé une « pièce de monnaie de la citoyenneté » pour la première fois en 1999. L’initiative a été bien accueillie et s’est poursuivie chaque année depuis. Bien que CIC n’ait pas officiellement participé aux premières années du Concours de la pièce de monnaie de la Fête du Canada, le nom du vainqueur du concours de 2001 a été annoncé lors d’une cérémonie de citoyenneté. La réaction a été si positive que CIC et la Monnaie royale canadienne ont conclu une entente pour que la pièce de monnaie de la Fête du Canada figure dans le guide d’activités 2002 de la SCC. Les deux partenaires croient que cette entente « symbiotique » correspond à leurs objectifs respectifs et ajoute une certaine synergie à leurs efforts.

D’autres types de partenariats moins étroits, mais néanmoins prometteurs, sont formés. Ils consistent en publicité payée, en proclamations municipales et en appels pour obtenir le soutien des dirigeants politiques et des fonctionnaires. PI achète de l’espace publicitaire ou des encarts dans des périodiques tels que The Leader Magazine, destiné aux chefs scouts, et joint un public approprié pour son matériel de la SCC. On invite les municipalités à proclamer la semaine désignée comme Semaine de la citoyenneté du Canada et, en 2001, environ 39 d’entre elles ont fait cette proclamation au Canada. On envoie des avis au sénateurs, députés, bureaux de circonscription, bureaux des provinces, sous-ministres et sous-ministres adjoints des autres ministères fédéraux et aux représentants qui siègent au Comité interministériel des initiatives en matière de citoyenneté, afin d’assurer une couverture complète à la SCC et de les inviter à participer à une cérémonie de citoyenneté.

Bien que la séquence des processus (graphique 1) soit liée aux activités de planification à l’appui de la SCC, elle n’offre pas d’évaluation de ce qui se passe réellement. Elle décrit ce que l’on prévoit qui se passera. On juge que le processus planifié est complet et promet de réaliser les objectifs liés à l’organisation de l’événement et à la diffusion du matériel. En fait, la préparation et la diffusion du matériel semblent accomplies, mais l’évaluation du rendement est déficiente. On ne dispose pas de chiffres sur la participation qui comparent les marchés cibles aux commandes réelles et à l’utilisation réelle du matériel. L’évaluation du rendement qui est faite est constituée davantage de rétroactions officieuses et des expériences des personnes engagées dans les processus.

Une comparaison des mécanismes utilisés pour diffuser le message et influencer les publics cibles indique que le programme dépend d’un effet d’entraînement solide pour atteindre ses objectifs. On s’attend par exemple à ce que les activités scolaires pour les élèves de 5e et 6e années touchent les élèves, leurs familles et les étudiants qu’ils deviendront plus tard. On s’attend à ce que les participants aux cérémonies soient influencés par la valeur positive explicite de la citoyenneté canadienne et que cette influence soit transmise au grand public par la couverture médiatique. On ne dispose d’aucune preuve empirique, pour le moment, à l’effet qu’une exposition à quelques activités de la SCC ait une influence perceptible sur les attitudes de l’ensemble de la population.

Résultats visés

Durant l’année, les régions organisent diverses activités à l’appui de la SCC. Ce sont, entre autres, la campagne Bienvenue chez vous du gouvernement fédéral, le programme Un pays pour nous tous! et l’Arbre de la citoyenneté du Canada. Ce dernier est un arbre sculpté à la main qui honore les nouveaux citoyens et les accueille. La campagne Bienvenue chez vous invite les enfants à créer des messages de bienvenue pour les milliers de nouveaux arrivants qui prêteront le serment de citoyenneté chaque année.

Le graphique 2 présente les activités de la SCC auxquelles participent la PI (Promotion de l’intégration) et la CS (Communications stratégique). Ces activités sont conçues pour produire des extrants (guides d’activités, visites scolaires, discours-types, communiqués de presse, cérémonies) dont on attend qu’ils produiront des résultats additionnels. Les activités se déroulent sur trois « plans » pour illustrer la construction séquentielle prévue des résultats. Les résultats initiaux (participation d’enfants, messages diffusés dans les médias et entendus, fonctionnaires mieux préparés) découlent des extrants et devraient entraîner les résultats ultérieurs (sensibilisation aux droits, obligations et valeurs liés à la citoyenneté canadienne, sentiment d’appartenance pour les nouveaux arrivants, pratique d’un véritable civisme). Ces résultats contribueraient à trois attitudes sociales essentielles : la valeur intrinsèque de la citoyenneté canadienne; un sentiment d’appartenance; la contribution des immigrants.

Les résultats ultérieurs et les changements sociaux prévus sont les effets visés par la SCC, mais on doit reconnaître que la réalisation de ces résultats échappe au contrôle des gestionnaires. D’un côté, le budget du programme est de l’ordre de 300 000 dollars, montant qui, même doublé ou triplé par une gestion créative ou par des sources additionnelles de fonds, ne représente pas une somme très importante pour influencer plus de 30 millions de Canadiens. Par contre, il y a une vaste gamme d’autres influences qui agissent en vue des mêmes buts si bien que, même si l’on obtenait des résultats très positifs, il serait difficile d’estimer dans quelle mesure on pourrait attribuer ces résultats à la SCC.

Entre autres exemples de ces influences, citons :

La littérature, tant sous forme de livres, de journaux et de périodiques que de messages médiatiques non imprimés, à la radio et à la télévision, qui transmettent des messages axés sur les mêmes thèmes que la SCC. Un cas précis est celui du volume Passages vers le Canada, mentionné à la note de bas de page 5 et paru récemment.

Une autre source de messages complémentaires est celle des programmes d’autres ministères. Au plan fédéral, il y a les programmes de soutien de la paix du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international et les programmes de la Fête du Patrimoine à Patrimoine Canada.

En réalité, les activités et les messages d’une grande partie de la société canadienne appuient ces messages de la SCC. Tenter de décrire ces influences équivaut à demander à un poisson de décrire l’eau dans laquelle il nage ou à un Canadien ou une Canadienne de décrire la culture qu’on lui a inculquée.

Mesure des résultats

Grâce à la définition des résultats visés (pièce 2) par la SCC, il est possible de se demander si l’évaluation du programme est faisable et, le cas échéant, comment la faire de façon rentable. À cette fin, on a élaboré l’annexe D. Cette annexe contient une liste complète des résultats visés et un examen initial du type et du nombre d’évaluations nécessaires à une étude. Soulignons, dans le cadre de tout examen d’évaluation, que la démonstration de constats favorables dans les résultats est une condition nécessaire mais non suffisante aux enjeux touchant les affectations des programmes. En plus des points à considérer, l’évaluation doit utiliser une méthodologie qui permet d’estimer l’incidence d’un programme. Une telle méthodologie établirait un lien de cause à effet entre la SCC et les résultats ultérieurs et les « changements sociaux » du graphique 2. Pour ce faire, il faudrait une méthodologie qui met en contraste l’attitude des enfants exposés aux activités de la SCC à celle d’autres qui ne l’ont pas été. En outre, il faut le faire de façon à trier les effets des sources multiples de messages axés sur les mêmes objectifs que ceux de la SCC.

Dans la présente section, nous n’étudions que la mesure des résultats.

L’annexe D compte quatre catégories principales de mesure. La liste qui suit présente une estimation de leur utilité et de leur disponibilité.

Statistiques sur la participation—Par participation, on entend la mesure dans laquelle le matériel fourni par PI répond à la demande de la population visée. Quelle proportion des utilisateurs visés a, véritablement, demandé et reçu du matériel? C’est une exigence fondamentale de toute évaluation pour ce type de programme. Il existe deux types de mesures de participation nécessaires pour la SCC :

  • Utilisation de produits de communications. Quelle proportion de médias imprimés et électroniques, à qui l’on envoie des communiqués et des idées d’articles, publient réellement, soit le communiqué, soit un article fondé sur le communiqué ou toute idée d’article portant sur la SCC ou la citoyenneté?
  • L’utilisation de matériel didactique par les enseignants et les responsables de jeunes. Parmi les populations qui ont reçu un avis que le matériel est disponible, combien demandent une copie des guides, épinglettes, drapeaux, etc., disponibles.

État de la situation—Les statistiques de participation sont essentielles au suivi des programmes. Aucun type de mesures de suivi n’est recueilli en permanence. Il est possible, à un coût relativement bas, de mettre en oeuvre des systèmes de collecte des données qui produiront l’information nécessaire au suivi du rendement.

Sondages d’opinion publique—Par sondages d’opinion publique, on entend le fait de poser des questions à des échantillonnages représentatifs d’une population désignée. Les « résultats ultérieurs » et les « retombées sociales » de la SCC exigent une évaluation des attitudes (p. ex. sentiment d’appartenance) et une évaluation du savoir (p. ex. contribution des immigrants, valeurs liées à la citoyenneté, obligations du citoyen) pour le public canadien ou pour certaines parties désignées de la population. À cause du coût d’une évaluation des attitudes et du savoir de l’ensemble de la population, on doit examiner les données actuelles avant de considérer toute autre forme d’évaluation. Il est fort peu probable que de nouvelles évaluations coûteuses soient justifiées par un programme de l’importance de la SCC [note 6].

État de la situation—On trouve des données sur les sondages réalisés auprès du public portant sur diverses questions pertinentes. On ne les a pas examinées systématiquement. Par conséquent, on ignore quelles questions ont été posées en quelle année, si les mêmes questions ont été répétées dans le temps et s’il existe un dossier chronologique qu’il soit possible d’interpréter. Si ces données existent, elles seraient des plus utiles.

Commentaires des utilisateurs—Par commentaires des utilisateurs, on entend l’analyse critique présentée par des personnes qui ont utilisé le matériel produit par PI. Généralement, ces renseignements seront recueillis au moyen d’une certaine forme d’instrument de sondage, soit, entrevue, papier, téléphone ou Internet. Ces approches permettent :

  • de recevoir des commentaires offerts spontanément par l’utilisateur, s’il choisit de répondre aux questions publiées sous forme d’un encart « Veuillez présenter vos commentaires » dans un livret ou une page Web;
  • de recevoir des commentaires offerts par l’utilisateur en réponse à un intervieweur, en personne ou au téléphone;
  • de recevoir des réponses, y compris des commentaires, offerts suite à un ensemble de questions écrites, soit imprimées ou soit électroniques;
  • de recevoir des commentaires offerts durant une séance de groupe de discussion. Les groupes de discussion (qui peuvent être virtuels ou physiques) et comportent des représentants des programmes de cours provinciaux, fourniraient du matériel utile aux enseignants, qui serait en outre plus conforme aux objectifs des programmes de cours. Des groupes de discussion avec des enseignants et des responsables de jeunes pourraient examiner en profondeur le contenu et le message livré et la forme sous laquelle ce contenu est le mieux exprimé.

État de la situation—Un sondage auprès des utilisateurs constitue une source d’information des plus utiles. Il permet de mesurer le savoir et les attitudes et d’obtenir des propositions d’amélioration. De tels examens ne sont pas disponibles actuellement en ce qui concerne de larges proportions de la population.

Opinions des agents de programmes—Le personnel régional de CIC dans l’ensemble du pays fait partie intégrante du soutien aux activités de la SCC. Son avis, fondé sur l’expérience, constitue une source importante de rétroaction sur les cérémonies et sur le matériel produit. Il est également apte à indiquer ce qui fonctionne et à faire des suggestions visant à améliorer l’efficacité et la rentabilité.

État de la situation—On ne demande pas systématiquement l’avis du personnel régional. Il serait souhaitable de le faire selon une formule de cueillette normalisée. Évidemment, l’information serait examinée et le dialogue entretenu, au besoin, avec le personnel des régions. Les opinions exprimées chaque année pourraient être recueillies utilement pour permettre une analyse linéaire dans le temps, à partir de laquelle on pourrait assurer le suivi des modifications dans la prestation des programmes.

Pièce 1 : Diagramme des processus - Semaine de la citoyenneté du Canada

Pièce 2 : Résultats visés - Semaine de la citoyenneté du Canada

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[1] Cela représentait un intervalle de 20 mois depuis la session de février 1999. Cet intervalle inhabituel est survenu à la suite du déplacement de février à octobre dans le calendrier et de la décision de ne pas organiser d’activités en octobre 1999, seulement 8 mois après la Semaine de la citoyenneté et du patrimoine. En 2000, la Semaine de la citoyenneté s’est déroulée sur un fond d’incertitude causé par le dépôt d’une nouvelle Loi sur la citoyenneté devant le Parlement et la tenue prévue d’une élection fédérale.

[2] En 2001, on a accordé une plus grande importance à la Semaine de la citoyenneté à la suite des attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis.

[3] Non offerts en octobre 2002.

[4] On n’a décerné aucun certificat en 2002.

[5] PI compte d’autres partenaires actifs, mais ils ne sont pas intégrés à l’effort lié à la SCC. Ainsi, l’Institut du Dominion a publié, en 2001, avec CIC comme un des commanditaires, Passages vers le Canada, un Guide de référence sur les thèmes de l’immigration, de la citoyenneté et du sentiment d’appartenance. L’utilisation des même thèmes durant la SCC et l’accent mis sur les années d’études secondaires font que Passages vers le Canada est complémentaire au guide d’activités.

[6] L’envergure et l’importance des programmes ne sont évidemment pas liées. Les personnes interrogées relativement à cette étude sont d’avis qu’un programme qui suscite un bon esprit civique est très important, quel que soit son budget.

 

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