ARCHIVÉE – Mise à l’essai de la biométrie sur le terrain
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Section 5 : Intégrité du programme – Utilité de la biométrie pour améliorer la gestion de l’identité et détecter la fraude
5.1 Vue d’ensemble
Les essais sur le terrain ont permis d’établir qu’il est possible d’identifier les clients à l’aide de la biométrie et d’accroître la confiance dans les décisions prises concernant l’identité des clients.
On a relevé 14 854 inscriptions pour des demandes de visa dans le cadre des essais sur le terrain. Sur ces 14 854 inscriptions, 394 correspondances ont été établies en raison d’inscriptions multiples. Ces résultats montrent que la technologie biométrique est un outil particulièrement efficace pour gérer l’identité des clients.
- Les identificateurs biométriques des empreintes digitales et du visage étaient d’excellente qualité pour 97 % des inscriptions.
- Lorsque ces deux identificateurs biométriques étaient combinés, le système a établi des correspondances dans 100 % des cas.
- La vérification a servi à confirmer l’exactitude des correspondances établies dans 96 % des cas (voir la section 7 pour plus de détails).
Dans le cas des 394 correspondances établies, l’appareil de recherche biométrique a établi un lien avec une interaction précédente pendant les essais sur le terrain. Douze de ces correspondances étaient d’un intérêt particulier dans une optique d’intégrité du programme :
- Un cas de fraude manifeste a été relevé. La personne avait présenté deux demandes avec deux identités différentes dans le cadre de deux programmes (demande de visa de résident temporaire et demande d’asile). La biométrie a permis à CIC d’établir un lien entre les deux identités, ce qui n’aurait pas été possible autrement.
- Deux personnes dont le visa avait été refusé se sont présentées plus tard comme demandeurs d’asile. La biométrie a permis à CIC d’établir un lien avec les données précédentes sur le visa, ce qui, normalement, aurait dû être fait manuellement.
- Neuf personnes ont obtenu un visa et ont demandé l’asile par la suite. La biométrie a permis à CIC d’établir un lien entre le demandeur d’asile et les données sur le visa. Si la biométrie avait été entièrement mise en œuvre, ce type de lien aurait amélioré le processus décisionnel.
5.2 Gestion de l’identité
5.2.1 Gestion de l’identité des clients
Les technologies biométriques utilisées dans le cadre des essais sur le terrain, comme le prélèvement des empreintes digitales et la reconnaissance faciale, ont été soumises à d’importants tests dans l’industrie pour établir leur efficacité comme outils d’identification. CIC a voulu mettre à l’essai ces technologies dans ses activités quotidiennes.
Les essais sur le terrain devaient permettre d’établir un nombre considérable de correspondances pour ce qui est de l’identité afin de tester la qualité et l’efficacité de cette technologie comme outil de gestion de l’identité.
CIC a mesuré les éléments suivants pour évaluer l’efficacité du système utilisé dans le cadre des essais sur le terrain :
- la qualité des identificateurs biométriques recueillis, combinée aux mesures du rendement utilisées dans l’industrie;
- l’exactitude des correspondances établies par suite des inscriptions multiples aux bureaux des visas et à l’Unité de traitement des cas de réfugiés à l'accueil;
- l’exactitude des correspondances établies par suite de l’inscription des empreintes décadactylaires des clients et de l’inscription subséquente de l’empreinte monodactylaire à un point d’entrée, aux fins de vérification.
Ces mesures d’efficacité essentielles ont permis à CIC de mieux comprendre les avantages de la biométrie pour les programmes des visas. CIC gère un large éventail de programmes, comme les programmes de demandes de visa de résident temporaire et de résident permanent et le programme de protection des réfugiés. Les clients qui présentent une demande dans le cadre d’un programme en présentent souvent une autre plus tard, en changeant de statut (en passant, par exemple, du statut de visiteur à celui d’étudiant ou du statut de travailleur à celui de résident permanent). Par conséquent, CIC a de nombreux clients qui présentent plusieurs demandes. En fournissant un lien direct avec une demande antérieure, la biométrie facilite l’accès aux agents d’immigration à d’importantes données sur les cas, ce qui les aide à repérer les clients qui tentent de cacher leurs antécédents d’immigration en changeant de nom ou de date de naissance. Elle permet aussi d’accroître la confiance entre les clients et CIC.
Les essais sur le terrain ont permis de tester la capacité de la technologie biométrique à gérer l’identité des demandeurs réitérants, en établissant les liens avec leurs antécédents et en détectant la fraude d’identité.
5.2.2 Intégrité du programme des visas
Sur les 14 854 inscriptions de clients dans le cadre des essais sur le terrain, 364 (2,5 %) ont présenté plus d’une demande. Par conséquent, CIC avait le nombre d’échantillons biométriques suivant à tester :
- 377 paires de photographies
- 212 paires d’empreintes digitales
- 195 paires de photographies et d’empreintes digitales ensemble
Lorsque seule la technologie de la reconnaissance faciale était utilisée, à l’aide des paires de photographies, les tests montraient que les correspondances étaient exactes pour 98,4 % des clients de ce groupe; lorsque seule la technologie du prélèvement des empreintes digitales était utilisée, les correspondances étaient exactes pour 97,9 % des clients. Lorsque les deux technologies étaient utilisées ensemble, les correspondances étaient exactes pour 100 % des clients.
5.2.3 Gestion des entrées à l’aide de la biométrie des empreintes digitales
Dans le cadre des essais sur le terrain, la capacité de la technologie relative aux empreintes digitales a également été testée aux fins d’une vérification des clients à leur arrivée. Les clients pour qui les empreintes décadactylaires avaient été inscrites dans un bureau des visas fournissaient une empreinte monodactylaire à un des points d’entrée participant aux essais sur le terrain, afin de la comparer avec les empreintes qui avaient été inscrites précédemment.
Pendant les essais sur le terrain, 918 des 7 875 clients dont les empreintes décadactylaires étaient inscrites dans un bureau des visas se sont présentés à un point d’entrée et une empreinte monodactylaire a été vérifiée. Les essais ont permis de tester le prélèvement d’une empreinte monodactylaire aux fins de vérification, mais le résultat de la correspondance n’a pas été renvoyé en temps réel à l’agent examinateur au point d’entrée.
La vérification a été réussie dans 96,1 % des cas, et aucun cas de fraude n’a été détecté. Pour les 3,9 % de cas restants, les spécialistes judiciaires ont estimé que la piètre qualité des empreintes digitales ne permettait pas d’évaluer la correspondance. Comme aucun employé des points d’entrée qui ont participé aux essais sur le terrain n’a signalé un client qui ne correspondait pas à la photographie qu’il avait montrée, il est plausible qu’il n’y ait pas eu de tentative de fraude.
5.2.4 Gestion de l’identité de l’ensemble des clients
Pendant les essais sur le terrain, les échantillons d’identificateurs biométriques de 14 854 demandeurs de visa ont été comparés avec ceux de 3 410 demandeurs d’asile pour vérifier si ces clients avaient eu recours aux deux programmes. Douze personnes qui ont présenté une demande de visa ont ensuite demandé l’asile au cours des six mois des essais sur le terrain. Ces 12 cas se répartissent comme suit :
- Neuf personnes qui avaient un visa valide ont présenté les mêmes renseignements généraux lorsqu’elles ont fait une demande d’asile. La biométrie a permis à CIC d’établir un lien direct avec les demandes de visa qu’elles avaient faites.
- Deux personnes dont la demande de visa avait été refusée s’étaient rendues au Canada sans documents pour demander l’asile. Encore une fois, la biométrie a permis à CIC de retracer ces cas jusqu’à la demande de visa initiale.
- Une personne a fait une demande d’asile sous un autre nom et une autre date de naissance et a dissimulé le fait qu’elle était venue au Canada avec un visa. Il s’agit d’un cas manifeste de fraude d’identité qui souligne l’importance des outils biométriques pour éviter le recours abusif aux programmes de CIC. Dans ce cas, le système de reconnaissance faciale et celui de prélèvement des empreintes digitales ont été d’une grande précision.
Les 12 cas ont été relevés grâce à l’établissement de 13 correspondances biométriques. Dans six cas, les correspondances ont été établies à partir des données sur le visage et les empreintes digitales. Dans deux cas, elles ont été établies uniquement à partir des données sur le visage (aucune empreinte digitale n’a été inscrite pour ces clients aux bureaux visés par les essais sur le terrain). Dans cinq cas, les correspondances ont été établies uniquement à partir des données sur les empreintes digitales, parce que le système a déterminé que les photographies des clients à l’Unité de traitement des cas de réfugiés à l’accueil ne correspondaient pas à celles qui avaient été présentées au bureau des visas. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les correspondances et la qualité des photographies, voir la section 6.
5.2.5 L’effet dissuasif de la biométrie
Les autres pays qui ont déjà mis en œuvre la technologie biométrique constatent qu’elle a un effet dissuasif sur les fraudeurs.
Bien que ce soit difficile à démontrer, certains éléments d’information permettent de croire que les essais sur le terrain ont dissuadé des titulaires de visa d’entrer au Canada par les points d’entrée qui y ont participé. Avant ces essais, on a vérifié le nombre de clients qui sont entrés au Canada par ces points d’entrée durant la même période au cours des années précédentes. Un sondage détaillé a également été effectué à Seattle au sujet de l’endroit où les titulaires de visa prévoyaient arriver au Canada. En se fondant sur ces deux analyses, sans tenir compte d’un facteur possible de dissuasion, 71 % des clients qui ont participé aux essais sur le terrain devaient arriver au Canada par la frontière terrestre de Douglas ou de Pacific Highway ou encore par l’aéroport international de Vancouver (AIV).
Cette collecte de données n’avait pas pour seul but de planifier les ressources nécessaires à la réalisation des essais sur le terrain. Elle visait aussi à recueillir des données actuelles de comparaison, pour vérifier à la fin des essais s’il y avait eu une diminution des chiffres suffisamment importante pour conclure à l’effet dissuasif de la biométrie.
Enfin, seulement 10 % des clients qui ont pris part aux essais sur le terrain sont arrivés à l’un des points d’entrée participants. On constate donc une différence marquée entre le nombre d’arrivées prévues et réelles.
Un facteur important qui peut avoir changé les tendances de voyage a été l’introduction, sur une base quotidienne, de vols directs entre Hong Kong et Toronto pendant les essais sur le terrain. Les clients qui ont opté pour cet itinéraire n’avaient pas à se soumettre à une vérification pendant les essais sur le terrain.
Le seul cas de fraude d’identité qui a été détecté pendant les essais sur le terrain a été celui d’une personne qui a demandé l’asile à l’Unité de traitement des cas de réfugiés à l’accueil à Toronto.
5.3 Conclusion
La biométrie est un outil efficace pour confirmer l’identité d’une personne et détecter la fraude. On a constaté que l’efficacité des correspondances établies était élevée. Compte tenu de la précision des résultats obtenus dans le cas des clients qui ont eu plusieurs contacts avec CIC, les deux identificateurs biométriques, le prélèvement des empreintes digitales et la reconnaissance faciale, ont été efficaces pour les repérer.
L’analyse des données démontre que la biométrie peut établir l’identité d’un demandeur et confirmer les liens qui existent entre les secteurs d’activités. L’expansion de cette technologie accroîtrait la capacité de CIC de détecter les cas de fraude et de recours abusif à ses programmes. Elle fournirait également des liens solides avec d’anciens dossiers d’immigration (comme d’anciens détenteurs de visa qui ont dépassé la durée de séjour autorisée ou d’anciens demandeurs d’asile). En outre, la vérification obligatoire des indicateurs biométriques aurait vraisemblablement un effet dissuasif.
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