ARCHIVÉE – Propos des consultants en immigration
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- Qui demande l’aide des consultants en immigration, et pourquoi?
- Expérience de l’aide en matière d’immigration
- Sources d’information consultées
- Participants à la consultation
Faits saillants
Le présent rapport est un résumé des résultats d’une consultation publique sur le recours à des consultants en immigration, à des avocats et à d’autres représentants, menée par Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) en mai 2009.
- La moitié des répondants ont demandé de l’aide dans le cadre du processus d’immigration. Parmi ceux qui ont demandé de l’aide, la majorité a choisi des consultants en immigration, plutôt que des avocats ou des membres de leur famille ou des amis.
- Quatre répondants sur cinq ont payé pour l’aide qu’ils ont reçue pour présenter leur demande d’immigration. La plupart ont déboursé moins de 5 000 $ CAN, mais certains ont payé plus de 10 000 $ CAN.
- La plupart voulaient de l’aide pour comprendre le processus d’immigration ou pensaient que l’aide d’un professionnel augmenterait leurs chances de succès. À peine quelques-uns pensaient (à tort) qu’ils devaient engager un représentant afin de pouvoir immigrer au Canada.
- La satisfaction à l’égard des services payés était répartie en parts égales, et presque le tiers des répondants ont vécu des expériences négatives avec des consultants. Cependant, un très petit nombre de répondants ont fait part de leur expérience à quelqu’un.
- Le site Web de CIC était une source importante d’information au départ, au même titre que le bouche-à-oreille provenant de la famille ou des amis.
CITATIONS
« Dites-leur que l’information la meilleure et la plus exacte se trouve sur le site Web de CIC. »
« Soyez prudents lorsque vous utilisez des services coûteux. Vous pouvez vous faire avoir. »
« L’agence de recrutement devrait arrêter de faire du recrutement illégal! »
« […] CIC grossit l’importance de ce sujet […] Personne ne devrait se faire avoir par ces gens puisqu’ils devraient faire des vérifications avant de les embaucher. »
« Les avocats ne peuvent pas influencer vos chances de gagner. »
« J’ai vécu une bonne expérience, mais je pense que mon expérience a été bonne parce que j’ai fait beaucoup de recherches au sujet du consultant et de sa réputation avant de l’engager. »
« […] Le processus d’immigration est simple et clair […] Vous devriez seulement encourager la création de plus de services d’information gouvernementaux offerts par des bénévoles. »
« Assurez-vous de faire des recherches au sujet de l’avocat que vous choisissez et qu’il a le temps de s’occuper de vous et de votre demande. Ne signez aucun document sans savoir à 100 % ce que vous signez. »
« Lisez tout, comprenez les règles et prenez vos propres décisions. »
« […] Même si ma consultante était membre de la SCCI […] elle avait des compétences et une compréhension très limitées des lois de l’immigration; nous avons été piégés et nous avons attendu pendant 7 ans à cause de ses mauvais conseils, alors qu’avec les autres programmes d’immigration, nous serions déjà des résidents permanents maintenant. »
« J’ai vécu une très bonne expérience avec la personne qui m’a aidé à remplir les formulaires de demande, car il était très compétent et il ne m’a pas facturé un très gros montant. »
Contexte et objectifs
La consultation publique a été menée en ligne en mai 2009 afin d’encourager la rétroaction sur la nature et la portée de la fraude dans le processus d’immigration.
Le 10 mars 2009, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Jason Kenney a annoncé le lancement d’une campagne publique d’information afin de combattre la fraude dans le domaine de l’immigration et de faire une mise en garde contre des tiers tels que des avocats, des consultants et des recruteurs de travailleurs, agissant comme des intermédiaires sans scrupules. En avril 2009, le ministre a tenu une séance de discussion à Toronto, alors que la secrétaire parlementaire Alice Wong en a tenu une à Vancouver en mai 2009, afin d’entendre des immigrants récents parler directement des expériences qu’ils ont vécues avec des représentants en immigration.
En mai 2009, dans le but d’atteindre le plus de gens possible, Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) a affiché sur son site Web un questionnaire en ligne afin de recueillir de l’information de la part de personnes ayant fait appel à des représentants en immigration pour les aider à présenter leurs demandes d’immigration. Le questionnaire avait été conçu afin de solliciter de l’information sur la nature et la portée de la fraude dans le processus d’immigration et d’éclairer le public sur la façon de mieux se protéger contre les tiers se comportant comme des escrocs ou des malfaiteurs.
Méthodologie
L’invitation à participer aux consultations a été affichée sur le site Web de CIC du 4 au 27 mai 2009. Au total, 11 200 personnes ont accepté de répondre au sondage. Parmi elles, 38 %, soit 4 282 personnes, ont rempli le questionnaire au complet.
Les différences entre les sous-groupes sont précisées lorsque la différence entre les groupes est de 5 % ou plus et lorsque la taille de chaque sous-groupe qui fait l’objet d’une comparaison (le nombre de personnes dans chaque sous-groupe qui ont répondu à une question) est d’au moins cent.
Remarque : Puisque la consultation a été menée sur une base volontaire, au plan statistique, les résultats ne sont pas représentatifs de l’éventail complet de répondants possibles et, par conséquent, ils ne peuvent être utilisés qu’à titre indicatif. Pour cette raison, les différences observées entre les sous-groupes n’ont pas fait l’objet de tests afin d’en vérifier la signification statistique, car les résultats de tels tests seraient sans signification compte tenu de la nature non représentative de l’échantillon.
Principales conclusions
La moitié des répondants ont demandé de l’aide dans le cadre du processus d’immigration, surtout parce qu’il était perçu comme étant difficile ou afin d’améliorer les chances de succès.
La moitié des répondants en ligne ont demandé de l’aide dans le cadre du processus d’immigration. Plus de femmes que d’hommes, ainsi que davantage de répondants qui étaient déjà au Canada ont demandé de l’aide. Parmi ceux qui ont demandé de l’aide, ils ont préféré faire appel à des consultants en immigration, suivis des avocats spécialisés en immigration, puis des amis et de la famille.
Plus des trois quarts des répondants ont payé pour l’aide qu’ils ont reçue; cependant, un très petit nombre d’entre eux ont payé plus de 10 000 $ CAN, alors que la plupart ont déboursé moins de 5 000 $ CAN. Davantage de répondants déjà présents au Canada ont payé pour l’aide qu’ils ont reçue. Deux tiers des répondants ont choisi de demander l’aide d’une personne ou d’une organisation au Canada, alors que presque la moitié ont suivi les recommandations d’amis ou de la famille.
Les répondants ont payé pour de l’aide principalement parce qu’ils percevaient que le processus était difficile à comprendre et à mener à terme, mais plusieurs croyaient à tort que leurs chances d’être acceptés seraient meilleures s’ils faisaient appel à l’aide d’un professionnel. Davantage de jeunes répondants sentaient qu’ils avaient besoin d’aide dans le cadre du processus, alors que les répondants plus âgés pensaient qu’ils auraient une meilleure chance d’être acceptés avec l’aide d’un professionnel. À peine un peu plus d’un répondant sur dix croyait à tort qu’il devait avoir un représentant.
La satisfaction à l’égard des services payés n’était pas universelle, mais peu de répondants ont fait part de leurs expériences négatives.
Les répondants étaient répartis en parts égales relativement à la satisfaction à l’égard des services payés; un nombre pratiquement égal de répondants ont exprimé de la satisfaction et de l’insatisfaction. Plus d’un répondant sur dix a déclaré qu’il était ni satisfait ni insatisfait; davantage de répondants qui n’étaient pas déjà au Canada ont choisi cette réponse qui ne les engageait pas, vraisemblablement parce que leur processus d’immigration n’était pas encore terminé.
À peine un peu plus du quart des répondants ont vécu une expérience négative particulière avec la personne ou l’organisation qui les a aidés à présenter leur demande d’immigration. La plupart ont reçu de l’information inexacte ou on leur a promis un emploi qui n’existait pas lorsqu’ils sont arrivés au Canada.
Cependant, plus de quatre répondants sur cinq parmi ceux qui ont vécu une expérience négative ont choisi de ne pas en faire part à qui que ce soit, principalement parce qu’ils ne savaient pas comment faire ou à quel endroit faire un rapport ou parce qu’ils ne croyaient pas que cela réglerait la situation. Parmi le petit nombre de répondants ayant rapporté l’incident, la plupart en ont informé CIC, la Société canadienne de consultants en immigration (SCCI) ou un avocat spécialisé en immigration. Le signalement d’incidents était plus élevé parmi ceux qui avaient engagé une personne ou une organisation située au Canada.
Plusieurs répondants ont donné des conseils à d’autres demandeurs afin de les aider à éviter des expériences semblables. La plupart ont suggéré de faire des recherches approfondies à propos du processus d’immigration lui-même et de la personne ou de l’organisation offrant de l’aide, ainsi que d’être attentifs à des « sonnettes d’alarme » évidentes telles que d’importantes sommes forfaitaires, des garanties d’obtention de visas ou de temps de traitement accélérés, ou des incitations à fournir de faux documents.
Pour obtenir de l’information, les répondants se sont d’abord tournés vers le site Web de CIC, puis vers la famille et les amis.
Internet et le bouche-à-oreille ont constitué les principales sources pour trouver de l’aide pour présenter les demandes d’immigration. La moitié des répondants se sont d’abord tournés vers le site Web de CIC, alors que plus d’un répondant sur dix a également consulté d’autres sites Web non gouvernementaux portant sur l’immigration. À peine un peu plus du quart ont consulté la famille et les amis.
Les répondants étaient diversifiés au plan de l’âge, de la langue et du pays d’origine.
Une grande variété de répondants, provenant de partout dans le monde, ont participé à cette consultation. Seulement le tiers des répondants étaient déjà présents au Canada. Les répondants parlaient près d’une centaine de langues différentes (l’anglais étant la langue la plus commune) et provenaient de 128 pays différents. Les hommes étaient surreprésentés, comptant pour plus des deux tiers des répondants s’étant déclarés de sexe masculin, et la vaste majorité d’entre eux étaient âgés de 26 à 44 ans.
Conclusions détaillés
Qui demande l’aide des consultants en immigration, et pourquoi?
Les consultants en immigration constituaient les formes d’aide les plus populaires. La plupart des répondants ont payé pour l’aide qu’ils ont reçue, ont cherché de l’aide auprès de sources au Canada, ont suivi les recommandations d’amis et de la famille, et ont demandé de l’aide parce qu’ils percevaient que le processus était difficile.
La moitié des répondants ont demandé de l’aide pour présenter leur demande d’immigration, la majorité d’entre eux auprès de consultants en immigration.
Lorsqu’on leur demande si quelqu’un les a aidés à présenter leur demande d’immigration, c’est-à-dire s’ils ont reçu des conseils à propos du processus ou de l’aide pour remplir les formulaires, les répondants étaient répartis en parts égales, la moitié ayant reçu de l’aide, alors que la moitié n’en a pas reçue.
Demande d’aide pour présenter une demande d’immigration

- Davantage de ceux âgés de 26 à 54 ans ont reçu de l’aide pour présenter leur demande d’immigration, avec un point culminant à 55 % parmi ceux âgés de 45 à 54 ans. Par contraste, à peine un peu plus du tiers (37 %) de ceux âgés de moins de 25 ans ont reçu de l’aide pour présenter leur demande.
- Davantage de femmes (54 %) que d’hommes (48 %) ont demandé de l’aide.
- Moins d’arabophones (40 %) et d’hispanophones (41 %) ont reçu de l’aide pour présenter leur demande d’immigration, comparativement aux personnes parlant l’urdu (50 %) et l’anglais (49 %).
- Beaucoup plus de répondants déjà présents au Canada (65 %) ont reçu de l’aide pour présenter leur demande d’immigration que ceux qui n’étaient jamais venus au Canada (38 %).
Lorsqu’on leur demande qui les a aidés à présenter leur demande d’immigration, plus de la moitié (52 %) des répondants ont dit que c’était un consultant en immigration, soit la réponse de loin la plus commune. Un répondant sur cinq (21 %) a fait appel à un avocat spécialisé en immigration, alors que presque autant de répondants (15 %) se sont tournés vers des amis ou la famille. Moins d’un répondant sur vingt a dit qu’il avait reçu l’aide de recruteurs de travailleurs, de bonnes d’enfants, d’aides familiaux ou d’étudiants.
- L’utilisation des services d’avocats spécialisés en immigration et de consultants en immigration était la plus élevée parmi les demandeurs plus âgés : 25 % de ceux âgés de 45 à 54 ans ont fait appel à un avocat spécialisé en immigration, et 57 % de ceux âgés de 35 à 44 ans ont utilisé les services d’un consultant en immigration, alors que davantage de répondants de moins de 25 ans ont choisi un recruteur d’étudiants (7 %) ou ont consulté des amis et la famille (26 %).
- Davantage d’hommes (24 %) que de femmes (15 %) ont demandé l’aide d’un avocat spécialisé en immigration. Davantage de femmes (7 %) que d’hommes (1 %) ont reçu l’aide d’un recruteur de bonnes d’enfants ou d’aides familiaux.
- Davantage de personnes parmi ceux qui n’étaient jamais venus au Canada (19 %) se sont tournées vers des amis ou la famille pour obtenir de l’aide, comparativement à ceux qui étaient déjà présents au Canada (13 %).
- Davantage de personnes parmi ceux qui ont utilisé une source d’aide au Canada (26 %) ont choisi des avocats spécialisés en immigration, comparativement à ceux qui ont reçu de l’aide dans un autre pays (11 %). Par contraste, davantage de personnes parmi ceux qui ont utilisé une source d’aide dans un autre pays (64 %) ont choisi un consultant en immigration, comparativement à ceux qui ont reçu de l’aide au Canada (47 %).
Plus des trois quarts des répondants ont payé quelqu’un pour les aider à présenter leur demande d’immigration, la plupart ayant payé moins de 5 000 $ CAN.
Lorsqu’on a demandé aux répondants ayant reçu de l’aide pour présenter leur demande d’immigration s’ils avaient payé pour cette aide, plus de quatre répondants sur cinq (82 %) ont dit qu’ils avaient payé. Une grande majorité de ceux qui ont payé pour de l’aide a déboursé moins de 5 000 $ CAN (77 %). Un peu moins d’un répondant sur cinq (17 %) a payé entre 5 000 $ CAN et 10 000 $ CAN, alors que moins d’un répondant sur vingt a payé davantage.
Paiement pour l’aide pour présenter une demande d’immigration

- Moins de répondants parmi ceux âgés de moins de 25 ans ont payé pour de l’aide pour présenter leur demande d’immigration (70 %), comparativement à une proportion s’élevant à 86 % parmi ceux âgés de 35 à 44 ans.
- Davantage de répondants parmi ceux qui étaient déjà au Canada (84 %) ont payé pour de l’aide pour présenter leur demande d’immigration, comparativement à ceux qui n’étaient jamais venus au Canada (78 %).
- Beaucoup plus de répondants parmi ceux qui ont reçu l’aide d’un consultant en immigration (95 %) ont dit qu’ils avaient payé pour cette aide, comparativement à ceux qui ont reçu de l’aide d’une autre source (68 %). De même, beaucoup plus de répondants parmi ceux qui ont reçu l’aide d’un consultant en immigration (47 %) ont payé moins de 5 000 $ CAN pour cette aide, comparativement à ceux qui ont reçu une autre forme d’aide (30 %).
- Davantage de répondants parmi ceux qui ont reçu de l’aide dans un autre pays (80 %) ont payé moins de 5 000 $ CAN, comparativement à ceux qui ont reçu de l’aide au Canada (75 %).
- Davantage de répondants parmi ceux qui sont venus au Canada pour étudier (79%) ou pour s’y établir de façon permanente (76%) ont payé moins de 5 000 $ CAN, comparativement à ceux qui sont venus au Canada pour travailler sur une base temporaire (64%). Davantage de répondants parmi ceux qui sont venus pour travailler sur une base temporaire (26%) ont payé entre 5 000 $CAN et 10 000 $CAN, comparativement à ceux qui sont venus pour étudier (15%) ou pour y travailler de façon permanente (19%).
Les deux tiers des répondants ont choisi d’obtenir de l’aide d’une personne ou d’une organisation au Canada; près de la moitié d’entre eux ont suivi les recommandations de leurs amis ou des membres de leur famille.
On a demandé aux répondants qui ont reçu de l’aide pour remplir leur demande d’immigration où se trouvait la personne ou l’organisation qui les avait aidés. Un peu plus des deux tiers (68 %) ont déclaré avoir reçu de l’aide d’une personne ou d’une organisation située au Canada.
Les répondants ayant choisi d’obtenir de l’aide à l’étranger ont mentionné une vaste gamme de pays, y compris l’Australie, le Bangladesh, le Brésil, le Chili, l’Inde, les Philippines, Dubaï, Hong Kong, l’Iran, le Pakistan, le Koweït, le Maroc, le Mexique, le Népal, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Vietnam.
- Les répondants de moins de 25 ans ont trouvé de l’aide au Canada dans une plus grande proportion (78 %) que les répondants âgés de 26 à 34 ans (66 %).
- Les répondants actuellement au Canada ont trouvé de l’aide au Canada dans une bien plus grande proportion (81 %) que les répondants qui n’étaient jamais venus au Canada (51 %). Inversement, les répondants qui n’étaient jamais venus au Canada ont trouvé de l’aide dans un autre pays dans une plus grande proportion (49 %) que ceux se trouvant actuellement au Canada (19 %).
- Les répondants ayant eu recours à un consultant en immigration ont trouvé de l’aide dans un autre pays que le Canada dans une plus grande proportion (39 %) que ceux ayant sollicité un autre type d’aide (24 %). En revanche, les répondants ayant obtenu de l’aide de quelqu’un d’autre qu’un consultant en immigration ont trouvé de l’aide au Canada dans une plus grande proportion (76 %) que ceux ayant employé un consultant en immigration (61 %).
Aide: provenance et méthode employée

Près de la moitié (48 %) des répondants qui ont sollicité de l’aide pour présenter leur demande d’immigration ont reçu des recommandations de leurs amis et des membres de leur famille. Environ un répondant sur cinq a trouvé de l’aide en consultant les annonces (22 %) ou Internet (20 %).
- Les répondants les plus jeunes, ceux de moins de 25 ans, ont trouvé de l’aide sur Internet dans une plus grande proportion (31 %) que les répondants âgés de 26 à 34 ans (17 % – le pourcentage le plus bas). Les répondants âgés de 26 à 34 ans ont trouvé de l’aide par le biais des annonces (23 %) et du bouche à oreille (49 %) dans une plus grande proportion.
- Plus d’hommes (22 %) que de femmes (16 %) ont trouvé de l’aide sur Internet.
- Les répondants actuellement au Canada ont trouvé de l’aide grâce à leurs amis ou aux membres de leur famille dans une plus grande proportion (52 %) que ceux qui n’étaient jamais venus au Canada (44 %). Les répondants qui n’étaient jamais venus au Canada ont trouvé de l’aide en consultant Internet dans une plus grande proportion (23 %) que ceux se trouvant actuellement au Canada (17 %); même chose pour les répondants ayant trouvé de l’aide grâce aux annonces (25 % contre 20 %).
- Les répondants ayant employé un consultant en immigration ont trouvé de l’aide en consultant les annonces dans une plus grande proportion (30 %) que ceux ayant sollicité un autre type d’aide (14 %). Les répondants ayant utilisé un autre type d’aide l’ont trouvée grâce à leurs amis et aux membres de leur famille dans une plus grande proportion (53 %) que ceux qui ont eu recours à un consultant en immigration (43 %).
- Les répondants ayant sollicité le concours d’un intervenant au Canada ont trouvé celui-ci sur Internet dans une plus grande proportion (24 %) que ceux ayant obtenu de l’aide dans un autre pays (14 %). De même, ils ont trouvé cet intervenant par le bouche à oreille dans une plus grande proportion (51 %) que ceux ayant trouvé de l’aide à l’étranger (42 %). En revanche, les répondants ayant sollicité de l’aide dans un autre pays l’ont trouvée en consultant les annonces dans une plus grande proportion (35 %) que ceux qui ont obtenu de l’aide au Canada (15 %).
La plupart des répondants ont sollicité de l’aide pour comprendre le processus et compléter leur demande ou parce qu’ils estimaient qu’ils seraient plus susceptibles d’être acceptés s’ils obtenaient l’aide d’un professionnel.
Un peu plus du tiers des répondants (35 %) ont choisi d’obtenir de l’aide pour présenter leur demande d’immigration parce qu’ils avaient besoin d’assistance pour comprendre le processus et la façon de remplir leur demande, qui leur semblaient tous deux trop difficiles. Presque le même nombre de répondants (28 %) ont sollicité de l’aide parce qu’ils estimaient qu’ils seraient plus susceptibles d’être acceptés s’ils recevaient l’aide d’un professionnel. Plus d’un répondant sur dix (14 %) croyait devoir embaucher un représentant. Près d’un sur dix (8 %) estimait ne pas avoir suffisamment de temps pour remplir les formulaires.
Raisons pour obtenir de l’aide

- Les répondants de moins de 25 ans ont déclaré dans une plus grande proportion avoir besoin d’aide pour comprendre le processus et remplir les formulaires (44 %) ou parce qu’ils ne parlaient ni ne lisaient le français ou l’anglais (7 %). En revanche, les répondants de 35 à 44 ans pensaient dans une plus grande proportion avoir de meilleures chances d’être acceptés s’ils obtenaient de l’aide (30 %), et les répondants de 45 à 54 ans croyaient dans une plus grande proportion devoir embaucher un représentant (15 %).
- Les répondants actuellement au Canada pensaient devoir embaucher quelqu'un, car ils avaient besoin d’aide pour comprendre le processus et remplir les formulaires dans une plus grande proportion (38 %) que les répondants qui n’étaient jamais venus au Canada (31 %). Ceux qui n’étaient jamais venus au Canada croyaient avoir besoin d’un représentant dans une plus grande proportion (16 %) que les répondants actuellement au Canada (11 %).
- Les répondants ayant embauché un consultant en immigration ont choisi cette voie parce qu’ils croyaient avoir de meilleures chances d’être acceptés s’ils obtenaient l’aide d’un professionnel dans une plus grande proportion (33 %) que ceux qui ont sollicité un autre type d’aide (23 %).
Les répondants ayant obtenu de l’aide pour comprendre le processus et remplir les formulaires étaient au Canada dans une plus grande proportion (38 %) que ceux qui ont trouvé de l’aide dans un autre pays (31 %). En revanche, les répondants se trouvant à l’étranger pensaient qu’ils seraient plus susceptibles d’être acceptés s’ils embauchaient un représentant dans une plus grande proportion (32 %) que ceux ayant trouvé de l’aide au Canada (26 %).
Expérience de l’aide en matière d’immigration
Les opinions sont partagées quant au degré de satisfaction par rapport aux services payés. Très peu de répondants ayant eu une expérience négative ont signalé le problème, principalement parce qu’ils croyaient que ce ne serait pas utile ou parce qu’ils ne savaient pas comment ni à qui signaler l’incident.
Les répondants sont partagés quant au degré de satisfaction par rapport aux services payés.
Presque le même nombre de répondants se sont dits très ou quelque peu satisfaits (39 %) et très ou quelque peu insatisfaits (38 %) des services payés. Toutefois, un plus grand nombre de répondants se sont dits « très » insatisfaits (28 %) que « très » satisfaits (22 %). Plus d’un répondant sur dix (15 %) a déclaré n’être ni satisfait ni insatisfait.
Degré de satisfaction par rapport aux services payés

- Le nombre de répondants insatisfaits est plus élevé chez les personnes de 35 à 44 ans (40 %); toutefois, le nombre de répondants satisfaits y est aussi le plus élevé (39 %). Le taux de non-réponse à cette question (15 %) est plus élevé chez les répondants de moins de 25 ans.
- Le taux de satisfaction par rapport aux services payés est légèrement plus élevé chez les hommes. Plus d’hommes (42 %) que de femmes (33 %) se sont dits très ou quelque peu satisfaits, et 43 % des femmes ont déclaré être très ou quelque peu insatisfaites, comparativement à 36 % chez les hommes.
- Les répondants actuellement au Canada ont déclaré être très ou quelque peu insatisfaits des services obtenus dans une plus grande proportion (41 %) que les répondants qui n’étaient jamais venus au Canada (35 %). Toutefois, les répondants actuellement au Canada se sont dits très ou quelque peu satisfaits dans une plus grande proportion (44 %) que ceux qui n’étaient jamais venus au Canada (33 %). En revanche, les répondants qui n’étaient pas encore venus au Canada se sont dits ni satisfaits ni insatisfaits dans une plus grande proportion (20 %) que ceux actuellement au Canada (11 %). De plus, ils ont répondu « Ne sait pas » dans une plus grande proportion (13 %) que les répondants se trouvant actuellement au Canada (4 %).
Près du tiers des répondants ont vécu une expérience négative lorsqu’ils ont obtenu de l’aide pour présenter leur demande d’immigration.
Ensemble, près du tiers des répondants (30 %) ont déclaré avoir vécu au moins une des expériences négatives se trouvant sur la liste. Près d’un répondant sur 10 (9 %) a déclaré avoir reçu des conseils ou des renseignements inexacts, et un répondant sur 20 (5 %) a affirmé qu’à son arrivée au Canada, il a constaté que l’emploi qu’on lui avait promis n’existait pas.
Expériences négatives

Un peu plus d’un répondant sur 20 (7 %) a décrit un autre type d’expérience négative, y compris avoir dû payer des frais qui n’ont pas été remboursés, avoir dû faire soi-même le travail qui devait être accompli par la personne embauchée, avoir payé pour recevoir de l’information générique accessible gratuitement à tous, s’être fait promettre à tort des délais de traitement réduits, avoir affronté des problèmes liés aux offres d’emploi et avoir reçu en général un service de piètre qualité.
- Les répondants de moins de 25 ans ont affirmé dans une plus grande proportion s’être fait promettre un emploi qui n’existait pas (12 %). Les répondants de 45 à 54 ans ont déclaré dans une plus grande proportion avoir découvert que l’information donnée était inexacte (12 %).
- Plus d’hommes (67 %) que de femmes (62 %) ont coché « Aucune de ces réponses ».
- Les répondants ayant obtenu de l’aide dans un autre pays ont décrit une expérience négative ne figurant pas sur la liste dans une plus grande proportion (11 %) que les répondants ayant reçu de l’aide au Canada (5 %).
Une faible proportion de répondants ont déclaré avoir vécu des expériences négatives. De ces derniers, le nombre le plus important a signalé ces expériences à CIC.
Des quelque 800 répondants qui ont affirmé avoir vécu une expérience négative, plus de quatre sur cinq (82 %) ont choisi de ne pas la signaler. Moins d’un cinquième seulement (18 %) l’ont déclarée.
- Les personnes qui ont obtenu de l’aide d’un intervenant autre qu’un consultant en immigration ont signalé leurs mauvaises expériences dans une proportion plus importante (21 %) que celles qui se sont adressées à un tel consultant (14 %).
- Les personnes qui ont obtenu de l’aide au Canada ont déclaré leurs mauvaises expériences dans une proportion plus importante (21 %) que celles qui ont obtenu de l’aide à l’étranger (9 %).
Signalement des incidents négatifs

Des personnes qui ont déclaré leur expérience, la plus grande partie (12 %) l’ont fait à CIC. Presque autant d’entre elles (10 %) se sont tournées vers la SCCI. Un peu moins d’un dixième de ces personnes (8 %) ont plutôt choisi un avocat spécialisé en droit de l’immigration, et près du même nombre (7 %) ont fait appel à un organisme communautaire.
- Les personnes qui vivent au Canada ont signalé leurs mauvaises expériences à la SCCI dans une proportion plus importante (18 %) que celles qui n’étaient pas encore venues au pays (9 %).
- Les personnes qui ont fait appel à un consultant en immigration ont déclaré leurs mauvaises expériences à la SCCI dans une proportion plus importante (16 %) que celles qui avaient obtenu de l’aide ailleurs (5 %). Les personnes qui ont obtenu de l’aide ailleurs ont déclaré leurs mauvaises expériences à CIC ou à un député dans des proportions plus importantes (13 % et 5 %, respectivement) que celles qui s’étaient adressées à un consultant en immigration (8 % et 0 %, respectivement).
- Des répondants ayant déclaré avoir vécu une expérience négative, ceux qui ont obtenu de l’aide au Canada l’ont rapportée à la SCCI (13 %) et à CIC (15 %). Cependant, le nombre de personnes qui ont affirmé avoir eu une mauvaise expérience en obtenant de l’aide à l’étranger est trop minime pour se prêter à une comparaison significative.
La plupart des répondants ont choisi de ne pas signaler leur expérience négative, soit parce qu’ils jugeaient que ce ne serait pas utile, soit parce qu’ils ne savaient pas à qui s’adresser.
Parmi les répondants qui n’ont pas signalé les mauvaises expériences qu’ils ont vécues en obtenant de l’aide pour leur demande d’immigration, un peu plus du tiers (34 %) croyaient que cette démarche ne leur apporterait rien. Presque autant d’entre eux (33 %) ont par ailleurs affirmé qu’ils ne savaient pas où adresser leurs plaintes. Une personne sur dix (10 %) craignait en outre que, ce faisant, elle puisse s’attirer des problèmes auprès des autorités de l’immigration, ou en causer pour des membres de sa famille. Seules quelques-unes (3 %) croyaient qu’elles pourraient subir des représailles dans leur pays d’origine.
Pourquoi certains choississent de ne pas signaler les incidents négatifs

Un cinquième (21 %) des répondants ont cité d’autres raisons de ne pas signaler les incidents. Parmi ces raisons figurent le fait d’entretenir une quelconque relation avec la personne qui les aidait, de considérer qu’il n’y avait pas assez de preuves pour monter un dossier, de croire que la fraude était courante et qu’il n’y avait aucun recours, de craindre une déportation, d’être incertain de la légitimité de la plainte et de juger que les risques allaient au-delà des avantages potentiels.
- Les personnes âgées de 35 à 44 ans croyaient que la déclaration des mauvaises expériences n’aiderait en rien dans une proportion plus importante (41 %) que celles âgées de 26 à 34 ans (35 %).
- Plus de femmes (37 %) que d’hommes (31 %) ont par ailleurs affirmé qu’elles ne savaient pas où adresser leurs plaintes. Les femmes ont également été plus nombreuses (27 %) à citer des raisons « autres » que leurs pendants masculins (17 %). Plus d’hommes jugeaient que la déclaration des incidents n’aiderait en rien (38 %, par rapport à 28 % chez les femmes), ou pensaient qu’ils pourraient connaître des problèmes auprès des autorités canadiennes de l’immigration (12 %, par rapport à 6 % chez les femmes).
- Les personnes qui n’étaient pas encore venues au Canada ont déclaré qu’elles ne savaient pas où s’adresser ni comment porter plainte dans une proportion plus importante (39 %) que celles qui étaient déjà au pays (31 %).
- Les personnes qui ont fait appel à un consultant en immigration ont choisi de ne pas signaler leurs mauvaises expériences parce qu’elles jugeaient la démarche inutile dans une proportion plus importante (38 %) que celles qui avaient obtenu de l’aide ailleurs (30 %). Cela étant, les répondants qui ont obtenu de l’aide d’un intervenant autre qu’un consultant en immigration (25 %) ont plus souvent cité des raisons « autres » de ne pas déclarer leurs mauvaises expériences que ceux qui se sont adressés à un tel consultant (16 %).
De nombreux répondants ont prodigué des conseils à d’autres demandeurs pour leur éviter de telles expériences.
En tout, 633 répondants ont formulé des commentaires quand on leur a demandé ce qu’ils voudraient dire aux personnes dans leur situation afin que leur expérience soit différente de la leur.
Conseils donnés par des répondants
Renseignements généraux
- Aller directement à CIC pour obtenir de l’information et de l’assistance.
- Apprendre les exigences de base pour l’immigration avant de commencer le processus (les demandeurs devraient s’informer le plus possible pour éviter de se faire rouler).
- Rester au courant des nouveaux règlements édictés par CIC, puisqu’ils peuvent influencer les divers stades du processus de demande.
- Parler à des amis qui ont déjà achevé le processus.
Embauche d’un consultant
- Déterminer l’utilité d’un consultant en considérant le montant d’aide qu’il peut donner et la durée de ses services.
- Passer le consultant en revue en examinant sa réputation et en déterminant ce à quoi on devrait s’attendre au chapitre de la prestation des services et de leur coût avant de signer quoi que ce soit.
- S’assurer que le consultant est enregistré auprès de la SCCI.
- Effectuer sa demande sans aide rémunérée, puisque le processus est facile et à la portée de tous.
Auto protection
- Déterminer la durée de chaque stade du processus de demande.
- Payer en versements échelonnés.
- Se méfier des services onéreux qui pourraient être frauduleux.
- Savoir qu’au bout du compte, c’est le demandeur et non le consultant qui est responsable de ce qui se produit; c’est ce premier qui devra subir les conséquences du dépôt de documents frauduleux ou de tentatives de pot-de-vin.
- Savoir que certains ont jugé que la SCCI se rangeait du côté des consultants en cas de mauvaise expérience.
Dans l’ensemble, les conseils semblent s’axer principalement sur une connaissance approfondie du processus de demande d’immigration et, si on détermine le besoin de recourir à un consultant, sur un examen minutieux de ce dernier afin de confirmer sa réputation et son intégrité. Tout au long de la démarche, les demandeurs devraient demeurer au courant des nouveautés chez CIC, ainsi que des activités de leur consultant. Ils doivent en outre examiner les frais de près de manière à déterminer s’ils sont légitimes, s’ils sont remis au bon endroit et s’ils ne deviennent payables que quand le travail a été réellement fait. Tout paiement forfaitaire d’envergure, surtout s’il est demandé en échange de « garanties » d’obtention de visas ou d’emplois, devrait être traité avec méfiance.
Sources d’information consultées
Internet et le bouche-à-oreille ont été les principales sources consultées en vue de trouver de l’aide pour faire une demande d’immigration.
La moitié des répondants se sont d’abord tournés vers le site Web de CIC, et de nombreux autres ont fait appel à leurs amis ou aux membres de leur famille.
Lorsqu’on leur a demandé où ils avaient cherché de l’information pour entamer le processus d’immigration, la moitié des répondants (49 %) ont affirmé s’être rendus sur le site Web de CIC. Plus du quart (29 %) ont plutôt déclaré s’être tournés vers des proches. Au-delà d’un dixième d’entre eux (15 %) ont visité des sites d’immigration non gouvernementaux, et une personne sur dix (10 %) s’est rendue dans un bureau du gouvernement du Canada à l’étranger. Près d’un vingtième des répondants (4 %) ont quant à eux utilisé le numéro sans frais de CIC.
Presque un dixième des personnes interrogées (8 %) ont par ailleurs cité une autre source d’information. On parle notamment de publicités, de divers organismes, d’ambassades, d’avocats, de consultants en immigration, d’Internet de manière plus élargie, de journaux et d’agences de recrutement.
- Davantage de personnes parlant l’urdu (34 %) considèrent leurs proches comme source initiale d’information que celles parlant d’autres langues; ce sont les gens qui parlent l’anglais et l’arabe qui ont affiché le taux le plus bas à ce chapitre (28 %). Davantage de personnes parlant l’urdu (17 %) que les autres ont par ailleurs cherché à obtenir de l’information sur des sites d’immigration non gouvernementaux; les gens dont la langue est l'espagnol ont présenté le pourcentage le plus faible à cet égard (11 %).
- Les personnes qui ont obtenu de l’aide d’un intervenant autre qu’un consultant en immigration ont d’abord cherché à obtenir de l’information de leurs proches dans une proportion plus importante (31 %) que celles qui se sont adressées à un tel consultant (25 %).
Sources d’information consultées en premier lieu

Participants à la consultation
La plupart des gens qui ont participé à cette consultation n’étaient jamais venus au Canada, ou y résidaient depuis moins de dix ans. Un grand nombre d’entre eux se sont installés au pays en permanence ou y sont venus pour étudier. De nombreuses langues et de nombreux pays ont été cités, mais les hommes et les jeunes étaient quelque peu surreprésentés.
Plus de la moitié des répondants n’étaient jamais venus au Canada; parmi ceux qui y vivaient, la plupart étaient arrivés depuis dix ans ou moins.
Des personnes provenant de toutes les parties du monde ont participé à cette consultation. Plus de la moitié des répondants (56 %) n’étaient jamais venus au Canada; la majorité des autres (34 %, pris dans l’ensemble) y vivaient depuis dix ans ou moins.
Durée du séjour au Canada et objectif de la venue

Près d’un tiers des personnes interrogées (32 %) sont venues s’installer au Canada de façon permanente. Environ un cinquième désiraient y étudier (21 %) ou y trouver un emploi temporaire (18 %). Un dixième de ces personnes étaient touristes (10 %), et à peine un vingtième souhaitaient rejoindre leur famille (7 %). Des personnes venues au pays pour trouver un emploi temporaire, davantage avaient payé entre 5 000 $ CAN et 10 000 $ CAN (26 %) que celles qui avaient déboursé moins de 5 000 $ CAN (15 %).
- Parmi les plus jeunes répondants, beaucoup plus sont venus au Canada pour étudier; le taux le plus élevé (49 %) se trouve chez les personnes âgées de moins de 25 ans, tandis que le plus faible est affiché par les gens de 45 à 54 ans (5 %). Ces derniers se sont pour leur part rendus au pays pour y vivre de façon permanente, tandis que les plus jeunes (moins de 25 ans) ont affiché le taux le plus faible (11 %) dans cette catégorie.
- Davantage des répondants vivant déjà au Canada y étaient pour travailler de façon temporaire (19 %, par rapport à 10 % chez ceux qui n’étaient pas encore venus au pays) ou pour demeurer de façon permanente (33 %, par rapport à 20 % chez ceux qui n’étaient pas encore venus au pays). Une plus grande proportion de personnes qui n’étaient pas encore venues au Canada avaient par ailleurs l’intention d’y arriver en touristes (20 %), par rapport à 8 % chez celles qui vivaient déjà au pays.
Cent vingt-huit pays et près de 100 langues ont été représentés. De ces dernières, les plus courantes étaient l’anglais et l’arabe, tandis que les pays les plus souvent cités étaient l’Inde et les États-Unis.
Quand on leur a demandé quelle langue ils parlaient à la maison, les répondants en ont cité près de cent. Plus de la moitié (54 %) parlaient l’anglais, environ un vingtième (6 %), l’arabe, et presque le même nombre (4 %), l’espagnol.
Les 5 langues les plus parlées et les 5 principaux pays d’origine

Plus de 100 pays étaient également représentés dans le cadre de cette consultation. L’Inde menait le peloton; plus d’un dixième des répondants (16 %) l’ont citée comme le dernier pays où ils avaient vécu. Près d’une personne sur vingt a plutôt nommé les États-Unis (7 %), les Philippines (6 %), la Chine (5 %) et le Mexique (4 %).
Beaucoup plus d’hommes que de femmes ont participé à la consultation, et la plupart des répondants étaient âgés de 26 à 44 ans.
Beaucoup plus d’hommes que de femmes ont participé à cette consultation. En effet, plus de deux tiers des répondants étaient de sexe masculin (69 %) contre un tiers à peine de sexe féminin (31 %). Près de la moitié des personnes interrogées avaient de 26 à 34 ans (45 %), quasiment un tiers, de 35 à 44 ans (30 %) et seulement un dixième chacun, de moins de 25 ans (12 %) ou de 45 à 54 ans (10 %).
Âge et sexe

Conclusion
Si la fréquence des fraudes et autres formes d’escroquerie n’est pas constante, une proportion appréciable de répondants ont vécu une expérience négative au chapitre de l’aide qu’ils ont obtenue pour leur demande d’immigration.
Annexe — Questionnaire
Parlez-nous de votre expérience à l’égard des consultants en immigration et des recruteurs de main-d’œuvre, d’aides familiaux résidants ou d’étudiants.
Veuillez prendre quelques minutes pour nous communiquer de l’information qui nous aidera à améliorer la prévention des escroqueries et des fraudes en matière d’immigration.
L’information que vous fournirez sera utilisée afin de mieux comprendre l’expérience de récents immigrants à l’égard des consultants en immigration et des recruteurs de main-d’œuvre, de fournisseurs de soins ou d’étudiants à l’étranger.
Votre participation est entièrement volontaire et vos réponses seront strictement confidentielles. Vous ne devrez pas donner votre nom, le numéro de votre cas ou d’autres coordonnées.
Cela devrait vous prendre environ 10 minutes pour répondre au questionnaire. Il sera disponible jusqu’au 27 mai 2009.
1. Où avez-vous cherché de l’information pour entamer le processus d’immigration? (Cochez toutes les réponses appropriées)
Bureau du gouvernement du Canada à l’étranger
Site Internet de CIC
Numéro 1-800 de CIC
Autres sites Internet sur l’immigration (non gouvernementaux)
Autre : ________________________________________________________
2. Avez-vous reçu de l’aide pour présenter votre demande d’immigration (conseils sur le processus et/ou aide pour remplir les formulaires)?
Oui
Non (allez à la question 15)
3. Qui vous a aidé à présenter votre demande d’immigration? (Ne cochez qu’une réponse)
Avocat spécialiste de l’immigration
Consultant en immigration
Recruteur de main-d’œuvre
Recruteur de bonnes d’enfants/fournisseurs de soins
Recruteur d’étudiants
Ami/Membre de la famille
Autre : ________________________________________________________
4. Avez-vous rémunéré la personne ou l’organisation qui vous a aidé à remplir votre demande d’immigration?
Oui
Non (allez à la question 7)
5. Si oui, combien lui avez-vous donné? (Ne cochez qu’une réponse)
Moins de 5 000 $ CAN (ou l’équivalent)
Entre 5 001 et 10 000 $ CAN (ou l’équivalent)
Entre 10 001 et 15 000 $CAN (ou l’équivalent)
Entre 15 001 et 20 000 $CAN (ou l’équivalent)
Plus de 20 001 $CAN (ou l’équivalent)
6. À l’aide d’une échelle de 1 à 5 (où 1 signifie Très Insatisfait et 5 signifie Très Satisfait), veuillez indiquer votre niveau de satisfaction relativement au service payé.
1 = Très insatisfait
2
3 = Ni satisfait, ni insatisfait
4
5 = Très satisfait
Ne sait pas
7. Où était située la personne ou l’organisation qui vous a aidé à présenter votre demande d’immigration?
Canada
Autre pays (veuillez préciser) : _____________________________________
8. Comment avez-vous trouvé cette personne ou cette organisation? (Ne cochez qu’une réponse)
Internet
Publicité
Annuaire téléphonique
Recommandation d’un ami ou d’un membre de la famille
Autre : ________________________________________________________
9. Pourquoi avez-vous demandé l’aide d’une autre personne pour vous aider à présenter votre demande d’immigration? (Cochez la réponse qui convient le mieux à votre situation)
Je n’avais pas le temps de remplir les formulaires moi-même
J’avais besoin d’aide pour comprendre le processus et la façon de remplir ma demande (trop difficile)
Je ne parlais ni le français, ni l’anglais (à ce moment-là)
Je pensais que ma demande aurait plus de chance d’être acceptée si j’embauchais un professionnel
Je pensais que j’avais besoin d’un représentant
Afin de travailler pour l’organisation qui m’a permis de venir au Canada
Autre : ________________________________________________________
10. Est-ce que l’un des énoncés suivants s’applique à votre expérience? (Cochez toutes les réponses pertinentes; si aucun énoncé ne vous concerne, allez à la question 14)
On m’a promis un emploi qui n’existait pas lorsque je suis arrivé au Canada.
On m’a demandé de payer une commission de placement pour obtenir un emploi.
On m’a promis un visa et je n’en ai pas obtenu.
On m’a demandé de payer pour des formulaires ou un processus, et j’ai par la suite appris qu’ils étaient gratuits.
On m’a dit de raconter une histoire qui ne représentait pas exactement la vérité.
On m’a offert de faux documents à l’appui de ma demande, ou on m’a incité à utiliser de tels documents.
J’ai appris ultérieurement que l’information et les conseils que j’avais obtenus étaient totalement erronés.
Autre : ________________________________________________________
11. Avez-vous signalé l’incident ou déposé une plainte?
Oui
Non (allez à la question 13)
12. Si oui, où avez-vous signalé l’incident?
Au Canada
GRC (centre d’appel PhoneBusters)
Police
Autorités provinciales et territoriales
Avocat spécialiste de l’immigration
Société canadienne de consultants en immigration (SCCI)
Industrie Canada (Passerelle d’information pour le consommateur canadien)
Agence des services frontaliers du Canada (ligne de surveillance frontalière)
Citoyenneté et Immigration Canada
Député
Église, mosquée, synagogue ou autre organisme religieux
Organisation communautaire
Autre : ________________________________________________________
À l’étranger
Bureau du gouvernement du Canada à l’étranger
Autorités locales (p. ex. police, représentant élu)
Autre : ________________________________________________________
13. Si non, pourquoi?
Je ne savais pas où porter plainte ni comment déposer une plainte
Je ne pensais pas que cela améliorerait ma situation
Je, ou un membre de ma famille, pourrais avoir des démêlés avec les autorités canadiennes responsables de l’immigration
Je, ou un membre de ma famille, pourrais avoir des démêlés avec les autorités de mon pays d’origine
Autre : ________________________________________________________
14. Que voudriez-vous dire aux personnes dans votre situation afin que leur expérience soit différente de la vôtre?
_______________________________________________________________________
_______________________________________________________________________
Les questions suivantes vous sont posées à des fins statistiques seulement.
15. Quel est votre âge?
Moins de 25 ans
Entre 26 et 34 ans
Entre 35 et 44 ans
Entre 45 et 54 ans
Plus de 55 ans
16. Veuillez indiquer votre sexe
Homme
Femme
17. Quelle langue parlez-vous à la maison?
Français
Anglais
Autre : ________________________________________________________
18. Dans quel pays avez-vous récemment vécu avant de venir au Canada?
________________________________________________________
19. Depuis combien de temps êtes-vous au Canada? (Ne cochez qu’une réponse)
Moins de 1 an
De 1 à 3 ans
De 4 à 10 ans
Plus de 10 ans
Je suis né au Canada
Je ne vis plus au Canada
Je ne suis jamais venu au Canada
20. Quel était le but de votre venue au Canada? (Ne cochez qu’une réponse)
Études
Travailler de façon temporaire
Démarrer une entreprise
Tourisme
Y vivre de façon permanente
Rejoindre ma famille
Demander l’asile
Autre : ________________________________________________________
Je vous remercie de votre participation. Votre rétroaction nous aidera à mieux comprendre les expériences des récents immigrants et à prévenir les escroqueries et les fraudes en matière d’immigration.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l’Unité de recherche et d’analyse de l’opinion publique, à l’adresse POR@cic.gc.ca
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