Le Canada est reconnu partout dans le monde comme
un pays fort et libre. Les Canadiens sont fiers de leur identité propre.
Nous avons hérité de la plus ancienne tradition constitutionnelle
continue du monde. Aujourd’hui, nous sommes la seule monarchie
constitutionnelle d’Amérique du Nord. Nos institutions préservent
un engagement envers les valeurs de la paix, de l’ordre et
du bon gouvernement, énoncées en 1867 dans
le premier document constitutionnel du Canada, l’Acte de l’Amérique
du Nord britannique. Leur désir de liberté ordonnée,
leur esprit d’entreprise, leur travail acharné et leur honnêteté ont
permis aux Canadiens de bâtir une société prospère
dans un climat rigoureux, de l’Atlantique au Pacifique et jusqu’au
cercle arctique, tant et si bien que les poètes et les chansonniers
ont salué le Canada comme étant le « Great Dominion » qui
signifie « grand dominion » ou « grande
Puissance ».
Pour comprendre ce que signifie être Canadien, il faut connaître nos trois peuples fondateurs : les Autochtones, les Français et les Britanniques.
On croit que les ancêtres des peuples autochtones sont venus d’Asie il y a plusieurs milliers d’années. Ils étaient établis ici bien avant l’arrivée des premiers explorateurs européens en Amérique du Nord. Les cultures vivantes et diversifiées des Premières nations étaient enracinées dans des croyances religieuses liées à leur relation avec le Créateur, à leur milieu naturel et aux autres Autochtones.
Les droits autochtones et les droits découlant de traités sont énoncés dans la Constitution canadienne. Les droits territoriaux ont été garantis pour la première fois par la Proclamation royale de 1763, du roi George III, qui établissait les bases de la négociation des traités avec les nouveaux arrivants — traités qui n’ont pas toujours été respectés.
Des années 1800 jusqu’aux années 1980, le gouvernement fédéral a placé de nombreux enfants autochtones dans des pensionnats afin de les instruire et de les assimiler à la culture canadienne dominante. Ces écoles étaient mal financées et les élèves y vivaient dans la misère, certains étant même maltraités physiquement. Les langues et les pratiques culturelles autochtones y étaient pour la plupart interdites. En 2008, Ottawa a présenté des excuses officielles à tous les anciens élèves des pensionnats indiens.
Dans le Canada d’aujourd’hui, les peuples autochtones retrouvent leur fierté et leur confiance, et ils ont à leur actif de grandes réalisations dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, des affaires et des arts.
Aujourd’hui, le terme peuples autochtones désigne trois groupes distincts :
Le mot Indien désigne tous les peuples autochtones sauf les Inuits et les Métis. Depuis les années 1970, on appelle aussi ces peuples autochtones les Premières nations. Aujourd’hui, près de la moitié des membres des Premières nations vivent dans environ 600 communautés au sein de réserves, et l’autre moitié habite hors des réserves, surtout dans les centres urbains.

Unité dans
la diversité
John Buchan, premier baron Tweedsmuir, a été un gouverneur général du Canada très populaire (1935–1940). Il a déclaré que les communautés immigrantes devraient conserver leur individualité et contribuer chacune à leur façon à l’essence même de la nation. Selon lui, chacune pourrait apprendre de l’autre et, tout en entretenant ses propres allégeances et traditions, n’en chérir pas moins les nouvelles allégeances et traditions qui naissent de leur collaboration.
(Déclaration faite en anglais devant le Canadian
Club de Halifax,
en 1937) Le 15ième gouverneur général avec la coiffure traditionnelle des Bloods (Première nation Kainai).
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Les Inuits, terme signifiant « le peuple » en langue inuktitute, vivent dans de petites communautés de part et d’autre de l’Arctique. Leur connaissance de la terre, de la mer et de la faune sauvages leur a permis de s’adapter à l’un des milieux les plus arides de la planète.
Les Métis sont un peuple distinct qui se compose de personnes nées de l’union d’Autochtones et d’Européens. La plupart vivent dans les provinces des Prairies. Ils viennent de milieux à la fois francophones et anglophones et parlent leur propre dialecte, le michif.
Environ 65 % des peuples autochtones sont des Premières nations, 30 % des Métis et 4 %, des Inuits.

La société canadienne moderne est issue en grande partie des civilisations chrétiennes francophone et anglophone, amenées d’Europe par les colons. Le français et l’anglais définissent la réalité quotidienne de la plupart des gens et sont les deux langues officielles du Canada. Le gouvernement fédéral est tenu par la loi de fournir des services en français et en anglais partout au Canada.
Le Canada compte aujourd’hui 18 millions d’anglophones — personnes dont la langue maternelle est l’anglais — et 7 millions de francophones — personnes dont la langue maternelle est le français. Bien que la plupart des francophones vivent au Québec, un million de francophones vivent en Ontario, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba. Les francophones sont aussi présents, mais de façon plus limitée, dans les autres provinces. Le Nouveau‑Brunswick est la seule province officiellement bilingue.
Les Acadiens sont les descendants de colons français établis dès 1604 dans ce qu’on appelle aujourd’hui les Maritimes. De 1755 à 1763, pendant la guerre entre la Grande‑Bretagne et la France, plus des deux tiers des Acadiens ont été déportés hors de leur patrie. En dépit de cette épreuve, appelée le « Grand Dérangement », les Acadiens ont survécu et maintenu leur identité propre. Aujourd’hui, la culture acadienne est florissante et elle contribue au dynamisme du Canada français.
Devenir Canadien
Certains nouveaux Canadiens arrivent de régions ravagées par des affrontements ou des conflits armés. Quelles que soient ces expériences, elles ne peuvent aucunement justifier qu’ils transposent au Canada des préjugés violents, extrêmes ou haineux. On s’attend à ce que les nouveaux arrivants adoptent les principes démocratiques lorsqu’ils deviennent des citoyens canadiens, notamment la primauté du droit.

Les Québécois sont les habitants du Québec, en grande majorité francophones. La plupart sont les descendants de 8 500 immigrants français arrivés au cours des dix-septième et dix-huitième siècles et conservent une identité, une culture et une langue qui leur sont uniques. En 2006, la Chambre des communes a reconnu que les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni. Un million d’Anglo-Québécois ont des origines remontant à 250 ans et forment un élément dynamique du tissu social québécois.
Le mode de vie dans les régions anglophones a été largement défini par des centaines de milliers de colons, de soldats et d’immigrants anglais, gallois, écossais et irlandais, arrivés entre le dix‑septième siècle et le vingtième siècle. Des générations de pionniers et de bâtisseurs d’origine britannique, comme d’autres groupes, ont travaillé, se sont investies et ont enduré maintes épreuves afin d’établir les fondements de notre pays. Cela explique en partie pourquoi on appelle généralement les anglophones (personnes parlant l’anglais) des Canadiens-anglais.
Depuis les années 1800, la majorité des Canadiens sont nés au Canada. Toutefois, le Canada est souvent appelé une terre d’immigration du fait qu’au cours des deux siècles derniers, des millions de nouveaux arrivants ont contribué à construire et à défendre notre mode de vie.
De nombreux groupes ethniques et religieux vivent et travaillent côte à côte pacifiquement, en fiers Canadiens. Les principaux groupes sont les Anglais, les Français, les Écossais, les Irlandais, les Allemands, les Italiens, les Chinois, les Autochtones, les Ukrainiens, les Hollandais, les Sud-Asiatiques et les Scandinaves. Depuis les années 1970, la plupart des immigrants viennent des pays asiatiques.
Des langues non officielles sont parlées dans de nombreux foyers canadiens. Les langues chinoises sont au deuxième rang de celles qui sont les plus parlées à la maison, après l’anglais, dans deux des plus grandes villes du Canada. À Vancouver, 13 % de la population parle l’une des langues chinoises à la maison, et 7 % à Toronto.
La grande majorité des Canadiens se disent chrétiens. Le groupe religieux qui compte le plus de fidèles est celui des catholiques. Il est suivi des Églises issues de la réforme protestante. Par ailleurs, le nombre de musulmans, de juifs, d’hindous, de sikhs et de membres d’autres religions ainsi que de personnes qui déclarent n’appartenir à aucune religion ne cesse d’augmenter.
Au Canada, l’État s’est traditionnellement allié avec les communautés religieuses afin de promouvoir le bien-être social, l’harmonie et le respect mutuel, d’offrir un enseignement et des soins de santé, de réinstaller les réfugiés et de maintenir la liberté de religion, d’expression religieuse et de conscience.
La diversité du Canada s’étend aux Canadiens gais et lesbiennes, qui bénéficient de l’entière protection de la loi et de l’égalité de traitement aux termes de celle-ci, y compris de l’accès au mariage civil.
Ensemble, ces groupes diversifiés, qui ont en commun l’identité canadienne, forment la société multiculturelle d’aujourd’hui.


L’athlète olympique Marjorie Turner-Bailey,
de Nouvelle-Écosse,
est une descendante de loyalistes noirs, esclaves
fugitifs ou affranchis d’origine africaine arrivés au
Canada dans les années 1780 après avoir fui les États-Unis,
où l’esclavage ne fut aboli qu’en 1863.