Le premier Accord Canada-Ontario sur l'immigration a été signé en novembre 2005. Au cours des cinq prochaines années, Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) investira 920 millions de dollars à titre de nouveau financement pour les programmes et services d'établissement et de formation linguistique en Ontario. Pour encadrer cet investissement, les gouvernements du Canada et de l'Ontario ont convenu d'élaborer des stratégies conjointes d'établissement et de formation linguistique visant à contribuer au succès de l'intégration sociale et économique des immigrants en Ontario.
Ce processus de consultation a été entrepris au cours de la période de juin à septembre 2006 afin de fournir une mise à jour sur l'état des besoins et le statut des attentes des nouveaux arrivants, d'identifier les lacunes des services offerts et les façons d'améliorer les services et leur livraison. Ces consultations fourniront des informations pour l'élaboration de stratégies conjointes Canada-Ontario. InterQuest Consulting d'Ottawa a été sélectionnée pour la conception et la tenue de ces consultations par le biais d'un processus d'appel d'offres.
La portée, l'emphase et l'approche de ces consultations ont été guidées par un comité de planification incluant des représentants du CIC, du MACI et de la ville de Toronto. Le processus de consultation a été commandité par Citoyenneté et Immigration Canada. Le présent rapport a été compilé à partir des idées et solutions soulevées lors de ces consultations, et il a été préparé par InterQuest Consulting. Ce rapport est disponible en format PDF, et peut être téléchargé, en partie ou en entier, des sites Web du CIC et du MACI, ainsi que par le biais du site www.settlement.org.
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Courriel: lmakosky@interquest.ca
L'Accord Canada-Ontario sur l'immigration a été signé en novembre 2005. Au cours des cinq prochaines années, Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) investira 920 millions de dollars à titre de nouveau financement pour les programmes et services d'établissement et de formation linguistique en Ontario. Pour encadrer cet investissement, les gouvernements du Canada et de l'Ontario ont convenu d'élaborer des stratégies conjointes d'établissement et de formation linguistique visant à contribuer au succès de l'intégration sociale et économique des immigrants en Ontario.
Ainsi, au printemps 2006, les deux gouvernements ont entrepris un processus de consultation en deux phases pour obtenir les suggestions d'un large éventail d'intervenants. La consultation visait à faire le point sur les besoins des nouveaux arrivants, les lacunes dans les services requis ainsi que les moyens à entreprendre pour améliorer les services et la prestation de ceux-ci. Les résultats de ce processus permettront d'éclairer l'élaboration des stratégies conjointes Canada-Ontario en matière de services d'établissement et de formation linguistique. À la suite d'un processus d'appel d'offres, le cabinet InterQuest Consulting d'Ottawa a été retenu afin de concevoir et de réaliser la consultation. La consultation s'est déroulée de juin à septembre 2006.
Lors de la première phase, les gouvernements ont organisé deux séries de groupes de réflexion : une série avec les nouveaux arrivants au Canada [note 1], et une autre avec les organismes qui leur fournissent des services d'établissement et de formation linguistique (des organismes d'établissement, des prestataires de services linguistiques, d'autres prestataires de services aux nouveaux arrivants et des intervenants intéressés à la réussite de l'établissement des nouveaux arrivants). Un processus de recrutement exhaustif a été entrepris afin d'assurer la plus grande représentativité possible des nouveaux arrivants et des prestataires de services participant à ces rencontres.
L'objectif des rencontres avec les nouveaux arrivants était d'obtenir des informations sur les attentes et les expériences des nouveaux arrivants pendant le processus d'immigration et d'intégration afin d'identifier les lacunes dans les services ainsi que la façon optimale d'assurer les services de formation linguistique et d'établissement et d'en mesurer l'efficacité.
La deuxième série de rencontres durant cette première phase, réunissant des organismes prestataires de services, visait à poursuivre la réflexion en examinant les constats se dégageant des discussions avec les nouveaux arrivants. Cette série de rencontres avec les prestataires de services a permis de recueillir des réactions et des commentaires au sujet de ces constats, d'obtenir des informations au sujet des meilleures façons de répondre aux besoins des nouveaux arrivants, et d'identifier des nouveaux modèles de prestation de services susceptibles de combler les lacunes des services et de satisfaire les besoins dans ce domaine.
La deuxième phase du processus de consultation avait pour objet de recueillir des commentaires au sujet des conclusions tirées de la première phase, d'élaborer des stratégies et des pistes de solution, et de formuler les éléments devant constituer le système de prestation de services souhaité. Les rencontres de la phase 2 réunissaient les nouveaux arrivants et les organismes prestataires de services (les organismes d'établissement et les fournisseurs de services linguistiques) ayant participé à la phase 1. Des intervenants du secteur de l'emploi intéressés à la réussite de l'établissement des nouveaux arrivants ont également participé à ces rencontres.
On a demandé aux participants de répondre à une série de questions sur leurs besoins (satisfaits ou non), les aspects réussis de leur établissement et leurs sources d'information. Il leur a été demandé de faire des commentaires au sujet des services qui leur seraient utiles : a vant de venir au Canada, au cours des six premiers mois après leur arrivée, après les six premiers mois au Canada jusqu'au moment de la réunion, puis au cours des deux à trois années subséquentes.
Les besoins les plus importants des nouveaux arrivants se situent dans neuf principaux domaines de besoins : améliorer l'information et l'orientation; l'emploi; la langue; l'orientation initiale; la stabilité financière; l'intégration culturelle; le soutien émotionnel et social; la santé; et le logement. Les trois besoins les plus importants signalés par les nouveaux arrivants sont l'emploi, la langue, et l'amélioration de l'information et de l'orientation (se reporter au tableau ci-après). Ces besoins ont systématiquement été signalés comme étant les plus importants par l'ensemble des groupes cibles, sous réserve des deux exceptions suivantes : a) les personnes âgées (50 ans et plus) ont aussi indiqué la santé à titre de besoin prioritaire; et b) les adolescents (13 à 19 ans) ont indiqué que leurs trois besoins prioritaires étaient l'intégration culturelle, la langue et l'éducation.
Ces domaines de besoins ont une incidence sur la vie des nouveaux arrivants à toutes les périodes visées par les questions; la plupart de ces besoins ont été signalés par l'ensemble des groupes cibles. Il existe des liens et des interrelations très fortes entre plusieurs de ces domaines de besoins. Chacun de ces domaines est décrit plus amplement ci-après.
Ventilation des trois besoins prioritaires selon le groupe cible
|
Femmes |
Personnes âgées |
Adolescents |
Hommes |
Tous |
Amélioration de l'information et de l'orientation |
3 |
3 |
- |
3 |
3 |
Emploi |
1 |
1 |
- |
1 |
1 |
Langue |
2 |
3 |
2 |
2 |
2 |
Orientation initiale |
- |
- |
- |
- |
- |
Stabilité financière |
- |
- |
- |
- |
- |
Logement |
- |
- |
- |
- |
- |
Intégration culturelle |
- |
- |
1 |
- |
- |
Soutien émotionnel et social |
- |
- |
- |
- |
- |
Santé |
- |
2 |
- |
- |
- |
Éducation |
- |
- |
3 |
- |
- |
Services de garde |
- |
- |
- |
- |
- |
Les besoins des nouveaux arrivants selon la période considérée
Les participants ont été invité à faire des commentaires au sujet de leurs besoins et des défis auxquels ils étaient confrontés dans leurs démarches visant à tout d'abord trouver puis ensuite utiliser les services dont ils avaient besoin, soit avant de venir au Canada, au cours des trois à six premiers mois après leur arrivée, et après les six premiers mois de leur arrivée au pays jusqu'au moment de la réunion. On leur a également demandé de préciser le type de services auxquels ils devraient probablement avoir à recourir à l'avenir, au cours des deux ou trois prochaines années.
Règle générale, les messages véhiculés aux nouveaux arrivants au sujet du Canada sont exagérément optimistes, et brossent un tableau irréaliste des défis qui les attendent à leur arrivée au Canada, en particulier en ce qui concerne la recherche d'un emploi dans leur domaine et le temps requis avant de s'établir comme il le faut. L'écart entre la réalité et ce que l'on dit aux immigrants avant qu'ils viennent au pays est énorme, et cela teinte un grand nombre d'aspects de leur expérience d'immigration, de leur compréhension et de leur acceptation du mode de vie au Canada.
Avant leur arrivée au Canada, les besoins des nouveaux arrivants se situent essentiellement au niveau de la nécessité de bien gérer leurs attentes au sujet de l'immigration et d'amorcer le processus d'établissement avant leur arrivée au pays. Ils ont indiqué que les difficultés qu'ils devaient confronter à leur arrivée au Canada pourraient être atténuées et, parfois, entièrement résolues, s'ils avaient obtenu des informations mieux ciblées, plus fidèles et davantage équilibrées avant de quitter leur pays d'origine. Les nouveaux arrivants ont notamment indiqué certains problèmes qu'il conviendrait de résoudre de manière à leur permettre de commencer (et, dans certains cas, achever) certaines tâches avant leur départ de leur pays d'origine, notamment les modalités d'accréditation, le processus de recherche d'un bon emploi, et la formation linguistique.
Les principaux besoins des nouveaux arrivants à leur arrivée au pays et au cours des premiers mois après leur arrivée au Canada avaient surtout trait à l'obtention de l'aide pratique afin d'accomplir ce qu'ils doivent faire dans l'immédiat pour assurer leur survie (trouver un toit, de la nourriture, de l'emploi et apprendre la langue), et pour s'y retrouver dans les divers rouages administratifs du processus d'établissement au pays (par exemple, obtenir la documentation requise pour s'inscrire au régime d'assurance maladie, etc.).
À partir de six mois de leur arrivée au pays jusqu'au moment de la consultation, le principal besoin exprimé par les nouveaux arrivants était la nécessité d'avoir accès à des informations et des services davantage ciblés et adaptés à la leur situation personnelle, aux besoins et aux objectifs des nouveaux arrivants et de leur famille. Il s'agirait donc d'améliorer l'information et l'orientation adaptée à la situation personnelle de chacun (par exemple, par l'entremise d'un mentor).
Lorsqu'on leur a demandé ce dont ils auraient besoin sur l'horizon des deux à trois prochaines années, presque tous les nouveaux arrivants ont indiqué « un bon emploi ». Invités à préciser davantage leur pensée, plusieurs ont indiqué que des conseils au sujet de décisions et des activités ayant une incidence à plus long terme leur seraient utiles, notamment des conseils financiers et en matière d'éducation à plus long terme, au sujet des tendances en matière d'emploi, de perfectionnement de leurs compétences linguistiques, en matière de logement, et la création et le maintien d'un réseau social.
Les besoins des nouveaux arrivants selon le groupe cible
Durant la phase 1, quatre rencontres ont eu lieu avec le groupe cible des femmes. Pour la plupart, les femmes ont indiqué qu'elles se sentaient habilitées, libres et égales aux autres Canadiens, en particulier par rapport aux hommes canadiens. Elles ont aussi senti un appui du système canadien faisant en sorte qu'elles pouvaient tenter de résoudre différentes problématiques, notamment la violence conjugale et la sécurité de la famille. En même temps cependant, elles devaient composer avec des enjeux culturels à la maison, où les rôles des hommes et des femmes sont très délimités et peuvent être compromis par le fait que les femmes choisissent de travailler à l'extérieur de la maison, ou des nouvelles conceptions au sujet des rôles de chacun.
L'accès aux services de garde est un enjeu de taille pour la plupart des familles de nouveaux arrivants, constituant un important obstacle à la recherche d'un emploi et à l'établissement de la stabilité financière. Cette problématique affecte principalement les femmes, lesquelles assument généralement la responsabilité de l'éducation des enfants. Elles ont recommandé un meilleur accès à des services de garde abordables, des horaires plus souples afin de tenir compte du travail par quart, et des services de garde en milieu scolaire avant et après le début des classes pour les enfants d'âge scolaire.
Plusieurs femmes ont relevé se sentir tristes ou déprimées en raison de leur solitude et de leur isolement, une perte de confiance en soi (en raison de leurs compétences linguistiques limitées, de la perte de leur statut au sein de leur communauté et du fait d'être sans emploi) et, dans le cas des réfugiées, en raison de l'incapacité à composer avec leur passé. Elles ont indiqué qu'il serait utile qu'elles puissent avoir accès à du counselling et à d'autres types de services en matière de santé mentale afin de pouvoir résoudre ces problèmes. Les occasions de socialisation ont également été relevées comme étant d'une importance cruciale à cet égard.
Quatre rencontres ont eu lieu avec le groupe cible des adolescents. Ils ont indiqué devoir composer avec les mêmes défis que ceux déjà relevés en matière d'établissement et de formation linguistique; en outre, ils ont indiqué que l'éducation constituait pour eux un besoin plus important que celui de se trouver un emploi. Par ailleurs, le fait de suivre ses études au Canada est perçu comme étant un avantage important de l'immigration au Canada, en particulier au niveau universitaire (les diplômes obtenus au Canada étant reconnus dans le monde entier). Dans l'ensemble, les adolescents ont indiqué avoir obtenu peu d'information au sujet du Canada en général et du système d'éducation en particulier, et ne pas savoir vraiment comment y accéder. L'isolement est une problématique particulièrement importante chez les adolescents immigrant au Canada. Ils incitent le gouvernement à leur offrir davantage d'occasions de pratiquer des sports. Enfin, certains participants ont souligné la nécessité de prévoir davantage de services d'aide et d'accompagnement à l'intention des adolescents, notamment des services de counselling plus sensibles à la situation particulière du nouvel arrivant (en particulier, mais non exclusivement, dans le cas des réfugiés).
Trois rencontres ont eu lieu avec le groupe cible des personnes âgées, regroupant tant des femmes que des hommes de 50 ans ou plus au moment d'immigrer au pays. Le principal besoin indiqué par les personnes âgées était celui de l'accès à des soins de santé. Plusieurs des obstacles et des défis auxquels sont confrontées les personnes âgées sont exacerbés par la difficulté qu'elles ont à apprendre l'anglais, selon leurs propres dires. La plupart de ces personnes étaient d'ailleurs en recherche d'emploi dans leur domaine d'expertise. Cependant, en plus des défis que doivent relever les immigrants plus jeunes, elles se butaient en plus à l'obstacle constitué par leur âge et la difficulté additionnelle d'obtenir une attestation d'études. De plus, la plupart d'entre elles s'inquiétaient de leur stabilité financière. Par conséquent, ces personnes souhaiteraient avoir le droit d'accéder plus tôt au régime de la sécurité de la vieillesse (à l'heure actuelle, le délai de carence est de 10 ans). Aucune d'entre elles ne recommanderaient à quiconque d'immigrer à cet âge.
Dans l'ensemble, les organismes participant à la consultation ont confirmé et validé les constats et les résultats des rencontres avec les nouveaux arrivants. Ils ont indiqué que la présentation des résultats leur avait fourni un portrait fidèle et exhaustif des types de défis auxquels sont confrontés les nouveaux arrivants désirant s'établir au Canada et en Ontario, et ont généralement exprimé leur satisfaction à l'égard du processus des groupes de discussion et des résultats qui en sont ressortis. Ils ont aussi affirmé que des besoins importants des nouveaux arrivants n'étaient pas satisfaits comme il conviendrait de le faire, notamment des besoins plus spécialisés. Ils se sont de plus entendus sur la nécessité de s'attaquer aux lacunes des services requis afin de répondre à ces besoins, et ont convenu que le rapport sur les résultats des rencontres avec les nouveaux arrivants traduisait de manière exhaustive et transparente, règle générale, les idées exprimées à cet égard.
Cependant, certains organismes ont indiqué être préoccupés de la possibilité que les problématiques et les besoins de certains groupes n'aient pas été entièrement exposés, notamment dans le cas des nouveaux arrivants marginalisés et vivant l'isolement, dont en principe les femmes et les personnes âgées victimes de violence, et les adolescents en détresse. Ils ont de plus souligné qu'à leur avis, les problématiques liées à la violence conjugale, la discrimination et le racisme ont tendance à être moins exposées, comme c'est le cas des questions traitant des réalités de la ruralité. Enfin, quelques organismes se sont dits préoccupés quant à la validité de l'ensemble des résultats tirés des rencontres des groupes cibles des nouveaux arrivants, émettant des réserves quant au calendrier de la consultation et des rencontres, et quant à savoir si le nombre de nouveaux arrivants ayant participé à la consultation était suffisamment élevé pour que les résultats de la consultation puissent être considérés comme étant représentatifs des besoins des nouveaux arrivants vivant en Ontario.
Lors de chaque séance d'une demie journée, les organismes ont reçu on aperçu des principaux constats se dégageant des rencontres avec les divers groupes cibles de nouveaux arrivants. On a ensuite demandé à leur tour aux organismes de cerner, à partir de ces résultats et de leur expérience dans ce domaine, les besoins prioritaires des nouveaux arrivants, et de proposer des pistes de solutions afin de répondre à ces besoins.
En plus de formuler les suggestions spécifiques ci-dessus en regard de chacun des domaines de besoins, les organismes ont aussi soulevé plusieurs grands enjeux de gouvernance, de politiques et de structure de financement dans la mesure où ils soutiennent les services donnés aux nouveaux arrivants. Plusieurs ont d'ailleurs souligné le caractère fondamental de ces enjeux et qu'il y avait lieu de s'y attaquer avant d'espérer quelque amélioration appréciable au plan de la prestation des services. Leurs commentaires et recommandations à cet égard sont formulés sous huit grandes rubriques :
De manière générale, les organismes ont observé que les nouveaux arrivants avaient besoin de services offrant une certaine souplesse et pouvant être proposés suivant des modalités adaptées aux besoins individuels de chacun. Les organismes ont incité les gouvernements à instaurer un modèle de prestation de services alliant souplesse et innovation, de manière à ce que les services donnés en première ligne puissent être modulés de manière à suivre l'évolution des besoins des nouveaux arrivants en fonction de la reconnaissance et de l'évaluation de ces besoins. Ils ont toutefois reconnu qu'il convenait d'équilibrer la souplesse et l'innovation en fonction de la capacité à assurer le suivi, la reddition de compte et l'amélioration de ces services au fil du temps.
On a demandé aux organismes de réfléchir aux raisons qui pourraient expliquer pourquoi un si grand nombre d'immigrants ne semblent pas faire appel aux services offerts, et de formuler des suggestions et des commentaires au sujet des pistes de solution proposées afin d'essayer de régler les problématiques relevées en ce qui a trait à l'accessibilité aux services. Dans l'ensemble, ils ont convenu que la création d'un guichet unique, un point d'accès unique permettant de centraliser, de coordonner et de faire la promotion des renseignements et des services offerts, en plus de diriger les nouveaux arrivants vers les services requis, contribuerait de manière importante à renforcer la capacité des nouveaux arrivants à accéder à ces services. Ils ont également souligné l'importance de promouvoir ces services en faisant appel à des moyens novateurs (par exemple, en les annonçant dans les médias des diverses communautés culturelles), d'assurer la coordination des services et de l'information véhiculée, de créer une marque ou un logotype distinctif pour identifier ce type de services, et renforcer la capacité des organismes à assurer la prestation de ces services.
Les organismes ont également invité les gouvernements à mettre au point un modèle intégré de prestation de services, permettant de fournir ces services aux nouveaux arrivants là où ils se trouvent et au moment opportun, peu importe la provenance du financement des programmes en cause. On pourrait y arriver en créant un guichet unique tel que proposé, impliquant plusieurs intervenants dans la mise en oeuvre ce cette solution, permettant d'améliorer la coordination et la qualité des services offerts, et proposant des occasions de réseautage et d'apprentissage aux divers prestataires de services.
La deuxième phase du processus de consultation a consisté à faire rapport au sujet des constats dégagés au cours de la première phase et à débattre, consolider et prioriser les stratégies et solutions potentielles afin de répondre aux besoins et de combler les lacunes relevées par les nouveaux arrivants et les organismes, et à préciser les divers éléments que pourrait contenir le système de prestation de services souhaité.
De nombreux participants ont indiqué que le processus d'établissement demeure, pour les nouveaux arrivants, un exercice ardu qui ne peut toutefois être totalement exempt de difficultés matérielles ou émotives, quels que soient les services offerts. Toutefois, ils sont d'avis qu'une prestation de services de qualité peut contribuer à rendre le processus moins difficile tout en réduisant sa durée.
En bout de ligne, les participants ont envisagé un avenir où les immigrants seraient bien établis et intégrés à la société canadienne, tout en y apportant une contribution constructive dans un délai raisonnable après leur arrivée au pays (par exemple, dans les trois ans). Ils ont tracé le portrait d'un pays accueillant, heureux de pouvoir compter sur l'apport des immigrants et prêt à leur offrir tout le soutien nécessaire. Enfin, ils imaginent une situation où les Canadiens (y compris les particuliers, les employeurs, les associations professionnelles, les gouvernements, etc.) apprécient les immigrants pour la diversité qu'ils offrent pour ce qui est des connaissances, de l'expérience, des compétences, des opinions et de leur contribution à la société canadienne. Cette vision de l'avenir serait soutenue par un système de prestation de services intégré, coordonné et souple se concentrant sur les besoins de l'immigrant et de sa famille.
Au cours de chacune des rencontres, nous avons demandé aux participants de réaliser quatre activités principales. On leur a tout d'abord donner un aperçu des besoins énoncés par les nouveaux arrivants ainsi qu'une liste des solutions éventuelles, réparties par besoin à combler, dressée par les organismes de la phase 1. En se fondant sur ces résultats et sur leur expérience personnelle, les participants ont eu ensuite à identifier les besoins les plus importants et les solutions suggérées dans le cadre de la phase 1, puis d'extrapoler à partir des solutions en question, le cas échéant. Par la suite, ils ont classé par ordre de priorité les solutions suggérées les plus prometteuses et pertinentes en vue d'en envisager l'intégration à la nouvelle stratégie conjointe. Les participants ont ensuite été invités à évaluer les besoins des trois groupes cibles qui ont été consultés au cours de la phase 1 (c.-à-d. les femmes, les personnes âgées et les adolescents) et à proposer de nouvelles solutions en vue de satisfaire ces besoins. Enfin, les participants ont pris part à un processus créatif dans le cadre duquel ils ont exploré des améliorations à apporter au système de prestation de services s'adressant aux nouveaux arrivants. Ils ont également offert aux gouvernements quelques conseils éloquents sur la forme que devrait prendre ce système de prestation dans l'avenir.
Les trois premières solutions suggérées les plus prometteuses ou pertinentes qui ont été identifiées par les groupes de discussion regroupant les employeurs et les organismes prestataires de services ont été regroupées en fonction de la fréquence : en l'occurrence, les solutions absolument prioritaires sont celles que les participants ont identifiées comme telles au cours des discussions thématiques tenues à l'occasion de chacune des trois rencontres. Les solutions de deuxième priorité sont celles que les participants ont mentionnées dans deux des trois rencontres en question. Enfin, les solutions de troisième priorité n'auront été mentionnées qu'à l'occasion d'une seule de ces rencontres. Les solutions absolument prioritaires sont, par thème, les suivantes :
Les nouveaux arrivants prenant part à la phase 2 ont été répartis dans deux groupes. Le premier, appelé Groupe mixte de nouveaux arrivants, était composé de ressortissants de plusieurs pays issus de groupes d'âges et de groupe cibles différents. On a demandé aux participants de choisir les besoins les plus importants et les solutions les plus prometteuses, puis de formuler leurs commentaires. Le deuxième groupe de nouveaux arrivants englobait des membres de l'un des trois groupes cibles, en l'occurrence les femmes, les personnes âgées et les adolescents. On leur a demandé de recommander des solutions portant sur les besoins précis de leur groupe d'appartenance.
Tout bien pesé, les groupes participant à toutes les rencontres de la phase 2 ont convenu que les besoins prioritaires et les solutions suggérées que les prestataires de services et les employeurs ont identifiés sont d'une grande pertinence et qu'ils leur importent. Toutefois, le principal sujet de discussion et la première priorité des nouveaux arrivants des groupes mixtes portaient, au cours de toutes les rencontres, sur l'emploi. Toutefois, la langue (à la fois dans la vie de tous les jours et au travail), la santé (par exemple, la période d'attente de trois mois avant d'être admissible au RAMO) et la stabilité financière (par exemple, au moins pendant les cinq premières années) étaient jugées également prioritaires.
Les nouveaux arrivants âgés ont fait état du besoin de leur offrir une orientation initiale ciblée pour les aider à trouver un emploi dès leur arrivée au Canada, ce afin qu'il puisse apporter une contribution tangible la plus longue possible. Des possibilités adaptées en matière d'emploi, de bénévolat, de formation linguistique et de soins de santé s'avèrent nécessaires pour satisfaire aux besoins particuliers des personnes âgées. Ils ont également indiqué que les services ordinaires devraient être adaptés aux personnes âgées (par exemple, les soins de santé doivent inclure les prothèses auditives et dentaires, la santé mentale; les besoins en matière d'assurance peuvent être particuliers; les comptoirs alimentaires doivent tenir compte des régimes particuliers, etc). Les membres de ce groupe n'ont pas classé ces solutions suggérées selon un ordre de priorité précis. Par contre, ils ont insisté sur la nécessité d'avoir un emploi et d'accéder plus tôt au Programme de la sécurité de la vieillesse.
L'éducation constituait la priorité absolue des nouveaux arrivants adolescents. L'information et l'orientation, la langue et l'emploi faisaient également partie de leurs préoccupations. Ils ont insisté sur la nécessité de concevoir des solutions propres à leur groupe puisque les besoins des adolescents, leurs expériences et les manières de traiter leurs problèmes diffèrent singulièrement de celles qui s'adressent aux adultes.
Les nouvelles arrivantes ont presque essentiellement consacré leurs discussions sur la question de l'emploi. Elles ont notamment indiqué que l'indépendance financière demeure une priorité pour les familles de nouveaux arrivants et pour les femmes, ce qui confère une importance extrême, à leurs yeux, à l'obtention d'un emploi de qualité en rapport avec leurs compétences et leur expérience.
Les participants aux discussions de groupe thématiques ont opté pour un ensemble de solutions suggérées les plus prometteuses et les plus pertinentes en réponse aux priorités qu'ils considéraient comme absolues. Certains participants ont soulevé fait part de quelques inquiétudes quant à cet exercice de priorisation et ont souligné que les gouvernements devraient se servir comme point de départ des listes de priorités dressées au cours de la phase 2. Ils devraient ainsi envisager d'adopter l'ensemble des solutions suggérées à mesure qu'ils oeuvrent à améliorer l'établissement des nouveaux arrivants et le système de prestation de services linguistiques.
Les résultats consolidés de toutes les rencontres de la phase 2 (plénières et sectorielles) sont résumés dans le corps du présent rapport. Les quinze premières solutions suggérées les plus prometteuses et les plus pertinentes (dans l'ordre de priorité établi en fonction du nombre de votes recueillis pendant les trois rencontres) sont les suivantes :
1. |
En ce qui a trait à l'emploi, offrir des programmes de transition pour aider le nouvel arrivant à accéder au marché du travail au Canada. |
1. |
En ce qui a trait à la stabilité financière, mettre sur pied une gamme de mécanismes de soutien pour aider les nouveaux arrivants tout au long du processus d'établissement. [note 2] |
2. |
En ce qui a trait à l'information et à l'orientation, s'assurer que l'on y ait accès au moyen d'une variété de mécanismes de prestation avant l'arrivée au Canada (par exemple, profils et information générale et particulière sur Internet, information personnalisée auprès des ONG et des ambassades, accès par courriel aux organismes canadiens). |
3. |
En ce qui a trait à ou soutien social et émotionnel, offrir aux nouveaux arrivants des services de consultation familiale. |
4. |
En ce qui a trait à l'emploi, mettre en oeuvre des stratégies pour aider les nouveaux arrivants à se préparer à rechercher et trouver un emploi avant qu'ils ne quittent leur pays de provenance. |
4. |
En ce qui a trait à la santé, s'assurer que les services de santé sont davantage sensibilisés aux différences culturelles. |
5. |
En ce qui a trait au logement, offrir des renseignements propres à la collectivité et portant sur le logement, notamment en matière de refuges et de logements pour les personnes à faible revenu ou logements subventionnés (les communautés culturelles existantes pourraient contribuer à l'élaboration de la présente solution). |
5. |
En ce qui a trait à l'information et à l'orientation, offrir du soutien aux prestataires de services afin qu'ils s'assurent de disposer des ressources (par exemple, financières, humaines et en matière d'infrastructure) leur permettant de communiquer l'information et l'orientation aux nouveaux arrivants). |
6. |
En ce qui a trait à l'intégration culturelle, offrir aux nouveaux arrivants une formation davantage structurée sur le Canada. |
7. |
En ce qui a trait à l'emploi, offrir des modèles de perfectionnement souples. |
8. |
En ce qui a trait à l'information et à l'orientation, offrir aux nouveaux arrivants une orientation personnalisée bénéficiant de l'appui de réseaux d'information et d'évaluation coordonnés assortis de liens personnels et d'un accès régional avec mises à jour régulières. L'orientation personnelle devrait être adaptée à la culture et offerte aux nouveaux arrivants d'une manière qui soit respectueuse de leurs besoins. |
9. |
En ce qui a trait à l'information et à l'orientation, s'assurer que l'on y ait accès au moyen d'une variété de mécanismes de prestation après l'arrivée au Canada. |
10. |
En ce qui a trait à la langue, offrir une formation linguistique professionnelle et ciblée. |
11. |
En ce qui a trait à l'emploi, aborder la question de l'équivalence des compétences. |
11. |
En ce qui a trait à l'emploi, offrir des incitatifs aux employeurs. |
12. |
En ce qui a trait à l'emploi, offrir aux nouveaux arrivants des conseils personnalisés. |
13. |
En ce qui a trait à l'emploi, créer un meilleur réseau de communication entre les sociétés qui ont des emplois à pourvoir (y compris les gouvernements) et les nouveaux arrivants. |
14. |
En ce qui a trait à l'emploi, sensibiliser les employeurs et les faire participer à l'élaboration de solutions. |
14. |
En ce qui a trait à la langue, offrir une formation linguistique individualisée et fondée sur les besoins (par exemple, propre à la profession, axée sur l'apprenant, basée sur des objectifs linguistiques et adaptée au degré de compétence). |
15. |
En ce qui a trait à la langue, modifier le cadre de la prestation de services de façon que cette dernière soit orientée vers l'apprenant. |
Les priorités ont également été compilées par groupe de participants à la consultation. Les quatre groupes de participants (employeurs, organismes d'établissement, prestataires de services de formation linguistique, et nouveaux arrivants) ont chacun indiqué les solutions qui leur apparaissaient les plus pertinentes et prometteuses parmi a liste des solutions proposées par tous les participants.
À titre de priorité absolue, les prestataires de services d'établissement soulignent l'importance de fournir un service individualisé aux nouveaux arrivants, appuyé par un réseau d'information et d'évaluation bien coordonné, soutenu par des relations personnelles régulières et un accès régional. Les conseils individualisés doivent être fournis de manière soucieuse de la culture du client et en lien avec ses besoins. Ensuite, ils signalent la nécessité de fournir un soutien convenable aux prestataires de services afin de s'assurer que les informations et les conseils sont fournis aux nouveaux arrivants quand ils en ont besoin. Troisièmement, ils incitent les gouvernements à mettre en place une gamme de mécanismes de soutien financier pour aider les nouveaux arrivants tout au long du processus d'établissement; il faut notamment prévoir la prestation de services de counselling familial afin de répondre aux besoins exprimés par les nouveaux arrivants en matière de soutien émotionnel et social, et les services de soins de santé doivent être davantage adaptés en fonction des différences culturelles. Quatrièmement, les prestataires de services souhaitent l'implantation d'une gamme de mécanismes de prestation de services s'adressant aux besoins des nouveaux arrivants tant avant qu'après leur arrivée au Canada (profils sur le web, informations individualisées en provenance d'ONG et de l'ambassade, et l'accès par courriel aux organismes situés au Canada). La cinquième priorité consiste à fournir des informations pertinentes aux nouveaux arrivants en matière de logement.
Les prestataires de services de formation linguistique souhaitent pour leur part, à titre de première priorité, que l'on offre de la formation et des mesures d'encouragement aux employeurs pour les inciter à embaucher des nouveaux arrivants afin d'aider ces derniers à progresser dans leur établissement au pays. En deuxième lieu, ils préconisent une gamme de mécanismes de soutien financier pour aider les nouveaux arrivants tout au long du processus d'établissement et l'implantation d'une gamme de mécanismes de prestation de services afin de s'assurer que les informations et les conseils sont fournis aux nouveaux arrivants quand ils en ont besoin. Troisièmement, ils souhaitent la mise en place de programmes de transition à l'intention des nouveaux arrivants pour assurer leur intégration progressive au marché du travail. En matière linguistique, les prestataires de services de formation linguistique désirent que l'on modifie le cadre de prestation de services afin d'axer davantage la formation en fonction de l'apprenant (troisième priorité) et que l'on offre aux adolescents des cours d'été d'anglais langue seconde (quatrième priorité). Ils ont également souligné l'importance de l'implantation d'une gamme de mécanismes de prestation de services afin de s'assurer que les informations et les conseils sont fournis aux nouveaux arrivants quand ils en ont besoin. Enfin, les prestataires de services de formation linguistique estiment qu'il est important de sensibiliser les associations professionnelles et de travailler avec celles-ci pour les aider à mieux réaliser la valeur d'embaucher des immigrants.
Les employeurs proposent, parmi les cinq solutions qu'ils priorisent, la mise en place de programmes de transition, la sensibilisation et la participation des employeurs, une formation mieux structurée à l'intention des nouveaux arrivants pour les sensibiliser davantage à la culture canadienne, l'amorce du processus de recherche d'emploi par les immigrants potentiels avant qu'ils ne quittent leur pays d'origine, et la fourniture d'une formation linguistique individualisée et axée sur les besoins des nouveaux arrivants (par exemple, par le biais d'une formation ciblée selon la profession ou l'emploi recherché par le nouvel arrivant).
Les nouveaux arrivants proposent, parmi les cinq solutions qu'ils priorisent, la mise en place d'une gamme de mécanismes de soutien financier pour aider les nouveaux arrivants tout au long du processus d'établissement et la fourniture aux nouveaux arrivants d'informations en matière de logement. En ce qui concerne l'emploi, les nouveaux arrivants souhaitent que les gouvernements mettent en place des programmes de transition et des services de counselling individualisés, des modèles de perfectionnement souples, et aider les immigrants potentiels à amorcer le processus de recherche d'emploi et d'autres préparatifs avant de quitter leur pays d'origine.
Durant la deuxième partie de chaque rencontre, on a demandé aux organismes et aux employeurs d'examiner les besoins identifiés par un des groupes cibles (les femmes, les adolescents, et les personnes âgées), et de proposer une liste de solutions qui pourraient, à leur avis, contribuer à répondre aux besoins du groupe cible en cause.
Solutions proposées pour le groupe cible des femmes
En ce qui a trait aux besoins des femmes, les participants ont souligné l'importance de fournir un soutien personnalisé et individualisé aux femmes (tout en leur fournissant l'information pertinente). Ils ont notamment signalé que le fait d'offrir un meilleur soutien aux femmes représente une solution qui ne répond pas seulement aux besoins propres aux femmes, mais répond également aux besoins des enfants et de la famille dans son ensemble. Il se peut que l'on doive fournir aux prestataires de services une formation et des ressources additionnelles pour les appuyer dans la prestation de programmes ciblant en particulier les femmes. L'accès à un soutien financier est un élément important de l'appui aux besoins des femmes, et le soutien fourni devrait l'être suivant des modalités permettant l'accès à cette assistance uniquement par les femmes. Parmi les solutions potentielles recommandées afin de répondre aux besoins des femmes, signalons :
Solutions proposées pour le groupe cible des adolescents
Les participants ont tout d'abord signalé que le sens du terme « adolescent » varie d'une administration gouvernementale et d'un organisme à un autre, cela ne facilitant certes pas la tâche d'élaborer des programmes cohérents s'adressant aux adolescents. Par conséquent, ils recommandent que les gouvernements adoptent un âge uniforme afin de définir la notion d'adolescence. Ils recommandent en outre de différencier divers groupes d'âge parmi la nomenclature générale des adolescents afin que les programmes soient mieux ciblés et proposent des mesures bien adaptées selon le stade de développement de ces jeunes. Les participants ont de plus relevé des écarts considérables entre les diverses problématiques touchant les adolescents, qu'il s'agisse des besoins liés à l'itinérance, à la détresse des adolescents ou à la réunification des familles. Ils ont également signalé la nécessité de prévoir des programmes également pour les adolescents canadiens, suggérant d'ailleurs que les programmes s'adressant aux adolescents soient inclusifs et acceptent autant la participation de jeunes canadiens que de jeunes nouveaux arrivants. Parmi les solutions potentielles recommandées afin de répondre aux besoins des adolescents, signalons :
Solutions proposées pour le groupe cible des personnes âgées
En ce qui touche les besoins des personnes âgées, lors d'une rencontre en particulier les participants ont relevé qu'il conviendrait sans doute d'adopter des stratégies différentes selon la tranche d'âge des personnes visées au sein du groupe cible des personnes âgées, mais ont signalé que peu importe l'âge, l'emploi demeurait un enjeu de premier plan pour les personnes âgées. Les participants ont notamment souligné qu'il fallait aborder les obstacles que constituent à la fois l'existence de stéréotypes et l'âgisme, tant dans un contexte général que dans le contexte de l'emploi en particulier. Ils ont également signalé que les employés en première ligne pourraient tirer profit d'une formation complémentaire au sujet des problématiques particulières auxquelles les personnes âgées sont confrontées. Parmi les solutions potentielles recommandées afin de répondre aux besoins des personnes âgées dans le cadre de cette deuxième phase, signalons :
À la dernière séance des rencontres du processus de consultation, les nouveaux arrivants, les organismes prestataires de services et les employeurs ont formé des petits groupes mixtes et ont travaillé à la mise au point d'une esquisse d'un nouveau système amélioré de prestation de services d'établissement et de formation linguistique à l'intention des nouveaux arrivants. Ils ont exploré des pistes de solution inédites afin d'améliorer ce système, en tenant compte du type de services à fournir, à quel moment, à quel endroit, par quel moyen, et par qui ces services devraient être fournis.
On a relevé des points communs forts entre la vision d'avenir du système et les orientations pour l'avenir du système échafaudées par les participants durant les trois rencontres de la phase 2. Lors de toutes ces rencontres, on a élaboré un concept de prestation des services pour l'avenir fondé sur les besoins, axé vers l'atteinte d'objectifs, et tracé en empruntant une approche de cheminement. Il a été conçu avec la notion de services personnalisés et individualisés en tête, proposant des choix variés en services s'adressant aux nouveaux arrivants dans leur communauté respective. Le système de prestation de services de demain sera érigé autour d'un point d'accès unique à des services centralisés d'évaluation et de référence, appuyé par un système de prestation de services coordonnés et intégrés, enrichi de partenariats et de services de planification et d'évaluation coordonnés. Il se démarquera également par l'apport d'un effectif dûment formé en matière de services d'établissement et de formation linguistique.
À Toronto et à Ottawa, les groupes mixtes de nouveaux arrivants ont établi une liste de messages qu'ils souhaitent communiquer à d'autres participants ainsi qu'aux gouvernements fédéral et provincial. Par ailleurs, les groupes cibles des adolescents et des femmes, respectivement, ont fait part aux deux paliers de gouvernement de leurs conseils quant aux moyens les plus efficaces de contribuer à l'amélioration du processus d'établissement des adolescents, d'une part, et des femmes, d'autre part. Les conseils que ces deux groupes ont voulu véhiculer aux divers intervenants à la conclusion de cet exercice sont les suivants, sans ordre de préséance particulier : respectez qui nous sommes et ce que nous avons à offrir, soutenez notre embauche, donnez-nous les informations pertinentes, assurez la prestation de services de qualité, incitez la participation d'autres intervenants dans la prestation des services (les ONG, la communauté, etc.), améliorez les services de santé et proposez davantage de services à l'intention des adolescents et des femmes.
Dans l'ensemble, les participants aux phases 1 et 2 du processus de consultation invitent les gouvernements à saisir l'occasion de changement qui se présente. Ils reconnaissent d'emblée que l'Accord Canada-Ontario sur l'immigration ouvre la voie aux gouvernements du Canada et de l'Ontario afin qu'ils abordent de façon novatrice les enjeux liés à l'établissement et à la formation linguistique des nouveaux arrivants. Ils encouragent les gouvernements à se concerter, à cerner les pratiques exemplaires dans ce domaine et à en faire un usage judicieux et, dans l'ensemble, à penser et à agir en faisant preuve d'innovation afin de s'attaquer résolument aux problématiques soulevées par les nouveaux arrivants et à prendre acte de leurs commentaires et suggestions à cet égard. Ils ont notamment observé que les gouvernements ont l'obligation de rendre compte aux agences et aux organismes prestataires des services chargés des changements qui seront apportés à la suite de cette consultation, de la conclusion de l'accord et du nouveau financement qui s'ensuivra. Ils incitent les gouvernements à procéder véritablement à la mise en oeuvre des recommandations formulées dans ce document, à relever les résultats concrets qui en découleront et à assurer un suivi auprès des organismes et des nouveaux arrivants afin de leur faire part des progrès réalisés. Ils ont également émis le souhait que les gouvernements invitent les nouveaux arrivants à participer à la conception des programmes et des services dans la mesure du possible de manière à s'assurer de répondre le plus efficacement possible aux besoins des nouveaux arrivants.
1. Les participants étaient tous des nouveaux arrivants au Canada depuis au moins neuf mois et moins de quatre ans.
2. Dans certains cas, deux solutions ou plus présentent le même degré de priorité. Elles ont en fait reçu le même nombre de votes de la part des participants et portent donc le même degré de priorité.