ARCHIVÉE – Rapport annuel sur l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien 2007–2008
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Partie 2: Le programme du multiculturalisme
Points saillants:
- Comme par les années précédentes, le Programme du multiculturalisme continue de lancer des initiatives d’éducation publique, de mener de la recherche et d’établir des politiques, ainsi que d’entreprendre des activités pour appuyer la société civile et les institutions publiques.
- En février 2008, le gouvernement du Canada a célébré le Mois de l’histoire des Noirs en soulignant le 175e anniversaire de la British Imperial Act de 1833, qui a aboli l’esclavage dans l’Empire britannique.
- Les détails ont été finalisés pour le Programme de reconnaissance historique pour les communautés et le Programme national de reconnaissance historique. Les programmes de reconnaissance historique répondent à l’engagement du gouvernement du Canada de reconnaître et de commémorer les expériences historiques des communautés culturelles touchées par les restrictions en matière d’immigration et les mesures de guerre qui étaient appliquées au Canada, ainsi que de renseigner les Canadiens à ce chapitre. De plus amples renseignements sur les programmes de reconnaissance historique sont disponibles en ligne à : www.cic.gc.ca/francais/multiculturalisme/programmes/redressement.asp.
- De nouvelles priorités pour le financement sous forme de subventions et de contributions ont été annoncées pour le Programme du multiculturalisme. Les lignes directrices sont maintenant disponibles en ligne à : www.cic.gc.ca/multiculturalisme/programmes/index.asp.
Introduction
Le Programme du multiculturalisme préconise la sensibilisation aux obstacles liés à l’ethnicité, à la race et à la religion, ainsi que leur résolution, en plus de promouvoir l’abolition des obstacles qui entravent la pleine participation de tous les Canadiens à leur société. Le Programme incite les institutions fédérales à examiner leurs politiques, leurs programmes et leurs activités de sensibilisation ainsi qu’à soutenir leurs obligations en vertu de la Loi sur le multiculturalisme canadien. Le Programme du multiculturalisme vise également à renforcer des partenariats avec les autres ordres de gouvernement, les institutions, les personnes et les communautés, afin de tenir compte de l’évolution de la diversité dans la société canadienne.
Tout comme durant les années précédentes, le Programme du multiculturalisme continue d’entreprendre des initiatives d’information du public, de réaliser des recherches et d’élaborer des politiques, en plus de mettre en place des activités pour soutenir la société civile et les institutions publiques. La suite du présent chapitre décrit les activités de 2007-2008 relatives à ces quatre secteurs.
Sensibilisation du public et promotion
Le volet de sensibilisation et de promotion du Programme du multiculturalisme comprend des initiatives visant à sensibiliser et à informer la population de manière à l’aider à mieux comprendre le concept du multiculturalisme, ainsi qu’à encourager le dialogue au sein de celle ci et à éliminer toute forme de racisme. En collaboration avec des groupes communautaires et des partenaires publics et privés du secteur de l’éducation, les responsables du Programme du multiculturalisme sont chargés de produire et de distribuer du matériel didactique et d’organiser des activités et des événements axés sur la lutte contre le racisme et le renforcement de la compréhension interculturelle. Ce volet touche les jeunes par l’entremise d’activités telles que le Concours national de vidéo Mettons fin au racisme! et le Défi Mathieu Da Costa. Dans le cadre de ce volet, on cherche également à sensibiliser la population en général au moyen d’initiatives multiculturelles telles que le Mois de l’histoire des Noirs, le Mois du patrimoine asiatique et la participation du Canada au groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste. La section ci-dessous présente certaines des activités qui ont eu lieu en 2007-2008.
Mois de l’histoire des Noirs
Le Mois de l’histoire des Noirs, qui est célébré à chaque année en février, offre une occasion de découvrir et de reconnaître le rôle essentiel joué par les Canadiens d’origine africaine et caribéenne dans l’histoire de notre pays. Les Canadiens de tout le pays sont invités à participer aux célébrations et aux événements faisant honneur à la contribution de cette communauté dans l’édification du Canada.
En 2008, le Mois de l’histoire des Noirs a marqué le 175e anniversaire de la British Imperial Act, qui rendait illégale la pratique de l’esclavage dans l’ensemble de l’Empire britannique.
En 1793, la loi du gouverneur John Graves Simcoe sur l’abolition de l’esclavage a été adoptée dans le Haut Canada. Cette loi était un pas vers l’élimination totale de l’esclavage : par exemple, elle interdisait l’introduction d’esclaves dans le Haut-Canada et accordait la liberté à tous les esclaves de 25 ans et plus. Le Haut- Canada est alors devenu un havre pour les esclaves fugitifs. Environ 30 000 noirs se sont réfugiés au Canada entre 1800 et 1865 par le chemin de fer clandestin. La British Imperial Act, qui a reçu la sanction royale en 1833 et qui est devenue une loi l’année suivante, a aboli l’esclavage dans toutes les colonies britanniques. En 2008, le Mois de l’histoire des Noirs a célébré la contribution du Canada dans cette lutte contre l’esclavage.
Un certain nombre d’activités ont été organisées dans tout le pays afin de célébrer cet anniversaire important. Suivre l’étoile du Nord, une présentation musicale et culturelle à visée éducative, produite en collaboration avec l’acteur et producteur canadien Anthony Sherwood, a été conçue spécialement pour honorer la mémoire des millions de gens qui ont souffert et rendre hommage au courage et à l’héroïsme moral des Canadiens et Canadiennes qui ont milité en faveur de l’abolition de l’esclavage. Des présentations locales ont été organisées à Halifax, à Montréal, à Toronto et à Vancouver. Environ 1000 personnes ont vu Suivre l’étoile du Nord dans tout le pays.
L’exposition de photos « En route vers le Nord – Le voyage vers la liberté des Noirs du Canada » a été mise sur pied par l’Agence Parcs Canada, en collaboration avec le Programme du multiculturalisme. Elle présente des gens, des lieux et des événements qui ont apporté une contribution durable à l’histoire du Canada, selon la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, et qui sont significatifs pour la communauté des noirs du Canada. L’exposition est tenue par le Musée virtuel du Canada. Pour y accéder, consultez le site Web suivant : www.museevirtuel.ca/histoiredesnoirs/index.html.
Le Mois de l’histoire des Noirs a été lancé sur la colline du Parlement, en présence d’environ 300 personnes, dont l’honorable Jason Kenney, ancien secrétaire d’État (Multiculturalisme et Identité canadienne), des députés, des représentants diplomatiques, ainsi que des dirigeants communautaires et institutionnels. On a présenté aux invités « Ebony Road: An African Canadian Journey », une pièce de théâtre historique écrite par Barbary Brockmann, mise en scène par Dale Haward et mettant en vedette des étudiants de la Fisher Park High School, à Ottawa. La pièce raconte l’histoire des Canadiens d’origine africaine et caribéenne au Canada sous la forme de monologues récités par des personnages historiques comme Mathieu Da Costa, Josiah Henson, John Ware, Viola Desmond et Willie O’Ree.
Une présentation didactique itinérante mettant en vedette le film Au nom de la mère et du fils de Maryse Legagneur a également parcouru tout le Canada. Le film raconte l’histoire d’une famille haïtienne qui a immigré au Canada pour élever ses deux fils et dresse un portrait de la vie dans le quartier Saint-Michel, à Montréal. Ce film illustre une quête d’espoir et de liberté et dresse un portrait des préjudices portés contre les jeunes Québécois d’origine haïtienne.
« Il s’agit là d’une belle occasion de sensibiliser les étudiants aux réalités du monde qui les entoure et de leur montrer que leurs actions peuvent avoir des retombées positives. »
Citation anonyme (Sondage sur le Concours national de vidéo, 2008, traduction libre)
À l’école Louis Riel, à Winnipeg, certains élèves réfugiés d’origine africaine ont été très touchés par le message de paix exprimé dans le cadre de ce film. Comme l’affirme la réalisatrice Maryse Legagneur, « Ils ont exprimé combien ils étaient heureux de voir des modèles canadiens de race noire venir dans leur école pour transmettre un message de paix. Cette rencontre leur a donné du courage et de l’espoir, tandis qu’ils tentent de s’intégrer dans ce pays et de prendre la place à laquelle ils ont droit ».
« Ce fut très amusant! Que demander de plus? Cette expérience s’est révélée extraordinaire pour nous tous! J’ai recueilli un grand nombre de commentaires positifs de la part de mes étudiants et de leurs parents, tant pendant le voyage qu’à notre retour. Chapeau à l’équipe de Patrimoine canadien. Votre programme est fantastique! »
Citation anonyme (Sondage sur le Concours national de vidéo, 2008, traduction libre)
Tout au long du Mois de l’histoire des Noirs, les responsables du Programme du multiculturalisme ont travaillé en étroite collaboration avec plusieurs partenaires, comme Anthony Sherwood, Karolyn Smardz-Frost, le Comité de l’histoire des Noirs d’Ottawa, et l’Haitian, Caribbean and Afro-Canadian International Documentation and Information Centre. Cette collaboration a permis à l’édition 2008 du Mois de l’histoire des Noirs de connaître un succès.
Le Concours national de vidéo mettons en fin au racisme
Le Concours national de vidéo Mettons fin au racisme! invite les jeunes de 12 à 18 ans à concevoir une vidéo pour exprimer leurs idées sur l’élimination du racisme. En 2007-2008, 1 956 jeunes ont participé au concours et produit un nombre record de 503 vidéos provenant de partout au Canada. Trente ateliers de lutte contre le racisme ont été organisés, en collaboration avec l’Office national du film du Canada, afin de promouvoir la participation à ce concours national.
Les auteurs des vidéos gagnantes ont remporté un séjour de trois jours, toutes dépenses payées, dans la région de la capitale du Canada, où ils ont assisté à la cérémonie de remise des prix. Les écoles gagnantes ont reçu un caméscope numérique Palmcorder® Multicam de Panasonic, gracieusement fourni par Panasonic Canada.
Les 10 vidéos gagnantes ont été montées en messages d’intérêt public d’une durée de 30 secondes, qui ont été diffusés par la CBC et Radio-Canada.
Le Concours national de vidéo Mettons fin au racisme! doit son succès à la collaboration de nos partenaires : CBC/Radio-Canada, Panasonic Canada Inc., la Société canadienne des postes, l’Office national du film du Canada, le Musée canadien des civilisations et Les Suites Hotel Ottawa.
Les vidéos gagnantes peuvent être visionnées à l’adresse suivante : www.cic.gc.ca/francais/multiculturalisme/21mars/index.asp.
Mois du patrimoine asiatique
Le mois de mai est aussi le Mois du patrimoine asiatique, et pour souligner la diversité, ainsi que la longue et riche histoire des Canadiens d’origine asiatique, le Programme du Multiculturalisme élabore chaque année une série d’activités en collaboration avec des groupes clés du milieu culturel et d’autres partenaires, dont l’Ottawa Asian Heritage Month Society. Le Mois du patrimoine asiatique permet également à la population de reconnaître et d’honorer la contribution des Canadiens d’origine asiatique à la croissance et à la prospérité du Canada.
Pour célébrer le 60e anniversaire de l’abolition de la Loi de l’immigration chinoise de 1923 et le 50e anniversaire de l’élection du premier député d’origine chinoise au Parlement, soit M. Douglas Jung, une projection spéciale à l’intention du grand public du film I am the Canadian Delegate a eu lieu dans la région de la capitale nationale. Ce documentaire, produit et réalisé par Wesley Lowe, raconte l’histoire de Douglas Jung (1924-2002), ancien combattant décoré de la Deuxième Guerre mondiale, premier député sino-canadien et délégué du Canada aux Nations Unies. Le visionnement et la réception qui a suivi ont eu lieu dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada, à Ottawa, en Ontario, et ont rassemblé environ 400 spectateurs.
Le Programme du multiculturalisme a également parrainé huit autres projections à l’échelle du pays. Les projections ont eu lieu à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), à Moncton et à Fredericton (Nouveau-Brunswick), à Toronto (Ontario), à Brandon et à Winnipeg (Manitoba), à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) et à Vancouver (Colombie-Britannique).
« Tout ce qui nous aide à en savoir plus sur notre propre pays ne peut être qu’une bonne chose! Le Défi Mathieu Da Costa permet aux jeunes de prendre connaissance de nombreuses notions importantes, notamment : 1. il existe des héros canadiens, 2. ces héros sont le reflet de notre diversité depuis la fondation de notre pays. Le Défi constitue chaque année l’un des moments forts de mes cours de langue. »
Citation anonyme (Sondage sur le Défi Mathieu Da Costa, 2008, traduction libre)
Le Défi Mathieu Da Costa – concours national de compositions et de dessins
Le Défi Mathieu Da Costa – concours national de compositions et de dessins donne l’occasion aux jeunes âgés de 9 à 18 ans de découvrir et de souligner les réalisations des Canadiens d’origine africaine, autochtone et de toute autre origine ethnoraciale et ethnoculturelle. En 2007-2008, le Programme du multiculturalisme a reçu près de 1 100 oeuvres provenant de jeunes de partout au pays, ce qui en fait l’une des éditions du concours les plus populaires jamais tenues.
Le succès de l’édition 2008 du Défi est attribuable en partie à la précieuse collaboration de nos partenaires, soit l’Association canadienne des bibliothèques, la Fondation Historica du Canada et l’Agence Parcs Canada.
La remise des prix du concours de 2008 a eu lieu à Québec afin de souligner le 400e anniversaire de la ville de Québec, qui revêtait une importance d’un bout à l’autre du Canada. Cette célébration mettait en vedette 400 ans de civilisation française en Amérique du Nord, ainsi que quatre siècles durant lesquels Québec a servi de lieu de rassemblement pour les personnes de différentes origines ethniques et religieuses. Les jeunes étaient invités à songer à utiliser le thème du 400e anniversaire de la ville de Québec pour leurs oeuvres. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez visiter notre site web, à l’adresse suivante : www.mathieudacosta.gc.ca.
Groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste
Le Groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste a été mis sur pied en 1998, et est constitué de représentants d’États et de nombreuses organisations non gouvernementales assurant le soutien des leaders politiques et sociaux concernant la commémoration de l’Holocauste de même que l’éducation et la recherche à ce sujet, et ce, à l’échelle nationale et internationale.
Au printemps 2007, le Canada a décidé de demander l’adhésion au Groupe de travail, et il a été nommé à titre d’observateur en juin de cette même année. Le processus d’adhésion du Groupe de travail comprend trois étapes. Les responsables du Programme du multiculturalisme, en collaboration avec le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) (CMEC), ont effectué une étude de base sur la sensibilisation, la commémoration et la recherche au sujet de l’Holocauste au Canada en printemps 2008. La réalisation d’une étude de base est l’une des exigences auxquelles les pays aspirant au statut de membre du Groupe de travail doivent se plier avant de pouvoir passer à l’étape suivante du processus d’adhésion, qui est celle du statut de liaison.
Les renseignements qui ont permis d’élaborer l’étude de base ont été fournis par des institutions qui relèvent du gouvernement fédéral et des ministères de l’Éducation provinciaux et territoriaux, de même que par des organisations de la société civile. L’objectif était de réaliser une étude qui brosse un tableau général des activités de sensibilisation, de commémoration et de recherche concernant l’Holocauste au Canada.
La participation du Canada au Groupe de travail est un symbole de son engagement envers la lutte contre toute forme d’acte de violence haineuse fondée sur la race, la religion ou l’origine ethnique. Le Canada s’est doté d’un cadre juridique efficace dans ce domaine, et appuie depuis longtemps les initiatives de sensibilisation du public sur une large gamme de questions qui visent à lutter contre le racisme, la discrimination et les crimes haineux.
Programmes de reconnaissance historique
Le gouvernement du Canada s’efforce aussi de veiller à ce que les Canadiens possèdent une bonne compréhension de leur identité canadienne grâce à des engagements et à des initiatives d’inclusion, comme les Programmes de reconnaissance historique.
Les Programmes de reconnaissance historique correspondent à l’engagement du gouvernement du Canada à reconnaître et à commémorer les expériences historiques des communautés culturelles touchées par les restrictions imposées en matière d’immigration et les mesures de guerre qui ont été appliquées au Canada, et à sensibiliser les Canadiens à cet égard. Le gouvernement du Canada croit que ces programmes permettront de rapprocher les communautés touchées, lesquelles ont apporté des contributions notables à l’édification du pays.
Taxe d’entrée imposée aux immigrants chinois
En 2006, le premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses complètes à la communauté chinoise pour la taxe d’entrée et a exprimé de profonds regrets concernant l’exclusion subséquente des immigrants chinois. La Loi de l’immigration chinoise de 1885 a imposé une taxe d’entrée aux nouveaux arrivants chinois jusqu’en 1923, après quoi la Loi sur l’immigration de 1923 a banni les immigrants chinois jusqu’en 1947. Une taxe d’entrée était également imposée aux immigrants chinois à Terre Neuve et Labrador entre 1906 et 1949.
Les excuses ont été présentées en reconnaissance des stigmates et des préjudices causés par la taxe d’entrée imposée aux immigrants chinois, permettant ainsi de clore un chapitre malheureux de l’histoire canadienne. En plus des excuses officielles, le gouvernement du Canada versera des montants symboliques à titre gracieux de 20 000 dollars aux immigrants chinois vivants qui ont payé la taxe d’entrée, ainsi qu’aux conjoints des personnes aujourd’hui décédées qui ont dû payer la taxe d’entrée.
À la fin du mois de mars 2008, Patrimoine canadien avait reçu un total de 802 demandes (53 demandes d’immigrants chinois qui ont payé la taxe d’entrée et 749 demandes de conjoints des personnes aujourd’hui décédées qui ont dû payer la taxe d’entrée) et avait fait 646 paiements symboliques à titre gracieux aux demandeurs admissibles (46 paiements aux personnes qui ont dû payer une taxe d’entrée et 600 paiements versés à des personnes qui étaient dans une union conjugale avec une personne maintenant décédée qui a payé la taxe), ce qui représente 12 920 000 $. Le nombre de demandes final et le montant total utilisé pour les paiements symboliques à titre gracieux pour la taxe d’entrée figureront dans le rapport annuel 2008-2009.
Programme de reconnaissance historique pour les communautés et Programme national de
reconnaissance historique
En 2007-2008, le Gouvernement du Canada a apporté la touche finale au Programme de reconnaissance historique pour les communautés (PRHC) et au Programme national de reconnaissance historique (PNRH). Le PRHC fournit un financement pour les projets communautaires qui permettent aux communautés touchées par les mesures de guerre et les restrictions imposées en matière d’immigration qui ont été appliquées au Canada de faire reconnaître leur expérience de façon significative, et de promouvoir leur contribution respective à l’édification du Canada. Les projets admissibles comprennent les monuments, les plaques commémoratives, le matériel d’enseignement et les expositions.
Le PNRH finance des initiatives du gouvernement fédéral visant à sensibiliser les Canadiens, en particulier les jeunes, au sujet du volet concernant les mesures de guerre et les restrictions en matière d’immigration de l’histoire du Canada.
En général, le PRHC et le PNRH permettront au gouvernement du Canada de répondre favorablement aux demandes des communautés culturelles touchées désirant faire connaître leurs histoires à leurs concitoyens Canadiens, contribuant ainsi à une compréhension interculturelle et à une cohésion sociale accrues au sein de notre société.
Pour plus de renseignements sur les programmes de reconnaissance historique, veuillez vous rendre à l’adresse suivante : www.cic.gc.ca/francais/multiculturalisme/programmes/historique.asp
Recherche et élaboration de politiques
Le Programme du multiculturalisme a continué, pendant l’année 2007-2008, à mener des recherches et à chercher à établir des partenariats stratégiques, à l’échelle nationale et internationale, en vue d’enrichir notre compréhension du multiculturalisme canadien.
Le Groupe de recherche qui relève du Programme du multiculturalisme fournit des services et des produits de recherche aux fins de l’élaboration de politiques et de programmes. Ce groupe soutient la mise en place et l’utilisation d’approches fondées sur les faits pour l’élaboration de programmes et de politiques en matière de multiculturalisme.
Le cycle de recherche du groupe s’est étendu sur deux exercices financiers, soit 2006-2007 et 2007-2008. En 2007-2008, le groupe a concentré ses efforts sur la diffusion des rapports de recherche et sur la mise en commun des connaissances en travaillant avec des partenaires du gouvernement, des universités et du secteur bénévole à la diffusion de ses rapports de recherche au moyen de conférences, d’activités, de séminaires de recherche et de publications.
Voici des exemples d’activités qui ont été organisées par le groupe de recherche ou auxquelles celui ci a participé en 2007-2008.
La 12e Conférence internationale Metropolis
Melbourne (Australie)
La 12e Conférence internationale Metropolis a été tenue à Melbourne, Australie, en octobre 2007. Plus de 600 délégués de 40 pays ont assisté à cette conférence, un forum qui a favorisé l’échange de connaissances et le dialogue entre les chercheurs, les décideurs et les représentants communautaires sur le multiculturalisme et la diversité.
En tant qu’important partenaire et intervenant dans le cadre du Projet Metropolis, le Programme du multiculturalisme a joué un rôle de premier plan dans le cadre de cette conférence par l’organisation de trois ateliers. Le premier atelier portait sur les méthodes qui pourraient être adoptées pour mesurer les initiatives de lutte contre le racisme. Le deuxième atelier abordait la question des réponses publiques aux affirmations d’identité religieuse. Le troisième atelier portait sur des enjeux relatifs à l’immigration et à l’inclusion des jeunes Autochtones.
Notamment, l’honorable Jason Kenney, ancien secrétaire d’État (Multiculturalisme et Identité canadienne), a été invité pour donner une présentation sur les politiques.
Forum sur la diversité religieuse
Gatineau (Québec)
Le 27 février 2008, le groupe de recherche, en collaboration avec Patrimoine canadien, a organisé un forum intitulé La diversité religieuse au Canada. L’objectif de cet événement consistait à présenter les recherches mandatées par le groupe de recherche sur la diversité religieuse au Canada et à s’inspirer des résultats pour susciter des discussions sur l’élaboration de politiques.
Cet événement d’une journée entière comportait 3 discussions en comité dans le cadre desquelles les principales questions relatives à la religion et aux croyances au Canada ont été abordées et ont donné lieu à un dialogue visant à explorer les réalités et à réfuter les mythes concernant les minorités religieuses au pays. Les conférenciers du forum comprenaient des chercheurs en milieu universitaire, des membres de diverses communautés et des hauts fonctionnaires ministériels. Plus de 100 personnes provenant de l’ensemble du gouvernement fédéral ont assisté au forum.
Autre sujet d’intérêt, un numéro spécial de la revue Diversité canadienne, intitulé La diversité religieuse et l’avenir du Canada a été publié par l’Association d’études canadiennes en partenariat avec le groupe de recherche et a été distribué à un grand nombre de personnes lors de l’événement.
Soutien à la société civile
Le Programme du multiculturalisme offre une aide financière (subventions et contributions) à la société civile, sous forme de financement des projets, pour faciliter et renforcer le soutien pour l’intégration économique, sociale et culturelle au Canada. Ces projets visent à résoudre les problèmes touchant les communautés ethnoculturelles et raciales dans le but de favoriser leur participation à la société et de résoudre des problèmes comme la discrimination et le racisme. Voici des exemples d’initiatives financées par le Programme du multiculturalisme au moyen de subventions et de contributions en 2007-2008. Les exemples fournis illustrent les efforts réalisés dans le cadre du Programme afin de répondre aux besoins propres à des collectivités locales dans un certain nombre de différentes régions partout au Canada.
Fédération de soccer du Québec
Montréal (Québec)
La Fédération de soccer du Québec, en partenariat avec la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), a profité de la Coupe du monde de soccer U-20, tenue au Canada en 2007, pour lancer une campagne de sensibilisation intitulée « Non au racisme sur mon terrain » et inviter ses 175 000 membres et 18 associations régionales à se joindre à la lutte contre le racisme et la discrimination.
Les instances officielles ont lancé un message clair de refus du racisme et les jeunes joueurs de l’ensemble du Québec se sont engagés en signant une déclaration personnelle par laquelle chacun s’engage à dénoncer et à s’assurer que toute manifestation de racisme soit sanctionnée. La Fédération de soccer du Québec a diffusé les messages les plus significatifs lors de la Journée de la FIFA, le 15 juillet 2007, au Stade olympique de Montréal. Ces messages ont été reproduits dans une brochure distribuée dans l’ensemble du réseau de la Fédération, et un atelier thématique sur les relations interculturelles a été donné aux membres, aux entraîneurs, aux arbitres et aux bénévoles pour assurer la pérennité de cet engagement à promouvoir des lieux d’exercice du soccer exempts de racisme. Le Programme du multiculturalisme a accordé un financement de 24 000 $ à cette initiative.
Immigration francophone au Canada atlantique
Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard
De nombreuses communautés francophones en situation minoritaire ont récemment adopté des stratégies d’immigration pour contrer le déclin de la population et générer des possibilités de développement économique. En 2007-2008, deux projets d’intégration des nouveaux arrivants dans les communautés francophones en situation minoritaire ont été mis en oeuvre en Nouvelle Écosse et à l’Île du Prince Édouard.
Le Comité de sensibilisation interculturelle, un comité de parents et d’enseignants de l’Île du Prince Édouard, a élaboré, en collaboration avec le Programme du multiculturalisme (12 000 $), un document didactique en langue française qui met l’accent sur la diversité et le racisme. Cette ressource se compose de 3 petites brochures qui ont été évaluées par des professionnels de l’éducation, qui ont déterminé que les brochures sont adaptées à l’âge des élèves ciblés et qu’elles permettront aux jeunes élèves et aux parents intéressés qui habitent dans un milieu rural du Canada de s’informer sur la diversité et l’inclusion, et d’apprécier les différences.
La Fédération acadienne de la Nouvelle Écosse a lancé une initiative de 3 mois visant à accroître la compétence culturelle des membres des communautés francophones en situation minoritaire en Nouvelle Écosse. Cette initiative repose sur de multiples activités notamment : le regroupement de partenariats clés, l’évaluation des besoins de la communauté, l’établissement d’un répertoire des ressources disponibles sur le multiculturalisme et l’élaboration d’un plan d’action communautaire. Le Programme du multiculturalisme a accordé un financement de 20 000 $ à cette initiative.
Il est prévu que ces deux projets contribueront à la sensibilisation accrue à la diversité et au racisme, à la promotion de la compréhension interculturelle au sein des communautés francophones rurales ainsi qu’au renforcement des connaissances et de la capacité de contrer les comportements intolérants et discriminatoires. Dans l’ensemble, ces programmes visent à favoriser l’intégration des nouveaux arrivants francophones et à accroître la vitalité des communautés francophones en situation minoritaire.
Thompson Citizenship Council Inc. : « Renforcement du leadership et habilitation des jeunes »
Thompson (Manitoba)
Thompson Citizenship Council Inc. est une organisation bénévole située à Thompson, au Manitoba. Cette organisation se consacre à la promotion du multiculturalisme, des relations interraciales et des droits de la personne dans le Nord du Manitoba. L’organisation fait la promotion de mesures propices aux relations interraciales à l’échelle locale et provinciale depuis 15 ans.
Les données du Recensement sur Thompson, une petite ville minière du Nord, révèlent que la ville est de plus en plus multiethnique. Entre 2001 et 2006, la population des minorités visibles a augmenté de près de 70 %, tandis que la population autochtone a augmenté de 16,9 %. Les communautés ethnoraciales représentaient 37 % de la population de Thompson en 2001, une proportion qui est passée à 41,5 % en 2006.
Depuis 2001, le Thompson Citizenship Council a documenté des incidents et des manifestations de racisme envers des Autochtones et des membres des minorités visibles de Thompson, notamment le langage à caractère raciste, les insultes, les injures, les conflits et l’intimidation.
L’initiative « Strengthening Leadership & Youth Empowerment » (renforcement du leadership et habilitation des jeunes) vise à atténuer les répercussions du racisme sur les membres des minorités ethnoculturelles et les Autochtones à l’école et au sein de la communauté de Thompson ou des communautés avoisinantes. L’initiative a été cofinancée par la province du Manitoba et le Programme du multiculturalisme, lequel a accordé un financement de 31 000 $ pour un an. Le but du projet consistait à accroître la collaboration interculturelle pour l’application de mesures concrètes et efficaces de lutte contre le racisme et à habiliter les élèves, les professeurs et l’ensemble de la communauté à mettre fin aux comportements racistes en fournissant des ressources de lutte contre le racisme adaptées à la situation locale.
Le Conseil a élaboré et donné 18 ateliers interactifs et adaptés à la situation locale pour favoriser la participation des jeunes, des membres de la communauté et des établissements d’enseignement locaux. Les ateliers ont été donnés dans des écoles primaires et secondaires, des universités et l’ensemble de la communauté. Environ 400 personnes ont participé aux séances d’apprentissage sur la diversité et le racisme qui leur ont permis d’acquérir les habiletés pratiques pour faciliter la détermination des stratégies de lutte contre le racisme et de promotion de la compréhension interculturelle. Les participants de l’atelier et les partenaires communautaires ont collaboré avec le Thompson Citizenship Council pour organiser des activités à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars.
À l’avenir, le Thompson Citizenship Council a l’intention de présenter l’atelier comme une pratique exemplaire et de l’utiliser au sein de la communauté pour les nouveaux étudiants, les enseignants, les parents et les partenaires communautaires. Le Thompson Citizenship Council présentera les résultats positifs de ce projet pour stimuler le débat public sur le racisme qui constitue un enjeu social actuel.
Involve Youth (Participation des jeunes)
Toronto (Ontario)
Involve Youth est une initiative de développement institutionnel et d’action communautaire d’une durée de trois ans lancée par la Ville de Toronto dans le but de favoriser l’engagement civique des Afro-Canadiens et d’autres jeunes membres d’une minorité et leur participation aux décisions publiques. Le Programme du multiculturalisme a accordé un financement de 136 098 $ à cette initiative lancée en avril 2007. Cette initiative vise 4 des quartiers les plus pauvres de Toronto : Steeles L’Amoureaux, Eglinton-East-Kennedy Park, Jamestown et Lawrence Heights. En moyenne, ces quartiers présentent un taux de pauvreté de 26 % plus élevé que le reste de la ville, ainsi que 19 % plus d’immigrants et 42 % plus de résidants membres de minorités visibles (Recensement de 2001, Statistique Canada).
Les jeunes des minorités ont joué un rôle important dans la détermination des besoins relatifs à l’initiative Involve Youth. Leurs recommandations figurent dans de nombreuses enquêtes et de nombreux rapports de consultation, notamment le sondage auprès des jeunes de Toronto de 2005 et la stratégie jeunesse de la Toronto Community Housing Corporation de 2005. Environ 30 jeunes originaires des Caraïbes et de la Somalie qui ont collaboré à l’élaboration du Youth Engagement Project de Jamestown, le modèle du prototype d’Involve Youth, en plus d’y participer, ont réaffirmé l’importance de ces initiatives durant la séance de récapitulation de décembre 2005. Les divers sondages et groupes de discussion des 3 dernières années se sont traduits par un message commun : les jeunes veulent participer et avoir la chance de changer leurs communautés.
Le projet Involve Youth consiste en une collaboration avec les jeunes et les organisations locales dans le but de créer des mécanismes d’engagement des jeunes dans les quartiers, lesquels aident les jeunes membres des minorités à acquérir des compétences en leadership pour participer de façon significative aux décisions locales et présenter au conseil municipal les initiatives, les solutions et les préoccupations des jeunes de chaque quartier. Dans le cadre du projet Involve Youth, un soutien est accordé aux jeunes pour les aider à acquérir des compétences et des connaissances, élaborer des stratégies et renforcer leur confiance en soi pour contribuer à la vie publique.
Ce projet est mis en oeuvre par des visites d’apprentissage institutionnel et de renforcement des compétences dans le cadre desquelles les jeunes se réunissent pour renforcer leur confiance en soi et acquérir de nouvelles compétences. Le dialogue et la collaboration intergénérationnels sont des éléments clés de cette initiative qui encourage les jeunes à établir des liens et des relations positives avec les adultes et les organismes communautaires de leur communauté. Cette initiative favorise également les interventions des jeunes dont les activités sont conçues et menées de façon à permettre aux jeunes de mettre en pratique les compétences et les connaissances qu’ils ont acquises et à contribuer au développement communautaire.
Actuellement dans sa deuxième année, le projet a contribué à l’établissement permanent de groupes de jeunes dans les 4 quartiers. « Les activités de perfectionnement des compétences ont aidé les jeunes à acquérir des compétences importantes en matière de prise de décisions et de résolution de problèmes, à établir des relations significatives au sein de leurs groupes et à renforcer leur confiance en soi. Il est aujourd’hui reconnu que ces activités protègent les jeunes contre les comportements à risque qui peuvent avoir une incidence négative sur leur vie. Durant cette étape, les jeunes ont commencé à reconnaître et à cultiver leurs forces, leurs intérêts et leurs capacités, ce qui les a motivés davantage à participer à des activités à l’échelle locale. » Actuellement, 70 à 100 jeunes participent directement aux activités.
Par leur participation à ce programme, il est prévu que les jeunes apporteront une contribution importante au bien être de leurs communautés. Les établissements participants bénéficieront également d’un accès direct aux nouvelles perspectives des Afro Canadiens et d’autres jeunes membres d’une minorité et les communautés bénéficieront de la création de groupes de consultation permanents, lesquels seront composés de jeunes, dont les recommandations seront utiles dans le cadre de nombreux processus décisionnels et consultatifs importants.
Élimination du racisme grâce à l’inclusion sociale dans le centre de l’Alberta
Central Alberta Diversity Association
En 2008, la Central Alberta Diversity Association a mené à bien un projet intitulé Eliminating Racism through Social Inclusion in Central Alberta. Le Programme du multiculturalisme a accordé un financement de 183 105 $, lequel a été fourni au cours de 3 exercices successifs (de 2005 à 2008). Le projet a eu une incidence importante sur la communauté de Red Deer et sur la région avoisinante qui connaissent une diversification rapide associée à la hausse régulière de l’immigration et de la présence de travailleurs étrangers temporaires.
L’initiative de la Central Alberta Diversity Association comprenait une formation sur la diversité en milieu de travail, une campagne de sensibilisation à la diversité dans les écoles et la communauté ainsi qu’un concours de vidéo ayant pour thème l’harmonie interraciale. Le projet comprenait également l’élaboration d’un outil d’évaluation de la diversité ainsi qu’un guide pour les animateurs en milieu de travail qui favoriseront l’inclusion en milieu de travail de Red Deer. Les outils ont été mis à l’essai au sein de deux milieux de travail, notamment la Ville de Red Deer et les Family Services of Central Alberta.
Dans le cadre de cette campagne de sensibilisation à la diversité, la Central Alberta Diversity Association a rejoint 7 500 personnes en plus de donner 200 ateliers de sensibilisation à la discrimination et de mise en commun de stratégies de lutte contre la discrimination. Le 21 mars, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la Central Alberta Diversity Association a conclu un partenariat avec les écoles locales dans le cadre duquel plus de 11 000 personnes ont participé à divers projets, notamment des célébrations multiculturelles, des tables rondes culturelles et des discussions de groupe sur la diversité. Les enseignants ont accueilli favorablement ce projet et ont observé que les jeunes élèves ne connaissaient pas la signification de la journée du 21 mars.
Durant les trois années du projet, la Central Alberta Diversity Association a produit cinq messages d’intérêt public spéciaux en format vidéo qui ont été proposés lors d’un concours ayant pour thème l’harmonie interraciale. Les vidéos gagnantes ont été diffusées sur les chaînes de télévision locales afin de communiquer les messages positifs créés par les jeunes de Red Deer.
La Central Alberta Diversity Association a signalé que malgré une certaine résistance, en particulier en ce qui a trait à l’acceptation de la diversité en milieu de travail, la municipalité de Red Deer et les communautés avoisinantes sont disposées à en apprendre davantage sur la création d’une communauté inclusive. Grâce à ce projet, l’Association a compris que sa force réside dans son rôle de ressource communautaire et de partenaire communautaire pour aider les écoles, les milieux de travail et les institutions à s’adapter à une population de plus en plus diversifiée et à faire du centre de l’Alberta une communauté accueillante.
Soutien aux institutions publiques
Le Programme du multiculturalisme appuie les institutions publiques en finançant des projets qui abolissent les obstacles à l’accès et à la participation, et les remplacent par des politiques et des pratiques inclusives et viables. Voici plusieurs exemples de projets financés par le Programme du multiculturalisme en 2007-2008.
Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) – Un sentiment d’appartenance
L’objectif de ce projet consiste à promouvoir la diversité et à lutter contre le racisme. Pour favoriser la participation des groupes minoritaires et majoritaires, le projet inclut les communautés locales, les jeunes, les aînés, les dirigeants communautaires, les organisations, les gouvernements, les institutions et les médias.
Ce projet fait écho à deux projets antérieurs de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU), lesquels ont été financés par le Programme du multiculturalisme. Ces deux projets ont permis de réunir les jeunes et les dirigeants communautaires de différentes communautés (Yellowknife, Kamloops, Calgary, Saskatoon, Winnipeg, Kingston, Montréal, Sackville, Moncton et St. John’s) pour déterminer les obstacles à la création d’une société plus cohésive. Les consultations menées dans le cadre des deux projets antérieurs de l’ACNU ont permis de déterminer divers enjeux, notamment les stéréotypes, la diversité religieuse, les relations intergénérationnelles, les lacunes en matière de sensibilisation et de compréhension de la diversité ethnique, culturelle et religieuse, la violence et le profilage racial, le manque de participation communautaire chez les communautés ethnoculturelles, ainsi que chez les jeunes.
Compte tenu de la diversité croissante au Canada et des mesures visant à encourager l’immigration dans les petites villes, il est de plus en plus important d’aider les petites communautés à s’adapter à la diversité. Contrairement aux grands centres urbains comme Toronto, Vancouver et Montréal, les petites villes ne disposent pas des mêmes ressources, structures ou de la même expertise pour résoudre les problèmes relatifs à la discrimination raciale et aux barrières systémiques qui compromettent le plein accès aux services et aux programmes.
Les objectifs du projet de 2007-2008 consistaient à sélectionner un comité directeur dans chaque ville dont le mandat consistait à mettre en oeuvre les plans d’action établis, organiser une séance de formation des champions, donner un atelier sur les médias, définir les besoins, faciliter le partage d’information et les pratiques exemplaires, soutenir les comités directeurs lors de rencontres annuelles de planification avec des partenaires locaux importants et rédiger des documents d’éducation publique.
Dans le cadre de ce projet, l’ACNU a sollicité un réseau national de dirigeants communautaires oeuvrant dans le domaine de la promotion de la diversité et de la lutte contre le racisme. Ce projet aide les écoles à créer des mécanismes (comme des réunions et des bulletins scolaires d’information) visant à fournir des renseignements et des ressources pour aider les jeunes à aborder la question de la discrimination associée à leur origine ethnoculturelle. Par ailleurs, l’ACNU a produit des documents promotionnels pour favoriser l’engagement et l’éducation du public et promouvoir les messages clés du projet, ce qui comprend des articles sur les questions et les problèmes actuels en ce qui a trait à la diversité et à la lutte contre le racisme, des brochures, des fiches d’information communautaires, des annonces de la fonction publique, un dossier de presse et un répertoire sur les communautés ethnoculturelles et religieuses pour les médias.
L’ACNU a également créé un bulletin trimestriel pour informer le public et les intervenants au sujet de l’avancement du projet. Des documents d’information qui contiennent des analyses et des renseignements approfondis ont également été distribués. L’organisation a donné des ateliers de formation visant à favoriser le respect mutuel et à informer les participants au sujet de formes contemporaines de préjudice, de discrimination et de racisme.
African, Black and Caribbean Communities Initiative (ABCCI) – « Aller de l’avant pour enrichir notre avenir grâce à un partenariat communautaire »
L’African, Black and Caribbean Communities Initiative est un comité spécial sans but lucratif dont les membres appartiennent aux communautés africaines, afro-caribéennes, afro-américaines, et franco-africaines du Manitoba. Ce comité a été créé en 2005 pour établir des relations de travail efficaces au sein des communautés noires de Winnipeg, de définir leurs préoccupations et d’élaborer les stratégies et les solutions les plus appropriées à leur situation.
La croissance de la population noire de Winnipeg est 9 fois plus élevée que celle de la population de l’ensemble de la ville et les communautés noires représentent la troisième communauté de minorité visible en importance de Winnipeg. En 2006, 92 % des membres de la population noire du Manitoba habitaient à Winnipeg. Cette population est diversifiée sur le plan de la langue et des origines ethniques. En raison de cette augmentation rapide, il existe des lacunes sur le plan de l’accès aux services d’établissement et communautaires, aux études supérieures, à la formation et à l’emploi. La pauvreté touche tous les secteurs prioritaires et les nouveaux arrivants noirs sont surreprésentés au sein des groupes à faible revenu. Les jeunes noirs sont particulièrement vulnérables aux répercussions négatives des lacunes en matière de service lesquelles limitent également leur capacité de s’intégrer avec succès à la société canadienne.
L’un des objectifs visés pendant cette période consistait à établir des liens entre les dirigeants d’organisations communautaires noires culturellement diversifiées, ainsi qu’entre ces derniers et les intervenants concernés. Les initiatives mises en oeuvre ont permis de mobiliser les dirigeants communautaires et les intervenants dans un contexte de collaboration, de coopération et de communication d’idées, et ce, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la communauté de l’African, Black and Caribbean Communities Initiative, et de sensibiliser davantage tous les intervenants aux lacunes en matière de services communautaires.
Un autre objectif consistait à mettre au point des plans d’action réalisables s’articulant autour de cinq grands volets : les jeunes, les personnes âgées, les services communautaires, la participation à la vie politique et l’expression culturelle. À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, des représentants de l’African, Black and Caribbean Communities Initiative ont donné une conférence à Winnipeg, au Manitoba, à laquelle ont assisté 200 participants communautaires ainsi que des représentants des institutions et des organismes concernés. Cette initiative représentait une première étape officielle en vue de la prise d’un engagement, par les institutions, consistant à travailler avec les communautés et à mettre en place des mesures pour chacun des cinq volets, et elle a permis l’établissement d’un cadre d’action préliminaire.
Les membres du comité directeur de l’African, Black and Caribbean Communities Initiative ont réussi à collaborer durant trois ans et ont défini des secteurs clairs de consensus concernant les préoccupations partagées par toutes les organisations membres et les communautés qu’elles représentent. Il s’agit d’une réussite qui ne se dément pas et qui prend appui sur une stratégie d’approche communautaire pluriannuelle de Patrimoine canadien. Le Programme du multiculturalisme a accordé 21 400 $ à l’initiative afin de l’aider à atteindre ces objectifs.
Les membres de l’African, Black and Caribbean Communities Initiative poursuivent l’élaboration d’un cadre de collaboration avec les communautés ethnoculturelles permettant de traiter de questions semblables. L’objectif consiste à élaborer un mécanisme de mise en commun des ressources et des réussites de façon à créer un effet d’entraînement grâce auquel de nombreux autres membres des communautés pourront bénéficier des activités du projet. À long terme, il en résultera entre autres un service accru, particulièrement pour les familles de nouveaux arrivants et les familles noires, ainsi qu’une réduction de l’activité des gangs et une augmentation de l’éducation et de l’emploi.
Vers une société inclusive à tous : une initiative de renforcement des capacités pour les organismes ethnoculturels
Cette initiative a favorisé l’établissement de nouveaux partenariats entre les fournisseurs de services réguliers à Edmonton et les organismes ethnoculturels locaux.
Pendant 3 ans, période qui a pris fin le 31 mars 2008, 19 animateurs communautaires ethnoculturels ont été formés pour organiser et offrir des programmes de leadership dans leur langue maternelle à 119 dirigeants provenant de 63 organismes ethnoculturels. Des subventions de démarrage ont aussi été offertes dans le cadre de ce projet pour l’élaboration de 14 petits projets d’action communautaire, ce qui a permis aux personnes ayant reçu la formation en leadership de mettre en pratique leurs nouvelles compétences. Les dirigeants des organismes ethnoculturels ont établi des liens avec 18 organismes de financement sans but lucratif municipaux, provinciaux et fédéraux. Grâce à ces liens, qui favorisent le dialogue interculturel et institutionnel, les partenaires financiers ont été exposés aux problèmes que rencontrent les communautés et les organismes ethnoculturels lorsqu’ils essaient d’accéder aux ressources.
À l’échelle communautaire et régionale, le projet a donné lieu à trois grandes réalisations au sein du conseil municipal d’Edmonton :
1) l’élaboration d’un cadre stratégique concernant les immigrants pour la Ville d’Edmonton (une première à l’échelle municipale au Canada);
2) l’adoption du formulaire de demande d’aide financière et des critères d’examen des propositions dans le cadre du programme de subventions au multiculturalisme de la ville et;
3) l’augmentation de l’affectation des ressources, notamment en doublant le financement et en embauchant davantage d’employés pour le nouveau programme de subventions aux communautés d’immigrants et de réfugiés offert par la Ville d’Edmonton. Ce projet a également engendré une autre réussite : il a rassemblé diverses communautés ethnoculturelles, qui autrement, n’auraient pas eu la possibilité de participer à un dialogue fructueux et positif, comme c’est le cas habituellement.
C’est au moyen de tels partenariats que les principaux fournisseurs de services et les communautés ethnoculturelles pourront provoquer des changements efficaces en développant des programmes et des politiques favorisant l’inclusion à Edmonton.
Le Programme du multiculturalisme favorise également la mise en oeuvre d’initiatives multiculturelles au sein des institutions fédérales, et y contribue.
Plan d’action canadien contre le racisme (PACCR)
Lancé le 21 mars 2005, Un Canada pour tous : Plan d’action canadien contre le racisme (PACCR) est une approche coordonnée et horizontale visant à lutter contre le racisme et la discrimination. Ce plan consistait en un effort concerté entre 20 ministères et organismes ayant pour but de promouvoir l’inclusivité dans plus de 40 initiatives et programmes existants. Ce plan comprenait également la mise en oeuvre de nouvelles initiatives du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, à Ressources humaines et Développement des compétences Canada, au ministère de la Justice et à Patrimoine canadien. Le Programme du multiculturalisme est chargé de coordonner et de faciliter l’établissement de rapports, la responsabilisation, l’évaluation du rendement et la mise en commun de l’information au sein des institutions participantes.
Le dynamisme mis en évidence par le Rapport annuel 2006-2007 inspire de nombreuses initiatives ministérielles en cours, qui continuent d’engendrer des résultats dans plusieurs secteurs d’importance : la discrimination en milieu de travail, l’intégration des jeunes, le signalement de crimes haineux, les questions liées aux crimes motivés par le racisme dans le système de justice et les changements au sein des institutions publiques visant à supprimer les obstacles systémiques.
Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration
L’initiative de collecte de données nationales normalisées sur les crimes motivés par la haine, une initiative conjointe du ministère du Patrimoine canadien et du Centre canadien de la statistique juridique de Statistique Canada qui a été mise sur pied en 2007-2008, poursuit ses efforts afin de favoriser la production de rapports normalisés sur les crimes haineux et la surveillance de ces derniers par les services de police du Canada. Pour y parvenir, des séances de formation sont offertes aux policiers sur les méthodes de collecte de données, ce qui permet de mieux comprendre les crimes haineux et la réponse des systèmes judiciaires, et de mieux surveiller les répercussions des changements législatifs et sociétaux concernant ce type de crime.
En 2007-2008, l’Enquête sur le Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire, qui évalue l’incidence des crimes sur la société canadienne et fournit des données sur les incidents criminels, a entrepris la mise à niveau de ses logiciels. Le Centre canadien de la statistique juridique a offert une formation aux services policiers de l’ensemble du Canada. En tout, 170 policiers et agents de gestion des dossiers ont été formés. L’objet de l’enquête était d’avoir de l’information plus exhaustive des crimes haineux signalés à la police au pays.
Une autre initiative, intitulée Initiative des institutions inclusives, a fourni des fonds de contrepartie aux institutions fédérales afin de leur permettre de concevoir des outils visant à renforcer les capacités internes du gouvernement fédéral pour en faire un milieu exempt de tout obstacle systémique et ouvert à la diversité culturelle.
En 2007-2008, le Service correctionnel du Canada a mis sur pied une nouvelle section, la Section des services ethnoculturels, afin de travailler avec les communautés ethnoculturelles et les délinquants de diverses origines culturelles. Des organismes communautaires et d’autres organisations oeuvrant dans le milieu des services sociaux et de lutte contre le racisme ont fait part de leur intérêt à travailler avec la Section des services ethnoculturels.
Financés par l’Initiative des institutions inclusives, le Bureau régional de l’Atlantique et les initiatives reliées aux Autochtones et à la diversité de la Commission nationale des libérations conditionnelles mettent également en oeuvre diverses stratégies pour s’assurer que leurs mandats et leurs activités reflètent la diversité ethnoculturelle du Canada. Il s’agit plus particulièrement de l’élaboration d’un outil de formation pour les membres du conseil et les agents d’audience, de même qu’un glossaire et un manuel à l’intention des interprètes qui participent à des audiences de libération conditionnelle dans le cadre d’initiatives liées aux Autochtones et à la diversité.
Santé Canada a élaboré des mesures visant à favoriser une alimentation saine chez les communautés ethnoculturelles, dont l’une consiste à veiller à ce que l’information concernant une saine alimentation, figurant dans le Guide alimentaire canadien et accessible au moyen de l’outil en ligne Mon Guide alimentaire, soit offerte en 10 autres langues que le français et l’anglais.
Enfin, une étude a été réalisée au nom de Patrimoine canadien et de 14 ministères fédéraux partenaires afin de cerner les lacunes et les obstacles auxquels sont confrontées les communautés ethnoculturelles et ethnoraciales dans leurs communications avec le gouvernement du Canada. Les résultats de cette étude seront communiqués aux partenaires, et leur serviront de cadre et de recommandations concernant les façons d’éliminer efficacement les obstacles systémiques et institutionnels au sein des institutions fédérales.
Alors que ces initiatives étaient en cours en 2007-2008 à Patrimoine canadien, les travaux entrepris dans le cadre de ces dernières se poursuivront au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration (CIC) au cours des prochaines périodes de référence, à la suite du transfert, le 30 octobre 2008, du Programme du multiculturalisme à CIC.
L’Initiative pour les collectivités accueillantes est la contribution du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration qui s’inscrit dans une démarche plus large du gouvernement fédéral pour tirer parti des avantages de la diversité canadienne en réduisant les obstacles discriminatoires. L’objectif de l’Initiative pour les collectivités accueillantes est de promouvoir une participation plus solide des immigrants à la société civile et de favoriser des communautés plus inclusives et plus accueillantes pour les nouveaux arrivants.
Un large éventail d’intervenants participent à cette initiative, notamment des nouveaux arrivants au Canada, des communautés locales, des travailleurs de l’établissement, des bénévoles, des jeunes, des commissions scolaires et des services de police. Parmi les partenaires de l’initiative, on compte des bureaux régionaux de CIC, des provinces et des territoires, des organismes de services nationaux, des fournisseurs de services locaux, des municipalités, des chercheurs et des bénévoles.
Un financement est attribué aux régions et aux provinces pour soutenir les activités de lutte au racisme en cours, dont des activités de sensibilisation, de diffusion, de services directs et d’élaboration d’outils et de ressources.
En 2007-2008, un certain nombre de nouveaux projets ont reçu du financement. Un de ces projets visait à répondre aux besoins en matière d’information, de formation et de ressources des nouvelles recrues des services de police provenant de milieux culturels divers, de même qu’à ceux du personnel actuel du service de police de Hamilton. Les objectifs du projet consistaient à favoriser la compréhension des différences culturelles, à harmoniser les processus de communication, à promouvoir l’idée d’une carrière dans les services de police auprès des diverses communautés de Hamilton et à favoriser leur pleine intégration aux services de police. Dans le cadre de ce projet, 32 séances ont été organisées, auxquelles 640 policiers ont participé.
Les projets nationaux et locaux de l’Initiative pour les collectivités accueillantes financés en 2007-2008 ont donné lieu à un certain nombre de conférences dans les communautés, de groupes de discussion, d’ateliers, de tables rondes et de comités. Le Rural Community Awareness Project a permis d’aborder les questions liées au racisme et aux préjugés, particulièrement dans les communautés rurales du centre de l’Alberta, lors de divers ateliers, qui ont touché plus de 2 000 groupes communautaires locaux, écoles et membres du grand public.
En juin 2007, la Province de Colombie-Britannique annonçait WelcomeBC, un cadre stratégique pour les programmes et les services d’établissement et du multiculturalisme. Le cadre est conçu pour répondre aux besoins en matière d’établissement et d’intégration des immigrants, et pour aborder la question de la capacité des communautés à devenir accueillantes et inclusives. Sous ce cadre élargi, les projets mis sur pied dans le cadre de l’Initiative pour les collectivités accueillantes font l’objet d’une coordination stratégique afin de tirer parti du British Columbia Anti-Racism and Multiculturalism Program (BCAMP).
Ressources humaines et Développement des compétences Canada
La Stratégie pour un milieu de travail sans racisme, la stratégie du travail dirigée par Ressources humaines et Développement des compétences Canada, continue d’élaborer les outils, les lignes directrices et le matériel didactique requis pour favoriser l’intégration des personnes compétentes, particulièrement les membres de communautés autochtones et ethnoculturelles, à des milieux de travail justes, équitables et inclusifs. En complément à ces mesures, des partenariats continuent d’être formés avec ou entre différents ministères et organismes gouvernementaux, des organisations du milieu du travail et le secteur privé. Par ces partenariats, Ressources humaines et Développement des compétences Canada vise à sensibiliser à la Stratégie pour un milieu de travail sans racisme ainsi qu’à sa portée, ses répercussions et ses avantages, tout en engageant ses partenaires dans la voie du changement afin de supprimer les barrières qui réduisent les perspectives d’avenir auxquelles font face certains employés dans leur milieu de travail.
En 2007-2008, de nouveaux partenariats ont été formés avec la Fondation canadienne des relations raciales et l’Association nationale des entreprises en recrutement et placement de personnel (ANERPP). Le projet avec la Fondation canadienne des relations raciales vise à élaborer un programme de tutorat, de formation et d’encadrement pour les agents de prévention du racisme. Celui avec l’ANERPP a pour objectif d’offrir des outils et des ressources antiracisme aux professionnels des ressources humaines dans le secteur privé.
Un projet en cours dans le cadre de la Stratégie pour un milieu de travail sans racisme consiste à offrir aux employeurs des ressources pour résoudre les conflits de travail internes touchant la discrimination, dans le but de réduire le nombre d’incidents relatifs au racisme. De plus amples renseignements sur cette initiative figurent dans la Partie 3 du présent rapport.
Ministère de la Justice du Canada
Les efforts déployés par le ministère de la Justice en vue de la mise en oeuvre des principaux objectifs du Plan d’action canadien contre le racisme (PACCR) reposent sur trois initiatives : les questions liées à la race dans le système juridique, les interventions auprès des victimes et des auteurs de crimes haineux et la lutte contre les crimes haineux sur Internet. Ces initiatives appuient le principe d’égalité devant la loi dans le cadre de la stratégie du Ministère.
En 2007-2008, le ministère de la Justice a procédé à une évaluation formative de sa composante du PACCR. L’évaluation était axée sur ses activités financées dans le cadre du PACCR, depuis sa mise en oeuvre en 2005-2006 jusqu’à la fin de l’exercice 2006-2007. Les objectifs de cette évaluation consistaient à examiner, évaluer et communiquer les résultats préliminaires et les progrès des activités du Ministère dans le cadre du PACCR, afin de démontrer clairement ses réalisations.
Une des principales actions du Ministère en 2007-2008 a été d’examiner et de soutenir des initiatives conçues pour lutter contre la prolifération de la propagande haineuse sur Internet. Le Centre de recherche-action sur les relations raciales a reçu du financement de la Ministère de la Justice pour organiser un Colloque national des intervenants sur la lutte contre la propagande haineuse sur Internet, qui a rassemblé 43 participants choisis parmi les organismes communautaires pour discuter de solutions éventuelles aux crimes haineux sur Internet.
Orientation future
D’énormes progrès ont été réalisés dans le cadre du Programme du multiculturalisme en 2007-2008 : établissement de nouvelles priorités en matière de programmes en ce qui a trait à l’octroi d’un financement dans le cadre du Programme, sensibilisation des Canadiens au moyen d’activités éducatives et promotionnelles, et parachèvement d’une approche pour le Programme de reconnaissance historique pour les communautés et le Programme national de reconnaissance historique.
Depuis la fin de la période de référence, le Programme du multiculturalisme a continué de consacrer ses efforts à la mise en oeuvre de ses priorités en matière de subventions et de contributions suivantes, lesquelles ont été annoncées en février 2008 :
1. Appuyer l’intégration économique, sociale et culturelle des nouveaux Canadiens et des communautés culturelles.
Le Programme du multiculturalisme aide les nouveaux Canadiens et les communautés culturelles à acquérir les connaissances et les habiletés qui faciliteront leur intégration en plus de leur offrir des occasions de collaborer pour déterminer et résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés. Le Programme vise à renforcer la capacité des institutions publiques à s’adapter à la diversité ethnique, raciale, culturelle et religieuse, ainsi qu’à intégrer ces groupes, en contribuant à l’identification et à l’élimination des obstacles à un accès équitable.
2. Faciliter la mise en oeuvre de programmes tels que le mentorat, le bénévolat, le leadership et l’éducation civique, qui s’adressent aux jeunes à risque des communautés culturelles.
Les jeunes à risque des communautés culturelles reçoivent de l’aide pour acquérir de l’assurance, des connaissances et des compétences dans le but de favoriser leur participation et leur engagement civique (bénévolat), par la détermination des causes fondamentales de la marginalisation culturelle, du détachement et de la radicalisation. Le Programme du multiculturalisme permet aux jeunes, dans le cadre de partenariats avec des pairs, des adultes et des dirigeants communautaires ainsi que des projets de mentorat, d’obtenir une expérience pratique et d’acquérir les compétences requises pour contribuer à la vie économique, sociale et culturelle de leurs communautés.
3. Promouvoir la compréhension interculturelle ainsi que les valeurs canadiennes (la démocratie, la liberté, les droits de la personne et la primauté du droit) au moyen d’initiatives communautaires ayant comme objectif de régler les questions en matière d’exclusion sociale fondée sur l’appartenance à une communauté culturelle (communautés parallèles) et de radicalisation.
L’interaction entre les différentes communautés est favorisée, et le Programme du multiculturalisme soutient la collaboration intersectorielle dans le cadre de projets communautaires visant à édifier une société inclusive et respectueuse. Le Programme facilite les interventions et les initiatives communautaires collectives visant à résoudre les conflits ethniques, raciaux, culturels et religieux et à combattre les activités haineuses; il soutient aussi les initiatives communautaires conçues pour faciliter le dialogue interconfessionnel. Le Programme du multiculturalisme encourage également les activités de sensibilisation de l’ensemble de la société visant à favoriser la compréhension interculturelle, à mettre fin à l’exclusion sociale de certaines communautés et à accroître la sensibilisation et la compréhension du racisme et de la discrimination, afin de réduire ou d’éliminer les facteurs contribuant à l’exclusion, au désenchantement et à la radicalisation.
Au cours de l’année qui vient, le Programme du multiculturalisme concentrera ses efforts sur l’augmentation du nombre de partenariats et d’engagements à l’échelle internationale et nationale dans le but de lutter contre le racisme et la discrimination injuste, de reconnaître et de commémorer les expériences historiques des communautés culturelles, d’échanger de l’information avec les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux, d’accroître l’utilisation des technologies de réseautage social afin de mobiliser les jeunes, et de soutenir les institutions fédérales dans la mise en oeuvre de la Loi sur le multiculturalisme canadien en concevant des outils pour faciliter la mesure des lacunes et des progrès.
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