ARCHIVÉE – Les artisans de notre patrimoine : La citoyenneté et l’immigration au Canada de 1900 à 1977
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Chapitre 5 (fin)
À l’aube de l’adoption de la
Loi sur la citoyenneté canadienne
- Une nouvelle libéralisation de la politique d’immigration
- La Loi sur l’immigration de 1952
- Réfugiés de la Palestine
- Les réfugiés hongrois
- La baisse de l’immigration
- La nouvelle vague d’immigrants
Une nouvelle libéralisation de la politique d’immigration
En juin 1950, le gouvernement réagit en adoptant un décret qui remplaçait tous les décrets antérieurs et leurs amendements concernant l’immigration; il continua d’accorder la préférence aux immigrants britanniques, irlandais, français et américains et élargit les catégories admissibles d’immigrants européens, pour inclure tout requérant en santé, de bonne vie et de bonnes moeurs, muni des compétences requises au Canada et pouvant facilement s’intégrer à la société canadienne. Plus tard au cours de l’année, les règlements furent modifiés pour permettre l’admission d’autres catégories d’Asiatiques. Par la suite, le gouvernement raya les immigrants allemands de la liste des ressortissants d’un pays ennemi (les immigrants italiens avaient été rayés de la liste en 1947). Et les Allemands vinrent ainsi se joindre au nombre sans cesse croissant d’Italiens qui demandaient d’émigrer au Canada.
Outre qu’il diminua les embûches à l’immigration d’un cran ou deux en 1950, le gouvernement créa le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration. L’immigration n’était plus la responsabilité d’un ministère multifonctionnel dont les autres activités avaient peu de lien avec l’immigration. Au lieu de cela, elle devenait la responsabilité d’un nouveau ministère qui comptait deux directions générales, celle de l’immigration et celle de la citoyenneté, mesure essentielle pour que l’immigration reçoive la reconnaissance et l’attention qu’elle méritait.
Dans l’ensemble, on enregistra peu d’opposition à l’augmentation du nombre d’immigrants au Canada. Même les syndicats, qui s’étaient souvent opposés à des arrivées massives d’immigrants dans le passé, soulevèrent peu d’objections. À vrai dire, ils acceptèrent de faciliter l’admission des nouveaux arrivants, surtout des personnes déplacées, et ce, malgré le fait que ces immigrants pouvaient aspirer au marché du travail. L’Association médicale canadienne, l’association professionnelle la plus importante des médecins canadiens, est probablement le seul syndicat qui se soit opposé officiellement et vigoureusement à l’entrée de personnes déplacées qualifiées au Canada.
On nota quelques changements dans l’attitude des élites québécoises à l’égard de l’immigration. Après la guerre, les universitaires et les éditorialistes québécois commencèrent à percevoir l’immigration sous un angle plus positif, réalisant que les immigrants non britanniques avaient beaucoup en commun avec les Canadiens français : les deux se considéraient d’abord comme Canadiens, et ensuite seulement comme sujets britanniques. En outre, la plupart des nouveaux arrivants d’Europe de l’Est avaient l’avantage supplémentaire d’être catholiques romains, religion de la grande majorité des Québécois francophones.
La Loi sur l’immigration de 1952
Une nouvelle loi sur l’immigration, que l’on attendait depuis longtemps, la première depuis 1910 (d’importantes modifications avaient été apportées à la politique d’immigration au fil des ans, mais aucune nouvelle loi sur l’immigration n’avait été promulguée), fut finalement adoptée par le Parlement en 1952. À maints égards, la loi de 1952 était semblable à la précédente. Par contre, ses principales dispositions venaient simplifier l’administration de l’immigration et définir les larges pouvoirs qui étaient conférés au ministre et à ses fonctionnaires.
J.W. Pickersgill,
ministre de la Citoyenneté
et de l’Immigration en compagnie
du doyen
de l’université de Sopron à Budapest,
Montréal,
vers 1957.
Archives nationales du Canada
(PA 147725)
En ce qui concerne la sélection et l’admission des candidats immigrants, la Loi accordait tous les pouvoirs au gouverneur en conseil (c’est-à-dire au Cabinet), ce qui voulait dire que le Cabinet pouvait interdire ou restreindre l’admission de personnes en invoquant des motifs comme la nationalité, l’appartenance ethnique, l’occupation, le mode de vie, l’inaptitude à s’adapter au climat canadien et l’incapacité apparente de s’assimiler rapidement à la société canadienne. Une lettre compromettante du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Walter Harris, rédigée en 1952 mais présentée à la Chambre des communes en 1953 par le député CCF Joseph Noseworthy, révèle clairement que ces dispositions étaient conçues pour exclure les immigrants « visibles ».
L’une des dispositions les plus importantes de la loi accordait un vaste pouvoir discrétionnaire au ministre et à ses fonctionnaires sans autre forme de contrôle. D’importantes répercussions, souvent négatives, pour l’immigration canadienne allaient en résulter, mais utilisé de façon responsable et créative, ce pouvoir s’avéra un outil indispensable pour faciliter l’immigration humanitaire ou de gens désirables.
Jack Pickersgill fut l’un des ministres qui utilisa la Loi avec compassion et à bon escient. Flamboyant partisan libéral, qui avait abandonné une carrière universitaire pour se lancer dans la fonction publique et ensuite en politique, Jack Pickersgill utilisa ses pouvoirs pour apporter des changements fondamentaux à la politique d’immigration lorsqu’il fut ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration de 1954 à 1957. À différentes occasions, il accepta de surseoir au règlement sur l’immigration et approuva, en vertu du permis ministériel, l’admission de personnes épileptiques dont l’état pouvait être contrôlé par des médicaments, de personnes atteintes de tuberculose et d’autres qui avaient des antécédents de maladie mentale, à la condition que ces personnes ne constituent pas un danger pour la collectivité et qu’elles soient bien parrainées.
Réfugiés de la Palestine
Lorsque Pickersgill était à la barre du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, le Canada eut le cran d’accepter certains Arabes palestiniens, chassés de leur pays par la guerre israélo-arabe de 1948. En 1955, lorsque le plan fut conçu, plus de 900 000 réfugiés palestiniens vivaient en Syrie, au Liban, en Jordanie et à Gaza.
Le réétablissement de ces réfugiés à l’étranger représentait à coup sûr une situation politiquement explosive au Moyen-Orient. En participant à l’opération, le Canada risquait de s’attirer les foudres des Arabes, qui auraient pu l’accuser de faire partie d’un complot sioniste pour soustraire les réfugiés palestiniens aux soins qu’ils recevaient de la Commission de secours et de rétablissement des Nations Unies et les priver de leur droit de retourner en Palestine. Néanmoins, en 1955, un jeune fonctionnaire de la légation canadienne à Beyrouth, au Liban, où la Commission de l’ONU avait son quartier général, pressentit l’organisme et obtint sa collaboration pour organiser la sélection de réfugiés palestiniens qui allaient être interviewés par l’équipe de l’immigration du Canada.
Au mois de janvier suivant, une mission canadienne d’immigration se rendit au Liban et en Jordanie et parmi les 575 requérants qui lui furent présentés par la Commission de secours et de rétablissement de l’ONU, elle en choisit 98 qui avaient « apparemment toutes les qualités nécessaires pour devenir citoyens canadiens ». Ce nombre fut par la suite ramené à 39 chefs de famille et aux personnes à leur charge, et c’est ce groupe qui s’embarqua pour le Canada à l’été de 1956. À la grande surprise des fonctionnaires canadiens à Beyrouth, l’entreprise souleva à peine l’opposition des pays arabes, contrairement à ce que l’on avait craint.
Les réfugiés hongrois
Si l’admission des réfugiés palestiniens avait soulevé peu d’intérêt, l’entrée au pays de près de 38 000 réfugiés hongrois en 1956 et en 1957 fit couler beaucoup d’encre.
La réaction du Canada face à la situation désespérée des réfugiés hongrois fut de les accueillir très chaleureusement — fait remarquable dans l’histoire de l’immigration canadienne. En fait, de tous les États qui ont accepté des réfugiés hongrois pour leur accorder la résidence permanente, aucun n’a surpassé le Canada dans sa générosité. La rapidité d’intervention et le généreux programme du gouvernement libéral de Louis Saint-Laurent n’étaient pas seulement le résultat de l’initiative du gouvernement. On peut en créditer directement les pressions exercées par le public canadien qui se disait sympathique au sort de plus de 200 000 Hongrois qui avaient fui leur pays après que les chars russes eurent brutalement réprimé le soulèvement hongrois en 1956.
Le 6 novembre 1956, Jack Pickersgill donna instruction au bureau d’immigration canadienne à Vienne, en Autriche, où la plupart des Hongrois s’étaient réfugiés, de donner la priorité absolue aux demandes des Hongrois qui désiraient émigrer au Canada. Tout en signalant que le Canada reconnaissait qu’il y avait urgence, il n’abandonna ni ne modifia les procédures et dispositions normales d’immigration.
Nombre de Canadiens, dont des membres des groupes religieux et ethniques, les partis d’opposition (le CCF et les progressistes conservateurs) et les éditorialistes estimaient que cette approche plutôt prudente n’était pas suffisante. La pression se faisait de plus en plus forte à l’extérieur du gouvernement, les intervenants réclamant une réaction plus énergique qui ne tarda pas à se manifester. Les procédures d’immigration furent simplifiées et durant la dernière semaine de novembre, Pickersgill prit les mesures nécessaires pour affréter un navire et un avion chargés d’amener la première vague de réfugiés au Canada. Puis se réalisa la véritable percée. Le 28 novembre, deux jours après que le Parlement se fût réuni en séance spéciale pour débattre de la situation en Hongrie et à Suez, le ministre annonça qu’Ottawa avait l’intention d’adopter un généreux programme d’immigration dont la caractéristique principale était le transport gratuit de tous les réfugiés hongrois qui satisfaisaient aux normes d’immigration du Canada.
Enfants hongrois
attendant à Rouyn-Noranda (Québec), décembre
1956.
Archives nationales du Canada (PA 115767)
Après l’ajournement de la Chambre des communes le 29 novembre, Jack Pickersgill prit l’avion pour Vienne pour s’occuper de la situation. Sur les lieux, jouant le rôle de « commandant », il prit plusieurs décisions importantes pour faciliter le mouvement des réfugiés.
Outre qu’il dirigeait le mouvement et l’établissement de milliers de Hongrois, le gouvernement devait également s’occuper de 108 989 immigrants britanniques forcés d’émigrer en raison de l’inaptitude du gouvernement Eden à régler la crise de Suez, qui s’était déclarée tout juste avant l’invasion soviétique de la Hongrie. Pour régler le cas des dizaines de milliers d’Européens et de Britanniques qui se dirigeaient vers le Canada, le gouvernement canadien créa un pont aérien que l’on appela le « pont aérien vers le Canada ». Durant les premiers mois de 1957, plus de 200 vols nolisés amenèrent près de 17 600 immigrants au Canada, nombre d’entre eux étant de jeunes Hongrois. En fait, le mouvement des Hongrois au Canada était surtout constitué de jeunes personnes.
Parmi ces jeunes Hongrois, on retrouvait un groupe important de la faculté de foresterie de l’Université de Sopron, soit quelque 350 étudiants, professeurs et membres de leurs familles. Premier groupe de ce genre à émigrer au Canada, il fit le voyage dans un « train de la liberté » de Halifax à Vancouver, et fut l’objet de réceptions à tous les arrêts d’est en ouest. Grâce aux initiatives de Pickersgill, la faculté de foresterie fut intégrée à l’Université de Colombie-Britannique où elle fonctionna en tant que division de la faculté de foresterie de Sopron jusqu’en 1961. Les membres d’un autre groupe, cette fois-ci de la faculté de génie minier de l’Université de Sopron, furent intégrés à diverses facultés de l’Université de Toronto.
En s’occupant du réétablissement des réfugiés hongrois (approximativement un tiers s’établirent à l’ouest des Grands Lacs, un tiers en Ontario et le reste au Québec et dans les Maritimes), le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration réussit à contourner de nombreuses restrictions du système. Au cours des années qui allaient suivre, les leçons qu’on tirerait de cette démarche allaient s’avérer indispensables aux autorités d’immigration, leur permettant de réagir plus rapidement et avec plus de souplesse tant aux mouvements de réfugiés que d’immigration normale.
La baisse de l’immigration
Même si on assista à un revirement de l’économie canadienne en 1957, l’immigration au Canada fut plus grande cette année-là que durant n’importe quelle autre année depuis 1913-1914, le nombre total d’immigrants s’élevant à 282 164. Bien que l’arrivée massive de Hongrois et de Britanniques contribuât de façon remarquable à ces chiffres, d’autres facteurs entrèrent également en jeu, dont le nombre sans cesse croissant d’immigrants parrainés (immigrants amenés au Canada par des parents qui s’engageaient à leur fournir le logement, les soins et à satisfaire aux besoins normaux reliés à leur établissement) et la dynamique promotion d’Ottawa de l’immigration non parrainée (c’est-à-dire les immigrants qui demandaient la résidence permanente au Canada en fonction de leur seul mérite et qui avaient habituellement les compétences nécessaires que recherchait l’économie canadienne).
Au fur et à mesure que l’économie canadienne perdait de la vigueur, le nouveau gouvernement progressiste conservateur, qui avait pris le pouvoir en 1957, fermait le robinet, et le nombre d’immigrants diminua considérablement. En 1958-1959, le nombre de personnes qui immigrèrent au Canada tomba à 124 851; l’année suivante, on atteignit 106 928. Il fallut attendre 1962 pour assister au renversement de la tendance, soit un an après que l’immigration britannique eut atteint son niveau le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
La nouvelle vague d’immigrants
Contrairement aux nouveaux arrivants des premières périodes d’immigration canadienne (de 1900 à 1914), ceux qui arrivèrent à la fin des années 1940 et 1950 constituaient un groupe plus hétérogène, leurs compétences, leur formation et leurs professions étant plus diversifiées. Ils arrivaient dans un pays qui avait beaucoup changé depuis que le Comité sénatorial permanent de l’immigration et du travail, dans son style coloré, décrivait ces premiers immigrants « mettant la hache aux arbres ou sillonnant les prairies ». En 1957, l’année qui marqua la fin de la période de grande immigration d’après-guerre, le pays, dont faisait maintenant partie Terre-Neuve, affichait une population de 16 610 000 habitants et se classait parmi les grands pays industriels, l’industrie manufacturière constituant sa source majeure de revenus et d’emplois. C’était donc les provinces urbanisées et industrialisées — l’Ontario, le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique — qui profitèrent le plus de l’immigration.
Durant ces années, le Royaume-Uni et les États-Unis continuèrent d’envoyer au Canada un nombre important d’immigrants mais ils n’étaient plus la source prédominante d’immigration. La majorité des nouveaux arrivants provenaient maintenant du continent européen, surtout de l’Allemagne, de l’Italie et des Pays-Bas.
Malgré l’absence de consensus au Canada sur le caractère souhaitable de l’immigration, il ne fait aucun doute qu’elle a apporté une contribution inestimable dans les années 1940 et 1950 à la taille et à la qualité de la main-d’oeuvre canadienne. L’immigration représentait les deux tiers de l’augmentation de la force ouvrière entre 1950 et 1955 et presque la moitié de l’augmentation totale entre 1950 et 1960. En outre, nombre des nouveaux emplois professionnels et spécialisés étaient occupés par des immigrants — ce qui permettait d’économiser des sommes énormes en formation scolaire et professionnelle au Canada.
Ludmilla Chiriaeff :
célébrité du monde du ballet
Directrice-fondatrice des Grands Ballets canadiens et de ses écoles, Ludmilla Chiriaeff (née Otzoup-Gorny en Lettonie) a joué un rôle marquant dans le développement du ballet au Québec.
Née à Riga en 1924, elle reçoit sa formation à Berlin, et étudie le ballet sous la direction de nombreux professeurs distingués. Le chorégraphe Michael Fokine, ami de la famille, exerça une forte influence sur son développement artistique. Résidente de la Suisse après la Deuxième Guerre mondiale, elle dansa et réalisa des chorégraphies pour diverses compagnies et dirigea son propre Ballet des Arts à Genève de 1949 à 1951.
En 1952, toujours dans la vingtaine, Ludmilla Chiriaeff immigra au Canada. La même année, elle établit à Montréal une école de ballet et forma le Ballet Chiriaeff, avec une troupe de 18 danseurs. La compagnie fit ses débuts officiels à la télévision de Radio-Canada et à la Canadian Broadcasting Corporation en 1952, où au cours des années elle donna quelque 300 spectacles télévisés. La nouvelle compagnie, dans laquelle Ludmilla Chiriaeff dansait toujours, se produisit en public en 1955. Trois ans plus tard, en 1958, la compagnie devenait Les Grands Ballets canadiens.
Avant que la Révolution tranquille des années 1960 ne crée un nouveau Québec, les conservateurs religieux dénonçaient ouvertement le ballet qu’ils qualifiaient d’activité immorale. Malgré cette opposition, Chiriaeff réussit à créer Les Grands Ballets canadiens et à en faire l’une des grandes institutions culturelles du Québec. La compagnie allait être acclamée partout au Canada et à l’étranger.
Mme Chiriaeff réalisa de nombreux ballets de la compagnie dont la Suite canadienne (1957), Cendrillon (1962) et Pierrot de la Lune (1963). Elle reçut de nombreuses récompenses au cours des années dont la médaille de l’Ordre du Canada (1972), le titre de Compagnon de l’Ordre du Canada (1984), le Prix Molson en 1986, le Prix international Nijinsky en 1992 et le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène en 1993.
Ludmilla Chiriaeff assuma la direction artistique de la compagnie jusqu’en 1974 et continua de diriger ses écoles jusqu’en 1992 alors que des problèmes de santé la forcèrent à prendre sa retraite. Elle est décédée à Montréal en 1996.
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