ARCHIVÉE – Rapport annuel au Parlement sur l’immigration, 2007
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Section 1
L’immigration, au profit du Canada
Le Canada est depuis longtemps une destination de choix pour les immigrants qualifiés. Il a participé activement au réétablissement de réfugiés et a joué un rôle important dans la gestion de la migration mondiale. Si le Canada veut poursuivre sur cette lancée, il devra s’engager à fond afin que ses politiques et programmes soient novateurs, souples et efficients, et que les réponses aux enjeux mondiaux imminents soient efficaces.
Autrefois l’un des seuls pays à rechercher activement des immigrants, le Canada rivalise maintenant avec de plus en plus de pays étant donné que tous les pays développés doivent affronter la réalité démographique, à savoir une population vieillissante et en baisse. En outre, certains pays sources importants dans le cadre du programme d’immigration du Canada, notamment l’Inde et la Chine, commencent à offrir de plus amples possibilités à leurs propres travailleurs qualifiés. Parallèlement, on prévoit que le nombre de personnes déplacées — dont la plupart ne sont pas qualifiées — s’accroîtra considérablement alors que la population mondiale augmentera, d’ici 2050, de deux milliards de personnes, dont la grande majorité lutteront pour survivre dans les mégavilles du monde en développement.
À l’appui de la prospérité économique et de la compétitivité du Canada
L’immigration tiendra un rôle de plus en plus important à l’appui de la prospérité économique et de la compétitivité du Canada. Dans quelques années, compte tenu du vieillissement de notre population, les Canadiens qui passeront des études au marché du travail ne suffiront qu’à compenser le nombre de travailleurs qui partent à la retraite. L’immigration deviendra donc une source importante d’augmentation de la main-d’œuvre. En outre, le Canada connaît actuellement d’importantes pénuries de main-d’œuvre dans certains domaines et dans certaines régions. L’immigration peut répondre en partie à court et à long terme aux besoins en matière de main-d’œuvre grâce à l’arrivée de gens dotés de la gamme de compétences et de talents appropriée qui soutiendront la croissance économique d’aujourd’hui et de demain. D’autres pays industrialisés doivent relever des défis semblables pour assurer leur croissance économique et démographique, et le Canada rivalisera de plus en plus avec eux pour attirer les travailleurs les plus qualifiés.
Malgré le quart de million de nouveaux résidents permanents admis au Canada annuellement au cours des dernières années, le nombre d’immigrants qui aspirent à venir chez nous demeure très élevé et continue d’augmenter. La forte demande à l’égard du Canada a fait grimper le nombre total de demandeurs à plus de 850 000. Compte tenu de ce nombre considérable et toujours grandissant et du plan d’immigration déposé au Parlement, le défi consiste à concilier les diverses exigences, c’est-àdire à traiter les demandes en temps voulu tout en maintenant un degré élevé de satisfaction chez le client. Parallèlement, CIC est déterminé à traiter en temps voulu les demandes des visiteurs, des étudiants et des travailleurs temporaires désireux de venir au Canada. Ces groupes connaissent une augmentation régulière ces dernières années. Comme les mêmes ressources sont utilisées pour traiter les demandes des immigrants admis à titre temporaire et les demandes des immigrants permanents, une augmentation du nombre des demandes présentées dans l’une des catégories accroît les délais de traitement dans l’autre.
Le programme d’immigration du Canada s’efforce de répondre aux diverses exigences en matière de compétences qui caractérisent une économie croissante et dynamique ainsi que de gérer le nombre croissant de demandes. Par conséquent, des efforts accrus sont déployés pour attirer des travailleurs hautement qualifiés au pays et pour les retenir, dans le but de combler les pénuries de main-d’œuvre immédiates et celles touchant certaines régions ainsi que de répondre aux besoins à long terme du marché de l’emploi. À ce chapitre, le gouvernement a déjà apporté des améliorations, lesquelles permettront de faciliter et d’accélérer le processus d’embauche de travailleurs étrangers temporaires par des employeurs de l’ensemble du pays qui doivent combler des pénuries de main-d’œuvre immédiates. En outre, une nouvelle voie d’immigration, la catégorie de l’expérience Canadienne, permettra aux travailleurs détenant de l’expérience de travail qualifié canadienne ou à la fois une expérience de travail canadienne et des études de présenter une demande de résidence permanente à partir du Canada.
Attirer des immigrants au Canada n’est qu’une partie du défi. Il faut également s’assurer qu’ils réussiront à s’établir à leur arrivée et à s’intégrer à long terme. Les défis qui se posent aux nouveaux arrivants sont légion : apprendre le français ou l’anglais, faire reconnaître leurs diplômes, leurs compétences et leur expérience de travail acquis à l’étranger et se familiariser avec les normes s’appliquant au milieu de travail canadien et à la société canadienne, pour n’en nommer que quelques-uns. Il faudra par conséquent examiner différentes façons d’améliorer l’éventail actuel des programmes et services — y compris ceux fournis par nos partenaires des provinces et de la collectivité — pour mieux venir en aide aux immigrants durant la période initiale de l’établissement. CIC est également déterminé à s’assurer que le processus d’acquisition de la citoyenneté canadienne constitue une base solide pour l’intégration à long terme à la société canadienne.
Niveaux de 2006
Dans son Rapport annuel au Parlement sur l’immigration 2005, le gouvernement s’est engagé à admettre entre 225 000 et 255 000 résidents permanents en 2006. Au total, 251 649 résidents permanents ont été admis au Canada en 2006, soit un nombre près de la limite supérieure de la fourchette. De ceux-ci, 138 257 ont été admis au titre de la catégorie économique, et 113 380 ont été admis au titre de la catégorie du regroupement familial ou pour des motifs d’ordre humanitaire. Il est à remarquer que bien que les données soient présentées de cette façon, elles reflètent les critères utilisés pour évaluer l’admissibilité des demandeurs à la résidence permanente lors de la présentation de la demande et non les projets que les demandeurs ont l’intention de réaliser à leur arrivée au pays, ni l’apport économique, social ou culturel des nouveaux résidents pour le Canada. À titre d’exemple, un certain nombre de nouveaux résidents admis au titre de la catégorie économique n’ont pas intégré le marché du travail, mais ont plutôt fréquenté un établissement d’enseignement ou apporté leur contribution à partir de leur résidence. Inversement, les recherches laissent entendre que la majorité des nouveaux résidents au titre des catégories non économiques trouvent un emploi au cours des cinq années suivant leur arrivée au Canada et contribuent de ce fait à la vie économique.
L’importance capitale des partenariats
Comme l’immigration constitue une sphère de compétence partagée en vertu de la Constitution, les provinces et les territoires jouent un rôle essentiel dans la réussite du programme. À l’échelon fédéral, bon nombre de ministères et d’organismes sont des partenaires de premier plan dans le cadre du programme. CIC est chargé de l’application de la LIPR de concert avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), qui est responsable de l’exécution de la LIPR et des formalités d’immigration aux points d’entrée. CIC travaille également en étroite collaboration avec Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) compte tenu du rôle qu’il joue dans l’évaluation des besoins en matière de main-d’œuvre et dans le soutien à l’intégration des immigrants sur le marché du travail. Les autres partenaires fédéraux sont les suivants : Service Canada, Industrie Canada, Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada, Sécurité publique Canada, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le Service canadien du renseignement de sécurité, Patrimoine canadien, Justice Canada, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et l’Agence canadienne de développement international. CIC collabore également avec des organisations non gouvernementales (ONG), des fournisseurs de services communautaires et des organisations bénévoles afin de répondre aux besoins sociaux et économiques des immigrants. Sur le plan international, CIC observe les tendances mondiales et représente les intérêts stratégiques du Canada à des forums bilatéraux, régionaux et multilatéraux et au sein d’organisations traitant de questions liées à la migration.
Plan d’immigration du Canada pour 2008
CIC prévoit accueillir de 240 000 à 265 000 nouveaux résidents permanents en 2008. Le programme d’immigration du Canada continuera ainsi à répondre aux différentes exigences en matière de compétences pour une économie dynamique en pleine croissance. Afin de répondre aux demandes accrues sur le plan régional, le plan vise à accueillir un nombre record de candidats des provinces. En outre, le plan propose la catégorie de L’expérience canadienne, une nouvelle avenue aux fins d’immigration qui permettrait, dans certaines conditions, aux travailleurs temporaires qualifiés et aux étudiants étrangers munis de diplômes canadiens de présenter une demande de résidence permanente. Enfin, le Plan respectera les engagements du gouvernement au chapitre de la réunification des familles et des considérations humanitaires.
Tableau 1 : Plan des niveaux d’immigration pour 2008
| Fourchettes prévues | ||
|---|---|---|
| Catégorie d’immigrants | Minimum | Maximum |
| Travailleurs qualifiés au Canada | 67 000 | 70 000 |
| Travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec | 25 000 | 28 000 |
| Gens d’affaires immigrants au Québec et au Canada | 11 000 | 13 000 |
| Aides familiaux résidants | 6 000 | 9 000 |
| Candidats des provinces et des territoires | 20 000 | 22 000 |
| Catégorie de l’expérience canadienne | 10 000 | 12 000 |
| TOTAL – IMMIGRATION ÉCONOMIQUE | 139 000 | 154 000 |
| Époux, conjoints de fait, partenaires conjugaux et enfants | 50 000 | 52 000 |
| Parents et grands-parents | 18 000 | 19 000 |
| TOTAL – REGROUPEMENT FAMILIAL | 68 000 | 71 000 |
| Réfugiés parrainés par le gouvernement | 7 300 | 7 500 |
| Réfugiés parrainés par le secteur privé | 3 300 | 4 500 |
| Personnes protégées au Canada | 9 400 | 11 300 |
| Personnes à charge à l’étranger | 6 000 | 8 500 |
| TOTAL – PERSONNES PROTÉGÉES | 26 000 | 31 800 |
| Motifs d’ordre humanitaire et intérêt public | 6 900 | 8 000 |
| Titulaires de permis | 100 | 200 |
| TOTAL – AUTRES | 7 000 | 8 200 |
| TOTAL | 240 000 | 265 000 |
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