ARCHIVÉ – Les progrès sur le marché du travail des participants à l’ELIC

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Une perspective sur la deuxième vague des immigrants ayant participé à l'Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC) – Deux ans après leur arrivée

Les données concernant la population active variaient suivant diverses caractéristiques des groupes d’immigrants

Les travailleurs qualifiés admis à titre de demandeurs principaux avaient le taux d’emploi le plus élevé tandis que les réfugiés étaient ceux qui avaient fait les gains les plus importants par rapport à l’emploi depuis la dernière entrevue

Bien que les taux d’emploi différaient parmi les diverses catégories d’immigrants, toutes les catégories avaient fait des gains plus ou moins importants par rapport à l’emploi[Note 6]. Deux ans après leur arrivée, les travailleurs qualifiés admis à titre de demandeurs principaux avaient le taux d'emploi le plus élevé (72 %) de tous les groupes d’immigrants. Les conjoints et les personnes à charge des travailleurs qualifiés suivaient avec des taux d’emploi de 52 % et 49 %, respectivement. Même s’ils affichaient le taux d’emploi le plus faible (44 %), les réfugiés avaient fait les gains les plus importants quant à l’intégration au marché du travail, compte tenu de leur taux d’emploi de 21 % six mois après leur arrivée.

Pacomparaison, deux ans après l’arrivée, il n’existait pas de différence appréciable quant au chômage parmi les principales catégories d’immigrants. Les travailleurs qualifiés admis à titre de demandeurs principaux avaient le taux de chômage le plus faible (24 %) tandis que les réfugiés avaient le taux de chômage le plus élevé (40 %), lequel dépassait celui des conjoints et des personnes à charge des travailleurs qualifiés admis à titre de demandeurs principaux (33 %) et celui des immigrants au titre de la catégorie du regroupement familial (30 %). Malgré des gains comparativement aux résultats de la première vague six mois après l’arrivée,[Note 7] les taux de chômage deux ans après l’arrivée indiquent que les immigrants récents continuaient de se heurter à des obstacles dans la recherche d’emploi.

Tableau 7: Données concernant la population active, par catégorie d'immigrants - deuxième vague
  Catégorie d'immigrants
Regroupement familial Travailleurs qualifiés
(DP)
Travailleurs qualifiés
(C et PC)
Réfugiés Autres Tous les immigrants
Nombre total d'immigrants 43 131 55 976 40 812 9 811 11 072 160 801
Taux de participation1 70 % 94 % 78 % 73 % 72 % 81 %
Taux d'emploi2 49 % 72 % 52 % 44 % 52 % 58 %
Population active 30 352 52 817 32 017 7 134 7 993 130 312
Taux de chômage3 30 % 24 % 33 % 40 % 27 % 29 %

1, 2, 3 Pour les définitions, voir l'encadré Définitions, page 1.

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada – 2e vague (2003)

Les femmes avaient rencontré plus d’obstacles pour intégrer le marché du travail et les immigrants en âge d’activité maximale avaient connu de meilleurs résultats

Les résultats selon le sexe à la deuxième vague de l’ELIC révélaient une tendance similaire à ceux de la première vague, soit que les immigrants de sexe féminin se heurtaient à plus d’obstacles pour intégrer le marché du travail et trouver un emploi que les hommes. Le taux de participation des femmes (72 %) était plus faible que celui de leurs contreparties masculines (90 %); de même leur taux d’emploi, qui s’élevait à 48 %, était inférieur à celui des hommes (68 %).

Tableau 8: Données concernant la population active, selon le sexe et le groupe d'âge - deuxième vague
  Taux de participation Taux d'emploi Taux de chômage
Sexe
Homme 90 % 68 % 24 %
Femme 72 % 48 % 34 %
Groupes d'âge
15-24 80 % 50 % 39 %
25-44 86 % 63 % 27 %
45-64 75 % 55 % 27 %
65 ou plus 20 % 9 % 55 %

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada – 2e vague (2003)

D’un point de vue dynamique, les données pour les deux années au Canada indiquent que les immigrants ont obtenu de moins bons résultats sur le marché du travail que les immigrants, ce qui se traduit par un taux de chômage plus élevé et un taux d’emploi plus faible, peu importe le moment (figure 1). En outre, les écarts entre les statistiques sur le marché du travail concernant les immigrants et les immigrants n’indiquent pas une tendance convergente.

Figure 1 : Taux d’emploi et de chômage hebdomadaires, selon le sexe – deuxième vague

Figure 1 : Taux d’emploi et de chômage hebdomadaires, selon le sexe – deuxième vague

Taux d’emploi et de chômage hebdomadaires, selon le sexe
Nombre de semaines après l'arrivée Taux d'emploi Taux de chômage
Homme Femme Homme Femme
0 0 0 100 100
1 7 4 93 96
2 12 7 88 93
3 17 10 83 90
4 21 12 79 88
5 26 15 74 85
6 30 18 70 82
7 33 20 67 80
8 36 22 64 78
9 39 25 61 75
10 42 27 58 73
11 44 29 56 71
12 46 31 54 69
13 47 33 53 67
14 49 35 51 65
15 51 37 49 63
16 52 38 48 62
17 53 39 47 61
18 54 40 46 60
19 55 41 45 59
20 56 42 44 58
21 57 43 43 57
22 58 44 42 56
23 59 45 41 55
24 60 46 40 54
25 60 47 40 53
26 61 48 39 52
27 62 48 38 52
28 63 49 37 51
29 63 50 37 50
30 64 51 36 49
31 64 51 36 49
32 64 52 36 48
33 65 52 35 48
34 65 52 35 48
35 65 52 35 48
36 66 53 34 47
37 66 53 34 47
38 66 54 34 46
39 67 54 33 46
40 67 55 33 45
41 67 55 33 45
42 67 55 33 45
43 67 55 33 45
44 67 56 33 44
45 68 56 32 44
46 68 57 32 43
47 68 57 32 43
48 69 57 31 43
49 69 57 31 43
50 70 57 31 43
51 70 57 30 43
52 70 58 30 42
53 71 58 29 42
54 71 58 29 42
55 71 59 29 41
56 71 59 29 41
57 72 60 28 40
58 72 60 28 40
59 72 60 28 40
60 72 60 28 40
61 72 60 28 40
62 72 60 28 40
63 72 61 28 39
64 73 61 27 39
65 73 61 27 39
66 73 61 27 39
67 73 62 27 38
68 73 62 27 38
69 74 62 26 38
70 74 62 26 38
71 74 62 26 38
72 74 62 26 38
73 74 63 26 37
74 74 63 26 37
75 74 63 26 37
76 74 63 26 37
77 75 63 25 37
78 75 63 25 37
79 75 63 25 37
80 75 63 25 37
81 75 63 25 37
82 75 63 25 37
83 75 63 25 37
84 75 64 25 36
85 76 64 24 36
86 76 64 24 36
87 76 64 24 36
88 76 64 24 36
89 76 64 24 36
90 76 64 24 36
91 76 64 24 36
92 76 65 24 35
93 76 65 24 35
94 76 65 24 35
95 76 65 24 35
96 76 65 24 35
97 76 65 24 35
98 76 65 24 35
99 76 65 24 35
100 76 65 24 35
101 76 65 24 35
102 76 65 24 35
103 76 65 24 35
104 76 65 24 35
105 76 66 24 34
106 77 66 23 34
107 77 66 23 34
108 77 66 23 34
109 76 67 24 33

Il existe de faibles différences dans les données relatives à la population active pour les principaux groupes d’âge. Toutefois, les immigrants appartenant au groupe d’âge d’activité maximale (de 25 à 44 ans) présentaient les taux de participation et d’emploi les plus élevés, de même que le taux de chômage le plus faible au moment de la deuxième entrevue.

Tous les groupes d’âge, sauf celui des 65 ans ou plus, avaient fait des gains par rapport au marché du travail sous la forme de taux de chômage réduits[Note 8]. Les immigrants âgés de 65 ans ou plus étaient en butte à plus de difficultés pour trouver un travail que lors de la première vague.

Les nouveaux arrivants dans les Prairies réussissaient mieux tandis que ceux au Québec faisaient face à un marché du travail plus concurrentiel

Les immigrants établis dans les Prairies (Manitoba, Saskatchewan et Alberta) présentaient des taux d’emploi plus élevés et des taux de chômage plus faibles que leurs contreparties vivant dans les autres provinces. Ces résultats sont cohérents avec ceux de la première vague de l’ELIC.

Tableau 9 - Données concernant la population active, par région de résidence et région métropolitaine de recensement (RMR) - deuxième vague

Région de résidence au Canada Taux de participation Taux d'emploi Taux de chômage Tous les immigrants (nombre)
Atlantique 81 % 52 % 36%E 1 265
Québec 76 % 45 % 40 % 25 254
Ontario 82 % 61 % 26 % 88 870
Manitoba 89 % 70 % 22 % 3 271
Saskatchewan 88 % 62 % F 598
Alberta 87 % 66 % 24 % 13 785
Colombie-Britannique 79 % 55 % 30 % 27 739

RMR de résidence1 Taux de participation Taux d'emploi Taux de chômage Tous les immigrants (nombre)
Montréal 76 % 44 % 42 % 21 986
Ottawa - Gatineau 78 % 54 % 30 % 5 705
Toronto 82 % 61 % 26 % 70 695
Calgary 87 % 64 % 26 % 8 123
Edmonton 87 % 67 % 23 % 4 457
Vancouver 79 % 55 % 30 % 23 974

1 Basé sur le recensement de 2001. Une région métropolitaine de recensement est constituée d'au moins une municipalité adjacente située en périphérie d'un noyau urbain majeur et totalisant une population d'au moins 100 000 habitants.

E Utiliser avec précaution.

F: Non suffisamment fiable pour être diffusé

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada – 2e vague (2003)

Les statistiques sur le marché du travail par région métropolitaine de recensement (RMR) indiquent une configuration similaire à celle des statistiques provinciales. Comparativement aux autres RMR, les immigrants vivant à Edmonton affichaient un taux de chômage plus faible et un taux d’emploi plus élevé. Pour ce qui est des grandes RMR, les immigrants vivant à Toronto avaient un taux de chômage légèrement plus faible et un taux d’emploi légèrement plus élevé que ceux vivant dans d’autres grandes RMR, telles que Vancouver et Montréal.

Après deux ans au Canada, les immigrants vivant à Montréal ou ailleurs dans la province de Québec étaient en butte à de plus grandes difficultés pour intégrer le marché du travail; les taux d’emploi à divers moments dans le temps étaient moins élevés que ceux des autres RMR, ou des autres provinces. Par exemple, après six mois au Canada, seulement environ un immigrant sur trois établis au Québec (32 %) avait obtenu un emploi, ce qui constituait le taux d'emploi le plus faible de toutes les provinces, et un écart inférieur de 12 points de pourcentage par rapport au taux d’emploi des immigrants de l’ELIC dans l’ensemble du pays. Deux ans après leur arrivée, les immigrants vivant au Québec avaient vu leur taux d’emploi passer de 32 % (après six mois de séjour) à 45 %, ce qui représentait le gain le plus important, tout en demeurant le taux d’emploi le plus faible de toutes les provinces, avec un net écart inférieur par rapport au taux de 58 % pour l’ensemble du pays.

Les immigrants de l’Amérique du Nord, de l’Océanie et des Philippines ont réalisé les gains les plus importants sur le marché du travail

En se servant des taux d’emploi à certains moments dans le temps comme repères, il est possible de suivre les progrès des immigrants de l’ELIC provenant de diverses régions du globe. Ainsi, les immigrants provenant de l’Europe, par exemple, ont vu leur taux d’emploi passer de 50 % six mois après leur arrivée à 68 % après deux ans. Le tableau 10 indique que les données de la population active des nouveaux arrivants de diverses régions du globe étaient significativement différentes. Par exemple, le taux d’emploi après deux ans variait entre 44 % pour les immigrants venus du Moyen-Orient et 79 % pour ceux venus d’Océanie et d’Australie. Après la même durée de séjour depuis leur arrivée, les immigrants venus d’Afrique présentaient le taux de chômage le plus élevé (38 %) et ceux venus d’Amérique du Nord, le plus bas (12 %).

Tableau 10: Statistiques concernant la population active, par principaux secteurs sources - deuxième vague
Pays d'origine - régions du monde Taux de participation Taux d'emploi Taux de chômage
Amérique du Monde 78 % 68 % 12 %
Europe 86 % 68 % 21 %
Asie 80 % 56 % 30 %
Moyen-Orient 68 % 45 % 34 %
Afrique 82 % 51 % 38 %
Caraïbes et Guyane 85 % 66 % 22 %
Amérique centrale et du Sud 86 % 64 % 26 %
Océanie et Australie 89 % 79 % F

F: Non suffisamment fiable pour être diffusé

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada – 2e vague (2003)

Les résultats sur le marché du travail des immigrants provenant des dix principaux pays sources différaient considérablement (figure 2). Les nouveaux arrivants en provenance des Philippines avaient réalisé les gains les plus importants sur le marché du travail : deux ans après leur arrivée, 90 % d’entre eux avaient intégré la popultion active, 77 % possédaient un emploi et le taux de chômage du groupe était de 14 %. Les immigrants venus de Roumanie avaient également obtenu un taux d’emploi élevé (72 %) et un taux de chômage (21 %) inférieur à la moyenne. Par comparaison, les nouveaux arrivants venus du principal pays source d’immigration, soit la Chine, avaient enregistré des résultats relativement moins bons, soit un taux d’emploi de 49 % et un taux de chômage de 38 %.

Si l’on compare à la situation six mois après l’arrivée, les immigrants provenant de tous les principaux pays sources avaient fait des progrès sur le plan du marché du travail. Parmi les immigrants venus des dix principaux pays sources, ceux de la Corée du Sud, de l’Iran et de la Roumanie avaient fait des progrès significativement plus marqués sur le marché du travail, comme le démontre leurs taux de participation et d’emploi; leur taux de chômage avait également beaucoup diminué.

Figure 2 : Taux de participation par principaux pays sources (première et deuxième vagues)

Figure 2 : Taux de participation par principaux pays sources (première et deuxième vagues)

Principaux pays sourcess Taux de participation
Vague 1 Vague 2
Chine 69% 79%
Inde 80% 86%
Philippines 83% 90%
Pakistan 65% 74%
Corée du Sud 51% 75%
Roumanie 80% 92%
Iran 57% 76%
Sri Lanka 55% 64%
Russie 66% 83%
Moroc 82% 81%

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada - 1ère vague (2001) et 2e vague (2003)

Figure 3 : Taux d’emploi par principaux pays sources (première et deuxième vagues)

Figure 3 : Taux d’emploi par principaux pays sources (première et deuxième vagues)

Principaux pays sourcess Taux d'emploi
Vague 1 Vague 2
Chine 38% 49%
Inde 58% 65%
Philippines 67% 77%
Pakistan 40% 50%
Corée du Sud 24% 52%
Roumanie 51% 72%
Iran 27% 45%
Sri Lanka 38% 39%
Russie 44% 59%
Moroc 27% 33%

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada - 1ère vague (2001) et 2e vague (2003)

Figure 4 : Taux de chômage par principaux pays sources (première et deuxième vagues)

Figure 4 : Taux de chômage par principaux pays sources (première et deuxième vagues)

Principaux pays sourcess Taux de chômage
Vague 1 Vague 2
Chine 44% 38%
Inde 27% 24%
Philippines 19% 14%
Pakistan 39% 33%
Corée du Sud 53% 31%
Roumanie 36% 21%
Iran 53% 40%
Sri Lanka 31% 39%
Russie 32% 29%
Moroc 68% 59%

Les compétences linguistiques ont joué un rôle important dans les résultats liés au marché du travail

Les résultats de la deuxième vague appuient la prémisse selon laquelle la connaissance des langues officielles joue un rôle essentiel dans l’intégration au marché du travail. Au moment des entrevues de la deuxième vague, 75 % des immigrants qui pouvaient converser dans au moins une des langues officielles participaient à la population active, contre seulement 55 % de ceux qui ne pouvaient converser dans aucune des langues officielles. Cette tendance vaut également pour les taux d’emploi et de chômage. Les nouveaux arrivants qui pouvaient converser dans au moins une langue officielle affichaient un taux d’emploi plus élevé (54 %) et un taux de chômage plus faible (26 %) que ceux qui ne pouvaient converser dans aucune des deux langues officielles (33 % et 40 %, respectivement).

Tableau 11: Statistiques concernant la population active, selon la connaissance des langues officielles - deuxième vague
Connaissance des langues officielles Taux de participation Taux d'emploi Taux de chômage
Au moins une langue officielle 75 % 54 % 26 %
Anglais exclusivement 85 % 63 % 26 %
Français exclusivement 71 % 39 % 46 %
Anglais et français 83 % 57 % 32 %
Aucune des langues officielles 55 % 33 % 40 %

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada – 2e vague (2003)

Si l’on compare aux résultats de la première vague, le rôle que les langues officielles ont joué dans l’intégration des immigrants au marché du travail est évident (figure 3). Ainsi, les immigrants qui pouvaient converser dans au moins une des langues officielles ont réalisé des gains plus importants que ceux qui ne le pouvaient pas, ce qui s’est traduit par une progression plus rapide de l’emploi et une réduction comparable du taux de chômage à la période de la deuxième vague. Au moment des entrevues de la deuxième vague, on constate une hausse du taux de chômage chez les immigrants qui ne pouvaient converser dans aucune des deux langues officielles (40 %), par rapport à la situation six mois après leur arrivée (38 %).

Figure 5 : Taux d’emploi, selon la connaissance des langues officielles – comparaison entre la première vague et la deuxième vague

Figure 5 : Taux d’emploi, selon la connaissance des langues officielles – comparaison entre la première vague et la deuxième vague

Connaissance des langues officielles Taux d'emploi
Vague 1 Vague 2
Au moins une langue officielle 48% 54%
Anglais exclusivement 49% 63%
Français exclusivement 28% 39%
Anglais et français 43% 57%
Aucune des langues officielles 28% 33%

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada - 1ère vague (2001) et 2e vague (2003)

Figure 6 : Taux de chômage, selon la connaissance des langues officielles – comparaison entre la première vague et la deuxième vague

Figure 6 : Taux de chômage, selon la connaissance des langues officielles – comparaison entre la première vague et la deuxième vague

Connaissance des langues officielles Taux de chômage
Vague 1 Vague 2
Au moins une langue officielle 37% 26%
Anglais exclusivement 35% 26%
Français exclusivement 54% 46%
Anglais et français 45% 32%
Aucune des langues officielles 38% 40%

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada - 1ère vague (2001) et 2e vague (2003)

Les taux d'emploi ont augmenté avec le temps pour toutes les catégories d’immigrants

Malgré diverses difficultés inhérentes au marché du travail, les immigrants de toutes catégories ont vu leur situation d’emploi s’améliorer avec le temps. Les diagrammes ci-dessous (figures 4 et 5) indiquent, sur une base hebdomadaire, les taux d’emploi et de chômage par catégorie d’immigrants.

De nombreux immigrants ont trouvé un emploi pendant la première période d’intégration. Six mois (26 semaines) après l’arrivée, le taux d’emploi de l’ensemble des immigrants de l’ELIC était de 45 % et, un an (52 semaines) après leur arrivée, ce taux était passé à 52 %, pour enfin atteindre 58 % deux ans (104 semaines) après leur arrivée.

Parmi les principales catégories d’immigrants, les travailleurs qualifiés admis à titre de demandeurs principaux avaient atteint le taux d’emploi le plus élevé à n’importe quel moment dans le temps sur l’ensemble de leur deux années de séjour au Canada. Cela n’est peut-être pas surprenant si l’on considère que ce groupe d’immigrants est choisi en fonction de ses qualifications professionnelles. Il est intéressant de noter que le taux d’emploi des réfugiés a affiché une certaine convergence avec celui des autres catégories d’immigrants; le taux d’emploi hebdomadaire de ce groupe, bien que toujours comparativement plus faible que celui des autres groupes, a affiché une constante tendance à la hausse. La troisième vague de l’ELIC fournira plus d’information sur ce « rattrapage » observé dans les résultats des réfugiés relativement au marché du travail. Par comparaison, le taux d’emploi des immigrants admis au titre de la catégorie du regroupement familial a peu progressé après les gains initiaux de la période de six mois : le taux d’emploi de cette catégorie d’immigrants avait été surpassé par celui des conjoints et des personnes à charge des travailleurs qualifiés à la deuxième année suivant l’admission.

Figure 7 : Probabilité hebdomadaire d’emploi, par catégorie d’immigrants – deuxième vague

Figure 7 : Probabilité hebdomadaire d’emploi, par catégorie d’immigrants – deuxième vague

Nombre de semaines après l'arrivée Regroupement familial Travailleurs qualifiés (DP) Travailleurs qualifiés (C et PC) Réfugiés Autres Tous les immigrants
0 0 0 0 0 0 0
1 3 9 2 1 6 5
2 7 13 4 2 8 8
3 10 17 7 4 10 11
4 13 20 9 7 13 14
5 17 24 11 7 16 17
6 20 28 13 9 18 20
7 22 31 15 9 20 22
8 24 34 17 11 21 25
9 26 37 19 11 22 27
10 28 40 20 12 24 29
11 29 42 22 13 25 31
12 30 44 24 15 25 32
13 32 46 25 15 26 34
14 33 48 27 15 26 35
15 34 50 28 16 27 36
16 36 51 28 18 27 38
17 36 53 29 18 27 38
18 37 54 30 18 28 39
19 37 55 31 18 28 40
20 38 56 32 19 29 41
21 39 57 32 19 30 42
22 40 58 33 20 31 42
23 40 58 34 21 31 43
24 41 59 34 22 32 44
25 41 59 35 22 33 44
26 42 60 36 23 33 45
27 42 61 36 23 33 46
28 42 62 37 23 34 46
29 43 62 38 23 35 46
30 43 63 38 24 36 47
31 43 63 38 25 36 47
32 43 64 39 25 36 48
33 43 64 39 25 36 48
34 44 64 39 25 36 48
35 44 65 39 26 37 48
36 44 65 39 26 38 49
37 44 66 39 26 38 49
38 44 66 40 26 38 49
39 44 66 40 26 39 50
40 44 66 41 27 40 50
41 44 66 41 27 40 50
42 44 66 41 28 40 50
43 44 66 42 29 41 50
44 45 67 43 28 41 50
45 45 67 43 28 41 51
46 45 68 43 28 41 51
47 45 67 43 28 41 51
48 45 68 43 29 41 51
49 45 68 43 30 41 52
50 45 68 44 31 42 52
51 45 69 45 31 42 52
52 45 69 45 31 43 52
53 45 69 45 32 43 53
54 46 69 45 32 43 53
55 46 69 46 33 44 53
56 46 70 46 33 44 53
57 46 70 46 34 44 54
58 47 70 46 35 45 54
59 47 70 46 35 45 54
60 46 70 46 35 45 54
61 46 71 47 36 45 54
62 47 70 47 35 45 54
63 47 71 47 36 45 54
64 47 71 47 36 46 55
65 47 71 47 37 47 55
66 47 71 47 37 47 55
67 47 72 47 37 48 55
68 48 71 48 38 48 55
69 48 71 48 38 48 55
70 47 71 48 38 49 56
71 47 71 49 38 49 56
72 48 71 49 39 49 56
73 48 71 49 39 50 56
74 48 72 49 39 50 56
75 48 72 49 40 49 56
76 47 72 49 40 49 56
77 48 72 49 39 50 56
78 48 72 49 40 50 56
79 48 72 49 40 50 56
80 48 72 49 40 50 56
81 48 72 49 40 51 56
82 49 72 49 40 51 56
83 49 73 49 40 50 57
84 49 73 49 40 50 57
85 49 73 49 41 51 57
86 49 73 49 41 50 57
87 49 73 49 41 51 57
88 49 73 49 41 51 57
89 49 73 49 41 51 57
90 49 73 49 41 51 57
91 49 73 50 42 51 57
92 49 73 50 42 51 57
93 49 73 50 42 52 57
94 49 73 50 42 52 58
95 49 73 50 43 52 58
96 49 73 50 43 52 58
97 49 73 51 43 52 58
98 49 73 50 43 53 58
99 49 73 50 44 53 58
100 49 73 51 44 53 58
101 49 73 51 44 53 58
102 49 73 51 44 53 58
103 49 73 51 45 53 58
104 49 73 51 45 53 58
105 49 73 52 45 54 58
106 49 73 52 45 54 58
107 49 73 52 45 53 58
108 50 73 52 45 53 58
109 50 73 52 45 53 58

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada - 2e vague (2003)

Six mois (26 semaines) après l’arrivée, le taux de chômage de tous les immigrants de l’ELIC atteignait 45 %, mais, après un an (52 semaines), il était tombé à 35 %, pour s’établir à 29 % à la fin de la période de deux ans. Le taux de chômage hebdomadaire par catégorie d’immigrants affiche une configuration qui est cohérente avec le taux d’emploi (figure 5). Le taux de chômages des réfugiés a diminué rapidement, ce qu’illustre la courbe plus prononcée de leur taux de chômage hebdomadaire. Le taux de chômage des conjoints et des personnes à charge des travailleurs qualifiés était le deuxième plus élevé de toutes les catégories d’immigrants après la période initiale de deux ans.

Comparativement à la configuration évolutive des taux d’emploi, les taux de chômage des diverses catégories d’immigrants montrent des signes plus marqués de convergence, surtout au cours de la deuxième année de séjour au Canada.

Figure 8 : Probabilité hebdomadaire de chômage, par catégorie d’immigrants – deuxième vague

Figure 8 : Probabilité hebdomadaire de chômage, par catégorie d’immigrants – deuxième vague

Nombre de semaines après l'arrivée Regroupement familial Travailleurs qualifiés (DP) Travailleurs qualifiés
(C et PC)
Réfugiés Autres Tous les immigrants
0 100 100 100 100 100 100
1 96 91 98 99 92 94
2 91 86 95 97 88 90
3 86 83 92 94 86 86
4 81 79 88 91 83 83
5 77 75 86 90 78 79
6 73 71 83 88 75 76
7 70 68 81 87 72 73
8 67 65 78 86 71 70
9 64 61 76 85 70 67
10 61 58 74 84 67 65
11 60 56 72 82 66 63
12 57 54 70 80 65 61
13 55 52 68 80 65 59
14 53 49 67 79 64 57
15 52 48 65 78 63 56
16 50 46 65 76 62 54
17 49 45 63 76 62 53
18 48 43 62 76 62 52
19 47 42 61 75 62 51
20 46 41 60 74 61 50
21 45 40 59 74 59 49
22 44 39 59 73 57 48
23 44 39 57 72 57 48
24 42 38 56 70 56 46
25 42 38 56 69 55 46
26 41 37 54 69 54 45
27 40 36 54 68 54 44
28 40 35 53 68 53 43
29 39 34 52 68 51 43
30 39 34 52 66 51 42
31 39 33 51 66 51 42
32 39 33 51 66 51 41
33 39 32 51 66 50 41
34 38 32 51 66 50 41
35 38 32 51 65 49 41
36 38 31 50 65 48 40
37 37 31 50 64 47 40
38 37 30 49 64 47 39
39 37 30 48 64 46 39
40 37 30 48 63 45 39
41 37 30 48 63 45 39
42 37 30 47 61 44 38
43 37 30 47 60 44 38
44 37 29 46 61 44 38
45 37 29 45 61 43 37
46 37 28 45 61 43 37
47 36 29 45 61 43 37
48 36 28 45 60 43 37
49 36 28 45 59 43 36
50 36 27 44 58 42 36
51 36 27 43 58 41 36
52 36 27 43 57 41 35
53 36 27 42 56 40 35
54 35 27 42 56 40 35
55 35 27 42 54 39 34
56 34 26 41 54 39 34
57 34 26 41 53 39 34
58 34 26 41 52 38 34
59 34 26 41 52 37 33
60 34 25 41 52 37 33
61 34 25 40 51 37 33
62 34 25 41 51 37 33
63 33 25 40 50 37 33
64 33 24 40 50 36 33
65 33 24 40 49 35 32
66 33 24 40 49 34 32
67 33 24 40 49 33 32
68 32 24 39 48 33 32
69 32 24 39 47 33 32
70 33 24 38 47 32 31
71 33 25 38 47 32 31
72 32 25 38 47 32 31
73 32 24 38 46 31 31
74 32 24 38 46 31 31
75 32 24 38 45 31 31
76 33 24 37 45 32 31
77 32 24 37 46 31 31
78 32 23 38 45 31 30
79 32 24 38 45 30 31
80 32 24 38 46 30 31
81 31 23 38 45 29 30
82 31 23 38 45 30 30
83 31 23 38 45 31 30
84 31 23 37 45 31 30
85 31 23 38 44 30 30
86 31 22 38 44 30 30
87 30 22 38 44 30 30
88 31 22 37 44 29 30
89 30 22 37 43 29 29
90 31 22 37 44 30 29
91 30 23 37 42 29 29
92 31 23 36 42 29 29
93 30 23 36 42 28 29
94 30 22 36 42 28 29
95 30 22 36 41 28 29
96 31 22 36 41 28 29
97 31 23 36 41 27 29
98 31 23 36 41 27 29
99 31 23 36 40 27 29
100 31 23 35 39 27 29
101 30 23 35 39 26 29
102 30 23 35 39 27 29
103 30 23 35 39 26 29
104 30 23 35 39 26 29
105 30 23 34 39 25 28
106 30 23 34 38 25 28
107 30 23 33 39 26 28
108 30 23 34 38 26 28
109 29 23 34 38 27 28

Source : Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada - 2e vague (2003)

Notes:

6 Selon les résultats de la première vague, six mois après l’arrivée, les taux d’emploi des diverses catégories d’immigrants étaient les suivants : regroupement familial (39 %), travailleurs qualifiés – DP (60 %), travailleurs qualifiés – C et PC (36 %), réfugiés (21 %) et ensemble des immigrants (44 %).

7 Selon les résultats de la première vague, le taux de chômage des diverses catégories d’immigrants étaient les suivants : regroupement familial (34 %), travailleurs qualifiés – DP (34 %), travailleurs qualifiés – C et PC (43 %), réfugiés (51 %) et ensemble des immigrants (37 %).

8 Les taux de chômages pour tous les groupes d’âge, six mois après l’arrivée, étaient les suivants : 39 % pour les 15‑24 ans, 36 % pour les 25‑44 ans, 41 % pour les 45‑64 ans et 46 % pour les 65 ans ou plus.

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