Profil des étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents au Canada atlantique

Caractéristiques des étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents au Canada atlantique

Sexe

Les nouveaux résidents permanents au Canada atlantique qui étaient auparavant des étudiants étrangers au Canada sont plus souvent des hommes que des femmes (voir le tableau 7). Au fil des années, la proportion d’étudiants étrangers de sexe masculin qui ont obtenu la résidence permanente au Canada atlantique est demeurée dans la fourchette de 54 à 63 %, le pourcentage moyen s’établissant à 58 %. Certaines provinces affichant un nombre relativement faible de transitions ont enregistré des pourcentages en dehors de cette plage, cependant.

Tableau 7 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon le sexe, 1999-2009
Sexe 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Homme 47 35 18 26 21 17 26 27 34 45 41
Femme 25 26 15 17 18 20 18 20 30 37 18
Terre-Neuve-et-Labrador 72 61 33 43 39 37 44 47 64 82 59
Homme 1 4   3 3 19 21 24 33 69 55
Femme 1 4   6 2 15 18 31 36 44 42
Île-du-Prince-Édouard 2 8   9 5 34 39 55 69 113 97
Homme 57 44 42 69 52 70 89 111 94 100 79
Femme 30 38 44 30 25 32 50 82 64 78 76
Nouvelle-Écosse 87 82 86 99 77 102 139 193 158 178 155
Homme 44 27 33 24 39 31 70 125 98 130 94
Femme 19 21 19 19 22 25 57 82 55 82 63
Nouveau-Brunswick 63 48 52 43 61 56 127 207 153 212 157
Transitions d'étudiants étrangers au Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468
Proportion pour les provinces atlantiques
Femme 33 % 45 % 46 % 37 % 37 % 40 % 41 % 43 % 42 % 41 % 43 %
Homme 67 % 55 % 54 % 63 % 63 % 60 % 59 % 57 % 58 % 59 % 57 %

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

Âge

Les données relatives à l’âge sont recueillies lorsqu’il y a un changement de statut. Aux fins de l’analyse, les données relatives aux étudiants ont été regroupées dans trois catégories : ceux n’ayant pas atteint l’âge de faire des études postsecondaires (moins de 18 ans en général), ceux ayant l’âge « idéal » pour faire des études postsecondaires (19-31 ans) et ceux considérés plus âgés que les étudiants de niveau postsecondaire habituels (32 ans et plus).

Comme l’on présume d’emblée que les étudiants étrangers font des études postsecondaires, il est surprenant de constater que 48 % des étudiants étrangers devenus résidents permanents au Canada atlantique en 2009 étaient âgés de 19 à 30 ans (voir le tableau 8). La proportion comparable pour ce groupe d’âges dans le reste du Canada s’établit à 60 % environ (voir le tableau A-2).

En 2009, quelque 38 % des étudiants étrangers devenus résidents permanents au Canada atlantique avaient moins de 18 ans. On peut en déduire qu’il s’agit d’étudiants des niveaux secondaire et primaire, et non d’étudiants de niveau postsecondaire. C’est presque dix points de pourcentage de plus que les 27 % enregistrés pour le reste du Canada en 2009 (voir le tableau A-2). Soulignons qu’à partir de 2005, le nombre (et la proportion) d’étudiants étrangers du plus jeune groupe d’âges qui deviennent résidents permanents au Canada atlantique a augmenté rapidement et demeure élevé depuis.

Environ 14 % des étudiants étrangers qui sont devenus résidents permanents au Canada atlantique en 2009 avaient plus de 32 ans au moment de la transition, et le pourcentage pour le reste du Canada est sensiblement le même.

Tableau 8 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon le groupe d’âges, 1999-2009
Groupe d’âges 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
18 ans ou moins 69 68 62 79 60 62 143 217 185 239 180
19-31 ans 105 98 81 91 102 120 163 227 192 280 224
32 ans ou plus 50 33 28 24 20 47 43 58 67 66 64
Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468
Proportion pour le Canada atlantique
18 ans ou moins 31 % 34 % 36 % 41 % 33 % 27 % 41 % 43 % 42 % 41 % 38 %
19-31 ans 47 % 49 % 47 % 47 % 56 % 52 % 47 % 45 % 43 % 48 % 48 %
32 ans ou plus 22 % 17 % 16 % 12 % 11 % 21 % 12 % 12 % 15 % 11 % 14 %

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

Pays d’origine

En 2009, les nouveaux résidents permanents du Canada dont le statut annuel précédent était celui d’étudiant étranger provenaient principalement des pays suivants : la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, la France, le Royaume-Uni et les États-UnisNote de bas de page 12. Les étudiants étrangers originaires de la Chine sont bien représentés dans chaque province atlantique, quoiqu’on observe une variation à l’échelle de la région (voir le tableau 9). En général, à ce niveau de détail, les nombres sont très faibles et la variabilité est donc élevée. Toutefois, pour le Canada atlantique en général, la Corée du Sud, la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les principaux pays sources des étudiants étrangers qui ont acquis la résidence permanente en 2009. Ce constat s’applique d’ailleurs à la majeure partie de la période (voir le tableau A-4).

Tableau 9 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon les principaux pays sources*, 1999-2009
Pays de résidence 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Chine 20 14 6 8 7 9 6 7 8 18 10
Bangladesh 2 5 1   2 1 1 6 6 14 8
Inde 11 4 2 5 4 7   2 8 6 6
Tous les autres 39 38 24 30 26 20 37 32 42 44 35
Terre-Neuve-et-Labrador 72 61 33 43 39 37 44 47 64 82 59
Chine           4 2 4 6 28 40
Corée du Sud       1   15 25 37 37 42 26
Taïwan           2 4 5 11 22 13
Tous les autres 2 8 0 8 5 13 8 9 15 21 18
Î.-P.-É 2 8   9 5 34 39 55 69 113 97
Chine 24 18 13 22 13 19 26 33 18 21 29
Royaume-Uni 3   3 8 1 5 3 9 15 15 18
États-Unis 11 8 10 6 9 9 10 16 10 16 18
Allemagne 2 3 4 3 2 1 4   5 9 15
Corée du Sud 1 6 3 6 7 7 21 28 13 12 8
Tous les autres 46 47 53 54 45 61 75 107 97 105 67
Nouvelle-Écosse 87 82 86 99 77 102 139 193 158 178 155
Corée du Sud 2 1     2 2 51 119 70 112 69
Chine 17 12 6 4 11 10 18 28 17 38 20
France       2 1 2 3     4 5
Tous les autres 44 35 46 37 47 42 55 60 66 58 63
Nouveau-Brunswick 63 48 52 43 61 56 127 207 153 212 157
Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

* Seuls les pays déclarés par plus de cinq résidents permanents en 2009 sont inclus.

Niveau d’études

En général, le niveau d’études au moment de la transition du statut d’étudiant étranger à celui de résident permanent a baissé au Canada atlantique durant la dernière décennie. Le tableau 10 illustre cette tendance. Au début de la période visée, quelque 64 % des étudiants étrangers ayant obtenu la résidence permanente avaient fait des études postsecondaires (définies comme des études universitaires ou postsecondaires autres); en 2009, cette proportion avait chuté à 44 % environ, la baisse la plus marquée ayant été enregistrée en 2005. Fait intéressant, il ressort du tableau précédent qu’à cette même année, le Canada atlantique a affiché une hausse appréciable du nombre d’étudiants étrangers devenant résidents permanents qui avaient 18 ans ou moins.

Tableau 10 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon le niveau d’études au moment de la transition et par province, 1999-2009
Niveau d’études au moment de la transition 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Études secondaires ou moins 27 26 18 24 11 12 22 10 21 14 12
Formation professionnelle       1         1   1
Études universitaires 41 29 15 16 23 23 18 31 33 61 41
Autres études postsecondaires 3 4   1 4 1 4 5 8 5 4
Niveau d’études non précisé 1 2   1 1 1   1 1 2 1
Terre-Neuve-et-Labrador 72 61 33 43 39 37 44 47 64 82 59
Études secondaires ou moins 1 6   4 2 20 31 43 53 85 69
Formation professionnelle           1 1   2 2 1
Études universitaires   2   4 2 7 5 8 6 10 5
Autres études postsecondaires       1 1 5 1 1 6 11 12
Niveau d’études non précisé 1         1 1 3 2 5 10
Île-du-Prince-Édouard 2 8   9 5 34 39 55 69 113 97
Études secondaires ou moins 26 22 35 32 22 34 47 75 68 57 64
Formation professionnelle   1       1 4 3 2 4 1
Études universitaires 53 50 41 53 40 53 72 87 73 89 66
Autres études postsecondaires 6 8 6 12 14 11 12 19 10 25 15
Niveau d’études non précisé 2 1 4 2 1 3 4 9 5 3 9
Nouvelle-Écosse 87 82 86 99 77 102 139 193 158 178 155
Études secondaires ou moins 21 18 17 27 30 11 69 128 76 127 85
Formation professionnelle           2 4 3 1 2 1
Études universitaires 33 24 26 10 12 36 34 46 61 51 52
Autres études postsecondaires 7 4 7 5 16 6 10 24 8 18 12
Niveau d’études non précisé 2 2 2 1 3 1 10 6 7 14 7
Nouveau-Brunswick 63 48 52 43 61 56 127 207 153 212 157
Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468
Canada atlantique – Études secondaires ou moins (%) 33 % 36 % 41 % 45 % 36 % 34 % 48 % 51 % 49 % 48 % 49 %
Canada atlantique – EPS (%) 64 % 61 % 56 % 53 % 62 % 62 % 45 % 44 % 46 % 46 % 44 %
Reste du Canada 5 165 5 238 5 860 5 442 5 468 7 036 7 613 9 518 9 871 10 179 8 778
Reste du Canada – Études secondaires ou moins (%) 44 % 43 % 44 % 42 % 35 % 31 % 30 % 27 % 27 % 31 % 35 %
Reste du Canada – EPS (%) 50 % 51 % 49 % 50 % 54 % 58 % 57 % 61 % 61 % 57 % 53 %

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

En comparaison, à l’échelle nationale, le niveau d’études des étudiants étrangers devenant résidents permanents a augmenté légèrement durant la période. La proportion d’étudiants étrangers ayant fait des études postsecondaires est passée de 50 % en 1999 à 53 % en 2009, et certaines années ont connu des taux beaucoup plus élevés (61 % en 2006 et 2007, par exemple) (voir le tableau A-5 et la dernière ligne du tableau 10). Ainsi, en 2009, la proportion d’étudiants étrangers de niveau postsecondaire qui sont devenus résidents permanents au Canada atlantique était inférieure de près de 10 points à celle enregistrée dans le reste du Canada. Ce large écart a débuté en 2005 et s’est maintenu par la suite.

Soulignons la variation marquée entre les provinces atlantiques quant au niveau d’études des étudiants étrangers qui ont changé de statut : en 2009, la répartition des nouveaux résidents permanents ayant fait des études postsecondaires (EPS) s’établit de la façon suivante : plus de 75 % à Terre-Neuve-et-Labrador, 52 % en Nouvelle-Écosse, 40 % au Nouveau-Brunswick et 17 % seulement à l’Î.-P.-É. Au Nouveau-Brunswick et à l’Î.-P.-É., les étudiants étrangers ayant fait des études secondaires ou moins comptent pour une grande part des transitions, si ce n’est la plus grande. Le changement le plus marqué dans l’importance de ce groupe a été observé au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse en 2005 et à l’Î.-P.-É. en 2008.

Situation de famille

On pourrait s’attendre à ce que les étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents soient de jeunes personnes qui ont fait leurs études postsecondaires au Canada et qui souhaitent intégrer le marché du travail canadien pour y mettre à profit leurs acquis scolaires et les liens créés pendant leurs études. On pourrait donc facilement présumer qu’il s’agit de « demandeurs principaux ». Les données révèlent toutefois qu’une forte proportion d’étudiants étrangers qui font la transition à la résidence permanente au Canada atlantique ne sont pas des « demandeurs principaux » (DP), mais plutôt des époux ou des personnes à charge accompagnant des DPNote de bas de page 13. Dans le reste du Canada, la proportion d’étudiants étrangers qui ont obtenu la résidence permanente en qualité d’époux ou de personne à charge variait de 37 % à 48 % durant la période de 1999 à 2009, le taux moyen s’établissant à 42 %; en 2009, une proportion de 46 % a été enregistrée (voir le tableau A-6).

En comparaison, la proportion d’étudiants étrangers au Canada atlantique qui avaient le statut d’époux ou de personnes à charge et qui ont obtenu la résidence permanente a progressé continuellement durant la période, passant de 38 à 69 % (voir le tableau 11). On constate aussi que cette tendance augmente de façon marquée après 2004. Les proportions sont particulièrement élevées à l’Î.-P.-É. et au Nouveau-Brunswick. Dans cette dernière province, le nombre d’époux et de personnes à charge a plus que quadruplé de 2004 à 2005 (de 19 à 80). En Nouvelle-Écosse, leur nombre a doublé entre 2004 et 2006 et demeure élevé depuis. Parmi les provinces atlantiques, c’est l’Î.-P.-É. qui affichait le taux le plus élevé (97 %) en 2009, tandis que le taux le plus faible a été enregistré à Terre-Neuve (37 %).

On peut en déduire que, pour nombre d’étudiants étrangers, la décision de demeurer au Canada n’est pas directement liée au marché du travail. Dans bien des cas, il s’agit de « personnes qui accompagnent » plutôt que d’immigrants indépendants, en ce sens que l’immigration est une décision familialeNote de bas de page 14. Ce constat s’applique tout spécialement aux étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents à l’Î.-P.-É. et au Nouveau-Brunswick. L’analyse précédente fondée sur l’âge et le niveau d’études révélait qu’une grande proportion d’étudiants étrangers sont jeunes et n’ont pas terminé leurs études au moment de la transition à la résidence permanente; leur potentiel d’intégration au marché du travail pourrait donc être encore relativement latent.

Tableau 11 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon la situation de famille, 1999-2009
Situation de famille 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Demandeurs principaux 41 31 11 18 21 18 18 25 34 49 37
Époux ou personnes à charge 31 30 22 25 18 19 26 22 30 33 22
Terre-Neuve-et-Labrador 72 61 33 43 39 37 44 47 64 82 59
Demandeurs principaux 2 2   5 3 8 4 6 10 10 3
Époux ou personnes à charge   6   4 2 26 35 49 59 103 94
Île-du-Prince-Édouard 2 8   9 5 34 39 55 69 113 97
Demandeurs principaux 55 49 48 55 48 63 74 90 73 98 62
Époux ou personnes à charge 32 33 38 44 29 39 65 103 85 80 93
Nouvelle-Écosse 87 82 86 99 77 102 139 193 158 178 155
Demandeurs principaux 41 29 35 14 23 37 47 58 64 63 44
Époux ou personnes à charge 22 19 17 29 38 19 80 149 89 149 113
Nouveau-Brunswick 63 48 52 43 61 56 127 207 153 212 157
Transitions d’étudiants étrangers au Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468
% d’époux ou de personnes à charge 38 % 44 % 45 % 53 % 48 % 45 % 59 % 64 % 59 % 62 % 69 %

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

Lorsqu’on regarde simultanément la situation de famille et le niveau d’études, on obtient un meilleur portrait de ces personnes à charge. Selon le tableau 12, la quasi-totalité des 49 % d’étudiants étrangers qui, au moment de la transition, avaient fait des études secondaires ou moins au Canada atlantique (voir le tableau 10) sont des personnes à charge (224 des 230 étudiants étrangers ayant fait des études secondaires ou moins au moment de changer statut, ou 97 %). Dans le reste du pays, cette proportion s’établissait à 35 % en 2009 (voir le tableau A-5).

Tableau 12 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon le niveau d’études et la situation de famille, 1999-2009
Niveau d’études au moment de la transition 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Études secondaires ou moins 3 3 7 1 1 2 5 6 8 4 5
Formation professionnelle 0 0 0 1 0 2 3 1 2 1 2
Études universitaires 118 97 73 73 66 102 109 137 146 172 113
Autres études postsecondaires 12 8 8 13 24 15 13 23 14 28 17
Niveau d’études non précisé 6 3 6 4 4 5 13 12 11 15 9
Demandeurs principaux 139 111 94 92 95 126 143 179 181 220 146
Études secondaires ou moins 1 0 0 0 0 1 0 1 1 3 1
Formation professionnelle 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 0
Études universitaires 9 7 9 7 9 14 13 24 22 32 35
Autres études postsecondaires 0 1 2 0 0 2 0 3 1 6 1
Niveau d’études non précisé 0 0 0 0 1 0 0 2 2 4 5
Époux et conjoints de fait 10 8 11 7 10 17 13 31 27 46 42
Études secondaires ou moins 71 69 63 86 64 74 164 249 209 276 224
Formation professionnelle 0 1 0 0 0 2 6 4 3 6 2
Études universitaires 0 1 0 3 2 3 7 11 5 7 16
Autres études postsecondaires 4 7 3 6 11 6 14 23 17 25 25
Niveau d’études non précisé 0 2 0 0 0 1 2 5 2 5 13
Personnes à charge 75 80 66 95 77 86 193 292 236 319 280
Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

Le tableau 12 montre aussi à quel moment précis un changement s’est produit dans le nombre d’étudiants étrangers qui ont obtenu la résidence permanente en tant que personnes à charge ayant fait des études secondaires ou moins. Entre 2004 et 2005, leur nombre a plus que doublé pour passer de 74 à 164, et la croissance s’est poursuivie les années suivantes.

Une analyse plus poussée des 224 étudiants étrangers qui sont devenus résidents permanents au Canada atlantique en 2009 en tant que personnes à charge ayant fait des études secondaires ou moins révèle que 190 (84 %) d’entre eux sont des personnes à charge de candidats de la province et 21(9 %), des personnes à charge de travailleurs qualifiés. Parmi les époux et les enfants ayant fait des études postsecondaires, 65 % étaient liés à des candidats de la province (voir le tableau 14 pour plus d’informations sur l’importance des diverses catégories d’immigrants selon la situation de famille).

En comparaison, sur les 130 étrangers au Canada atlantique qui sont devenus résidents permanents en 2009 en tant que demandeurs principaux ayant fait des études postsecondaires, 70 étaient des travailleurs qualifiés, 15 étaient des candidats de la province et 41 étaient des époux ou conjoints (ils sont venus séparément de leur répondant et étaient donc des demandeurs principaux).

Le tableau 12 montre aussi que les étudiants étrangers qui obtiennent la résidence permanente en qualité d’époux ou de conjoint de fait, même s’ils comptent pour une proportion relativement faible, ont tendance à être relativement bien scolarisés : plus de 80 % possèdent un diplôme universitaire.

Compétences professionnelles

Il est souvent difficile de déterminer le niveau de compétences et la profession des nouveaux venus sur le marché du travail. Par définition, ces entrants possèdent peu d’expérience et leur niveau de compétences n’a pas été évalué, de sorte qu’il est difficile de leur attribuer un code de profession particulier. Il n’est donc pas surprenant de trouver peu de données sur le niveau de compétences des étudiants étrangers qui deviennent résidents permanentsNote de bas de page 15. Et comme nous l’avons vu plus tôt, beaucoup d’étudiants étrangers sont des enfants.

Sur les 468 étudiants étrangers qui sont devenus résidents permanents au Canada atlantique en 2009, plus de 75 % (362 au total) ont déclaré des compétences professionnelles auxquelles il n’a pas été possible d’attribuer un code normalisé de la Classification nationale des professionsNote de bas de page 16. Quelque 289 d’entre eux ont indiqué « étudiant » comme niveau de compétences, 45 ont inscrit « nouveau travailleur » et 16 ont déclaré être une personne au foyer.

Tableau 13 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon le niveau de compétences, 1999-2009
Niveau de compétences au moment de la transition 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
0 – Gestion 2 2 2 2 2 2 7 13 16 15 16
A – Postes professionnels 108 79 61 64 44 66 63 95 90 117 75
B – Postes techniques et spécialisés 10 7 7 4 8 13 12 13 25 23 13
C – Postes intermédiaires et de bureau   2 1 1   1 1 3 4 4 1
Compétences non codées* 104 109 97 123 128 147 265 378 308 426 362
Niveau de compétences non précisé     3       1   1   1
Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468

* Cette catégorie regroupe les nouveaux travailleurs, les étudiants et les personnes au foyer parce qu’il est impossible d’attribuer un code de profession particulier si aucune profession n’est déclarée.
Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

La grande majorité des étudiants étrangers qui avaient l’intention de travailler et qui ont déclaré un niveau de compétences particulier se retrouvait dans la catégorie des postes professionnels, niveau A de la Classification nationale des professions (CNP) : ils étaient 75 en 2009, répartis dans plus de 68 professions différentes (voir le tableau 13). La profession « assistants/assistantes d’enseignement et de recherche au niveau postsecondaire » était la seule d’importance (28) au Canada atlantique en 2009. Pour tous les autres niveaux, les nombres baissent de façon marquée, les deuxième et troisième professions d’importance étant celles des ingénieurs civils/ingénieures civiles et des programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses en médias interactifsNote de bas de page 17, comptant chacune quatre étudiants étrangers. Chacune des professions de biologistes et autres scientifiques et d’enseignants/enseignantes au niveau collégial et autres instructeurs/instructrices de programmes de perfectionnement a été déclarée par trois étudiants. Durant la période visée, des quantités appréciables ont été enregistrées pour les professions d’ingénieurs électriciens et électroniciens/ingénieures électriciennes et électroniciennes et de chimistes, quoiqu’en 2009, le nombre d’étudiants étrangers devenant résidents permanents associé à ces professions était faible ou nul.

Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon la situation de famille et la catégorie d’immigrants

La situation de famille et la catégorie d’immigrants au titre de laquelle les étudiants étrangers ont obtenu la résidence permanente reflètent l’importance des liens et des facteurs économiques autres que le marché du travail et la performance économique pour les étudiants étrangers au Canada atlantique. Par exemple, si l’on regarde seulement les demandeurs principaux, il en ressort qu’environ 60 % des étudiants étrangers (ou 89) ont obtenu la résidence permanente en cette qualité au Canada atlantique en 2009 dans une catégorie économique, comme celle des travailleurs qualifiés ou des candidats de la province (voir le tableau 14). De ce nombre, les travailleurs qualifiés formaient le plus grand groupe. Presque tous les autres demandeurs principaux (près de 40 %) ont obtenu la résidence permanente au titre de la catégorie du regroupement familial.

Tableau 14 : Canada atlantique — Étudiants étrangers devenant résidents permanents, selon la situation de famille et la catégorie d’immigrants, 1999-2009
Catégorie d’immigrants 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Regroupement familial 31 27 25 22 35 45 55 51 47 64 50
Entrepreneurs 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0
Travailleurs autonomes 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0
Travailleurs qualifiés 108 83 64 65 44 69 72 111 109 123 73
Candidats des provinces 0 1 3 0 4 7 11 12 16 21 16
Immigrants économiques 108 84 69 65 48 76 83 123 125 144 89
Réfugiés 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0
Autres immigrants 0 0 0 5 12 5 4 5 9 12 7
Demandeurs principaux 139 111 94 92 95 126 143 179 181 220 146
Regroupement familial 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1
Travailleurs qualifiés 10 8 10 7 7 16 12 19 22 25 19
Catégorie de l’expérience canadienne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Candidats des provinces 0 0 1 0 3 1 1 12 4 21 20
Immigrants économiques 10 8 11 7 10 17 13 31 26 46 41
Époux et conjoints de fait 10 8 11 7 10 17 13 31 27 46 42
Regroupement familial 8 15 17 11 22 7 7 9 4 8 14
Entrepreneurs 4 11 1 4 2 3 1 3 0 0 0
Travailleurs autonomes 2 0 1 1 3 0 0 3 0 1 0
Investisseurs 0 0 1 3 3 4 14 6 7 2 6
Travailleurs qualifiés 61 51 43 58 27 27 39 34 50 45 26
Candidats des provinces 0 1 3 9 19 41 128 237 164 263 233
Aides familiaux résidants 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0
Immigrants économiques 67 63 49 76 54 76 182 283 221 311 265
Autres immigrants 0 0 0 5 1 3 4 0 10 0 0
Personnes à charge 75 80 66 95 77 86 193 292 236 319 280
Transitions d’étudiants étrangers au Canada atlantique 224 199 171 194 182 229 349 502 444 585 468

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

S’il est vrai que beaucoup d’étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents contribueront au marché du travail de la région de l’Atlantique, moins de 20 % d’entre eux ont été sélectionnés en fonction de leurs caractéristiques relatives au marché du travail (seulement les travailleurs qualifiés et les candidats de la province ayant qualité de demandeurs principaux). Au début de la période, en 1999 par exemple, la proportion d’étudiants étrangers sélectionnés en fonction de leurs caractéristiques relatives au marché du travail était beaucoup plus appréciable et représentait tout juste moins de la moitié de ceux obtenant la résidence permanenteNote de bas de page 18. Au fil des années, cette proportion a chuté de façon constante. Les admissions fondées sur les caractéristiques relatives au marché du travail (compétences) sont proportionnellement inférieures à celles enregistrées dans le reste du Canada, où le taux se situait à 34 % en 2009 alors qu’il s’établissait 43 % quelques années plus tôt.

Dans le groupe des étudiants étrangers qui obtiennent la résidence permanente, on compte au moins deux fois plus de personnes à charge ou d’époux que de demandeurs principaux. Les personnes à charge et les époux étaient très susceptibles d’obtenir la résidence permanente au titre de la catégorie des candidats de la province en 2009. En fait, 253 étudiants étrangers ont acquis la résidence permanente au titre du PCP en tant qu’époux ou personnes à charge, mais nous n’avons aucune information au sujet de leurs caractéristiques relatives au marché du travail. Le tableau 14 illustre la croissance rapide du groupe des personnes à charge qui accompagnent ayant obtenu la résidence permanente au titre de la catégorie des candidats des provinces, en particulier de 2004 à 2006. Pour cette catégorie en 2009, le rapport entre les personnes à charge et les demandeurs principaux s’établissait à 14:1Note de bas de page 19. Ce changement rapide incite à regarder de plus près les nouveaux résidents permanents du PCP afin de cerner les caractéristiques antérieures des demandeurs principaux liés à ces personnes à charge.

Programme des candidats des provinces et Programme des travailleurs qualifiés (fédéral)

Tel qu’il a été mentionné plus haut, le nombre d’admissions au titre du Programme des candidats des provinces et du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) influe sur le nombre d’étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents au Canada atlantique. Il ressort de la section précédente que les étudiants étrangers ayant qualité de demandeur principal ont tendance à obtenir la résidence permanente au titre de la catégorie des travailleurs qualifiés, tandis que ceux ayant le statut de personnes à charge sont plus susceptibles de l’obtenir au titre de la catégorie des candidats de la province (PCP).

Tableau 15 : Canada atlantique — Nouveaux résidents permanents dans les catégories des candidats de la province et des travailleurs qualifiés, 1999-2009
Province de destination au moment de la transition 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Terre-Neuve-et-Labrador 86 79 53 64 39 64 62 72 74 89 61
Île-du-Prince-Édouard 9 18 15 5 10 15 13 11 13 24 12
Nouvelle-Écosse 261 246 309 251 215 280 302 346 329 356 271
Nouveau-Brunswick 141 123 120 85 56 88 88 94 111 129 130
Demandeurs principaux 497 466 497 405 320 447 465 523 527 598 474
Terre-Neuve-et-Labrador 105 106 62 83 51 102 76 83 99 94 79
Île-du-Prince-Édouard 1 20 13 6 8 18 17 13 24 23 16
Nouvelle-Écosse 321 303 422 360 384 467 470 446 423 529 458
Nouveau-Brunswick 173 139 139 126 67 88 111 99 112 169 161
Époux et conjoints de fait 600 568 636 575 510 675 674 641 658 815 714
Travailleurs qualifiés 1 097 1 034 1 133 980 830 1 122 1 139 1 164 1 185 1 413 1 188
Terre-Neuve-et-Labrador     13 9 15 55 27 30 25 56 82
Île-du-Prince-Édouard       2 14 44 65 138 260 383 489
Nouvelle-Écosse     2     20 105 253 287 319 302
Nouveau-Brunswick   10 31 45 63 65 149 329 322 349 396
Demandeurs principaux   10 46 56 92 184 346 750 894 1 107 1 269
Terre-Neuve-et-Labrador     22 27 22 116 58 47 42 47 98
Île-du-Prince-Édouard       8 30 97 139 285 555 864 1 043
Nouvelle-Écosse     9     44 221 610 613 547 531
Nouveau-Brunswick   12 39 60 83 96 289 638 599 686 771
Époux et conjoints de fait   12 70 95 135 353 707 1 580 1 809 2 144 2 443
Candidats de la province 0 22 116 151 227 537 1 053 2 330 2 703 3 251 3 712
Nouveaux résidents permanents de la catégorie économique au Canada atlantique 1 587 1 598 1 562 1 325 1 221 1 870 2 333 3 660 4 054 4 771 5 078

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009

Remarque : Ce tableau présente les transitions de tous les résidents temporaires, pas seulement des étudiants étrangersNote de bas de page 20.

Le tableau 15 illustre l’importance continue au fil des années du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) au Canada atlantique ainsi que la croissance rapide du Programme des candidats des provinces (PCP) à partir de 2004. La Nouvelle-Écosse a été la principale province de destination des travailleurs qualifiés et de leurs familles au fil des années, mais après l’arrivée du Programme des candidats des provinces, le Nouveau-Brunswick a enregistré le plus grand nombre de nouveaux résidents permanents associés à ce programme, suivi de près par l’Île-du-Prince-Édouard. La Nouvelle-Écosse a également connu des années de forte hausse du nombre de nouveaux résidents permanents au titre du PCP.

Il ne fait aucun doute que la nature des programmes d’immigration, en particulier le Programme des candidats des provinces, a eu une influence sur les caractéristiques des étudiants étrangers qui deviennent résidents permanents au Canada atlantique. Les caractéristiques de ces étudiants ont évolué au gré des changements observés dans les catégories au titre desquelles les résidents permanents sont admis : comme nous l’avons souligné plus haut, une proportion croissante d’étudiants étrangers qui obtiennent la résidence permanente au Canada atlantique sont en âge de fréquenter l’école secondaire et sont les personnes à charge de candidats de la province ayant qualité de demandeurs principaux.

Il ressort d’autres études sur le Programme des candidats des provinces que les participants de la région de l’Atlantique sont généralement plus mobiles que ceux désignés par les autres provinces. En fait, durant la période de 2000 à 2006, un candidat sur deux des provinces atlantiques ayant produit une déclaration de revenus se trouvait dans une autre provinceNote de bas de page 21, et 88 % s’étaient installés en Ontario et en Colombie-Britannique. Ainsi, la probabilité qu’une province atlantique particulière retienne à long terme les étudiants étrangers qui sont les personnes à charge de candidats de la province doit être prise en compte au moment d’évaluer l’impact sur la population et le marché du travail.

Transition à d’autres statuts de résident temporaire

Outre les étudiants étrangers qui décident de devenir résidents permanents après leurs études au Canada, il faut aussi s’intéresser à ceux qui suivent un parcours moins direct, c’est-à-dire qui passent à un autre statut temporaire avant de devenir résidents permanents. C’est le cas, par exemple, d’un étudiant étranger qui devient travailleur étranger. Le tableau 16 donne de l’information sur le nombre d’étudiants qui font la transition à un autre statut temporaire au Canada atlantique. Malheureusement, dans tous les cas sauf celui mentionné dans la section « Autres considérations », les données extraites ne nous permettent pas de faire un suivi après le changement à un autre statut temporaire.

Tableau 16 : Canada atlantique — Transitions d’un statut temporaire à un autre au Canada atlantique, 1999-2009
Changements 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Étudiant étranger 75 83 128 99 105 207 292 418 554 613 912
Personne admise à titre humanitaire 1 2 1 1     2   1   4
Autre 121 163 167 148 154 215 211 242 231 237 244
Transitions au statut de travailleur étranger 197 248 296 248 259 422 505 660 786 850 1 160
Travailleur étranger 11 17 32 23 26 31 30 51 54 48 51
Personne admise à titre humanitaire   5   1 1   2        
Autre 34 42 45 47 42 38 45 28 56 61 80
Transitions au statut d’étudiant étranger 45 64 77 71 69 69 77 79 110 109 131
Travailleur étranger 9 5 5 17 11 2 12 6 19 15 22
Étudiant étranger 17 16 19 51 43 30 36 36 31 24 24
Autre 7 6 15 33 34 19 23 21 27 16 16
Transitions à un statut à titre humanitaire 33 27 39 101 88 51 71 63 77 55 62
Travailleur étranger 64 71 51 67 508 88 86 75 77 56 77
Étudiant étranger 46 68 52 55 115 106 89 74 57 59 71
Personne admise à titre humanitaire 1   1       1 1 3 2  
Transitions à un statut temporaire autre 111 139 104 122 623 194 176 150 137 117 148
Canada atlantique 386 478 516 542 1 039 736 829 952 1 110 1 131 1 501

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009.

En comparant le tableau ci-dessus au tableau 3, on constate que, jusqu’en 2007, il y a toujours eu plus d’étudiants étrangers qui passaient directement au statut de résident permanent qu’au statut de travailleur étranger dans la région de l’Atlantique. Après 2007, la transition d’étudiant étranger à travailleur étranger est devenue plus courante. En 2009, plus de 900 étudiants étrangers ont obtenu le statut de travailleurs étrangersNote de bas de page 22; c’est presque le double du nombre d’étudiants étrangers (468) qui ont obtenu directement la résidence permanente. Avec la nouvelle catégorie de l’expérience canadienne, l’attrait de cette option pour les étudiants étrangers pourrait croître sensiblement au cours des prochaines années.

Le nombre d’étudiants étrangers qui obtiennent un statut temporaire à titre humanitaire ou « autre » au fil des années est relativement faible et stable en comparaison.

Autres considérations

Jusqu’à maintenant, les analyses ont porté exclusivement sur les étudiants étrangers ayant acquis directement la résidence permanente. Il a été expliqué plus haut que, sauf une exception, les données extraites ne nous permettent pas de suivre plus d’un changement de statut. Toutefois, parmi les nouveaux résidents permanents qui avaient auparavant le statut de travailleurs étrangers, on peut identifier les personnes qui ont travaillé au Canada dans le cadre du Programme de travail postdiplôme. Il s’agit de personnes qui ont étudié au Canada et ont ensuite travaillé au pays et qui, au moment de la saisie des données, passaient du statut de travailleur étranger à celui de résident permanent. L’emploi postdiplôme est exercé les années suivant l’obtention d’un diplôme d’un établissement postsecondaire canadien. Il a déjà été souligné que la catégorie de l’expérience canadienne rehausse l’attrait de cette option pour les étudiants étrangersNote de bas de page 23. Le tableau 17 montre que les transitions de travailleurs étrangers ont beaucoup augmenté en 2006, et une tendance similaire a été observée pour le travail postdiplôme. L’emploi postdiplôme est légèrement plus important au Canada atlantique que dans le reste du pays. Par suite de la levée des restrictions en 2008Note de bas de page 24, le nombre de transitions devrait augmenter dans l’avenir.

Tableau 17 : Canada atlantique — Transitions à la résidence permanente de travailleurs étrangers détenant un permis de travail postdiplôme, Canada atlantique et reste du Canada, 1999-2009
Transition à la résidence permanente 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Canada atlantique
Travail postdiplôme 14 10 16 11 13 20 31 101 144 157 161
Travailleur étranger 250 229 307 237 215 372 363 658 688 945 939
Proportion 5,6 % 4,4 % 5,2 % 4,6 % 6,0 % 5,4 % 8,5 % 15,3 % 20,9 % 16,6 % 17,1 %
Reste du Canada
Travail postdiplôme 352 339 411 315 329 438 531 1 012 1 313 1 914 3 522
Travailleur étranger 10 546 11 409 12 643 9 155 7 924 11 151 13 100 17 640 19 076 26 050 30 062
Proportion 3 % 3 % 3 % 3 % 4 % 4 % 4 % 6 % 7 % 7 % 12 %

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, MDR, Faits et chiffres 2009.

Au Canada atlantique, les titulaires d’un permis de travail postdiplôme qui deviennent résidents permanents sont plus souvent des hommes que des femmes, et 93 % ont qualité de demandeur principal. Environ 60 % sont originaires de la Chine et encore 6 %, de l’Inde. Près de 70 occupaient des postes professionnels, les vérificateurs/vérificatrices et comptables ainsi que les programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses en médias interactifs formant les deux plus grandes professions (10 chacun). Trente-sept autres occupaient des postes techniques et spécialisés, et d’autres encore occupaient des postes de gestion ainsi que des postes intermédiaires et de bureau (21 chacun).

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