ARCHIVÉ – Le revenu des immigrants et la famille

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VI. Principales sources de revenus – Revenu moyen et contribution au revenu familial

Bien qu’il soit utile de connaître le nombre de personnes qui procurent un certain revenu à la famille, il convient de prendre d’autres points en considération lorsque l’on compare le revenu familial des immigrants et des non-immigrants. Il faut aussi connaître le montant du revenu déclaré par l’intéressé ainsi que la contribution de celui-ci au revenu familial. Tout bien considéré, une famille dont un membre a des revenus d’emploi de 50 000 $ est aussi bien nantie qu’une famille dont deux membres ont chacun des revenus d’emploi de 25 000 $.

La présente section apporte deux précisions importantes au sujet des principales sources de revenus examinées dans la section précédente : le montant annuel moyen déclaré par personne; la contribution moyenne au revenu familial. Ces deux renseignements permettent de calculer le montant moyen déclaré par famille. Prenons le cas, par exemple, d’une personne qui déclare un revenu d’emploi moyen de 20 000 $ représentant 65 % du revenu d’emploi de la famille (les autres membres de la famille assurant les 35 % restants). Le revenu d’emploi moyen de cette famille est donc d’environ 30 750 $ (les autres membres de la famille apportant environ 10 750 $).

Personnes de moins de 60 ans

Le tableau 10 présente deux renseignements pertinents concernant les revenus d’emploi des immigrants et des non-immigrants de moins de 60 ans. Il indique plus précisément le revenu d’emploi moyen et la part du revenu d’emploi familial qu’il représente. En moyenne, les non-immigrants touchent des revenus d’emploi plus élevés que les immigrants. En 2003, la moyenne des revenus d’emploi des immigrants (28 856 $) était d’environ 6 700 $ inférieure à celle des non-immigrants. En outre, les revenus d’emploi des immigrants forment une part plus importante du revenu d’emploi familial que dans le cas des non-immigrants. Ainsi, les immigrants ont un revenu d’emploi familial moyen inférieur à celui des non-immigrants.

Même si, en moyenne, les demandeurs principaux de la catégorie économique touchent des revenus d’emploi plus élevés que ceux des non-immigrants, ces revenus constituent une plus grande part du revenu d’emploi familial (75 % en 2003). En conséquence, le revenu d’emploi familial moyen des demandeurs principaux de la catégorie économique est également moins élevé que celui des familles non immigrantes. Chez les conjoints et personnes à charge de la catégorie économique, les données sont légèrement différentes, mais le résultat est le même. Les revenus d’emploi moyens de ce groupe constituent une plus faible proportion du revenu d’emploi familial que ce n’est le cas pour leurs homologues non immigrants; cependant, la moyenne de ces revenus d’emploi est beaucoup moins élevée que celle des non-immigrants. Ainsi, leurs revenus familiaux sont aussi moins élevés que ceux de leurs homologues non immigrants. Chez les immigrants de la catégorie du regroupement familial et les réfugiés, le revenu d’emploi moyen est encore plus bas, et sa proportion du revenu familial est encore plus importante que chez les non-immigrants. En conséquence, le revenu d’emploi familial moyen de ces deux catégories est également inférieur à la moyenne affichée par les familles non immigrantes.

Tableau 10 : Revenu d’emploi moyen des moins de 60 ans et pourcentage du revenu d’emploi familial qu’il représente selon la catégorie d’immigrants, pour certaines années d’imposition [note 42]
  1985 1990 1995 2000 2003
Revenu d’emploi moyen (en dollars de 2003)
Non–immigrants 31 094 32 188 32 630 35 560 35 574
Immigrants  22 595 23 936 24 253 28 645 28 856
Catégorie économique–DP 37 022 36 033 37 238 42 566 41 098
Catégorie économique–CPC 16 627 18 234 18 974 22 118 22 759
Regroupement familial 17 748 21 029 21 168 25 477 26 243
Réfugiés 19 380 21 247 22 590 26 098 26 140
Pourcentage du revenu d’emploi familial (%)
Non–immigrants 66 64 65 63 61
Immigrants 69 69 69 66 65
Catégorie économique–DP 82 78 77 76 75
Catégorie économique–CPC 45 49 52 51 51
Regroupement familial 61 64 67 65 64
Réfugiés 74 73 74 69 68

Source: DAL, Statistique Canada

En 2003, la moyenne du revenu d’emploi des non-immigrants de moins de 60 ans, de tous les types de famille, était beaucoup plus élevée que celle des immigrants, sauf pour les personnes répondant à la définition d’« enfant ». Les enfants des deux populations ont déclaré des revenus d’emploi de 15 294 $ (immigrants) et de 14 627 $ (non-immigrants); les revenus moyens des enfants d’immigrants ont représenté une part légèrement plus grande du revenu familial (36 %) que celle des enfants de non-immigrants (30 %). Les hommes mariés des deux populations ont déclaré les revenus d’emploi les plus élevés de tous les types de famille (54 793 $ pour les non-immigrants et 39 389 $ pour les immigrants), ces revenus représentant un peu moins de 70 % du revenu d’emploi familial. Les immigrantes et les non-immigrantes mariées ont touché des revenus d’emploi beaucoup moins élevés (30 703 $ chez les non-immigrantes et 23 755 $ chez les immigrantes), et leurs revenus comptent pour moins de la moitié du revenu d’emploi familial. Les chefs de famille monoparentale et les personnes vivant seules des deux populations ont des revenus d’emploi égaux ou légèrement supérieurs à ceux des femmes mariées. Cependant, puisque les personnes vivant seules sont les seules à contribuer à leur revenu familial et que seule une faible proportion des chefs de famille monoparentale peuvent compter sur des revenus supplémentaires au sein de leur famille, le revenu d’emploi familial moyen de ces deux types de famille est moins élevé que celui des femmes mariées.

Il est important de souligner que les revenus d’emploi moyens indiqués dans le tableau 10 seraient très différents si on les avait présentés selon le nombre d’années écoulées après l’admission. La figure 6 montre la corrélation entre le revenu d’emploi moyen et le nombre d’années écoulées depuis l’admission. La ligne plutôt droite qui fluctue aux alentours des 20 000 $ représente les revenus d’emploi des immigrants de moins de 60 ans, un an après l’admission. Les lignes qui partent de la première, et qui se dirigent vers le coin supérieur droit, indiquent le revenu d’emploi moyen au fil des ans selon l’année d’admission des immigrants. Chez les immigrants qui viennent tout juste d’être admis , le revenu d’emploi moyen est beaucoup moins élevé que celui indiqué dans le tableau 10. En fait, il faut environ dix ans, en moyenne, pour qu’un immigrant atteigne le revenu d’emploi de 28 856 $ indiqué dans le tableau 10. De plus, la proportion du revenu familial que représente le revenu d’emploi des immigrants de fraîche date est plus élevée. Ainsi, le revenu d’emploi familial moyen des immigrants de fraîche date est aussi moins élevé que celui indiqué dans le tableau 10.

Figure 6 : Revenu d’emploi moyen (en dollars de 2003) des immigrants de moins de 60 ans selon l’année d’admission, 1982-2003
Figure 6 : Revenu d’emploi moyen (en dollars de 2003) des immigrants de moins de 60 ans selon l’année d’admission, 1982-2003
Source: DAL, Statistique Canada

Personnes de 60 ans ou plus

Le tableau 11 présente, pour les immigrants et les non-immigrants de 60 ans ou plus, le revenu d’emploi moyen et la proportion du revenu d’emploi familial qu’il représente. Comme chez les moins de 60 ans, les immigrants de 60 ans ou plus ont un revenu d’emploi moyen inférieur à celui des non-immigrants. Encore une fois, cette situation vaut pour toutes les catégories d’immigrants, sauf celle des demandeurs principaux de la catégorie économique, dont le revenu d’emploi moyen (40 548 $ en 2003) était supérieur à celui des non-immigrants d’environ 7 000 $. Le revenu d’emploi des demandeurs principaux de la catégorie économique représente une proportion moindre du revenu d’emploi familial que celui des non-immigrants. Les demandeurs principaux de la catégorie économique de 60 ans ou plus affichent donc un revenu d’emploi familial moyen supérieur à celui des non-immigrants. Ce sont les immigrants de la catégorie du regroupement familial qui affichent le revenu d’emploi moyen le plus faible (15 682 $ en 2003); celui-ci représente 75 % du revenu d’emploi familial. Les immigrants de la catégorie du regroupement familial déclarent donc aussi le revenu d’emploi familial le moins élevé.

Pour tous les types de famille , le revenu d’emploi moyen des immigrants de 60 ans ou plus est inférieur à celui des non-immigrants, surtout chez les hommes mariés. Dans les deux cas, cependant, les revenus d’emploi relatifs de chaque type de famille sont très semblables. Les hommes mariés gagnent le revenu d’emploi moyen le plus élevé (43 681 $ pour les non-immigrants et 28 314 $ chez les immigrants), et c’est leur revenu qui forme la plus grande part du revenu d’emploi familial. En comparaison, les femmes mariées touchent le revenu d’emploi le plus bas (21 831 $ dans le cas des non-immigrantes et 17 905 $ dans le cas des immigrantes), et leurs revenus constituent une plus faible proportion du revenu d’emploi familial. Les personnes vivant seules déclarent un revenu d’emploi moyen supérieur à celui des femmes mariées, mais comme elles sont les seules à contribuer à leur revenu d’emploi familial, celui-ci est, en moyenne, moins élevé que celui des femmes mariées. Les chefs de famille monoparentale touchent aussi des revenus d’emploi supérieurs à ceux des femmes mariées et sont moins souvent seuls à contribuer au revenu familial. Ainsi, les chefs de famille monoparentale ont un revenu d’emploi familial moyen plus élevé que celui des femmes mariées.

Tableau 11 : Revenu d’emploi moyen des 60 ans ou plus et pourcentage du revenu d’emploi familial qu’il représente, selon la catégorie d’immigrants, pour certaines années d’imposition [note 43]
  1985 1990 1995 2000 2003
Revenu d’emploi moyen (en dollars de 2003)
Non–immigrants 29 744 31 682 29 136 32 883 33 641
Immigrants  14 719 17 538 19 242 23 371 24 310
Catégorie économique–DP 34 140 33 394 45 035 43 597 40 548
Catégorie économique–CPC 10 250 15 354 23 769 23 884 25 112
Regroupement familial 13 252 14 749 13 247 14 839 15 682
Réfugiés 14 091 20 081 26 692 34 138 28 687
Pourcentage du revenu d’emploi familial (%)
Non–immigrants 80 77 78 77 76
Immigrants  74 71 73 72 72
Catégorie économique–DP 87 76 74 70 70
Catégorie économique–CPC 63 62 59 58
Regroupement familial 72 70 73 74 74
Réfugiés 68 74 74 73 71

Source: DAL, Statistique Canada

Le tableau 12 affiche la moyenne des suppléments provinciaux versés aux immigrants et aux non-immigrants et la proportion des suppléments provinciaux versés par famille. En moyenne, les immigrants déclarent 500 $ de plus que les non-immigrants en suppléments provinciaux. Chez les immigrants, de plus, les suppléments provinciaux moyens représentent une proportion plus faible des suppléments provinciaux versés par famille (88 % contre 93 % chez les non-immigrants). Ces résultats n’ont rien d’étonnant car, comme nous l’avons vu dans la section précédente, les immigrants sont plus susceptibles que les non-immigrants de compter plus d’un prestataire des suppléments provinciaux au sein de leur famille. Cela veut donc dire que les immigrants, en plus de déclarer des suppléments provinciaux plus élevés individuellement, ont aussi une plus grande moyenne par famille. Ainsi, le montant des suppléments provinciaux versés par famille immigrante dépasse d’environ 750 $ celui des familles non immigrantes.

Tableau 12 : Moyenne des suppléments provinciaux et pourcentage des suppléments provinciaux par famille chez les 60 ans ou plus selon la catégorie d’immigrants, pour certaines années d’imposition [note 44]
  1985 1990 1995 2000 2003
Revenu d’emploi moyen (en dollars de 2003)
Non–immigrants 3 052 2 803 2 998
Immigrants  6 082 4 449 3 529
Catégorie économique–DP 6 762 4 978 4 060
Catégorie économique–CPC 6 392 4 509 3 116
Regroupement familial 5 408 3 634 2 804
Réfugiés 8 897 7 935 6 479
Pourcentage des suppléments provinciaux par famille (%)
Non–immigrants 94 93 93
Immigrants  93 88 88
Catégorie économique–DP 97 96 95
Catégorie économique–CPC 92 91
Regroupement familial 92 86 87
Réfugiés 91 91 90

Source: DAL, Statistique Canada

En 2003, les réfugiés ont touché des suppléments provinciaux atteignant en moyenne près de 6 500 $ (la moyenne la plus  élevée enregistrée par une catégorie ); ce montant représente 90 % des suppléments provinciaux versés aux réfugiés par famille. En comparaison, les immigrants de la catégorie du regroupement familial reçoivent en moyenne des suppléments provinciaux légèrement moins élevés que les non-immigrants. Cependant, comme ces suppléments représentent une proportion plus faible des suppléments provinciaux versés par famille, la moyenne de ces suppléments est supérieure chez les immigrants de la catégorie du regroupement familial que chez les non-immigrants. Il est aussi important de noter que 45 % des immigrants de la catégorie du regroupement familial déclarent toucher des suppléments provinciaux tandis que ce pourcentage n’est que de 5 % dans le cas des non-immigrants.

Chez les non-immigrants, les suppléments provinciaux moyens versés par famille sont très semblables quel que soit le type de famille. Le montant des suppléments provinciaux que reçoivent les hommes mariés, les chefs de famille monoparentale et les personnes vivant seules est d’environ 3 050 $. Chez les personnes vivant seules, ce montant correspond à la moyenne des suppléments provinciaux familiaux puisqu’elles sont les seules à contribuer à leur revenu familial. Chez les hommes mariés et les chefs de famille monoparentale, ce montant représente 85 % des suppléments provinciaux par famille; ces deux types de famille affichent donc la moyenne la plus élevée en ce qui concerne les suppléments provinciaux familiaux (3 600 $ environ). Les femmes mariées suivent de près avec une moyenne plus faible de 2 386 $, mais qui représente aussi une proportion plus faible (72 %) de la moyenne familiale. Les femmes mariées déclarent ainsi en moyenne 3 300 $ en suppléments provinciaux familiaux.

Chez les immigrants, ce sont les hommes mariés qui touchent les suppléments provinciaux moyens les plus élevés (4 849 $ en 2003), suivis d es chefs de famille monoparentale (3 759 $) et d es personnes vivant seules (3 090 $). Comme les non-immigrantes, les immigrantes mariées déclarent les suppléments provinciaux moyens les  moins élevés (2 242 $), mais ceux-ci représentent la plus faible proportion des suppléments provinciaux familiaux. En conséquence, les suppléments provinciaux familiaux moyens des femmes mariées (3 600 $) sont semblables à ceux des chefs de famille monoparentale et des personnes vivant seules.

La partie supérieure du tableau 13 montre la moyenne des prestations du RPC et du RRQ et la proportion qu’elles représentent des prestations familiales versées aux immigrants et aux non-immigrants de 60 ans ou plus. Les non-immigrants ont une moyenne clairement supérieure à celle des immigrants de toutes les catégories. Comme nous l’avons souligné précédemment, cela est normal puisque les non-immigrants ont pu cotiser à ces régimes plus longtemps. De toutes les catégories d’immigrants, ce sont les demandeurs principaux de la catégorie économique qui ont la moyenne de prestations du RPC et du RRQ la plus élevée et ils présentent à cet égard, à l’instar des conjoints et personnes à charge de la catégorie économique, la moyenne familiale la plus élevée. En revanche, les immigrants de la catégorie du regroupement familial touchent les prestations moyennes les plus faibles, sur le plan individuel et familial.

Pour tous les types de famille, le montant moyen des prestations du RPC et du RRQ est beaucoup plus élevé dans le cas des non-immigrants que dans celui des immigrants. Les hommes mariés sont ceux qui présentent la moyenne la plus élevée chez les immigrants (1 673 $) et les non-immigrants (6  547 $); ces prestations constituent plus de 75 % des revenus familiaux provenant de prestations du RPC et du RRQ. Le montant moyen des prestations du RPC et du RRQ est d’environ 5 600 $ chez les chefs de famille monoparentale non immigrants ainsi que chez les non-immigrants vivant seuls, tandis qu’il est d’environ 1 500 $ chez leurs homologues immigrants respectifs. Les femmes mariées sont celles qui reçoivent en moyenne les prestations du RPC et du RRQ les moins élevées (4 267 $ chez les non-immigrantes et 1 134 $ chez les immigrantes). Cependant, la proportion de leur contribution au revenu familial provenant de ces prestations est beaucoup plus faible. En conséquence, sur le plan familial, le montant moyen de leurs prestations du RPC et du RRQ est plus élevé que celui des immigrants de tous les types de famille.

La partie inférieure du tableau 13 présente le montant moyen des prestations que les immigrants et les non-immigrants tirent de régimes de retraite complémentaires, et la proportion que ces montants représentent par famille. La moyenne des prestations provenant de régimes de retraite complémentaires est plus élevée chez les non-immigrants que chez les immigrants, sauf pour les demandeurs principaux de la catégorie économique. En 2003, les demandeurs principaux de la catégorie économique ont touché en moyenne 16 000 $ en prestations de ce genre. Cette somme représente 89 % du revenu familial provenant de régimes de retraite complémentaires, soit une proportion supérieure à celle enregistrée par les non-immigrants. Ainsi, les non-immigrants tirent des régimes de retraite complémentaires le même revenu familial moyen que les demandeurs principaux de la catégorie économique. Les conjoints et les personnes à charge de la catégorie économique touchent en moyenne de faibles prestations de régimes de retraite complémentaires. Toutefois, comme ces prestations forment une faible proportion du revenu familial provenant de ces régimes, ces conjoints et personnes à charge arrivent au deuxième rang des catégories d’immigrants en ce qui concerne le revenu familial tiré de régimes de retraite. Ils sont cependant suivis de près par les immigrants de la catégorie du regroupement familial. Les réfugiés affichent la plus faible moyenne de prestations provenant de régimes de retraite complémentaires (4 650 $ en 2003); ce montant constitue 90 % du revenu familial provenant de ce type de prestations, ce qui fait de cette catégorie celle qui tire le revenu familial moyen le plus faible de régimes de retraite complémentaires.

Tableau 13 : RPC, RRQ et régimes de retraite complémentaires, moyenne et part du revenu familial chez les 60 ans ou plus selon les catégories d’immigrants, pour certaines années d’imposition [note 45]
  1985 1990 1995 2000 2003
Moyenne des prestations du RPC et du RRQ (en dollars de 2003)
Non–immigrants 5 013 5 391 5 723 5 664 5 642
Immigrants  1 101 1 352 1 542 1 455 1 474
Catégorie économique–DP 1 847 2 291 2 178 2 303
Catégorie économique–CPC 933 1 704 1 805 1 748
Regroupement familial 1 027 1 296 1 404 1 230 1 166
Réfugiés 1 018 1 820 1 909 1 937
Part du revenu familial provenant des prestations du RPC et du RRQ (%)
Non–immigrants 90 86 81 78 77
Immigrants  98 91 85 82 80
Catégorie économique–DP 93 89 87
Catégorie économique–CPC 75 70 67
Regroupement familial 98 91 84 80 79
Réfugiés 93 87 85
Moyenne des prestations des régimes de retraite complémentaires (en dollars de 2003)
Non–immigrants 12 091 11 692 12 815 14 216 14 665
Immigrants  12 548 12 817 13 709 13 680 12 596
Catégorie économique–DP 11 774 15 012 16 952 15 907
Catégorie économique–CPC 23 020 7 209 9 010 9 331
Regroupement familial 10 017 10 181 10 941 11 064 10 572
Réfugiés 3 846 4 753 4 649
Part du revenu familial provenant des régimes de retraite complémentaires (%)
Non–immigrants 92 90 86 83 82
Immigrants  90 89 86 84 83
Catégorie économique–DP 95 89 89
Catégorie économique–CPC 99 69 68
Regroupement familial 86 89 86 84 82
Réfugiés 90

Source: DAL, Statistique Canada

Les résultats concernant les revenus tirés de régimes de retraite complémentaires, selon les types de famille, sont très semblables à ceux observés pour les prestations du RPC et du RRQ. Les hommes mariés des deux populations bénéficiant de régimes de retraite complémentaires touchent les prestations moyennes les plus élevées (18 686 $ dans le cas des immigrants et 15 408 $ dans celui des non-immigrants) et fournissent la plus grande part (85 %) du revenu familial qui provient de ces régimes. Les femmes mariées des deux populations tirent, des régimes de retraite complémentaires, des revenus inférieurs à la moyenne : environ la moitié de ceux qu’en tirent les hommes mariés. Toutefois, ce montant représente seulement 50 % ou moins du revenu familial provenant de régimes de retraite complémentaires. C’est donc dire que le montant moyen du revenu familial que les femmes mariées tirent de ces régimes suit de près celui des hommes. Chez les immigrants et les non-immigrants, les personnes vivant seules tirent des revenus plus élevés des régimes de retraite complémentaires que les femmes mariées, mais comme ils sont les seuls à contribuer à leur revenu familial, la moyenne de leurs prestations est équivalente à celle de la famille. En conséquence, les personnes vivant seules occupent l’avant-dernier rang en ce qui concerne le revenu moyen provenant de régimes de retraite complémentaires et les chefs de famille monoparentale, le dernier.

La partie supérieure du tableau 14 indique le montant moyen des prestations de la SV chez les immigrants et les non-immigrants et la proportion du revenu familial qui en provient. Les non-immigrants touchent des prestations moyennes plus élevées que toutes les catégories d’immigrants puisqu’ils ont habité au Canada plus longtemps. Chez la population immigrante, la catégorie économique affiche le montant moyen le plus élevé et le pourcentage moyen le plus important du revenu familial. Si l’on considère les types de famille, les résultats sont encore très semblables chez les immigrants et les non-immigrants. Les prestations moyennes de la SV sont presque identiques chez tous les types de famille dans le cas des non-immigrants (5 200 $) et dans celui des immigrants (1 600 $). Chez les immigrants et les non-immigrants, les prestations de la SV ont représenté la même proportion du revenu familial tiré de cette source – les hommes mariés en ayant assuré un pourcentage de 65 %, et les femmes mariées d’environ 53 %.

La partie inférieure du tableau 14 montre la moyenne des prestations du SRG et de l’Allocation chez les immigrants et les non-immigrants et la part du revenu familial qui en provient. Contrairement à ce qui se passe dans le cas de la SV, plus d’immigrants que de non-immigrants touchent des prestations du SRG et l’Allocation. Même les demandeurs principaux de la catégorie économique, qui sont de tous les immigrants ceux qui touchent les prestations moyennes les plus faibles du SRG et de l’Allocation, reçoivent en moyenne un montant presque deux fois supérieur à celui des non-immigrants. Les immigrants de la catégorie du regroupement familial et les réfugiés affichent la moyenne la plus élevée quant aux prestations du SRG et de l’Allocation (8 327 $) et la plus faible proportion du revenu familial provenant de ses prestations. Ainsi, ce sont les immigrants de la catégorie du regroupement familial et les réfugiés qui présentent la moyenne familiale la plus élevée en ce qui concerne les prestations du SRG et l’Allocation.

Tableau 14 : SV, SRG et Allocation, moyenne et part du revenu familial chez les 60 ans ou plus selon la catégorie d’immigrants, pour certaines années d’imposition [note 46]
  1985 1990 1995 2000 2003
Moyenne des prestations de la SV (en dollars 2003)
Non–immigrants 5 161 5 141 5 218 5 189 5 202
Immigrants  3 342 1 711 1 651 1 708 1 661
Catégorie économique–DP 2 169 2 028 2 008 2 068
Catégorie économique–CPC 629 1 984 2 072 2 012
Regroupement familial 3 398 1 545 1 565 1 642 1 560
Réfugiés 929 1 567 1 718 1 817
Part du revenu familial provenant de la SV (%)
Non–immigrants 86 85 77 77 76
Immigrants  91 92 81 80 78
Catégorie économique–DP 99 89 87 84
Catégorie économique–CPC 86 74 73
Regroupement familial 86 91 79 78 77
Réfugiés 89 88 83
Moyenne des prestations du SRG et de l’Allocation (en dollars de 2003)
Non–immigrants 3 646 3 480 3 301
Immigrants  8 127 8 040 8 053
Catégorie économique–DP 7 313 7 029 6 998
Catégorie économique–CPC 6 009 5 981 6 128
Regroupement familial 8 291 8 267 8 327
Réfugiés 8 859 8 257 8 327
Part du revenu familial provenant du SRG et de l’Allocation (%)
Non–immigrants 88 83 82
Immigrants  83 78 77
Catégorie économique–DP 91 84 81
Catégorie économique–CPC 70 64 63
Regroupement familial 82 78 77
Réfugiés 85 81 79

Source: DAL, Statistique Canada

Pour tous les types de famille , les prestations moyennes du SRG et de l’Allocation des immigrants sont plus de deux fois supérieures à celles des non-immigrants. Chez les immigrants et les non-immigrants, les chefs de famille monoparentale et les personnes vivant seules présentent les prestations moyennes les plus élevées : plus de 9 000 $ chez les immigrants, contre environ 4 000 $ chez les non-immigrants. Les personnes mariées des deux populations ont des moyennes plus faibles : environ 7 000 $ chez les immigrants et 2 500 $ chez les non-immigrants. Chez les non-immigrants, le revenu familial moyen provenant du SRG et de l’Allocation est relativement le même pour tous les types de famille. Chez les immigrants, cependant, on observe quelques variations selon les types de familles. Les immigrants mariés contribuent moins au revenu familial provenant du SRG et de l’Allocation (61 % chez les hommes, et 53 % chez les femmes). Ils présentent ainsi une proportion plus élevée du revenu familial provenant du SRG et de l’Allocation que les chefs de famille monoparentale immigrants et les immigrants vivant seuls.

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42  Le tableau A11 de l’annexe présente des renseignements semblables, mais selon les types de famille.

43  Le tableau A12 de l’annexe présente des renseignements semblables, mais selon les types de familles.

44  Le tableau A13 de l’annexe présente des renseignements semblables, mais selon les types de famille.

45  Le tableau A14 de l’annexe présente des renseignements semblables, mais selon les types de famille.

46  Le tableau A15 de l’annexe présente des renseignements semblables, mais selon les types de famille.

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