ARCHIVÉ – Le revenu des immigrants et la famille

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VII. Résumé

Personnes de moins de 60 ans

  • Les immigrants et les non-immigrants de moins de 60 ans comptent surtout sur leur revenu d’emploi : près de 90 % de leur revenu annuel total provient de cette source.
  • Les non-immigrants sont plus nombreux que les immigrants à déclarer des revenus d’emploi et, en moyenne, leurs revenus d’emploi individuels et familiaux sont plus élevés que ceux des immigrants.
  • Les demandeurs principaux de la catégorie économique déclarent des revenus d’emploi plus élevés que les non-immigrants, mais sont plus souvent les seuls membres de la famille à contribuer au revenu familial. Par conséquent, leur revenu d’emploi familial est plus faible.
  • Le revenu d’emploi individuel et le revenu d’emploi familial des hommes mariés sont les plus élevés; les hommes mariés sont par ailleurs plus susceptibles que les femmes mariées d’être les seuls membres de la famille à contribuer au revenu familial.
  • Chez les immigrants et les non-immigrants, les chefs de famille monoparentale et les personnes vivant seules touchent les revenus les moins élevés, les immigrants enregistrant les plus faibles de tous. En 2003, les chefs de famille monoparentale et les personnes vivant seules représentaient 20 % des immigrants de moins de 60 ans.

Personnes de 60 ans ou plus

  • Les non-immigrants comptent surtout sur les revenus provenant de régimes de retraite, surtout le RPC et le RRQ et les régimes de retraite complémentaires.
  • Les immigrants de la catégorie économique demeurent très actifs sur le marché du travail : ils en tirent 60 % de leur revenu total. Les demandeurs principaux de la catégorie économique sont par ailleurs les plus susceptibles de déclarer des revenus provenant du RPC et du RRQ, et les moins susceptible de déclarer des prestations de la SV, du SRG et l’Allocation.
  • Les immigrants de la catégorie du regroupement familial, qui représentent 66 % des immigrants de 60 ans ou plus, sont peu actifs sur le marché du travail et comptent plus que les autres sur le revenu provenant de régimes de retraite non contributifs : les prestations de la SV, du SRG et l’Allocation forment plus de la moitié de leur revenu.
  • Les réfugiés sont plus actifs sur le marché du travail que les immigrants de la catégorie du regroupement familial, mais ils comptent tout de même beaucoup sur les suppléments provinciaux et sur les régimes de retraite non contributifs : les suppléments provinciaux, les prestations de la SV et du SRG et l’Allocation forment plus de la moitié de leur revenu.
  • Les non-immigrants de tous les types de famille sont plus favorisés que leurs homologues immigrants, sur le plan du revenu. Comparativement aux immigrants, les non-immigrants touchent des sommes plus élevées, qu’il s’agisse du revenu d’emploi moyen, des prestations du RPC et du RRQ, des REER et des régimes de retraite complémentaires, et ils ont moins recours à la SV, au SRG et à l’Allocation.
  • Tant chez les immigrants que chez les non-immigrants, les personnes mariées (surtout les hommes) sont plus favorisées sur le plan du revenu que les membres des familles d’autres types.
  • Les chefs de famille monoparentale et les personnes vivant seules sont les moins favorisés quant au revenu, les immigrants l’étant encore moins que les non-immigrants. Par rapport à leurs homologues non immigrants, les immigrants qui sont chefs de famille monoparentale ou qui vivent seuls sont moins susceptibles de déclarer des revenus d’emploi, et ce sont eux qui peuvent le moins souvent compter sur d’autres membres de la famille pour contribuer au revenu familial. Ils sont par ailleurs plus susceptibles de toucher des suppléments provinciaux, des prestations de la SV et du SRG ou l’Allocation. En 2003, les immigrants qui étaient chefs de famille monoparentale ou qui vivaient seuls représentaient respectivement 4 % et 33 % de la population immigrante de 60 ans ou plus.
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