ARCHIVÉ – Profil socioéconomique des immigrants établis dans les quatre provinces de l’Atlantique – Phase II : Pleins feux sur les collectivités dynamiques

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Introduction

Réalisé pour le compte de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC), le présent projet s’inscrit dans le cadre des activités de recherche prévues dans le plan de travail de la Table démographique de l’Atlantique pour l’exercice 2007-2008. L’étude s’intéresse prioritairement à la promotion du Canada atlantique comme région capable d’attirer et de garder des immigrants. Faisant fond sur le projet commandité par l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), le Secrétariat rural, les quatre gouvernements provinciaux du Canada atlantique et l’Université Saint Mary’s en vue d’établir le profil démographique et socioéconomique des immigrants établis dans les quatre provinces (les rapports peuvent être consultés à l’adresse : www.atlantic.metropolis.net), la présente étude utilise des données sur le volume annuel de nouveaux arrivants et des données sur les immigrants établis, d’après les recensements de 2001 et de 2006, pour définir le profil des immigrants qui vivent dans les collectivités dynamiques du Canada atlantique. L’information contenue dans le présent rapport s’adresse aux responsables des politiques de l’immigration aux paliers régional et municipal, aux organismes communautaires et aux organismes d’aide à l’établissement des immigrants qui ont participé à la conception de stratégies pour attirer et garder des immigrants dans les petites collectivités de la région de l’Atlantique.

La première phase du projet est venue mettre en lumière le déclin démographique qui touche le Canada atlantique. Il a été souligné que la population de cette région a commencé à diminuer en raison de l’émigration et de l’érosion de la croissance démographique naturelle. Ce déclin aurait pu être pire, cependant, n’eût été l’arrivée d’immigrants dans la région. Six grandes conséquences de la diminution de la population ont également été cernées durant la première phase.

À l’heure actuelle, la région de l’Atlantique ne reçoit que 2 % environ du volume total d’immigrants qui arrivent au Canada chaque année, alors que sa population représente environ 7,2 % de la population nationale. Afin de prévenir le déclin de la population régionale, de nombreuses initiatives sont menées aux niveaux provincial, municipal et même communautaire afin d’attirer et de garder plus d’immigrants dans la région. Augmenter la part provinciale du volume annuel de nouveaux arrivants au Canada est un volet important de la stratégie d’immigration de chaque province. Le gouvernement de chacune des provinces atlantiques s’est doté d’un ministère distinct ayant pour mandat d’augmenter à la fois le niveau d’immigration de travailleurs qualifiés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et le taux de rétention des immigrants qui arrivent chaque année, qui est faible dans la plupart des provinces atlantiques depuis le milieu des années 1990. Chaque province canadienne intéressée peut maintenant participer au Programme des candidats des provinces (PCP). Il s’agit d’une entente bilatérale conclue avec le fédéral qui permet à chaque province participante de sélectionner et de recruter des immigrants pour combler ses besoins particuliers et qui sont ensuite traités en priorité par CIC. Les gouvernements des provinces collaborent également à l’échelle régionale par le truchement du Conseil des premiers ministres de l’Atlantique, en vue d’élaborer des documents de promotion, de participer à des missions de marketing à l’étranger, de réaliser des études, d’instaurer un  mécanisme d’évaluation et de reconnaissance des titres de compétences étrangers ainsi que d’échanger de l’information. L’immigration devrait donc continuer à jouer un rôle important dans la croissance démographique future de la région.

Aux fins de la présente étude, une collectivité dynamique est une collectivité qui possède des attributs susceptibles d’intéresser les immigrants. La documentation sur l’immigration fait état de plusieurs facteurs, économiques et autres, qui peuvent rendre une collectivité intéressante pour les immigrants. Les facteurs économiques incluent, par exemple, la présence d’une industrie dominante, le marché du travail, les salaires et les possibilités d’emploi. Les facteurs non économiques pourraient comprendre la présence d’une communauté immigrante, de même origine ethnique surtout, qui jouerait un rôle de réseau d’information facilitant l’établissement des nouveaux arrivants.

Les collectivités dynamiques susceptibles d’attirer et de garder des immigrants qui ont été sélectionnées aux fins de l’étude comptent trois villes (régions métropolitaines de recensement, RMR), soit Halifax (population totale : 372 858 habitants), St. John’s (population totale : 100 646 habitants) et Charlottetown (population totale : 32 174 habitants), deux comtés (divisions de recensement, DR), soit Colchester (population totale : 50 023 habitants) et Carleton (population totale : 26 632 habitants), et un village (subdivision de recensement, SR), soit Florenceville (population totale : 876 habitants). Les collectivités dynamiques ont été désignées en fonction des facteurs économiques et non économiques susmentionnés. Le choix des collectivités dynamiques reflète également l’avis de représentants du ministère de l’immigration de chacune des quatre provinces, d’organismes communautaires et d’organismes d’aide à l’établissement des immigrants.

Les collectivités dynamiques sélectionnées ont d’autres caractéristiques en commun : 1) elles sont moins connues à l’extérieur du Canada; 2) les organismes communautaires et l’administration municipale de ces régions travaillent activement à les faire connaître comme collectivités accueillantes capables d’attirer et de garder les nouveaux arrivants de l’étranger. Les dirigeants communautaires reconnaissent l’importance de l’immigration pour atténuer les effets du déclin démographique et du vieillissement de la population. Les sites Web des régions contiennent des sections distinctes sur les attraits économiques et culturels qui pourraient intéresser un immigrant prévoyant s’établir au Canada. Plusieurs programmes sont également mis sur pied à l’étranger par des organismes communautaires afin de renseigner les immigrants éventuels sur leur collectivité respective. Comme en témoignent les nombres croissants d’immigrants qui arrivent dans ces collectivités, les activités promotionnelles de ce genre commencent à porter fruit.

Méthodologie et sources de données

L’analyse présentée ici est principalement fondée sur des outils descriptifs. Une distinction est établie entre les immigrants qui arrivent dans une collectivité résidentielle du Canada atlantique et ceux qui s’y établissent définitivement. Pour ce deuxième groupe, des données distinctes sont également analysées pour les immigrants plus récents, soit ceux qui sont arrivés dans les cinq années précédant un recensement. Afin de faciliter la comparaison avec la population globale de la collectivité, certaines parties de l’analyse utilisent également des données sur la population totale (qui comprend tous les résidents permanents, y compris les non-immigrants et les immigrants), dont les moyennes représentent les résidents de naissance, ou non-immigrants, en raison de la faible proportion d’immigrants dans la population totale de chaque collectivité.

Les données sur les nouveaux arrivants sont analysées pour la période 1991-2006 afin d’en dégager des tendances à long terme. Ces données proviennent de totalisations spéciales préparées par CIC à partir des Faits et chiffres. Ces données ne sont toutefois disponibles que pour les trois villes, soit Halifax, St. John’s et Charlottetown. Des données détaillées sur les nouveaux arrivants dans les trois autres collectivités ne sont pas disponibles, faute d’observations suffisantes.

L’analyse des données sur les immigrants résidents s’appuie sur les données des recensements de 2001 et de 2006 qui ont été achetées de Statistique Canada; ces données sont examinées séparément pour l’ensemble des immigrants et les immigrants récents. Pour le village de Florenceville, il n’a pas été possible d’obtenir des données distinctes sur les immigrants à partir du recensement de 2001 en raison d’observations insuffisantes. Les immigrants sont peu nombreux à cet endroit (55 au total) selon le recensement de 2006, mais des données à leur sujet ont été obtenues de Statistique Canada et sont interprétées avec circonspection. Aux fins de l’analyse, les données de Statistique Canada sur Florenceville sont regroupées avec l’information recueillie lors des consultations tenues avec les représentants de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique et des exposés publics présentés par la Multicultural Association of Carleton County (MACC). Dans le cas du comté de Colchester également, certains renseignements ont été tirés du site Web de la Colchester Regional Development Association (CORDA) et d’autres ont été obtenus lors de consultations. Conformément à la documentation existante, le terme « immigrant » fait ici référence à toute personne née à l’étranger qui réside en permanence au Canada (les résidents temporaires, tels que les travailleurs étrangers temporaires, les étudiants étrangers et les diplomates étrangers, ne sont pas inclus dans cette définition). Ceux qui sont arrivés au cours des cinq années précédant une année de recensement sont considérés comme des « immigrants récents » en date du recensement. Enfin, les données sur la population résidente totale d’une collectivité donnée ont été obtenues sur le site Web de Statistique Canada.

Le rapport compte deux sections et des sous-sections. La section 2, ci-dessous, expose quelques tendances générales relatives à l’arrivée d’immigrants dans la région de l’Atlantique et dans les trois villes étudiées, soit Halifax, St. John’s et Charlottetown. Quelques données sur l’arrivée d’étudiants étrangers dans ces villes sont également analysées puisqu’ils sont considérés comme d’éventuels immigrants qualifiés dans le cadre des initiatives stratégiques récentes visant à accroître la population immigrante de la région. La section 3 présente une analyse détaillée du profil démographique et socioéconomique des immigrants résidents et de la population totale des six collectivités.

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