Analyse de la recherche sur l’opinion publique – Cyberbulletin – Août 2011

Environics : Près de la moitié des nouveaux arrivants trouvent qu’ils sont sous‑employés

Contexte : Environics Research Group a effectué le sondage au nom de la Banque Royale du Canada (RBC) en avril 2011. Environics a mené un nombre total de 608 entrevues en ligne auprès d’immigrants chinois et sud-asiatiques résidant en Colombie-Britannique et en Ontario, qui sont des immigrants de première génération et qui vivent au Canada depuis 10 ans ou moins. Des quotas ont été appliqués pour représenter la diversité dans les régions et le nombre d’années passées au Canada. Les données ont été pondérées selon les données démographiques tirées du Recensement de 2006, afin d’obtenir une représentation de la population la plus exacte possible.

Principaux résultats

  • 49 % des nouveaux arrivants trouvent qu’ils sont sous-employés.
    • Après six à dix ans au Canada, la proportion chute à 32 %.
    • Malgré ce fait, seulement 12 % croient qu’ils sont prisonniers d’un emploi qui ne leur permettra pas d’exercer la profession qu’ils souhaitent.
  • Moins d’un tiers des répondants (31 %) occupent un emploi dans le domaine qu’ils ont choisi, et plus d’un tiers des répondants (36 %) occupent un emploi de niveau inférieur à celui qu’ils occupaient précédemment, ou auraient occupé, dans leur pays d’origine.
  • 52 % des nouveaux arrivants mesurent la réussite en fonction de la carrière (notamment occuper un emploi bien rémunéré et travailler dans son domaine d’expertise).
    • Une fois qu’ils sont établis depuis une plus longue période (six à sept années), la famille et la santé deviennent des éléments plus importants dans la définition de la réussite (facteurs ayant été mentionnés respectivement par 47 % et 30 % des répondants).
  • 42 % des immigrants indiquent qu’ils ont cherché des renseignements au sujet des possibilités de carrière au Canada avant de décider de déménager.
    • 29 % d’entre eux ont cherché des renseignements en vue de déterminer si leur expérience professionnelle est recherchée.
    • 24 % ont fait des recherches pour savoir s’ils devront obtenir de nouveau un diplôme pour satisfaire aux normes canadiennes.
  • Les répondants croient que les obstacles les plus importants à l’obtention de l’emploi qu’ils souhaitent sont le manque d’expérience canadienne (39 %), le manque d’emplois disponibles dans leur domaine d’expertise (30 %) et la barrière linguistique (28 %).
    • S’ils ne sont pas en mesure de trouver un emploi dans leur domaine professionnel, la grande majorité envisagerait de retourner à l’école (82 %), d’adapter leurs objectifs (75 %) ou de lancer une entreprise (73 %).

Une étude Léger indique qu’apprendre l’histoire du Canada renforce le sentiment d’appartenance

Contexte : L’étude, réalisée à la demande de l’Association d’études canadiennes, a été menée par Léger Marketing, du 3 au 5 mars 2011. Dans le cadre du sondage, 1 032 Canadiens ont été interrogés, au moyen d’un panel d’internautes; un sondage téléphonique équivalent aurait eu une marge d’erreur de 3,9 %, 19 fois sur 20. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette étude, cliquez ici.

Principaux résultats

  • Lorsqu’on s’informe sur les activités qui pourraient avoir une incidence sur le renforcement du sentiment d’appartenance au Canada, l’activité jugée avoir l’incidence la plus importante est d’en apprendre davantage au sujet de l’histoire du Canada (ont convenu 78 % des Canadiens).
    • Des 32 % qui croit que le fait d’apprendre l’histoire du Canada a une « grande incidence », 37 % sont allophones, 32 % sont francophones et 30 % sont anglophones (voir le graphique).
    • Les Canadiens âgés entre 18 et 24 ans sont moins susceptibles de croire que le fait d’apprendre l’histoire du Canada renforce le sentiment d’appartenance : 67 % des personnes de ce groupe trouvent que l’activité est efficace, comparativement à au moins 75 % des personnes des autres groupes d’âge (les personnes âgées entre 55 et 64 ans affichant le pourcentage le plus élevé, soit 84 %).
  • Les autres activités les plus populaires pour attiser le patriotisme sont les suivantes : voir un artiste canadien réussir sur la scène internationale (70 % des personnes croient que cette activité a une incidence), participer à un programme d’échange à l’extérieur de sa province (67 %) et vivre dans une autre province (67 %).
  • Les activités jugées comme les moins efficaces dans le renforcement du sentiment d’appartenance au Canada sont les suivantes : travailler pour le gouvernement fédéral (52 %), apprendre l’autre langue officielle (56 %) et participer aux activités de la fête du Canada (59 %).
  • Les répondants qui ont déjà un fort sentiment d’appartenance au Canada sont plus susceptibles que les autres de croire que les activités énoncées renforcent le patriotisme. Par exemple, 86 % des personnes étant « fortement attachées » croient que le fait d’apprendre l’histoire du Canada est efficace, comparativement à 70 % des personnes « un peu attachées », à 50 % des personnes « pas très attachées » et à 25 % des personnes « pas du tout attachées ».

Focus Canada 2010 donne un aperçu du point de vue des Canadiens sur l’immigration et le multiculturalisme

Contexte : Focus Canada 2010 constitue le premier rapport rédigé dans le cadre du programme Focus Canada, créé par l’Environics Institute for Survey Research. Le programme vise à fournir une opinion publique soutenue à l’égard de questions présentant un intérêt pour les Canadiens en vue de mieux guider le processus décisionnel organisationnel. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme, ainsi que pour consulter le rapport intégral Focus Canada 2010, cliquez ici (en anglais seulement).

Principaux résultats

  • Selon le rapport, 56 % des Canadiens ne sont pas d’accord avec l’énoncé : « dans l’ensemble, il y a simplement trop d’immigrants au Canada », alors que 40 % sont d’accord avec l’énoncé.
  • 80 % des Canadiens sont d’accord avec l’énoncé : « l’immigration a une incidence positive sur l’économie du Canada », et 17 % des répondants sont en désaccord.
  • 73 % des Canadiens ne sont pas d’accord avec l’idée selon laquelle « les immigrants volent les emplois des Canadiens », alors que 24 % sont en accord avec l’énoncé. Les provinces où les répondants sont les plus susceptibles d’être d’accord sont l’Alberta, le Manitoba et l’Ontario.
  • 59 % des Canadiens trouvent que « de nombreuses personnes affirmant être des réfugiés ne sont pas de véritables réfugiés », marquant ainsi une augmentation de quatre points de pourcentage comparativement à 2008. 29 % sont en désaccord avec l’énoncé (une baisse de cinq points de pourcentage).
    • 69 % des Albertains sont en accord avec l’énoncé, comparativement à seulement 43 % des Québécois.     
  • 66 % des Canadiens sont d’accord avec l’énoncé : « il y a trop d’immigrants qui viennent au pays et qui n’adoptent pas les valeurs canadiennes. »
    • La proportion est la même que celle de 2006, et cette perception s’est renforcée aux quatre coins du Canada. Les Albertains sont plus susceptibles d’être en accord avec l’énoncé (71 %), tandis que les Manitobains et les habitants du Canada atlantique sont moins susceptibles de l’être (59 % chacun). L’augmentation la moins importante de cette perception se retrouve chez les Québécois, où la proportion de personnes en accord avec l’énoncé, soit 64 %, n’a augmenté que d’un point de pourcentage.
  • Quatre Canadiens sur dix sont fortement (13 %) ou plus ou moins (29 %) en accord avec le fait d’accepter des réfugiés politiques qui seraient interdits de territoire au titre des voies habituelles, alors qu’une proportion plus importante s’oppose plus ou moins (22 %) ou fortement (28 %) à une politique de ce genre.
  • Le soutien à l’égard de l’acceptation de tous les réfugiés est le plus fort au Québec (bien qu’il s’agisse d’une minorité, soit 48 %) et le plus faible en Colombie‑Britannique (34 %), ainsi que chez les allophones, les Canadiens à faible revenu et les personnes non titulaires d’un diplôme d’études secondaires.
  • 76 % des Canadiens conviennent que les groupes ethniques doivent éviter de former des diasporas et plutôt s’intégrer à la société canadienne. Cette opinion est la plus prévalente au Québec, 88 % des résidents étant d’accord avec l’énoncé. La seule région où aucune augmentation n’a été constatée quant à l’accord avec cet énoncé est le Canada atlantique.

Il est essentiel d’être préparé mentalement à l’arrivée au Canada, affirment les nouveaux arrivants

Contexte : Environics Research Group a effectué ce sondage au nom de la Banque Royale du Canada (RBC), en avril 2011. Environics a mené un total de 608 entrevues en ligne auprès d’immigrants chinois et sud-asiatiques résidant en Colombie-Britannique et en Ontario, qui sont des immigrants de première génération et qui vivent au Canada depuis 10 ans ou moins. Un sondage ayant un échantillon aléatoire non pondéré de cette taille et un taux de réponse de 100 % aurait une marge d’erreur estimative de ±4 points de pourcentage, 19 fois sur 20, comparativement aux résultats obtenus si toute la population d’immigrants chinois et sud-asiatiques au Canada avait été interrogée.

Principaux résultats

  • Près de six répondants sur dix (58 %) conviennent que la préparation mentale est essentielle à la réussite de l’immigration au Canada. Trois répondants sur dix (30 %) sont d’avis que les nouveaux arrivants doivent être prêts à faire des compromis ou des sacrifices, et un nombre presque égal de personnes (28 %) trouvent que l’optimisme et la patience sont indispensables à l’atteinte de résultats à long terme.
  • Pour se préparer à l’immigration au Canada, près de la moitié des répondants (47 %) a effectué des recherches en ligne au sujet de la vie au Canada. Un tiers (33 %) a parlé avec des amis et des membres de la famille déjà au Canada pour obtenir de l’aide et des conseils, et un autre 33 % ont mis à jour leurs compétences linguistiques.
  • Parmi les nouveaux arrivants déjà établis, près de la moitié (46 %) a défini la réussite en fonction de qualités liées « au moral et à l’esprit » (un sentiment de paix intérieure et le fait d’apprécier la vie au quotidien). Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de définir la réussite en utilisant ces termes (respectivement 54 % et 39 %), les hommes étant plus susceptibles de fonder la réussite sur la carrière (57 % des hommes définissent la réussite de cette façon, comparativement à 47 % des femmes).

Étudier la connaissance et la perception du programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers : un projet conjoint de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) et Citoyenneté et Immigration Canada (CIC)

Contexte : RHDCC et CIC ont senti la nécessité d’étudier plus en détail le programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers dans le but de mieux comprendre d’une part les besoins des nouveaux arrivants au Canada et ceux des employeurs et, d’autre part, la connaissance, les perceptions et les opinions de la population en général. Le programme de recherche s’articulait en trois volets : un sondage téléphonique quantitatif à l’intention du grand public, une recherche qualitative par groupes de discussion auprès de nouveaux arrivants ainsi que des entrevues qualitatives en profondeur d’employeurs. Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de l’étude, cliquez ici.

Principaux résultats

  • Si l’on en croit leur avis sur le nombre d’immigrants en général, les Canadiens sont nettement plus susceptibles de penser qu’il y a « trop peu  » d’immigrants qualifiés venant au Canada : si 11 % pensent qu’en général il y a « trop peu » d’immigrants venant au Canada, ce pourcentage passe à 34 % pour ce qui est des immigrants qualifiés.
    • Dans l’ensemble, la majorité (58 %) pense que les immigrants en général sont soit « environ le nombre adéquat », soit « trop » nombreux, alors qu’en ce qui concerne les immigrants qualifiés, la majorité (74 %) pense qu’ils sont « environ le nombre adéquat » ou « trop peu ».
  • La majorité des Canadiens (73 %) estiment que le fait d’accepter des immigrants qualifiés exerce un impact positif sur l’économie canadienne. En ce qui concerne les autres répondants, 11 % sont d’avis que l’impact n’est ni positif ni négatif, et seulement 13 % perçoivent l’impact comme négatif.
    • Les trois principales raisons invoquées par les personnes qui considèrent l’impact comme positif sont les suivantes : cela permet de pallier les pénuries de main‑d’œuvre, avoir une main-d’œuvre spécialisée ou qualifiée est important pour l’économie, et les immigrants qualifiés peuvent et veulent travailler. Parmi ceux qui perçoivent l’impact comme négatif, la principale raison citée est que selon eux les occasions d’emploi devraient être offertes en priorité aux personnes vivant déjà au Canada.
  • La grande majorité des Canadiens (77 %) sont d’accord pour dire que les pénuries de main‑d’œuvre qualifiée ont un impact sur la prospérité économique globale du Canada. Un peu plus de la moitié des Canadiens (56 %) pensent que la priorité devrait être mise sur l’apport d’immigrants qualifiés pour pallier les pénuries de main-d’œuvre, alors qu’un tiers (34 %) s’y oppose.
  • Un peu plus de la moitié (54 %) des Canadiens déclarent savoir que la grande partie de la croissance de la main-d’œuvre nette future du Canada proviendra de l’immigration.
  • Une grande majorité de Canadiens (85 %) appuient quelque peu ou fortement l’augmentation du nombre de professionnels de la santé formés à l’étranger pour aider à combler les pénuries de main-d’œuvre dans ce secteur. Seuls 9 % ont tendance à s’y opposer. Ils s’y opposent principalement, parce qu’ils pensent que les emplois dans le secteur de la santé devraient être offerts en priorité aux personnes vivant déjà au Canada.
  • Environ un Canadien sur cinq (21 %) évoque des histoires au sujet de problèmes relatifs à la qualité des soins fournis par des professionnels de la santé formés à l’étranger. Ceux qui déclarent avoir vu de telles histoires sont moins susceptibles d’appuyer l’augmentation du nombre de professionnels de la santé formés à l’étranger, même s’il reste qu’une majorité appuie cette initiative. De ceux qui ont vu des histoires, 75 % appuient l’augmentation du nombre de professionnels de la santé formés à l’étranger, contre 87 % de ceux qui n’en ont pas vu.
  • Près des trois quarts (76 %) des Canadiens savent que certains immigrants qualifiés connaissent des difficultés liées à la reconnaissance des titres de compétences étrangers, et un peu plus de la moitié (56 %) perçoivent ces difficultés comme posant un problème assez grave ou très grave pour l’économie et la société au Canada.