Analyse de la recherche sur l’opinion publique – Cyberbulletin – Décembre 2011
L’Association des études canadiennes mesure les perceptions des Canadiens concernant les groupes socio–culturels et les relations entre les groupes
Contexte : L’Association des études canadiennes a commandé ce sondage afin d’évaluer les perceptions des Canadiens sur différents groupes socio–culturels. Le sondage a été réalisé au moyen du panel Web de Léger Marketing, dans toutes les régions du Canada avec un échantillon représentatif composé de 2 345 Canadiens, du 20 septembre au 3 octobre 2011. Un échantillon aléatoire de 2 345 répondants donnerait une marge d’erreur de 2 %, 19 fois sur 20. Vous pouvez trouver plus d’information sur cette étude ici.
Principaux résultats
- Les musulmans sont le groupe perçu le plus défavorablement par les Canadiens (57 % d’entre eux ont une perception défavorable de ce groupe), suivi des athées (40 %) et des Autochtones (39 %).
- En ce qui concerne les perceptions des relations entre les groupes, les Canadiens sont les plus enclins à avoir une perception défavorable des relations musulmans/non musulmans (70 % des Canadiens ont des perceptions négatives à leur égard), des relations entre les classes élevées et inférieures (64 %) et des relations entre les Autochtones et les non Autochtones (61 %).
- Les Canadiens sont plus enclins à avoir une perception positive au sujet des relations entre les musulmans et les non-musulmans qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni.
L’Institut de recherche en politique publique publie une recherche sur l’appui des Canadiens pour les niveaux d’immigration
Contexte : Jeffrey G. Reitz, professeur d’études ethniques, d’immigration et de pluralisme, à l’Université de Toronto, a analysé les résultats d’un sondage réalisé par Environics Focus Canada (novembre 2010) et d’autres sondages, afin d’évaluer les attitudes publiques entourant l’immigration. L’étude, intitulée : « Pro-immigration Canada : Social and Economic Roots of Popular Views », a été publiée dans le cadre du Programme de recherche sur la diversité, l’immigration et l’intégration, de l’Institut de recherche en politiques publiques. Vous pouvez trouver plus d’information sur cette étude ici. Veuillez noter que les chiffres ont été arrondis.
Principaux résultats
- Selon l’étude de Reitz : [Traduction] « Depuis la fin des années 1990, les deux séries ont démontré que la majorité des répondants appuient l’immigration, ce qui est remarquable, étant donné que depuis cette période, les niveaux d’immigration les plus élevés ont été maintenus. » Bien que certains sondages affichent une diminution de l’appui à l’immigration, « toutes les tendances défavorables récentes sont relativement faibles et n’ont pas eu d’incidences sur l’appui majoritaire aux niveaux élevés d’immigration ». (p. 10 (version anglaise)).
- [Traduction] « L’appui pour les niveaux actuels d’immigration au Canada est bien réparti dans l’ensemble du pays. Il y a un appui majoritaire dans toutes les principales régions, et cet appui est considérablement plus élevé dans les provinces de l’Atlantique (62,5 %), le Québec (61,8 %) et les Prairies (63 %) qu’en Ontario (54 %), en Alberta (54 %) et en Colombie-Britannique (57 %) » (p. 11 (version anglaise)).
- « L’ethnicité et la langue n’ont qu’une corrélation mineure, si corrélation il y a, avec l’appui aux niveaux actuels d’immigration… le soutien parmi les Canadiens francophones (64 %) est plus élevé que parmi les Canadiens anglophones (57 %).
- « Il y a un appui majoritaire pour l’immigration, tant parmi les immigrants eux mêmes (57 %) que parmi les personnes nées au Canada (58 %) » (p. 11 (version anglaise)).
- « Des répondants qui ont obtenu un diplôme universitaire, 69,3 % appuient les niveaux d’immigration actuels, par rapport à seulement 43 % de ceux qui ont un diplôme d’études secondaires ou moindre.
- « L’immigration est également plus souvent soutenue par les hommes (63,3 %) que par les femmes (54 %), et par les jeunes plutôt que par les personne plus âgées (67 % des répondants âgés de 18 à 29 ans et 63 % des répondants âgés de 30 à 44 ans, par rapport à 54 % pour les répondants âgés de 45 à 59 ans et à 56 % pour les répondants âgés d’au moins 60 ans).
- « Les répondants employés à temps plein sont beaucoup plus nombreux à appuyer l’immigration (64 %), surtout par rapport à ceux qui sont sans emploi (33 %).
- Les étudiants et les travailleurs autonomes appuient également beaucoup plus l’immigration (70 % et 71 %, respectivement). Les retraités (53 %) et les travailleurs à temps partiel (55 %) sont plus près d’une répartition égale en ce qui concerne l’appui à l’immigration” (p. 11 (version anglaise)).
- « L’appui pour le multiculturalisme semble être une puissante force à l’appui de niveaux d’immigration élevés au Canada. Sans réserve, 86 % des répondants au sondage de Focus Canada considéraient que le multiculturalisme était soit, très important ou au moins, assez important pour l’identité nationale » (pp. 14-15 (version anglaise)).
- À l’échelle nationale, une écrasante majorité, soit 80 % convenaient [que les groupes ethniques devaient s’intégrer à la société canadienne], et 51 % ont dit être « fortement d’accord » que ces groupes devaient s’intégrer. Les pourcentages étaient encore plus élevés au Québec, soit 90 %; mais ils étaient également forts dans le reste du Canada — 77 % » (p. 15 (version anglaise)).
L’Association pour les études canadiennes mesure les perceptions de la diversité ethnique et de l’intégration
Contexte : Ce sondage, commandé par l’Association des études canadiennes, a recueilli l’opinion des Canadiens au sujet de la diversité dans leurs collectivités. Le sondage a été réalisé au moyen du panel Web de Léger Marketing avec un échantillon représentatif composé de 2 345 Canadiens, du 20 septembre au 3 octobre 2011. Un échantillon aléatoire de 2 345 répondants donnerait une marge d’erreur de 2 %, 19 fois sur 20. Vous pouvez trouver plus d’information sur cette étude ici.
Principaux résultats
- 61 % des répondants considéraient que leur milieu scolaire ou de travail était diversifié sur le plan ethnique.
- Les répondants âgés de 18 à 24 ans étaient les plus enclins à être d’accord avec l’énoncé (74 % étaient d’accord).
- 72 % des allophones considéraient que leur milieu scolaire ou de travail était diversifié, par rapport à 46 % des francophones et à 62 % des anglophones.
- Les répondants de l’Alberta et de la Colombie-Britannique étaient plus enclins à avoir l’impression que leur milieu était plus diversifié sur le plan ethnique, par rapport aux répondants du Québec (52 %), du Manitoba et de la Saskatchewan (56 %), des Maritimes (57 %) et de l’Ontario (62 %).
- Près de six répondants sur dix (59 %) n’étaient pas d’accord que le fait d’avoir de nombreux groupes ethniques affaiblit la culture nationale.
- 45 % des répondants considèrent que les immigrants devraient [traduction] « renoncer à leurs coutumes et à leurs traditions pour devenir davantage comme la majorité ».
- Un peu plus de la moitié des répondants (51 %) considèrent que [traduction] « la majorité devrait essayer davantage d’accepter les coutumes et les traditions des groupes culturels et religieux ».
- Cependant, seuls 30 % des répondants convenaient de ce qui suit [traduction] : « un pays dans lequel tout le monde parle la même langue et a des antécédents ethniques et religieux similaires est préférable à un pays dans lequel les personnes parlent des langues différentes et ont des antécédents ethniques et religieux différents ».
- En outre, 69 % des répondants convenaient que [traduction] : « la société est renforcée quand elle est composée de nombreux groupes religieux et culturels ».
- Près de la moitié (49 %) des répondants préfèrent vivre dans un voisinage où la plupart des gens ont les mêmes antécédents culturels.
La Fondation Pierre-Elliott-Trudeau interroge des Canadiens et des nouveaux arrivants au sujet des valeurs canadiennes et des priorités en matière d’immigration
Contexte : Une étude commandée par la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau, réalisée par Environics, a interrogé des Canadiens et des nouveaux arrivants au sujet des valeurs canadiennes. Le sondage, réalisé en collaboration avec l’Université Dalhousie, a permis d’interroger 2 000 adultes canadiens du 11 au 22 octobre. Ce type de sondage est précis à 2,1 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.
Principaux résultats
- Quand on leur demande dans quelle mesure ils considèrent que les immigrants au Canada s’adaptent, une petite majorité de répondants considèrent que les immigrants ont de bons résultats pour ce qui est de se trouver un emploi bien rémunéré (59 % des répondants considèrent que les immigrants s’en sortent bien), qu’ils participent à des institutions civiles telles que voter et faire du bénévolat (57 %), et qu’ils adoptent des valeurs et des modes de vie canadiens (55 %).
- [Traduction] « Une majorité de Canadiens croient que les immigrants qui viennent ici souhaitent préserver au moins quelques valeurs et pratiques culturelles et, ce faisant, se sentent davantage comme chez eux dans leur nouveau pays. Plus de la moitié sont fortement d’accord (14 %) ou d’accord (43 %) avec ce point de vue, par rapport à quatre répondants sur dix qui ne sont pas d’accord (32 %) ou ne sont pas du tout d’accord (7 %) », selon le document d’information de la Fondation Trudeau.
- Près de la moitié (47 %) des répondants considèrent que l’immigration fait du Canada un meilleur pays, par rapport à 16 % qui considèrent que le Canada est plus mal en point. Près d’un répondant sur trois (29 %) considère que l’immigration ne fait aucune différence.
- Les répondants de Toronto et de Vancouver, ceux qui ont des niveaux de scolarité plus élevés, les allophones et les immigrants sont les plus enclins à avoir une impression favorable des répercussions de l’immigration sur le pays.
- Quand on leur demande quelles conditions devraient être en place pour accepter les immigrants au Canada, les réponses les plus populaires sont les suivantes : adopter les valeurs canadiennes de tolérance envers les autres et d’égalité des sexes (97 %); accepter la prééminence de la loi canadienne sur toute autre loi religieuse (89 %) et connaître l’histoire et la culture du Canada (88 %).
- Voici d’autres conditions populaires : que les immigrants élèvent leurs enfants comme des Canadiens (79 %); qu’ils parlent couramment le français ou l’anglais (78 %) et qu’ils fassent des efforts pour établir des liens avec des non-immigrants à l’extérieur de leur propre groupe ethnique (77 %). 59 % des répondants croient qu’il faudrait exiger que les immigrants deviennent auto-suffisants sur le plan économique au cours de la première année suivant leur arrivée.
- Quand on demande aux répondants quelles sont les plus importantes valeurs qu’un immigrant doit adopter, les réponses les plus populaires étaient les suivantes :
- Respect de l’histoire et de la culture canadienne (28 %);
- Maîtrise de l’une des deux langues officielles du pays (26 %);
- Tolérance à l’égard des autres (19 %);
- Respect de la loi (17 %);
- Respect de la religion (9 %);
- Importance de l’assimilation (9 %);
- Égalité des sexes (7 %);
- Éthique de travail saine (5 %);
- Démocratie/liberté /paix (5 %).
- Près de trois quarts (74 %) des répondants considèrent qu’il serait préférable que les immigrants soient répartis plus également dans le pays, plutôt que de s’installer dans les villes les plus grandes (Montréal, Toronto, Vancouver).
- Les répondants sont plus enclins à considérer que la priorité devrait être accordée aux immigrants économiques (51 %), plutôt qu’aux immigrants de la catégorie du regroupement familial (35 %) ou qu’à la catégorie des réfugiés (30 %) (voir le tableau ci dessous).

Version texte : Quelle priorité devrait-on accorder quand on accepte les nouveaux immigrants dans des catégories particulières? - Près de la moitié (48 %) des répondants considèrent que les réfugiés qui veulent rester au Canada devraient avoir droit à des services juridiques pour les aider à payer pour leur demande d’asile. Quarante-quatre pour cent sont en désaccord avec cet énoncé et 3 % considèrent que cela dépend des circonstances.
- Plus d’un tiers (35 %) des répondants ne sont pas d’accord avec le fait d’accroître le nombre de travailleurs temporaires afin de pourvoir des postes vacants, par rapport à un tiers (33 %) qui sont d’accord avec cette politique.
Moins de la moitié des Canadiens sont « tout à fait d’accord » qu’ils connaissent toutes les paroles de l’hymne national : Association des études canadiennes
Contexte : Ce sondage sur la connaissance des Canadiens de l’hymne national « Ô Canada » a été réalisé en ligne par Léger Marketing pour le compte de l’Association des études canadiennes avec un échantillon représentatif composé de 2 345 Canadiens, du 20 septembre au 3 octobre 2011. Un échantillon aléatoire de 2 345 répondants donnerait une marge d’erreur de 2 %, 19 fois sur 20. Vous pouvez trouver plus d’information sur cette étude ici.
Principaux résultats
- Quand on leur a demandé s’ils connaissaient par cœur toutes les paroles de l’hymne national canadien, 47 % des Canadiens ont répondu « fortement d’accord » par rapport à 28 % qui étaient « plutôt d’accord » et 22 % qui étaient « en désaccord ».
- Les répondants du Québec étaient les moins enclins à connaître toutes les paroles (61 % étaient « fortement d’accord » ou « plutôt d’accord » qu’ils connaissaient les paroles, suivis de ceux de la Colombie-Britannique (75 %), des Maritimes (77 %), de l’Ontario (78 %) et des Prairies (Manitoba, Alberta et Saskatchewan, tous à 83 %).
- Les répondants ayant fait des études universitaires étaient les plus enclins à être « fortement d’accord » ou « plutôt d’accord » qu’ils connaissaient toutes les paroles (81%), par rapport à 73 % des diplômés des collèges et à 68 % de ceux qui ont terminé l’école primaire ou secondaire.
- Parmi les répondants âgés de 18 à 24 ans, 71 % des anglophones ont répondu qu’ils connaissaient toutes les paroles par rapport à 40 % des francophones.
Dans l’actualité
- Wall Street Journal : Le 2 novembre 2011 – Une étude publiée en avril par la China Merchants Bank and Bain & Co. a révélé que 46 % des Chinois bien nantis envisagent d’émigrer et 14 % d’entre eux ont déjà entrepris des démarches à cet égard.
- Parmi les répondants qui possédaient des actifs d’au moins 100 millions de dollars, 55 % envisagent d’émigrer, et 21 % de plus vivent déjà à l’étranger ou ont présenté des demandes d’immigration.
- Ceux qui ont manifesté le désir d’émigrer, ont indiqué les États-Unis (40 %), le Canada (37 %) et Singapour (14 %) comme principaux pays de destination.
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