Analyse de la recherche sur l’opinion publique – Cyberbulletin – Mars 2011
Tendances à l’étranger : immigration 2010
Contexte – Le sondage d’opinion publique est réalisé chaque année aux États‑Unis, au Canada, au Royaume‑Uni, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays‑Bas et en Espagne. Mis au point par le German Marshall Fund des États‑Unis, il mesure les perceptions entourant l’immigration en regard de l’économie, de la politique, de la politique publique et de l’intégration. Dans chaque pays, environ 1 000 hommes et femmes âgés de 18 ans et plus ont été interrogés au cours d’entrevues téléphoniques aléatoires. Les données ont été recueillies en août et septembre 2010 et, dans chaque pays, la marge d’erreur maximale est de +/-3 % (à un intervalle de confiance de 95 %). Le rapport intégral se trouve ici.
Principaux résultats
- Les Canadiens sont beaucoup nombreux que les répondants des autres pays visés par l’étude à percevoir l’immigration comme un élément positif plutôt que comme une menace (seulement 27 % des Canadiens voient l’immigration comme un problème; dans le cas des répondants des autres pays, les résultats varient entre 39 % et 65 %).
- Moins de la moitié (46 %) des Canadiens suivent de près les nouvelles à propos de l’immigration au Canada, soit moins que les répondants de tous les autres pays. Aux États‑Unis, 62 % des répondants ont indiqué qu’ils suivaient de près les nouvelles en matière d‘immigration.
- Par comparaison avec les répondants des autres pays, les Canadiens sont ceux qui s’inquiètent le moins au sujet de l’immigration clandestine (52 %, une hausse de 2 % depuis 2009) et qui sont les moins nombreux à croire que l’immigration clandestine augmente le crime dans la société (49 % ne sont pas de cet avis).
- Seulement 13 % des Canadiens croient que les immigrants prennent les emplois aux Canadiens d’origine, contre 29 % des Américains.
- Les Canadiens croient que les deux conditions les plus importantes à l’obtention de la citoyenneté canadienne sont le respect des institutions et des lois et le partage des valeurs culturelles (voir le graphique ci‑dessous; il est à noter que les répondants ont choisi deux réponses).

Version texte : Deux principales conditions à l’obtention de la citoyenneté canadienne
- Une forte majorité (80 %) de Canadiens croient que les immigrants qui arrivent au Canada légalement pour y travailler doivent avoir la possibilité d’y demeurer en permanence.
- Les Canadiens croient plus que les répondants des autres pays que les immigrants s’intègrent bien à la société (65 %). Moins de la moitié (45 %) croient que les immigrants musulmans s’intègrent bien, cette proportion étant supérieure ou égale aux résultats obtenus dans d’autres pays. Les Canadiens ont davantage l’impression que les enfants des immigrants s’intègrent bien (87 %, 66 % pour les enfants d’immigrants musulmans).
L’identité du Québec en 2011 : l’attachement, l’identité et la diversité
Contexte – Cette étude, réalisée à la demande de l’Association d’études canadiennes (AEC), met l’accent sur les façons dont les Québécois s’identifient à leur province, à leur langue et à leur pays. Elle a permis à l’AEC d’examiner le contraste perçu entre le Québec et le reste du Canada. Ce sondage a été réalisé sur le Web auprès d’un échantillon permanent composé de 1 224 Québécois en décembre 2010. La marge d’erreur est de 2,9 % 19 fois sur 20. De plus amples renseignements sur cette étude peuvent être téléchargés ici.
Principaux résultats
- Un examen des identificateurs auxquels les Québécois semblent s’associer révèle que les francophones sont davantage attachés au Québec que les anglophones ou les allophones (93 % contre 74 % et 85 % respectivement).
- 70 % des Canadiens de l’extérieur du Québec se disent « très attachés » au Canada, contre seulement 24 % des Canadiens du Québec.
- 39 % des Québécois francophones s’identifient d’abord comme Québécois, ensuite comme Canadiens, tandis que c’est le cas de seulement 12 % des Québécois anglophones, ce dernier groupe s’identifiant d’abord comme des Canadiens (45 %). Les Québécois allophones s’identifient plutôt comme des Québécois et des Canadiens au même degré (26 %) (voir le graphique ci‑dessous).

Version texte : Indentification selon la langue maternelle
- Les Québécois francophones ont davantage l’impression que leurs concitoyens anglophones et allophones qu’il y a trop d’immigrants au Québec, et que les immigrants doivent être encouragés à ressembler davantage à la population du Québec (voir le graphique ci‑dessous). Toutefois, l’opinion des Québécois âgés de 18 à 24 ans diffère de celle de leurs aînés. Ce groupe a davantage l’impression que les gens de différentes origines ethniques contribuent à la culture (54 %) et a moins l’impression qu’il y a trop d’immigrants ou que ces derniers devraient renoncer à leurs traditions (44 % et 42 % respectivement).
| Francophones | Anglophones | Autres | |
|---|---|---|---|
| Les personnes d’appartenances ethniques et religieuse différentes de celles de la majorité contribuent de manière importante à la culture du Québec | 56 % | 65 % | 79 % |
| Il y a trop d’immigrants au Québec | 50 % | 40 % | 32 % |
| Les immigrants doivent être encouragés à renoncer à leurs us et coutumes ainsi qu’à leurs traditions et à ressembler davantage au reste de la population du Québec | 60 % | 58 % | 36 % |
Le racisme à la hausse?
Contexte – Un sondage d’opinion dans quatre pays sur le racisme et les préjugés en 2010 : le Canada, les États-Unis, l’Allemagne et l’Espagne (en français seulement) (PDF, 5 Mo), réalisé par Léger Marketing à la demande de l’AEC, fait le point sur les perceptions des Canadiens en matière de racisme. Ce sondage, également réalisé aux États‑Unis, en Allemagne et en Espagne, a été réalisé auprès d’un échantillon démographiquement représentatif de 1 707 adultes, et une comparaison longitudinale a été fondée sur des données antérieures que l’AEC a recueillies en janvier 2010. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette étude, cliquer ici.
Principaux résultats
- Une majorité de Canadiens (65 %) sont d’avis que les minorités visibles et les gens de race blanche sont traités également dans leur lieu de travail, et les résidents du Québec plus particulièrement (70 %). Dans les quatre pays visés par ce sondage, ce sont les Allemands qui appuient le plus cet énoncé (66 %).
- 38 % des Canadiens ont déclaré avoir été témoins d’un incident à caractère racial dans leur lieu de travail au cours de la dernière année, les Canadiens de 18 à 24 ans étant les plus nombreux (58 %). Par province, ce sont les Albertains qui ont assisté le plus souvent à ce genre d’incident (45 %).
- Presque la moitié (46 %) des Canadiens sont d’avis que le racisme est à la hausse, y compris les 14 % qui ont exprimé leur fort appui à cet énoncé. Ce sentiment est plus répandu en Alberta et en Ontario (54 % et 48 % respectivement).
- Une forte majorité (72 %) de Canadiens ne s’opposent pas au mariage inter‑racial et la proportion augmente chez les plus jeunes (80 % des Canadiens ayant entre 18 et 24 ans, par comparaison avec 65 % des Canadiens de 65 ans et plus). C’est le Canada qui affiche le plus faible taux d’opposition au mariage inter‑racial parmi les pays étudiés (13 % au Canada, 20 % en Allemagne, 32 % aux États‑Unis et 33 % en Espagne).
- 45 % des Canadiens ont l’impression que le gouvernement fédéral est l’institution la mieux placée pour lutter contre la discrimination. Les répondants au Québec croient davantage que ceux des autres provinces que le gouvernement provincial est le mieux placé pour accomplir cette tâche (36 % contre 33 % pour le gouvernement fédéral).
Les voisinages et la diversité dans la mosaïque et le « melting pot »
Contexte – Ce sondage, réalisé par Léger Marketing à la demande de l’AEC, porte sur les origines ethniques de quartiers canadiens et américains. Les données ont été recueillies en août et septembre 2010 sur le Web auprès d’un échantillon de 1 707 Canadiens et de 1 048 Américains. La marge d’erreur d’une enquête téléphonique équivalente serait de 3,9 %, 19 fois sur 20. Pour obtenir de plus amples renseignements sur ce sondage, cliquer ici.
Principaux résultats
- Les Canadiens‑français déclarent en plus grand nombre qu’ils vivent dans un quartier où la plupart des gens ont la même origine ethnique qu’eux (71 % sont de cet avis, contre seulement 52 % des Canadiens‑anglais et 22 % des Canadiens allophones). Chez les Canadiens‑français, 40 % appuient fortement cet énoncé, contre seulement 17 % des Canadiens‑anglais et 7 % des Canadiens allophones.
- Lorsqu’on leur a demandé s’ils préféraient vivre dans un quartier où la plupart des gens avaient les mêmes origines ethniques qu’eux, 53 % des Canadiens‑français ont répondu par l’affirmative. La proportion est beaucoup plus faible chez les Canadiens‑anglais et les Canadiens allophones (37 % et 23 % respectivement).
- Pour ces deux questions, les Canadiens‑français étaient les plus nombreux à être d’accord que tout autre groupe de la population américaine (les Blancs, les Afro-américains ou les Hispaniques espagnols ou latino-américains).
Certains éléments d’une éventuelle entente sur un périmètre de sécurité sont très bien accueillis
Contexte – Ce sondage a été réalisé au début du mois de février par Harris/Décima afin d’examiner la façon dont les Canadiens perçoivent la relation Canada‑États‑Unis. Les données ont été recueillies entre le 3 et le 7 février 2011 auprès de 1 000 Canadiens dans le cadre d’un sondage en ligne. Un échantillon de cette taille a une marge d’erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20. Le communiqué de presse relatif à ce sondage peut être consulté ici.
Principaux résultats
- 75 % des Canadiens sont en faveur de la mise en commun de renseignements de sécurité entre le Canada et les États‑Unis; 23 % appuient vigoureusement cette idée.
- Sept Canadiens sur dix sont en faveur d’un organisme chargé de surveiller la construction des infrastructures frontalières.
- Presque 60 % des Canadiens s’opposent à l’obligation de présenter un visa pour traverser la frontière Canada‑États‑Unis; 29 % d’entre eux s’y opposent vigoureusement.
- 61 % des Canadiens croient que les relations Canada‑États‑Unis sont « excellentes » (8 %) ou « bonnes » (53 %); les sentiments positifs sont les plus répandus chez les hommes, les Albertains et ceux dont le revenu du ménage est élevé.
- 62 % des Canadiens croient que les relations canado‑américaines sont les mêmes que ce qu’elles étaient il y a cinq ans, tandis que 21 % ont l’impression qu’elles se sont améliorées au cours de cette période.
- La moitié des Canadiens (50 %) perçoivent la sécurité frontalière ou les postes frontaliers comme un excellent aspect (8 %) ou un bon aspect (42 %) des relations canado‑américaines.
Les Canadiens ont des réserves à propos de certains aspects d’une éventuelle entente sur un périmètre de sécurité
Contexte – Ce sondage d’Ipsos a été réalisé en ligne auprès d’un échantillon permanent entre le 14 et le 21 février pour examiner le point de vue des Canadiens sur l’entente éventuelle sur un périmètre de sécurité avec les États‑Unis. Le communiqué de presse relatif à ce sondage peut être consulté ici. Note : Les résultats de ce sondage en ligne ne sont pas considérés comme représentatifs de l’opinion générale; c’est pourquoi les marges d’erreur ne sont pas indiquées.
Principaux résultats
- Les Canadiens sont à 60 % (10 % fortement d’accord; 50 % plutôt d’accord) en faveur d’une « collectivité nord‑américaine intégrée » ou d’un bloc commercial; c’est au Québec (65 %) et en Alberta (64 %) que cet appui est le plus élevé, et en Saskatchewan et au Manitoba (48 %) qu’il est le plus faible.
- Ils sont aussi 63 % à croire qu’un système intégré d’entrée‑sortie, grâce auquel les fonctionnaires canadiens et américains seraient informés de la circulation transfrontalière dans les deux directions, serait une mesure de sécurité acceptable; cet appui augmente parallèlement au revenu du ménage (57 % chez ceux qui gagnent moins de 30 k$ contre 66 % chez ceux qui gagnent plus de 60 k$).
- Par ailleurs, plus des deux tiers (68 %) des Canadiens croient que le Canada cédera trop de pouvoir aux États‑Unis dans les décisions en matière d’immigration, de respect de la vie privée et de sécurité.
- Une forte majorité (91 %) des Canadiens croient que ces négociations doivent avoir lieu sur la place publique.
Dans quelle mesure êtes‑vous d’accord ou en désaccord sur l’énoncé suivant?
Le Canada cèdera trop de pouvoir dans les décisions en matière d’immigration, de respect de la vie privée et de sécurité en échange d’une entente sur un périmètre de sécurité

La religion polarise de plus en plus les canadiens
Contexte – Le livre du sociologue canadien Reginald Bibby intitulé Beyond the Gods and Back: Religion’s Demise and Rise and Why it Matters analyse la tendance religieuse chez les des Canadiens. Ce livre est une compilation de données sur l’opinion publique au Canada et à l’étranger. Note : Les tables de données des enquêtes par sondage qui sont consignées dans ce livre n’ont pas encore été publiées.
Principaux résultats
- 7 % des Canadiens et 4 % des Américains se disent athées. Selon les provinces, la Colombie‑Britannique affiche le taux le plus élevé d’athées, soit 14 %.
- À peine un peu plus d’un quart (26 %) des Canadiens fréquentent une maison de culte une fois par semaine, proportion comparable à celles de l’Australie (23 %) et des Pays‑Bas (26 %), par opposition aux États‑Unis (43 %).
- 63 % des Canadiens croient que la religion améliore la vie, contre plus de 80 % des Américains.
- Moins d’un cinquième des Canadiens (18 %) s’entendent sur le fait que les athées ne sont pas aptes à tenir des charges publiques, contre près d’un tiers (32 %) des Américains.
Sondage annuel de suivi de 2010 de CIC : perceptions de l’immigration et des niveaux d’immigration
Contexte – Le sondage de suivi de 2010 de CIC a été réalisé en mars 2010, et les résultats ont été publiés en octobre 2010. Ce sondage porte sur les attitudes et les perceptions à l’égard du système d’immigration du Canada et du nombre d’immigrants et de réfugiés qui viennent au Canada, ainsi que sur l’incidence de l’immigration au Canada, entre autres. Le rapport complet sur ce sondage peut être consulté ici.
Principaux résultats
- Le nombre de Canadiens qui ont affirmé qu’il y avait « trop » d’immigrants a presque diminué de moitié depuis 1996, passant d’environ 46 % à 23 %. Cette proportion constitue également une diminution par rapport à 2009.
- 71 % des Canadiens sont d’avis que l’immigration a une incidence positive au Canada, contre 68 % en 2007.
- La proportion de Canadiens qui affirment que l’immigration a une incidence positive sur leur collectivité a augmenté de 8 points de pourcentage depuis 2009 (58 %, par rapport à 50 %).
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