Analyse de la recherche sur l’opinion publique – Cyberbulletin – Novembre 2012
Un sondage Ipsos Reid révèle que les Canadiens sont partagés au sujet de l’incidence de l’immigration au pays
Contexte : Ce sondage commandé par Postmedia News et Global Television a été réalisé sur le Web par Ipsos Reid, du 20 au 25 juin 2010, auprès de 1 101 Canadiens.
Résultats clés :
- Lorsqu’on a demandé aux répondants s’ils étaient d’accord avec l’énoncé « Le Canada devrait accueillir plus d’immigrants », une majorité des répondants (72 %) étaient en désaccord.
- La région de l’Atlantique compte le plus de répondants d’accord avec cet énoncé (42 %, consulter le tableau ci-après). Les hommes (31 % c. 25 % des femmes), les personnes âgées entre 18 et 34 ans (38 %, comparativement à 25 % des 35-54 ans et 22 % des 55 ans et plus) et les personnes ayant obtenu un diplôme universitaire (38 %, tandis qu’aux niveaux d’études inférieurs, ce taux varie entre 22 et 29 %) sont les cohortes qui soutiennent davantage cet énoncé.
Dans l’ensemble, 40 % des répondants ont estimé que l’immigration a généralement une incidence positive sur le Canada comparativement à 34 % qui considèrent que cela a une incidence négative et 23 % qui demeurent indécis à cet égard (consulter les répartitions démographiques dans le tableau ci-après).
Diriez-vous qu’en général l’immigration a une incidence positive ou négative sur le Canada?
| Hommes | Femmes | Âge 18-34 | Âge 35-54 | Âge 55+ | <études sec. | Études sec. | Post sec. | Dipl. univ. | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Très positive | 10 % | 7 % | 14 % | 6 % | 6% | 10 % | 4 % | 9 % | 16 % |
| Plutôt positive | 34 % | 30 % | 32 % | 32 % | 30 % | 29 % | 27 % | 33 % | 40 % |
| Ni positive ni négative | 20 % | 25 % | 26 % | 24 % | 17 % | 26 % | 23 % | 21 % | 24 % |
| Plutôt négative | 22 % | 23 % | 15 % | 20 % | 33 % | 20 % | 26 % | 23 % | 15 % |
| Très négative | 12 % | 12 % | 10 % | 13 % | 13 % | 10 % | 16 % | 11 % | 4 % |
| Je ne sais pas | 2 % | 3 % | 4 % | 4 % | 1 % | 5 % | 3 % | 3 % | 1 % |
L’étude Making Ontario Home présente des données sur l’utilisation des services d’établissement par les immigrants de l’Ontario et leur satisfaction à cet égard
Contexte : L’étude Making Ontario Home (MOH) a été commandée par l’Ontario Council of Agencies Serving Immigrants (OCASI) et a été dirigée par l’Ontario Metropolis Centre (Centre of Excellence for Research in Immigration and Settlement), par la Welcoming Communities Initiative et par le Centre for Community Based Research. Selon le rapport MOH 2012, l’étude MOH est la première étude ontarienne effectuée à l’échelle de la province centrée sur l’utilisation des services d’établissement et d’intégration par les immigrants et les réfugiés. Elle constitue l’une des plus vastes enquêtes jamais entreprises auprès des immigrants et des réfugiés en Ontario. Cette étude examine l’utilisation des services, le taux de satisfaction et les difficultés éprouvées par les immigrants (page 6). L’enquête, disponible en 11 langues, a été menée de janvier à avril 2011. Elle visait tous les immigrants adultes vivant en Ontario qui sont arrivés au Canada entre 2000 et 2010. Du nombre des répondants, trente et un pour cent (31 %) ont immigré entre 2000 et 2005 tandis que soixante-neuf pour cent (69 %) ont immigré entre 2006 et 2010. Des discussions de groupe ont aussi eu lieu et des entrevues ont été menées auprès de groupes clés.
Résultats clés : [Note 1]
- Plus de 83 % des répondants ont utilisé un ou plusieurs services de soutien à l’établissement. Parmi ceux-ci, 39 % ont utilisé seulement un type de service, 27 % deux types de services, et 16 % ont utilisé les trois types de services. En outre,
- 55 % ont utilisé des programmes et des services de formation linguistique;
- 50 % ont indiqué avoir utilisé des programmes et des services d’emploi et de formation professionnelle;
- 38 % ont utilisé des services généraux d’établissement et d’intégration. (page 7)
- Dans une proportion de 17 %, les répondants ont indiqué qu’ils n’avaient jamais utilisé les services de soutien.
- Les raisons principales étaient qu’ils n’avaient pas besoin d’aide (35 %), qu’ils ne connaissaient pas l’existence de tels services (30 %) et que leurs besoins avaient été remplis sans qu’ils n’aient eu à faire appel à un fournisseur de services (11 %). (page 7)
- Les quatre principaux problèmes soulevés en matière d’établissement et d’intégration soulevés par les répondants étaient les suivants : trouver un emploi (62 %); une connaissance limitée de l’anglais (33 %); l’isolement social (27 %) et trouver un logement (23 %). (page 7)
- L’emploi constitue la préoccupation prédominante des immigrants et des réfugiés.
- Près des deux tiers (62 %) des répondants ont indiqué que l’emploi était leur plus grande préoccupation.
- Les répondants des petites villes ont indiqué qu’ils trouvaient du travail plus facilement.
- En ce qui concerne les programmes ou services d’emplois et de formation professionnelle, les organismes d’aide aux immigrants constituaient le point d’accès principal sauf dans le cas des services d’emploi pour les jeunes obtenus le plus souvent dans les centres d’emploi.
- Ceux qui sont arrivés depuis 2005 étaient plus satisfaits des programmes de formation relais (pour les professions ou métiers réglementés) que ceux qui sont arrivés plus tôt. (page 8)
- Les programmes et services de formation linguistique arrivaient en tête de liste pour leur contenu et leur prestation et la connaissance limitée de l’anglais était mentionnée comme étant la deuxième difficulté en importance au chapitre de l’établissement.
- Soixante-dix pour cent (70 %) ou plus de ceux qui ont eu recours aux divers programmes et services de formation linguistique ont indiqué qu’ils étaient satisfaisants ou très satisfaisants, à l’exception de ceux visant le français langue seconde (50 %).
- Plus de 70 % de ceux qui ont eu recours aux programmes et services de formation linguistique ont indiqué être satisfaits des six aspects de la prestation des services qui ont été évalués.
- Près d’un tiers (33 %) ont indiqué qu’une connaissance limitée de l’anglais constituait un problème.
- Les organismes d’aide aux immigrants, les écoles, les collèges et universités, et les bibliothèques publiques ont tous constitué des points d’accès importants aux services de formation linguistique. (page 8)
- Le counseling et la consultation ont été les services d’établissement les plus largement utilisés.
- Soixante et un pour cent (61 %) de ceux qui ont utilisé les services généraux d’établissement et d’intégration l’ont fait pour obtenir des services de counseling et de consultation. (page 8)
- Plus de 83 % des répondants ont fait appel à un ou plusieurs services de soutien à l’établissement.
- Cinquante-cinq pour cent (55 %) ont indiqué avoir utilisé les programmes et des services de formation linguistiques.
- Cinquante pour cent (50 %) ont utilisé des programmes er des services d’emploi et de formation professionnelle.
- Trente-huit pour cent (38 %) ont utilisé des services généraux d’établissement et d’intégration. (page 8)
- Le degré de satisfaction était élevé à l’égard de la prestation des services pour les trois types de programmes et de services :
- satisfaction très élevée (plus de 78 % des répondants) du caractère accueillant du milieu;
- satisfaction assez élevée (plus de 68 % des répondants) au sujet de la compréhension des besoins par le personnel et de la qualité des renseignements fournis. (page 8)
- Il existe une corrélation entre la période de l’arrivée et les importantes différences au chapitre de l’utilisation des services et de la satisfaction à leur égard.
- Comparativement à ceux qui sont arrivés entre 2000 et 2005, les répondants qui sont arrivés entre 2006 et 2010 étaient plus susceptibles de faire appel aux services et d’y avoir recours pendant la première année. Ils étaient bien plus satisfaits du Cours de langue pour les immigrants du Canada (CLIC) et des programmes de formation relais pour les métiers et professions réglementés. (page 8)
- Les personnes ayant des niveaux d’études élevés avaient la même tendance à avoir recours à des services d’établissement et d’intégration que les autres.
- Les niveaux d’études n’influent pas de façon importante sur la possibilité du recours aux services d’emploi et de formation linguistique ou aux services d’établissement ou d’intégration généraux.
- Toutefois ceux ayant des niveaux d’études plus élevés étaient plus susceptibles d’avoir recours aux programmes et aux services de formation au cours de la première année suivant leur arrivée. (page 8)
Ipsos Reid réalise une enquête auprès des Canadiens concernant les valeurs, les emblèmes et la culture à l’échelle nationale
Contexte : La présente étude, commandée par Global News et Postmedia News, a été effectuée sur le Web par Ipsos Reid auprès de 1 101 Canadiens entre le 20 et le 25 juin 2012. Elle porte sur les symboles, le patriotisme et les éléments communs canadiens.
Résultats clés :
- Invités à déterminer le symbole le plus favorable du Canada, 83 % des répondants ont opté pour la nature sauvage du Canada.
- Parmi les autres symboles les plus favorables retenus, on compte le drapeau canadien (81 %), l’hymne national (74 %), le hockey (73 %) et la Gendarmerie royale du Canada (66 %).
- Quatre-vingt-cinq pour cent (85 %) des personnes interrogées se considèrent comme des Canadiens patriotes et fiers.
- Soixante-deux pour cent (62 %) des répondants du Québec se considèrent de ce nombre, tandis que 38 % estiment qu’ils n’en font pas partie.
- Soixante-treize pour cent (73 %) des répondants estiment que le multiculturalisme au Canada est un bon concept.
- Invités à indiquer à quelle région ils appartenaient, 70 % des répondants se considèrent davantage Canadiens, tandis que 30 % font état d’un sentiment plus étroit d’appartenance à leur province.
- Cinquante-huit pour cent (58 %) des répondants considèrent que les immigrants nouvellement arrivés ont des points communs avec les personnes natives du Canada, tandis que 42 % estiment qu’ils n’ont rien en commun.
- Les répondants natifs du Canada étaient plus susceptibles que les répondants immigrants d’avoir le sentiment que ces groupes n’ont rien en commun (respectivement 43 % contre 36 %).
Un sondage effectué par l’Association d’études canadiennes révèle que les Canadiens ne connaissent pas bien l’histoire de la Confédération
Contexte : La présente étude a été effectuée sur le Web par la firme Leger Marketing pour le compte de l’Association d’études canadiennes du 23 au 27 juin 2012 auprès de 1 708 Canadiens.
Résultats clés :
- Près de la moitié (48 %) des répondants soutiennent qu’ils possèdent une bonne connaissance de l’histoire de la Confédération (voir le tableau ci-dessous).
Connaissance de la Confédération

Version texte : Connaissance de la Confédération
Les Canadiens appuient la célébration des réalisations du Canada au cours du 150e anniversaire de la Confédération
Contexte : La présente étude a été effectuée sur le Web par la firme Leger Marketing pour le compte de l’Association d’études canadiennes entre le 23 et le 27 juin 2012 auprès de 1 708 Canadiens.
Résultats clés :
- Soixante-sept pour cent (67 %) des Canadiens affirment qu’ils prendront part aux célébrations soulignant le 150e anniversaire de la Confédération.
- Parmi les opinions recueillies au sujet des thèmes rassembleurs, 33 % portaient sur des thèmes liés à l’unité et à la diversité, tandis que 18 % visaient des thèmes liés à la fierté et aux réalisations canadiennes.
- En ce qui concerne des façons concrètes de célébrer l’anniversaire, 11 % des répondants ont suggéré une réaffirmation de la citoyenneté canadienne au cours d’une cérémonie regroupant des Canadiens de partout au pays.
Nouvelles
- Le Migration Policy Institute (MPI) examine l’opinion publique des Canadiens au sujet de l’immigration et de la politique d’intégration des immigrants : le Transatlantic Council on Migration du MPI a publié un rapport intitulé « Understanding Canadian Exceptionalism in Immigration and Pluralism Policy », qui fait partie d’une série sur l’identité nationale. Dans ce rapport (disponible en anglais seulement), on établit une comparaison de l’opinion publique dans plusieurs pays et on laisse entendre que les Canadiens soutiennent davantage l’immigration et le multiculturalisme que leurs homologues nord-américains et européens.
Note en bas de page
- [1] Remarque : Les résultats ont été tirés directement du rapport MOH; les chiffres ont été arrondis. [retour à la note 1]
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