Analyse de la recherche sur l’opinion publique – Cyberbulletin – octobre 2011

Association d’études canadiennes : il existe un « conflit irréconciliable » entre les sociétés occidentales et musulmanes.

Contexte : Cette étude, commandée par l’Association d’études canadiennes et menée par Léger Marketing, a été conçue pour évaluer les attitudes des Canadiens entourant le terrorisme dix ans après les attentats du 11 septembre 2001. L’étude a été réalisée par l’entremise du Web, du 6 au 8 septembre 2011, auprès de 1 500 Canadiens. Une enquête téléphonique similaire aurait une marge d’erreur de 2,9 %, 19 fois sur 20. Vous trouverez plus d’informations sur cette étude ici.

Principaux résultats

  • Moins d’un quart (24 %) des Canadiens estiment qu’« Après une décennie, le monde est plus en sécurité face à la menace terroriste. »
    • Les personnes les plus susceptibles d’être en accord sont âgées de 35-44 ans (27 %), et celles qui le sont le moins ont 65 ans ou plus (19 %). Les hommes sont plus susceptibles d’être en accord avec cet énoncé que les femmes (27 % contre 20 %, respectivement).
  • Moins de la moitié (42 %) des Canadiens conviennent que « Pour combattre le terrorisme, il est nécessaire que les individus renoncent à certaines libertés civiles ».
    • Les Canadiens âgés de 18 à 34 ans sont moins susceptibles d’être en accord avec cet énoncé que ceux de 65 ans et plus (31 % contre 52 %).
  • La majorité (56 %) des Canadiens conviennent du fait qu’« Il y a un conflit irréconciliable entre les sociétés occidentales et les sociétés de confession musulmane ».
    • 60 % des hommes sont d’accord avec cet énoncé, comparativement à 53 % des femmes.
    • Les Canadiens âgés de 25 à 34 ans sont moins susceptibles d’être en accord que les autres groupes d’âge (voir le tableau ci-dessous).

« Il y a un conflit irréconciliable entre les sociétés occidentales et les sociétés de confession musulmane » : Accord par groupe d’âge

« Il y a un conflit irréconciliable entre les sociétés occidentales et les sociétés de confession musulmane » : Accord par groupe d'âge

Version texte : Quelle priorité devrait-on accorder quand on accepte les nouveaux immigrants dans des catégories particulires?

Les Canadiens sont déchirés quant aux avantages de la religion : Ipsos Reid

Contexte : Ce sondage Ipsos-Reid a été mené du 2 au 7 septembre 2011. Pour ce sondage, Ipsos Reid a utilisé un échantillon national de 1 129 adultes interrogés en ligne. Pour plus d’informations, communiquer avec l’Unité de recherche sur l’opinion publique.

Principaux résultats

  • Près de la moitié (47 %) des Canadiens conviennent (17 % fortement, 29 % quelque peu) que la religion fait plus de mal que de bien, tandis que l’autre moitié (53 %) est en désaccord (25 % fortement, 29 % quelque peu).
    • Les hommes (52 %) sont significativement plus susceptibles que les femmes (42 %) d’être de cet avis.
  • En général, la majorité (64 %) des Canadiens croient que la religion fournit en réalité plus de questions que de réponses et qu’elle ne les aide pas à expliquer ce qui se passe dans le monde et dans leur propre vie.
  • La plupart des Canadiens (71 %) ne conviennent pas que « les personnes religieuses sont de meilleurs citoyens », alors que seulement trois sur dix (29 %) en conviennent.
  • 89 % des Canadiens conviennent qu’ils sont complètement à l’aise de côtoyer des personnes qui ont des croyances religieuses différentes.

Les Canadiens préoccupés par les attaques terroristes et la tolérance de la société canadienne, selon Ipsos Reid

Contexte : Ces deux sondages ont été réalisés par Ipsos Reid du 26 au 30 août 2011, à l’aide du panel en ligne de la firme. Un total de 1 012 adultes canadiens ont été interrogés pour chaque sondage. Veuillez communiquer avec l’Unité de recherche sur l’opinion publique pour obtenir plus d’informations.

Principaux résultats

  • La majorité (82 %) des Canadiens se sentent très (24 %) ou plutôt (58 %) à l’abri d’un attentat terroriste potentiel en avion.
    • 5 % des Canadiens ne se sentent pas du tout en sécurité, et 14 % ne se sentent pas très en sécurité face à une attaque potentielle.
  • Plus des trois quarts (78 %) des Canadiens disent qu’ils sont aussi susceptibles de voyager à l’étranger depuis le 11 septembre 2001, contre 16 % se disant moins susceptibles de voyager, et 6 % qui sont plus susceptibles de voyager (en raison des mesures de sécurité renforcées mises en place à la suite des attentats).
  • Près des trois quarts (74 %) des Canadiens sont fortement (22 %) ou plutôt (52 %) en accord avec le fait que notre société est devenue moins tolérante envers les autres depuis le 11 septembre 2001.
  • 60 % des Canadiens sont d’accord (16 % fortement, 44 % quelque peu) avec l’énoncé suivant : les musulmans au Canada sont victimes de discrimination plus qu’avant.
    • 81 % des personnes interrogées estiment que les musulmans au Canada devraient recevoir le même traitement que n’importe quel autre Canadien. Sur le plan démographique, les personnes les plus susceptibles d’être en désaccord sont les Albertains (31 %) et les personnes sans diplôme d’études secondaires (28 %).

Une étude de l’Université Dalhousie révèle que les immigrants et leurs enfants sont moins satisfaits que les personnes nées au Canada

Contexte : Cette étude a analysé les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2002, 2003, 2005, 2007 et 2008 afin d’étudier comment les niveaux de satisfaction ont varié entre les immigrants et leurs enfants, en comparaison avec ceux des adultes et des enfants nés au Canada. Cette étude s’est penchée sur 5 686 réponses d’immigrants (1 140 enfants et 4 546 adultes) dans son analyse. L’étude intégrale se trouve ici (PDF, en anglais seulement).

Principaux résultats

  • Parmi les enfants âgés de 12 à 17 ans qui ont été invités à évaluer leur degré de satisfaction de vie globale, 9 % des filles immigrantes ont déclaré qu’elles n’étaient « pas satisfaites », comparativement à 6 % des filles canadiennes, à 6 % des garçons immigrants et à 4 % des garçons canadiens.
  • Quand les adultes ont été invités à évaluer leur satisfaction de vie générale, 13 % des mères immigrantes récentes ont affirmé n’être « pas satisfaites », contre 12 % des pères immigrants récents, et 6 % chez les mères et les pères canadiens.
    • Les parents immigrants récents étaient également moins susceptibles de se déclarer « très satisfaits » de la vie : 23 % des mères immigrantes récentes et 24 % des pères immigrants récents se disaient « très satisfaits », comparativement à 45 % des mères canadiennes et 43 % des pères canadiens.
  • Une des raisons possibles d’insatisfaction, selon les auteurs de cette étude (Peter Burton et Shelley Phipps), est l’écart important entre les revenus : les mères immigrantes récentes ont rapporté avoir un revenu familial total de 30 092 $, et les pères immigrants ont déclaré disposer d’un revenu de 32 593 $. Cela se compare à un revenu total de 44 619 $ (tel que rapporté par les mères canadiennes) et de 50 727 $ (tel que rapporté par les pères canadiens).
  • Les parents immigrants récents ont déclaré avoir une moins bonne santé que les parents nés au Canada. 46 % des mères immigrantes et 41 % des pères immigrants ont affirmé que leur état de santé était « bon, passable ou mauvais », contre 32 % des mères nées au Canada et 34 % des pères nés au Canada.
  • Les parents immigrants récents ont déclaré avoir un niveau d’éducation supérieur à leurs homologues nés au Canada. 87 % de mères et des pères immigrants récents ont déclaré avoir des études postsecondaires, comparativement à 81 % des mères canadiennes et à 84 % des pères.

Le sondage Ipsos Global Advisor mesure les attitudes des Canadiens envers l’immigration

Contexte : Le sondage Ipsos Global Advisor mesure les attitudes des citoyens de 23 pays sur une variété de sujets, y compris l’immigration. L’étude a été réalisée mensuellement à l’aide d’un panel en ligne. Entre 500 et 1 000 personnes de chaque pays ont participé, et les données ont été pondérées afin de refléter les réalités démographiques de ces différents pays. Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec l’Unité de recherche sur l’opinion publique.

Principaux résultats

  • 42 % des Canadiens conviennent « fortement » ou « généralement » du fait qu’« il y a trop d’immigrants dans notre pays ».
    • Les moins susceptibles de souscrire à cette affirmation sont les résidents de la Pologne (29 %), de la Corée du Sud (24 %) et du Japon (15 %), pays qui sont inclus dans l’étude.
    • Les participants les plus susceptibles de convenir qu’il y a trop d’immigrants étaient originaires de la Russie (77 %), la Belgique (72 %) et la Grande-Bretagne (71 %).
    • 59 % des répondants des États-Unis étaient en accord avec cet énoncé.
  • 56 % des Canadiens estiment que l’immigration exerce une trop grande pression sur les services publics, et sont à égalité avec la France et l’Italie à cet égard.
    • Les moins susceptibles de convenir sont à nouveau les habitants de la Pologne, de la Corée du Sud et du Japon (à 27 %, 25 % et 28 % respectivement).
    • Les personnes les plus susceptibles d’être en accord sont les résidents de la Grande-Bretagne (76 %), l’Espagne (70 %) et la Belgique (68 %).
    • 66 % des résidents des États-Unis étaient d’accord avec cet énoncé, les plaçant au quatrième rang.
  • 48 % des Canadiens estiment que les immigrants rendent notre pays un milieu de vie plus intéressant, ce qui les place au deuxième rang, derrière le Brésil (où 49 % sont en accord).
    • Les moins susceptibles d’être en accord sont les résidents du Japon, de l’Espagne (toutes deux avec 18 %) et de la Russie (12 %).
    • Après les Canadiens, les résidents les plus susceptibles d’être en accord avec l’énoncé viennent de l’Australie, l’Inde (46 % chacun) et la Suède (44 %).
    • 36 % des États-Uniens sont d’accord avec cet énoncé.
  • 43 % des Canadiens estiment que l’immigration est bonne pour l’économie de [notre pays], ce qui les place en troisième place sur la liste, après le Brésil et l’Inde (avec 47 % et 45 %, respectivement).
    • Les moins susceptibles d’être en accord avec cet énoncé sont les résidents de la Russie (15 %), la Turquie (14 %) et la Hongrie (13 %).
  • 41 % des Canadiens estiment que les immigrants de [notre pays] compliquent la tâche des Canadiens qui veulent obtenir des emplois (voir le tableau à la page suivante).

Personnes en accord (%) avec l’énoncé : les immigrants de [notre pays] compliquent la tâche des Canadiens qui veulent obtenir des emplois

Personnes en accord (%) avec l'énoncé : les immigrants de [notre pays] compliquent la tâche des Canadiens qui veulent obtenir des emplois

Version texte : Personnes en accord (%) avec l’énoncé : les immigrants de [notre pays] compliquent la tâche des Canadiens qui veulent obtenir des emplois

Une étude de Statistique Canada révèle que les employés immigrants sont moins susceptibles de recevoir une formation liée à l’emploi

Nota : L’Enquête sur l’accès et le soutien à l’éducation et la formation (EASEF) a été réalisée en 2008, mais Statistique Canada a analysé ces données et publié son étude en 2011. Les données de 2008 de l’EASEF sont les données les plus récentes concernant la formation professionnelle.

Contexte : Ces résultats ont été révélés par l’EASEF de Statistique Canada, dont la version la plus récente a été réalisée en 2008. L’EASEF fournit des informations détaillées sur l’enseignement aux adultes, y compris sur la formation en cours d’emploi. L’enquête recueille également des données sur les caractéristiques démographiques, du marché du travail et de l’immigration. Cet article se concentre sur la population de 18 à 64 ans qui a occupé un emploi ou travaillé dans une entreprise à tout moment entre juillet 2007 et juin 2008, à l’exclusion des étudiants à temps plein et des résidents temporaires. Vous trouverez plus d’informations sur cette étude ici.

Principaux résultats

  • Sur l’ensemble, les employés nés au Canada ont reçu plus de formation liée à l’emploi que les employés immigrants. En 2007-2008, 35 % des hommes nés au Canada ont reçu une formation liée à l’emploi, par rapport à 31 % des hommes immigrants. Chez les femmes, 37 % de celles nées au Canada et 33 % des immigrantes ont reçu une formation liée à l’emploi.
    • Les hommes immigrants avaient 20 % moins de chance, et les femmes immigrantes, 15 %, de recevoir une formation liée à l’emploi que leurs homologues nés au Canada.
    • Les employés non citoyens étaient également moins susceptibles de recevoir une formation liée à l’emploi. Seulement 1 non-citoyen sur 5 a reçu une telle formation en 2008, comparativement à 35 % pour les hommes nés au Canada et à 32 % pour les citoyens naturalisés.
    • Les immigrants qui sont arrivés au Canada dans les 10 dernières années étaient moins susceptibles que les personnes nées au Canada d’avoir accès à de la formation liée à l’emploi. Le taux de formation liée à l’emploi des femmes immigrantes récentes (24 %) était significativement inférieur à celui des immigrantes établies (34 %) et des non-immigrantes (37 %).
  • Les expériences de formation en cours d’emploi sur les 5 dernières années différaient également. Par exemple, 62 % des employées immigrantes ont déclaré ne pas avoir reçu de formation liée à l’emploi pendant cette période, comparativement à 53 % des femmes non immigrantes.
  • La plupart des formations (83 %) étaient au moins partiellement prises en charge par l’employeur. Les employés immigrants étaient moins susceptibles de suivre des cours liés à l’emploi pris en charge de quelque manière que ce soit par leurs employeurs que leurs homologues non immigrants. Une grande partie de l’écart était due à des différences dans le taux du soutien financier offert pour la formation.
  • La formation liée à l’emploi était la catégorie la plus fréquemment mentionnée pour les immigrants, ce qui représente un quart des activités de formation pour les femmes et les hommes.
    • Les hommes immigrants ont suivi plus de cours liés à l’informatique que leurs homologues non immigrants (16 % contre 9 %).
  • 92 % des immigrants et 87 % des immigrantes ont déclaré que leurs activités de formation les avaient aidés à atteindre les objectifs de formation qu’ils s’étaient fixés.
  • Certains groupes d’immigrants étaient moins susceptibles de recevoir une formation. Par exemple, chez les travailleuses, les immigrantes de la catégorie du regroupement familial avaient une probabilité significativement plus faible de recevoir de la formation et affichaient des taux d’incidence plus faibles (différence de 6 %) que les travailleurs nés au Canada.