Vérification du programme d’immigration
consulat général du Canada – Seattle
4.1. Efficacité du traitement des cas
Dans l’ensemble, Seattle traite les cas de façon efficiente. Sur le plan des ressources, le bureau est organisé de façon efficace, ce qui fait que chacun des agents d’immigration désignés compte sur le soutien d’un adjoint de programme (AP), exception faite, cependant de l’agent des non-immigrants (ANI).
Les activités essentielles, qu’elles aient trait au client à la réception ou aux documents sur support papier, font l’objet d’une attention opportune. Les activités non essentielles se limitent au remplacement du réceptionniste affecté aux appels téléphoniques de la mission pendant les pauses de 15 minutes auxquelles il a droit pendant la journée, une ou deux fois par semaine par employé pendant les mois d’hiver. Comme bon nombre d’appels reçus par la mission concernent les visas, on considère cette participation du personnel de l’immigration comme nécessaire et appropriée.
Plus de 95 % du volume concernant les immigrants a trait à des demandes émanant de l’étranger. Ce phénomène, conjugué au fait que le bureau est un Centre d’immigration pour gens d’affaires, complique considérablement les activités.
Un défi opérationnel, propre aux missions situées près de la frontière des États-Unis, impose des contraintes additionnelles en ce qui a trait au traitement. On fait ici référence à la nécessité de répondre rapidement aux citoyens américains qui sont interdits de territoire pour des motifs d’ordre criminel. Par exemple, il arrive qu’on interdise aux chauffeurs de camion reconnus coupables de conduite en état d’ébriété d’entrer au pays et qu’on leur conseille de s’adresser au bureau des visas le plus proche pour présenter une demande de réadaptation ou de permis ministériel. Si, à la mission, ces cas sont à juste titre considérés comme peu prioritaires, on n’en indique pas moins que leur nombre augmente à cause de la surveillance accrue exercée à la frontière. La mission a récemment décidé de retourner à l’expéditeur les demandes incomplètes ou ne renfermant pas tous les documents requis. La procédure est donc désormais plus efficiente : en effet, les employés peuvent concentrer leurs efforts sur les demandes complètes.
L’équipe de vérification n’a pas été en mesure de détecter d’écarts importants entre les charges de travail des différents employés. Les entrevues fixées au cours de périodes données font état de répartitions égales entre agents. De la même façon, tous les agents, y compris la GPI, remplaçaient à tour de rôle l’ANI.
Si la mission semble dotée de ressources suffisantes pour s’acquitter de sa charge de travail en ce qui concerne les cas d’immigration, elle aura une fois de plus besoin de personnel d’appoint temporaire pour faire face au volet de sa charge de travail concernant les non-immigrants. Le recours à des employés temporaires constitue un moyen efficace de faire face à l’augmentation de la charge de travail observée dans ce domaine au cours des mois d’été.
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